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le Val da Boncourt, et qu'il tient de lui Boncourt, Mandres, Forbelvesin, Marbotte et ce qn'il a à Lioville, Girauvoisin et Fremeréville. Item, le même Geoffroy en 1277, s'engage envers Huedon de Sorcy, de ne mettre hors de ses mains aucun de ses hommes de Boncourt, si ce n'est pour entrer en partage avec ses frêres ét sœurs, pour assurance audit Huedon de quinze livrées de terre, qu'il lui avait cédées sur les tailles de Boncourt. Il parait par un dénombrement donné par Geoffroi sire de Nonfart, dont on vient de parler, au seigneur d'Apremont au mois dojuillet 1247, que la maison de Boncourt-Nonfart était très-considérable. Geoffroi déclare dans cet acte que Simonin, un de ses fils, doit être après-lui homme - lige du sire d'Apremont; que Varin son autre fils, ou celui qui tiendra Nonfart, sera de même homme-lige dudit sire d'Apremont, après le comte de Bar, et lui devra trois mois de garde au château d'Apremont. Agnès de Boncourt, sœur de feu M. Varin de Boncourt vendit en 1565 le 7 janvier, à Geoffroy,sire d'Apremont et de Dun, tout ce qu'elle avait en la terre de Boncourt, Mandres, Forbelvezin, Pont et une maison dite de Boncourt, sise au donjon d'Apremont, pour la somme de 200 florins de Florence ; pour laquelle somme ledit seigneur d'Apremont doit l'entretenir honnêtement, et comme une de ses demoiselles, sa vie durante. L'acte est scellé des sceaux de Geoffroi d'Auviller , moine de Gorze, prieur du prieuré de Notre-Dame sous Apremont, et de Jean Bonneval de Void écuyer. Comme Varin de Boncourt ne laissa point d'enfans, la terre de Boncourt passa en d'autres mains. Thomas d'Apremont la possédait en 1455 ainsi qu'il paraît par le

les héritiers duditThomasd'Apremont. Perrin, bâtard de Véroncourt, dit le Chesnoy, reprit en 1441 la même seigneurie de Boncourt, qu'il possédait du chef d'Isabelle sa femme, fille de feu Baudissart. Jean, seigneur de Baudricourt, Sorcy et Bloise, reprend en 1469 d'Emich, comte de Linnage, seigneur d'Apremont, quinze francs Barrois de rente, qu'il a sur les tailles des habitans de Boncourt. Nous trouvons des lettres du 29 avril 1545, d'acquet fait par D. Claude de Jaulny abbé de Saint-Arry de Verdun, en qualité de tuteur de Ferri et Joseph de Jaulny, ses neveux, de Louis comte de Linange, sieur d'Ormes et d'Apremont en partie, du consentement du comte d'Apremont son frère, de la seigneurie de Boncourt, Forbelvezin et la Petite-Mandres, ainsi que Hesse comte de Linange, sieur d'Apremont, son père, la possédait, pour la somme de mille écus d'or et de poids, avec la clause de faculté de 1éachat pour la même somme. Item, une signification faite audit abbé de Saint-Arry par Ferry de Villers écuyer, procureur de M. Jean d'Aguerre barou de Vienne-le-Châtel, et dame Jacquette de Lénoncourt sa femme, de l'acquêt fait par eux de Louis comte de Linange-Ausbourg du droit de propriété des mêmes terres et seigneuries, engagées aux susdits enfans mineurs de Jean de Jaulny et de Barbe de Gournay. L'acte est du 5 décembre 1548. Le 21 décembre 1574, Joachim de Stainville écuyer, seigneur de Vouxey , fondé de procuration d'Antoine sire de Crequy , prince de Poix, seigneur de Canaples, et de dame Christienne d'Aguerre, baronne de Vienne, son épouse , vend à Charles III duc de Lorraine tout ce que ledit de Crequy avait, à cause de ladite dame, en la terrre et seigneurie de Bon

dénombrement que donna en cette année ;

court, etc., en vertu d'une faculté de réa

à Hue d'Autel sire d'Apremont, Melina | chat, transportée à défunt Jean d'Aguerre pour la somme de 4000 francs, monnaie de Lorraine, payée audit de Stainville. En 1602 Idoux de la Bouillerotte seigneur de Boncourt, Mandres, et Forbelvezin en partie, donna son dénombrement au duc Charles de Lorraine de tout ce qui lui appartenait esdits lieux.Cet acte est du 9 janvier , signé de Jean de Lambinet écuyer, seigneur de Tillombois. Autre dénombrement d'une partie de la même seigneurie, donné par-devant l'écrivain tabellion à Nanci, le 16 mars 1666, par dame le Boutiller de Senlis, veuve de François de Brionne de Montagu. Jean-Joseph de Brussoncourt chevalier, en 1740 était propriétaire de la terre de Boncourt pour sept neuvièmes ; les deux autres appartenaient à MM. de Montauban et Thouvenin. M. de Brussoncourt la vendit vers ce temps-là à M. le comte de Gondrecourt. Elle appartient aujourd'hui aux héritiers de M. le comte de Richecourt, qui en a fait l'acqnisition en 1759. M. de Brussoncourt obtint de feû S. A. R. Leopold I. duc de Lorraine, le droit d'ériger des forges et fourneaux sur la rivière de Meuse, qui passe à Boncourt. BONFAY, Abbaye de Prémontré. Bonfay , Bonum-sagentum , Ordre de Prémontré, diocèse de Toul, fut fondée en 1145 par Guillaume de Bernolle, Seigneur d'Arches-en-Voge, qui y fit venir des religieux de Flabémont, sous la conduite dc Gonthier, frère d'une dame pieuse nommée Valence, qui contribua de son bien à cette fondation. Gonthier premier abbé de Bonfay gouverna depuis l'an 1145 jusqu'en 1 155, La réforme fut introduite en ce monastère en 1655. On voit dans l'église de cette abbaye, quelques tombeaux des seigneurs de la maison d'Haussonville et de celle de Savigny. BON-MONTIER oU MOUTIER oU STSAUVEUR, Abbare, et ensuite transférée Domévre.-Saint Bodon Leudin évêque de Toul, fondateur d'Etival, fonda aussi les monastères de Bon-Montier et d'Offonville dans les terres de ses biens patrimoniaux

fille de Jean de Munot, veuve de Baudissaret, pour le quart de la seigneurie de

Boncourt, qu'elle possédait par indivisavec

(1) Ibidem.

| chevalier, baron de Vienne, ayeul de ladite ' dame, par Plilippe et Louis comtes de Li| mange , alors seigneurs d'Apremont, avcc tout le droit de souveraineté par eux prétendu en la seigneurie de Pont sur Meuse,

qui étaient situés dans le ban d'Etival et aux environs de Badonviller; on croit même que cette dernière ville tire son nom de l'évêque Bodon, et le peuple prononce encore Bodonviller, aulieu de Badonviller : nous avons parlé de l'abbaye d'Etival, il faut dire ici un mot de Bon-moutier , en latin, Bodonis Monasterium, et d'Offonville, ou Offonis Villa, qui n'en était pas loin, et dont nous parlerons dans un article particulier après Badonviller. L'abbaye de Bon-Montier était située à l'orient de Badonviller, tirant vers Chatillon et Turkestein (1). Il est parlé de Bon Montier, d'Offonville et d'Etival dans le partage de l'an 870, eutre les rois Charles et Louis-le-Germanique; ce dernier eut dans son partage les abbayes dout nous venons de parler. Saint Bodon Leudin fonda Bon-Montier pour des religieuses auxquelles il donna pour première abbesse sa propre filleThietberge. L'histoire des évêques de Toul que j'ai fait imprimer, porte, que ce saint évêque donna à son église cathédrale, ce monastère de Bon-Moutier avec toutes ses dépendances, de même que celui d'Etival. Nous avons expliqué en parlant d'Etival, en quoi consistait cette cession. L'évêque Drogon, prédécesseur de saint Gauzelin, obtint du roi Charles-le-Simple en 912, un privilége pour la restitution de l'abbaye de Bon-Montier à son église cathédrale. On lit dans cette chartre : que du temps du roi Lothaire, fils de l'empereur Lothaire; ce monastère avait été ôté au St. évêque Arnoû, en haine de son inflexibilité à ne vouloir pas condamner le divorce dudit Lothaire avec Thietberge sa légitime épouse, que les évêques successeurs d'Arnou en avaient inutilement demandé la restitution; qu'enfin l'évêque Drogon qui était parent du roi Charles-le-Simple, en fut remis en possession l'an 912 par un diplôme daté de Toul de la même année. L'abbesse d'Andelau qui possédait l'abbaye d'Etival(2), par la concession de l'im(1) Hist. episcop. Tull. Hist. de Lorraine, t1, p. 128, 171.Preuves.

(2) Ibidem, page 132.

pératrice Richarde, contesta lamêmeabbaye de Bon-Moutier à saint Gauzelin , successeur de Drogon, fondé apparemmment sur ce que Etival et Bon - Montier ayant été fondées par le même évêque Podon, et ayant été distraites et séparées de son église cathédrale de Toul par le même roi Lothaire, elles devaient de même toutes deux retourner à l'abbaye d'Andelau, comme à leur source ; mais l'évêque saint Gauzelin ayant prouvé par le témoignage de douze hommes-libres, que Bon-Montier était dépendant de l'église de Toul; l'abbesse perdit son procès, et l'empereur Othon étant à Mayence, confirma l'évêque dans sa posSCSSIOIl. L'abbaye de Bon-Montier fut transférée à quelque distance de là, et prit le nom de Saint-Sauvcur (5), vers l'an 1010, par Bertholde évêque de Toul, qui y mit vingt religieux bénédictins, au lieu des religieuses qui y avaient été établies par l'évêque Bodon fondateur de ce monastère; ce n'était pas des chanoines réguliers, qui n'étaient pas encore connus en ce temps-là, sous l'évêque Bertholde qui a siégé depuis 995 jusques vers l'an 1020, c'était donc des Bénédictins. On ignore en quel temps les chanoines réguliers y sont entrés. (4) Il parait que sous Leon IX c'était encore des Bénédictins. Bertholde combla de bienfaits cette nouvelle abbaye, y donna de beaux ornemens d'église, et y ajouta de nouveaux fonds de · terre, et en particulier le village de Domévre, où l'abbaye fut transférée en 1569. Le récit de cette translation est tirée de notre historien Richerius et de Jean de Bayon. Mais l'historien de l'église de Toul semble dire le contraire. Il porte que l'évêque Bertholde rétablit le monastère de BonMontier et celui de Saint-Diey. In saltu vosago restruxit Bodonis Monasterium, nec non Sancti Deodati cœnobium. ll avait dit un peu plus haut, que ce prélat

(3) Richer. L. 2. c. 16. Histoire de Lorrainc, Tome 2.page 13. L. 63. tome 1. page 175.

(4) Histoire de Lorraiue, tome 1. page 175. Prcuves et tome 2. p. 63.

avait bâti Saint-Sauveur en Vôge, et qu'il l'avait décoré de précieux ornemens, et y avait assigné des fonds de son propre pour l'entretien de vingt moines. Caenobium in honore salvatoris in saltu vosago construacit : et stipem eis ex suo proprio ad vigenti monachorum cœtum delegavit. Il distingue Bon-Montier qu'il rétablit, restruxit, et Saint-Sauveur qu'il bâtit tout à neuf, construxit.

Mais on peut, ce me semble, concilier Richer avec l'historien de Toul, et ce dernier avec lui-même, en disant que Bertholde rétablit Bon-Moutier, on le transféra à StSauveur, et qu'il bàtit tout à neuf SaintSauveur pour vingt religieux, (a) et ce qui confirme cette explication , c'est que depuis Bertholde il n'est plus question de BonMontier, comme subsistant, mais de StSauveur.

Il est vrai qu'il est quelquefois parlé de

la Cour de Bon-Montier; par exemple, dans une bulle du pape Lcon IX , de l'an | 1051, en faveur de la cathédrale de Toul ; et du ban de Bon-Moutier, comme engagé ' ou cédé au duc de Lorraine, et rétrocédé à l'abbé de Haute-Seille, mais celà même · prouve qu'il n'y a plus d'abbaye en cet endroit, et que ce ban ou ce terrrain n'ap' partenait pas même à Saint-Sauveur. Le pape Leon IX, en 1051, distingua fort bien l'abbaye de Saint-Sauveur de la Ferme ou de la Cour de Bon-Montier. L'église de Toul continua à posséder la Ferme ou la Cour de Bon-Montier, après que le monastère fut transféré à Saint-Sauveur : celà parait encore par un accord fait en 1140, entrc Henri évêque de Toul, et l'abbé de Saint-Sauveur ; alors il y avait une communauté de religieux à Saint-Sauveur, et Bon-Montier etait réduit à une simple ferme, (Curia) appartenant à l'évêque de Toul, où il avait un fermier, auquel les abbés et religieux de Saint-Sauveur payaient deux sols de cens et y faisaient des charrois de foin. On voit aussi dans le même titre, que la paroisse de Tantonville qui

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était alors d'une grande étendue, et où il" Montier, et même de l'abbaye en 1140 et

y avait des fiefs et des habitations, appartenait en propre à l'évêque de Toul, de même que Bon-Montier, qui dês le commencement avait été donné à l'église de Toul. En 1171 (5), Pierre évêque de Toul procura un accord entre les abbés de StSauveur et de Haute-Seille , les uns et les autres s'étant rendus à Saint-Sauveur où était le prélat, avec les abbés de Tholey et de Beaupré; et comme il n'y avait point alors d'abbé à Saint-Sauveur, l'évêque de Toul à qui le fond de cette abbaye appartenait, représenta la personne de l'abbé , et ordonna qu'à l'avenir l'abbaye de HauteSeille continuerait à payer à celle de SaintSauveur, seulement deux sols de cens, au jour de la nativité de saint Jean-Baptiste, au lien de dix sols qu'elle lui payait anciennement pour les dimes du ban de BonMontier, qui avaient été cédées à l'abbaye de Haute - Seille depuis la translation de Bon-Montier à Saint-Sauveur. En 1195, il y avait à Saint-Sauveur un abbé et des chanoines soumis à l'abbé (6), sans doute des chanoines réguliers; car Eude évêque de Toul en cette année, exempte le monastère de Bon-Montier de tous les droits dûs aux évêques diocésains, excepté le cens des deniers dûs au doyen de Toul. Il ajoute : quod abbas sancti salvatoris à saeculari presbytero, vel ab aliquo canonico suo pro voluntate sud in memoratis ecclesiis (de Barbais, de Domévre, de IIerbais, de Syrais) divina faciat celebrare. Le R. P. Benoit Picart, capucin de Toul, dans la préface de son pouillé du diocèse de Toul, page 57, avance que Conrade, évêque de Toul, qui a siégé depuis 1126 jusqu'en 1127 , vendit aux évêques de Metz, le vallon où était situé Bon-Montier; ce qui parait contraire à tout ce que nous venons de voir, que les évêques de Toul étaient encore maitres de la vallée de Bon

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1145. On ignore le temps précis auquel les chanoines réguliers de saint Augustin ont

, succédé aux bénédictins à Saint-Sauveur

(7). Il paraît par un accord passé entre les deux abbayes de Haute-Seille et de SaintSauveur, qu'en 1171 les moines y étaient encore; mais je remarque qu'en 1171 , l'abbé de Saint-Sauveur ayant été déposé par l'évêque de Toul, ce pourrait bien être à cette occasion qu'on en aurait expulsé les religieux, pour y placer des chanoines réguliers. Dans le titre de Haute-Seille de eette année 1171 , histoire de Lorraine, tome II, preuves, page ccclxiv, on ne parle point de distinction d'ordre entre les religieux de Haute-Seille et ceux de Saint-Sauveur, qui étaient encore des Bénédictins. En 1544 (8), Ademare, évêque de Metz, fait transport ou duc Raoul de tout le droit qu'il avait à Turkestein, à Bon-Montier et à toute la châtellenie. On connaissait donc encore l'emplacement de Bon-Montier et un certain terrain qui en avait retenu le nom. L'abbaye de Saint-Sauveur, aujourd'hui Domévre, jouit des droits quasi épiscopaux dans son district spirituel, pour ses paroisses qui sont en Lorraine; car M. de Camilly évêque de Toul, obtint par arrêt sur requête au conseil du roi, que les paroisses dépendantes de la France seraient rénnies à son diocèsc. La réforme des chanoines réguliers par le B. Pierre Fourier, fut introduite à Domévre en 1625. J'ai un diplôme de l'empereur Louis-ledébonnaire, de l'an 815, donné à l'abbé Dodon, où il est dit que cet abbé a présenté à Louis-le-débonnaire un diplome de l'empereur Charlemagne père de Louis, par lequel il prenait sous sa protection le monastère de Bon-Moutier, possédé par des servantes de Dieu. L'abbé Dodon demanda à l'empereur Louis la confirmation du même privilége en faveur de ce monastère; ce que l'empereur Louis accorda avec sa bonté et libéralité ordinaires. Donné à Aix-la-Cha7) Histoire dc Lorr. t. 2, p. ccclxvi. $ †

pelle, aux ides de janvier, la vingt-sixième année de l'empereur Louis, indiction IX, par le diacre D. Durand, en la place d'Elisachas. On ne dit pas prêtre ce Dodon. Il était apparemment supérieur et directeur de l'abbaye de Bon-Montier pour le temporel et le spirituel. Ce monastère est encore possédé par des religieuses.

J'ai parlé d'Offonville dans son Article, etC.

BONNET.—Bonnet, Bonadus, village du diocèse de Toul, du domaine de France. L'église a pour patron saint Florentin. L'abbé de saint Mansui est collateur de la cure, et décimateur. Seigneurs, le sieur de Trichâteau pour les deux tiers, et le sieur de Haldat pour l'autre tiers ; bailliage de Chaumont, parlement de Paris. Saint Gérard évêque de Toul, donna l'autel de saint Flnrentin de Bonnet aux religieux de saint Mansui pour en jouir après la mort du comte Tietselin, à condition que le jour de son ordination, qui est le 4 d'avant les calendes d'avril, ou le 24 mars, on en fasse la mémoire ou la fête à saint Mansui, et que l'on donne aux religieux un honnète repas; et qu'au jour de son décès, on leur donne de même un bon repas, pour recommander son âme à leurs prières. Il ordonne aussi qu'on en use de même le jour de la mort du seigneur Volchere son ami fidèle et particulier, cruellement mis à mort le 4 des ides de janvier, ou le 10 de ce mois. Nous ne connaissons pas ce seigneur Volchere. La charte est de l'an 969. Après la signature de saint Gérard, on voit celles de Grimaldus princier, de l'abbé Adson, d'Evrard et de plusieus aulreS. Annexe, Tourville ; patron, saint Michel; décimateur, l'abbé de Saint-Mansuy; seigneurs, le sieur Bertrand pour moitié, le sieur Curé pour l'autre moitié, M. le marquis de Mouy pour un vingt-septième sur la moitié de M. Bertrand. Dans la paroisse de Bonnet, on voit, 1° la chapelle de l'annonciation, patron le Curé; charge , unc messe par semaine.

2° La chapelle de la Vierge et de S. Joseph; patron, la famille des Joly. Au voisinage de Bonnet est le prieuré de Notre-Dame et de saint Salaberge, vulgairement appelé le prieuré de Richecourt, dépendant de l'abbaye de Saint-Jean-deLaon, fondé par saint Salaberge vers l'an 670. Ce prieuré est chargé d'une messe fêtes et dimanches, et tous les vendredis de l'année. Le revenu en est considérable. ll consiste en une maison sise audit prieuré, avec plusieurs terres et prés aux environs, la moitié de la seigneurie de Mandres en Ornois, un demi-tiers dans les grosses dimes de Hodelaincourt, une partie dans celles de Raudignecourt, un préciput d'un muid de blé et autant d'avoine sur les dimes de Loisey, et quantité d'autres menus reveIlUlS. On conjecture que ce prieuré est un reste de l'abbaye que saint Salaberge avait commencé de bâtir sur les frontières des royaumes de Bourgogne et d'Austrasie , vers l'an 670.On peut voir ce que j'ai dit sur l'article de Richecourt. Horville était autrefois annexe de Bonnet. Il en a été désuni , et érigé en cure par M. l'évêque de Toul Thiard de Bissy. BONNEVAL ou BONNEVAUX, prieuré. Bonneval, Bona-Vallis, prieuré de l'ordre de saint augustin, sous l'invocation de Nstre-Dame, diocèse de Toul, qui dépend du prieuré d'Herival en Vosges, aujourd'hui uni à la congrégation des chanoines réguliers de Saint-Sauveur en Lorraine. - Ce prieuré n'était dans son origine qu'un petit hermitage, qui servit de retraite à Wichard, frère d'Eugibalde fondateur d'Hèrival; mais s'étant accrû par les aumônes et les donations qu'on lui fit, il devint par la suite un prieuré. Il est à la nomination du prieur d'Hérival, qui y envoie un de ses religieux pour le desservir. Il est d'un très-petit revenu. Les trois prieurés d'IIérival, d'Abiey et de Bonneval ne faisaicnt anciennement qu'une communauté.

Bonneval est situé sur le finage de la com

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