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Arnou et ad priear de Lay, les trois églises | patron , le seigneur dù lieu; revenu 510 de Saint Christophe de Lay, de saint Evre francs, charges, 24 messes. de Champigneule et de saint Barthelemy, 2o. La chapelle de saint Roch. Revenu situées en un vallon dans les bois de Haye. dix francs; charge une messe le jour de Cette église de saint Barthélemi et le village saint Roch. qui y était joint ne subsistent plus depuis Il y a dans ce village 42 ou 43 habitans; long-temps. A la place du village et de seigneur, M. le baron de Riocourt, pre

l'église on a båti depuis un hermitage, qui mier président à la chambre des comples jy a subsisté jusque après l'an 1636, qu'on de Lorraine. .

a démoli l'un et l'autre , et l'on er a em- CHAMPS. - Champs, nommé en laployé les pierres à bâtir la maison de M. le tin Campus, village de Vöge, près la pecomte de Fontenoy à Champigneule. tite ville de Bruyères, lieu célèbre pour

La tradition du pays veut que ce fut à avoir été autrefois un palais des rois de saint Barthelemi que des impies mirent à France. Les annales de Metz et les annales mort Arnoù , fils de la comtesse Eve, fon-d'Eginhard nous apprennent que l'empedatricc du prieuré de Lay, frère d'Udalric, reur Charlemagne en 805, après avoir qui fut archevêque de Reims.

passé par Thionville à Metz, vint à ChampsLe curé de Champigneule desservait vers le commencement du mois d'août, l'annexe de Pixerécourt à l'alternative pen- pour y prendre le plaisir de la chasse, et dant une semaine, avec le curé de Bou- que pendant qu'il y était, Louis, son fils xières-nu-Dames une autre semaine, et ils l'y vint trouver après son expédition dans se partageaient entr'eux la moitié des dimes la Bohême et dans la Pannonie; et que de dudit Pixerécourt, et l'autre moitié était Champs, l'empercur passa au château de pour les religieux de Lay.

Remiremont, où ayant séjourné quelque Il y a à Champigneule un hôpital, l'o- temps pour y prendre le plaisir de la pêche, ratoire de Notre-Dame de pitié : la chapelle il revint passer l'hiyer à Thionville. Louis de saint Roch. Collateur, le seigneur de la

oneur de la le débonnaire venait de même assez souGrande-Maison ; revenu dix francs, charge

vent dans les montagnes de Vöge, surtout unc messe.

à Remiremont, pour y passer les derniers Leduc Charles II remporta en 1407 unel de la pêche.

mois de l'été dans l'exercice de la chasse et fameuse victoire près Champigneule. On On ne voit plus aujourd'hui à Champs voit dans ce lieu une papeterie et une fayen-aucun ves

en-auçun vestige de château ou de maison cerie. Le château de M. le comte de Fon

^-royale, mais l'église a assez l'air d'antitenoy à Champigneule est fort bien båti,

bati, quité dans sa construction massive et soles jardins en sont magnifiques et il y a des lide : c'est la paroisse du lieu ; elle est du fort belles eaux.

patronage des dames de Remiremont, et CHAMPIGNEULE. — Il y a encore est dédiée à Dieu sous l'invocation de l'Asun autre Champigneule du diocèse de moul, somption de la sainte Vierge. Cette paroisse doyenné de Bourmont. L'église a pour pa- est des plus étendues, ayant quatre ou cinq tron saint Thiébault; collateur, le com- annexes; savoir : l'Aveline, Belmout, la mandeur de Robécourt; décimateur, le Chapelle , saint Jacques du Slatt, Grange, même commandeur pour les deux tiers , le Jussarup, desquels dépendent encore difcuré pour l'autre liers. Le seigneur du lieu térens villages, granges et hameaux. a la moitié de la dime dans certaines con- L'Eglise de la ville de Bruyères était trées ; l'église de Rosières dans quelques aussi annexe de Champs avant qu'elle füt autres terres. Cour souveraine de Lorraine. érigée en cure, ce qui arriva le 15 juillet

Il y a dans l'église paroissiale deux cha- 1612, par M. de Porcelets, évêque de pelles. 1o. La chapelle de Notre-Dame ; |Toul. Pour le temporel, Champs et ses annexes sont de la seigneurie et souverai-côté de la Vosge et des montagnes de Suisse. neté de Lorraine et dépendance du bail- Les objets plus rapprochés sont extrêmeliage de Bruyères.

ment variés : ce sont villages , hameaux, Il y a deux ehapelles fondées dans l'é- bois, prairies, rivières, ruisseaux et étangs, glise de Champs; celle de saint Maur et de belles plaines, des montagnes et des celle de saint Jean-Baptiste. Et tant le lieu collines agréables. La beauté et le bon goût de Champs que ses anuexes, ont plusieurs de ce sallon magnifique font l'admiration cens ou métairies dans leur dépendance : de tous les curieux. on peut voir le pouillé de Toul sous le CHARDOGNE, - Chardogne, village titre de Champs et ses annexes. V. Bruyères. du diocèse de Toul, dans le Barrois mou

CHANTEHEUX. - Chanteheux, petit vant , situé entre la ville de Bar-le-Duc et village du diocèse de Toul , à gauche de la l'abbaye de Ste. Hoult, entre deux ruisVezouze, à une demi-lieue au-dessus de seaux qui tombent dans l’Ornain. Lunéville. Ce lieu dépend de la paroisse Juridiction du juge des seigneurs, office, de Huviller , aujourd'hui Jolivet , et il y recette ét bailliage de Bar, présidial de a une église succursale dédiée à saint Bar-Châlons, parlement de Paris. La paroisse thelemi.

a pour patron saint Remi ; les seigneurs et Ferri, duc de Lorraine, et Burniques l'archidiacre de Rinel nomment à la cure. sire de Ristes sur Feste, s'étaient accom-|M. le marquis de Lenoncourt en est sei pagnés dans les villes et terres de Luné-I gneur, haut, moyen et bas justicier. ville, Vichaviller, Moncel, Chanteheux, 11 y a dans l'église une chapelle sous Villers, Ménil, etc. Il se déportèrent l'un l'invocation de saint Sébastien, fondée par et l'autre de cet accompagnement en 1315, les seigneurs qui en ont la collation. Le et consentirent à demeurer chacun dans curé est décimateur pour un cinquième et leurs anciens droits et usages, excepté ce un quinzième dans la grosse dime; le chaqui suit : Que les hoirs de leurs hommes pelain de la chapelle de saint Sébastien suivront la seigneurie de leurs pères et non pour un cinquième ; les seigneurs pour un de leurs mères. La femme suivra la sei-cinquième ; MM. Le Bégue et Didelot de gneurie du mari; étant remariée, elle sui-| Bar pour deux cinquièmes ; le curé a enyra la seigneurie de son second mari. Les core moitié dans la menue dime et toutes enfans nés hors mariage suivront la sei- les novales ; le pouillé de Toul est un peu gneurie de leurs mères, etc. Le duc Char- différent de ceci, on peut le consulter. Il y les IV vendit en 1632 la terre de Chante- a dans Chardogne environ deux cents ha heux à Chrestien de Nogent, seigneur de bitans.

Vihuviller, à faculté de rachat, pour la La maison de Chardogne était de l'an• somme de deux mille francs.

| cienne chevaleric, aujourd'hui éteinte; elle Mais ce qui rend Chanteheux recom-porlait de gueule à cinq annelets d'argent · mandable est le magnifique sallon que le mis en sautoir, au Lambel de trois pen

roi de Pologne, duc de Lorraine, a fait dans de même ; cette terre est passée à la båtir auprès de ce village, vis-à-vis du maison de Lenoncourt, château de Lunéville, du côté des bos- CHARMES - SUR – MOSELLE. -quets. Il y a de l'un à l'autre une belle Charmes est une petite ville située sur la avenue, d'une demi-lieue de longueur, Moselle , à uno lieue au-dessous de Châtel. bordée de charmilles et de vignes des deux dans une situation fort agréable, avec titre côtés. Le rez-de-chaussée de cette espèce de prévôté, aujourd'hui bailliage, ayant de château a plus de largeur que le premier dans son district environ 24 villages ou étage, et celui-ci plus que le second, qui hameaux. Il y a un couvent de capucins forme un donjon, de la terrasse duquel la bâti en 1627, et une maison de filles du yue se porte à une distance prodigieuse du tiers-ordre de saint Dominique. Les comtes

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de Toul étaient anciennement seigneurs del dit seigneur ; et comme il n'avait point de Mirecourt et de Charmes, comme on l'in- sceau particulier, il a prié le duc Ferri de fère de lachartre de Mirecourt, de l'an 1234,1 mettre le sien à ces lettres , qui furent faites imprimée dans la nouvelle édition de l'his- le jour des Bures, au mois de mars 1269 toire de Lorraine. .

ou 1270, avant Pâques Cela parait encore plus clairement par Depuis un cartain temps, on connaît des lettres de la même année 1234, par dans le pays une maison considérable qui lesquelles Frideric, comte de Toul, donne porte le nom de Charmes , et qui pourrait à Thirion Bamuset la moitié du four de descendre, au moins par les femmes, des Charmes ; et la même année, le même Fri-| anciens seigneurs de Charmes ; comme Ew deric cède à Arnoù, chevalier de Bresse, des de Charmes, en1310, qui vend au prince en fief et hommage-lige, les copelles du Maheu de Lorraine , pour deux cents livres marché de Charmes. En 1269, Ferri de de petits forts., vingt livrées de terre sur le Charmes, qui fut fils d’Hetedon , dit comte ban de Haixo. de Toul, affranchit les bourgeois de Char E t en 1326. Eudes de Charmos, renonce mes et règle les redevances qu'ils lui de-au droit de rachat des vingt livrées de terre vaient payer chaque année, savoir : par vendues par lui en mille trois cent vingt, tête cinq sous toulois, s'ils demeurent dans Et en 1444, Nicolas de Charmes reprend leur propre maison, et deux sous et demi du duc René I la moitié des droitures et cos'ils demeurent en maison d'autrui; tant parpelles de Charmes. En 1504, Jean de Charbête tirante, tant par vache, tant par cheval. mes reprend du duc René II les mêmes droi

Şi les bourgeois ne payent au jour tures. . marqué, le seigneur pourra ne les pas! Les ducs de Lorraine, et en particulier recevoir le lendemain, sinon au double le duc Ferri III, avaient acquis des seide la somme due. Il règle les amendes gneurs de Charmes, dès l'an 1285, les de Mésus, et ordonne que le bourgeois fiefs, forteresses et hommes de garde , qu'ils qui, étant commandé pour aller hors de avaient à Charmes. Voyez la généalogie la ville à la suite de son seignenr, pour des comtes de Toul. Depuis ce temps, c'estfaire proye, ou pour faire semblant chose, à-dire depuis 1285, les ducs de Lorraine fait refus d'y aller, payera douze sous d'a- sont demeurés seigneurs souverains et promende.

priétaires de la ville de Charmes. Si le bourgeois est commandé pour aller! En 1511, il y a dans l'archive de Lorà la chevauchée du seigneur, il se défrayera raine une reprise de Guillaume Desarmoises, le premier jour et la première nuit; après des copelles du four dc Charmes, dont il cela il sera défrayé aux frais du seigneur, jouissait à cause de Marguerite de Charmes

Tout lo reste est presque le même que son épouse. dans la chartre de Mirecourt. Le maire, le En 1527, le 11 mars, Thomas Desardoyen et le juré ne seront en charge qu'une moises fut fait capitaine de Charmes, année. Le bourgeois de Charmes ne peut En 1619, les copelles de Charmes fuporter témoignage contre les gens de la rent données au sieur de Marainville, à vie. famille du comte, ni réciproquement la En 1614, le bois de la Wépre près les famille du comte contre les bourgeois. Pour Charmes fut donné au sieur d'Anglure, assurance de ces promesses, le seigneur pour les essarter et y construire maisons. Ferri de Charmes donne pour garant Ferri En 1562, le 25 janvier, Nicolas DesarIII, duc de Lorraine, et consent que si lui moises, au nom de ses frères et scurs, Ferri , seigneur de Charmes, n'exécute pas vendit au duc Charles III tous ses droits et ses promesses envers les bourgeois de actions sur le four bannal de Charmes, Charmes, ledit duc Ferri tienne an fier | maison et affouages en dépendant, moyenla ville de Charmes, du consentement du- nant 2,500 frapcs.

Le duc Charles III, en 1606 (1), par Le traité de Charmes, passé en 1633(1), son testament, donne au cardinal Charles entre le duc Charles IV et le cardinal de de Lorraine, son second fils, les ville, chå- Richelieu, est célèbre dans l'histoire de teau et seigneuries de Charmes, et au cas Lorraine. Le cardinal se rendit à Charmes que le Prélat voulût rétablir le château de sur les cinq heures du soir du 18 septembre, Charmes, il veut que le revenu de cette aocompagné du cardinal de la Valette, đú terre vaille audit cardinal aunuellement la Nonce du Pape et de quantité de seigneurs, somme de vingt-mille francs barrois. Le duc n'y arriva que sur le minuit; il ne

Charmes souffrit beaucoup pendant la vit le cardinal que le lendemain; ils eurent guerre du duc Charles de Bourgogne contre ensemble de longues conférences sans poule duc Réné II. La ville fut assiégée, pillée voir rien conclure. Le cardinal l'ayant renet brålée par le duc de Bourgogne, en contré qui revenait de la messe, lui pcrsuada 1475 (2). Il n'y avait daus la place que de venir trouver le roi Louis XIII, qui quarante gascons, commandés par le Petit- était à la Neuve-Ville près Nancy; Charles Picard; la garnison fut pendue aux saules y consent, et sur le champ on dresse un qui étaient près de la ville.

| acte par lequel le duo ratifie le traité de Quelques années auparavant et pendant Nancy, passé avec le duc Nicolas François l'absence du duc Nicolas, en 1471 (3), le son frère, auquel on ajoute deux articles : maréchal de Bourgogne étant maitre de 1• Que le duc pourrait faire sa demeure à Châtel-sur-Moselle, les bourgeois de Char- Nancy, avec tous les honneurs dus à son mes firent la petite guerre sur ceux de Châ- rang. 2° Que si dans trois mois il accomtel et enlevèrent leurs troupeaux. Ceux de plit les conditions de l'accord, le roi lui Châtel usèrent de représailles.

restituera Nancy, dont les fortifications seLe conseil de régence de Lorraine était ront rasées, si sa majesté le trouve à propos. résidant à Charmes et ordonna le siège de Voilà ce que l'on trouve de plus remarChâtel. Cette ville, apparemment aurait été quable touchant la ville de Charmes, qui se forcée , si le duc Nicolas, qui était à Paris, ressent encore beaucoup des disgraces ne l'eût donnée avant sa prise à un seigneur qu'elle a essuyées dans les guerres précéde Clermont, ce qui rallentit extrêmement dentes ; le duc Léopold y à fait construire le courage des assiégeans et les porta à s'ac- un pont sur la Moselle, qui est un des plus comoder avec la garnison.

| beaux, et des plus grands du pays. 'Pendant les dernières guerres de Lor- Le pouillé du diocèse de Toul marque rainc, sous le duc Charles IV, en 1637(4), Charmes comme annexe de Florémont, ce prince reprit la ville de Charmes et quel-floridus mons, et lui donne pour patron ques autres places qui étaient occupées par saint Nicolas, et pour collatrices et princiles français. Peu de temps après, le colonel pales décimatrices les dames de Remire Gassion profitant de l'absence du duc mont. Dans l'étendue de la paroisse de Charles qui était à Besançon, occupé de Charmes se voit la commanderie de Xugnei, son mariage avec madame de Cantecroix, en latin Suniacan, près le château de Saattaqua Charmes, la surprit, l'escalada et vigni. y mit le feu; la flamme gagna si rapidement Il est parlé de Suniacum dans le partage les maïsons, qu'à peine les soldats ennemis du duc Thierri avec Gérard son frère, eurent le loisir de piller la ville ; elle fut comte de Vaudémont, vers l'an 1075. réduite en cendres presqu'en un moment. 1 Et dans un titre de l'abbaye de Senones,

de l'an 1173, on dit que cette comman(1) Hist. de Lorr., 1.2, p. 1459.

derie de Xugnei est estimée deux mille (2) Histoire de Lorraine, 1. 2, p. 1108.

liyra. (3) Ibidem, p. 887.

(1) Hist. de Lorr., t, 3, p. 239 et 240, (4) Hist. de Lorr., t. 3, p. 341, 342 et 343. an 1633.

P1108.

L'église paroissiale de Charmcs est assez' tion de l'abbaye de Saint-Paul de Verdun. grande et belle (1); on dit qu'elle est du Hugues de Flavigny dit que ce fut en contemps de Charlemagne, et on inontre dans sidération de saint Airi , évêque de Verdun, un vitreau une image d'un roi de France; ' qui avait régalé le roi Childebert et toute sa mais il n'y a nulle apparence que l'édifice suite, que ce prince donna la terre de soit de cette antiquité.

Charny à l'église de Verdun. Ea 1174, Ce roi de France , dont le manteau est l'évêque Arnoul donna à l'abbaye de St.orné de fleurs de lys, ayant auprès de lui Paul l'église de Charny et celle de Chaudes personnes qui lui demandent son in- mont. Raoul de Torote, évêque de Verdun, tercession, est apparemment saint Louis; molesté par les trois principales familles de les autres monumens qui s'y remarquent sa ville épisopale, en 1227, et ne pouvant ne sont nuliement antiques.

mettre la paix dans la ville par les voies de Charmes est à sept lieues de Nancy, six douceur, se retira à Charny, d'où il ende Lunéville, cinq d'Epinal, deux et demie voya demander du secours à Jean, évêque de Mirecourt et deux de Bayon. Le bailliage de Metz, et à Gobert d’Apremont, ses pade Charmes se régit par la coutume de Lorrens ; avec ce secours il assiégea la ville de raine, et le village de Vincey par celle Verdun (1), mais craignant l'effusion du d'Épinal

sang, il ne voulut pas faire donner l'assaut; La ville de Charmes a produit quelques il cantonna ses troupes à Charny, Vatronécrivains célèbres, comme Jean Ruyer , ville et Dieuë, et empêcha qu'il n'entra des chanoine de Saint-Diey; Nomesius, auteur vivres dans la ville, ce qui obligea les bourd'un Parnasse poétique; Alberi, auteur geois de recourir à sa clémence et de prod'une vie de saint Sigisbert ; le père Thomas, mettre avec serment de ne faire désormais capucin, auteur d'une théologie morale. aucune entreprise contre sa juridiction, On voit dans l'église paroissiale une fenêtre Cependant, les principaux citoyens s'éen verre peint, faite en 1293 par les tant rendus secrètement à Aix-la-Chapelle, tailleurs et cordonniers de Charmes, en avaient obtenu du roi des romains la conl'honneur des saints Crépin et Crépinien. firmation de tous leurs privilèges, avec

CHARMES-LA-COTE. - Charmes la pouvoir d'établir sept jurés et un sousCóle, village à quatre lieues de Commercy, doyen pour gouverner la ville au nom de une et demie de Toul, rétabli en cure par l'empereur, et quatorze échevins pour y sentenco de commissaire apostolique, le 22 rendre la justice, après avoir été présentés novembro 1741. Ce lieu était possédé en à l'évêque, par pure cérémonie, sans être souveraineté par Jean-Jacques de Ligniville, obligés d'avoir son approbation. Le diseigneur de Vannes, de Sauxures en partie, plôme était du 31 mars 1227. de Housselemont, Bulgnéville et Sageri, L'évêque Raoul de Torote, ayant eu baron de Villers en Auxoy, souverain de connaissance de ce diplome subreplice, se Charmes-la-Côte. Il était pèrede Charlotte pourrut aussitôt; et ayant représenté à de Ligniville, qui épousa, après l'an 1624, l'empereur Henri que ces lettres étaient Charles de Gournay, mort en 1632. préjudiciables aux droits de son église, il

CHARMOIS. Voyez DAME LEVIÈRE. en obtint aisément la révocation par des

CHARNY. — Charny, chef-lieu d'une lettres-patentes datées de Vorms, le 6 des prévôté dépendante de l'évêché de Verdun, calendes de mai 1227. Ces différens furent situé sur la Meuse, entre Verdun au midi terminés par un traité de paix par lequel et Forges au nord. L'église de Charny a le prélat cédait aux bourgeois l'adminispour patron saint Loup, évêque de Troyes tration de son comté, qu'il leur vendit en Champagne; la cure est à la présenta-moyennant une somme de deux mille livres

rachetables par ses successeurs. (1) Hist. de Lorr., t. 1, p. 111 et 11a. l (1) Hist. de Verdun, p. 186.

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