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en fief et hommage dudit duc de Lorraîne, en la manière qu'il les avait tenues dudit Ademar et de ses prédécesseurs évêques de Metz, jusqu'à ce qu'il lui fasse connaître que ledit Ademar, évêque de Metz, aura racheté ledit fief des mains duditt duc, ce qui fait voir que Chaligni était alors engagé au duc de Lorraine par les évêques de Metz. Au mois de juin 1545, le même Adcmar évêque de Metz, se reconnait rcdevable envers Marie de Blois sa cousine, Mainbourg et régente de Lorraine, et envers Jean, son fils, duc de Lorraine, d'une somme de cinq mille livres de toutes pièces, un écu d'or valant vingt sous, pour laquelle somme, il met entre les mains de ladite duchesse, le fief que le comte de Vaudémont devait tenir de lui et de son évêché, de la forteresse de Chaligni et de toutes ses appartenances et dépendances ; lesquels fiefs, lesdits ducs et duchesse de Lorraine tiendraient de l'évêque de Metz, jusqu'à ce que lesdits cinq mille livres auraient été payées tout à la fois. Autre acte du lendemain de la saint Bar

| nabé 1547, par lequel ladite Marie de

Blois et le duc Jean son fils, consentent que son très-cher cousin Ademar, évêque de Metz, puisse racheter le fief de Chaligni pour la somme de quatre mille livres de bons petits tournois vieux, un écu d'or pour vingt sous, sous condition que si ledit raehat ne se faisait pas pendant la vie dudit évêque Ademar, ses successeurs qui voudraient le faire, paieraient entièrement

· ladite somme de cinq mille livres. Nous ne

voyons pas que les évêques de Metz aient racheté ce fief, qui est toujours depuis de

: meuré au duc de Lorraine et au comte de

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pour Chaligni; cette seigneurie passa de la maison de Vaudémont à celle de NeufChâtel, par le mariage d'Alix de Vaudémont avec Thiébaut de Neuf-Châtel, maréchal de Bourgogne (1). Mais Antoine de Neuf-Châtel, évêque de Toul , fils de Thiebaut, étant entré en guerre avec Jean II, duc de Lorraine, les troupes d'Antoine qui occupaient le château de Chaligni firent des courses sur les terres de Lorraine et y commirent mille ravages. Le prince Nicolas de Lorraine, fils du duc Jean, qui était alors en Catalogne (2), fit mettre à feu et à sang toutes les places de l'évêché de Toul. On compta jusqu'à cinq cents villages brûlés ou ravagés ; les villes et châteaux de Liverdun, Châtel-sur-Moselle, Brixei, Maizière, Chaligni, furent pris et ravagés : Chaligni en particulier, soutint le siége depuis le mois de mars jusqu'au mois d'août 1468.Aussi les Lorrains l'ayant forcé, le ruinèrent de façon qu'on ne peut plus s'en servir pour faire la guerre. Ces forteresses alors considérables, se sont toujours depuis ressenties de ces hostilités et ne se sont jamais parfaitement rétablies. Chaligni fut dans la suite acheté par la maison de Lorraine (5). Le 21 avril 1540 (4), Salantin, comte de Skambourg prétendait que Chaligni lui appartenait en souveraineté contre le duc Antoine, qui soutenait qu'il était mouvant de sa couronne ; on choisit des arbitres qui déboutèrent Skambourg, et le 8 mai 1546, Henri d'Isambourg fit ses reprises pour Chaligni En 1472, le 8 décembre, le duc Nicolas accorda la paix à Henri de Neuf-Châtel, et le même duc Nicolas donna en 1575 Chaligni à Antoine de Morel, son conseiller et. chambellan. Le duc Charles III pendant sa longue résidence à la cour de France avait laissé

(1) Histoire de Lorraine, t. 2, p. 972 et 974, et t. 3, p. xxxv et xxxvI.

2) Ann. 1468.

3) 154o. Chaligni.

4) Archives #ine , Layette, Chaligni. le gouvernement de la Lorraine au prince Nicolas de Lorraine, comte de Vaudémont son oncle et son tuteur. Nicolas s'était acquitté de cet important emploi d'une manière si pleine de prudence et de fidélité, que le duc Charles son neveu crut ne pouvoir assez lui en témoigner sa reconnaissance (1). Il érigea donc en sa faveur Chaligni en comté princier, et le plus seigneurial du duché de Lorraine; la patente qui en fut dressée est du mois d'août 1562. L'année suivante il unit inséparablement à ce comté la ville de Pont-Saint-Vincent. Le duc Charles III lui fit de plus présent d'une somme de cent mille francs, et le cardinal de Lorraine, évêque de Metz lui donna Nomeny et la terre de Delme. Le comté de Chaligni est aujourd'hui réuni au domaine de Lorraine. Chaligni est du diocèse de Toul, cour souveraine de Nancy. La paroisse a pour patron saint Remi; l'abbé St. Vincent de Metz nomme à la cure dans ses mois ; les jésuites ont les trois quarts aux grosses et menues dimes, à cause du Prieuré de Chaligni qu'ils possèdent, et le curé l'autre

quart. CHAMAGNE. — Chamagne, Campus Agni, village du diocèse de Toul, à droite de la Moselle, une lieue au-dessous de Charmes. L'église paroissiale a pour patron saint Denis. La cure est à la nomination du chapitre de Remiremont. Décimateurs, le même chapitre pour un tiers dans les grosses et menues dimes, celui d'Epinal pour un tiers, et le curé pour l'autre tiers. Seigneurs, le roi pour moitié et le Seigneur de Bayon pour l'autre. Le chapitre de Remiremont est seigneur foncier. Bailliage de Charmes, cour souveraine de Nancy. La chapelle desaint Nicolas ou de NotreDame fut fondée en 1574 par la famille des Trompette de Charmes et de Chamagne. Il y a eu anciennement une maison et des seigneurs du nom de Chamagne (2).

(1) Histoire de Lorraine, tom. 2, p. 1355. (2) Archives de Lorraine, Layette, Châtel sur Moselle.

On lit qu'en 1270 il y eut une contestation entre les dames de Remirement et Richard, seigneur de Chamagne et dame Felix sa femme, au sujet du four que ledit Richard avait à Chamagne, sur lequel les dames de Remiremont prétendaient quelques droits. L'affaire fut terminée par Huard de Messenbourg, archidiacre des Vosges, et d'autres arbitres de cette sorte : que ledit Richard, sa femme et leurs hoirs tiendraient la maison et terre de saint Pierre à Chamagne, cuiraient à leur four sans payer aucune droiture. En 1504, Henri, comte de Vaudémont donna à Geofroi de Chamagne en fief et en hommage, le moulin situé entre Crespel et Angoviller, qu'il a acquis d'Arnoû, dit Pignolet, appellé Thieri-Moulin, à charge de trois semaines de garde à Vaudémont. En 1589, le grand duc Charles échangea avec dame Louise de Radeval, épouse fondée de procuration de M. Christophe de Bassompierre, la seigneurie d'Ametz en la prévôté de Longwy , contre la moitié de la seigneurie de Chamagne. Cet échange fut fait le 16 août, en présence de Jean de Lénoncourt de Serres et de plusieurs autres. Claude Gelée ou le Lorrain, fameux peintre paysagiste, naquit dans le village de Chamagne, où il y a encore des habitans de même nom, et mourut à Rome dans un âge avancé, en 1678. Sa tombe est dans l'église des minimes Français de la Trinité-du-Mont. CHAMBLAY.— Chamblay, village du pays Messin, diocèse de Metz, souveraineté de Lorraine, répondant à la chatellenie de Preny. L'abbé de Gorze est patron de la cure. Chamblay est situé à deux lieues au midi de Gorze; la maison de Chamblay est illustre en Lorraine; elle était de l'ancienne chevalerie, elle portait de sable à la croix d'argent, accompagnée de quatre fleurs de lys. En 1574, Ferri de Chamblay épousa Jeanne d'Avoncourt ; ce même Ferri fit la guerre aux Messins en 1450; il fut père de Jean, qui épousa Isabelle de Goust. François de Chamblay fut conseillerd'é

tat du duc Charles III, bailli de HattonChatel, dernier mâle de cette maison; il épousa Marie Bayer, et ne laissa qu'une fille nommée Blanchefleur de Chamblay , mariée à Perin d'Haraucourt ; par ce mariage la terre de Chamblay est passée dans la maison d'Haraucourt. CHAMONTARUP ET LES ARRENTÉS. —Chamontarup, village de Vôge, près le Bourg et ancienne ville d'Arches sur Moselle. Ce village n'a rien de distingué, sinon qu'il y a douze ou quinze granges ou fermes sur son ban, connues sous le nom des Arrentés, comme qui dirait qu'elles produisent des rentes, des revenus fixes à ceux qui en sont les maitres. Ces douzes arrentés sont : Cleurie, saint Joseph, Vagney, Lonchamp, la Poirie , la Gravière, Travexin, Thiefosse, Gerbamont, Presle, Nola, Pubas ;Cleurie, Peccaviller, Trougemont, Cremanviller, Vixard, Sapaix, Ramorichamp, Thiefosle, de la prévôté d'Arches. Il y a aussi des Arrentés de Corsieux : au nombre de trente deux, tant dans le ban et paroisse de Corsieux, qu'aux environs et dans la prévôté de Bruyères; les arrentés peuvent aussi signifier les fermiers et les gouverneurs de ces fermes, qui sont arrentés des propriétaires, et leur en rendent certaines rentes annuelles. CHAMOUSEY, Abbaye. — Chamousey, Calmosiacum, abbaye de chanoines réguliers réformés de l'ordre de saint Augustin, située à une lieue et demie d'Epinal, diocèse de Toul, fondée vers l'an 1090, par un saint personnage nommé Séhérus, quilagouverna depuis 1090jusqu'en 1128. Il eut de grandes difficultés à essuyer de la part de l'abbesse de Remiremont, sur la propriété du terrain sur lequel l'abbaye est fondée ; elle est soumise immédiatement au St. Siége, et l'abbé y exerce les droits quasi épiscopaux, de même que dans quelques paroisses et quelques prieurés de sa dépendance; il a aussi droit de donner les quatre moindres ordres et la tonsure, tant à ses religieux qu'aux sujets de son abbaye: c'est le pape Pascal II qui accorda ces

priviléges à l'abbaye, sous la redevance d'un étôle sacerdotale, qu'on devait donner chaque trois ans au palais de Latran, et qui dans la suite fut évaluée à un florin d'or, dont on a des quittances jusqu'en 1092. Levillage de Chamousey a pour seigneur l'abbé de Chamousey. La cure est unie et desservie par un religienx de la maison ; et dépendent les granges d'Olima et Sanche, dont le roi est seigneur. Le chapitre de Remiremont a la haute justice, l'abbé de Chamousey et les seigneurs de Darnicule ont la moyenne et la basse justice. Il y a quinze ou seize paroisses, dont le patronage dépend de l'abbaye, laquelle est un fief, dont l'abbé a la haute justice. CHAMPENOU. —Champenou, Campus. paenosus ou Campus spinosus, ou Campi spinal. L'église est dédiée à saint Barthélemi. Collateur, l'abbé de saint Evre. Décimateurs ; le curé pour la moitié, le prieur de Landécourt pour l'autre moitié. Seigneur, les religieux de saint Evre diocèse de Toul, cour souveraine de Lorraine; ce lieu est assez près d'Amance, dans le pays de Saulnoy. Le prieuré de Champenou fut fondé par Catherine de Limbourg, épouse de Mathieu I", duc de Lorraine, vers le milieu du treizième siècle. Les biens de ce prieuré sont unis à l'abbaye de saint Evre.Vautier, abbéde saint Evre, avaitdonné sa démission et s'était retiré à Champenou en 1288. Hugues, son successeur, était déjà abbé de saint Evre en 1280. CHAMPIGNEULE. — Champigneule, Campaniola, village situé à une lieue de Nancy, sur la route de Pont-à-Mousson. L'église paroissiale est dédiée à saint Evre. Patron, le prieur de Lay-Saint-Christophe ou les religieux de l'abbaye de saint Arnou de Metz; mais les pères de saint Arnou de Metz ont cédé à M. le baron de Malvoisin la nomination à la cure, avec tous les droits qu'ils avaient à Champigneule, dont ils étaient seigneurs fonciers. Il est certain qu'en 1550 Henri, évêque de Toul, confirma à Bertran, abbé de saint

Arnou et au prieur de Lay, les trois églises

de Saint Christophe de Lay, de saint Evre de Champigneule et de saint Barthelemy, situées en un vallon dans les bois de Haye. Cette église de saint Barthélemi et le village qui y était joint ne subsistent plus depuis long-temps. A la place du village et de l'église on a bâti depuis un hermitage, qui y a subsisté jusque après l'an 1656, qu'on a démoli l'un et l'autre, et l'on er a employé les pierres à bâtir la maison de M. le comte de Fontenoy à Champigneule.

La tradition du pays veut que ce fut à - saint Barthelemi que des impies mirent à mort Arnoû, fils de la comtesse Eve, fondatricc du prieuré de Lay, frère d'Udalric, qui fut archevêque de Reims.

Le curé de Champigneule desservait l'annexe de Pixerécourt à l'alternative pendant une semaine, avec le curé de Bouxières-nu-Dames une autre semaine, et ils se partageaient entr'eux la moitié des dimes dudit Pixerécourt, et l'autre moitié était pour les religieux de Lay.

Il y a à Champigneule un hôpital, l'oratoire de Notre-Dame de pitié; la chapelle de saint Roch. Collateur, le seigneur de la Grande-Maison ; revenu dix francs, charge U1I10 II1CSS0.

Le duc Charles II remporta en 1407 une fameuse victoire près Champigneule. On voit dans ce lieu une papeterie et une fayencerie. Le château de M. le comte de Fontenoy à Champigneule est fort bien bâti, les jardins en sont magnifiques et il y a de fort belles eaux.

CHAMPIGNEULE. — Il y a encore un autre Champigneule du diocèse de Toul, doyenné de Bourmont. L'église a pour patron saint Thiébault; collateur, le commandeur de Robécourt; décimateur , le même commandeur pour les deux tiers, le curé pour l'autre tiers. Le seigneur du lieu a la moitié de la dime dans certaines contrées; l'église de Rosières dans quelques autres terres. Cour souveraine de Lorraine.

Il y a dans l'église paroissiale deux chapelles. 1°. La chapelle de Notre-Dame ;

patron, le seigneur du lieu; revenu 510 francs, charges, 24 messes. 2°. La chapelle de saint Roch. Revenu dix francs ; charge une messe le jour de saint Roch. Il y a dans ce village 42 ou 45 habitans; seigneur, M. le baron de Riocourt, premier président à la chambre des comptes de Lorraine. CHAMPS. — Champs, nommé en latin Campus, village de Vôge, près la petite ville de Bruyères, lieu célèbre pour avoir été autrefois un palais des rois de France. Les annales de Metz et les annales d'Eginhard nous apprennent que l'empereur Charlemagne en 805, après avoir passé par Thionville à Metz, vint àChampsvers le commencement du mois d'août, pour y prendre le plaisir de la chasse, et que pendant qu'il y était, Louis, son fils l'y vint trouver après son expédition dans la Bohême et dans la Pannonie ; et que de Champs, l'empereur passa au château de Remiremont, où ayant séjourné quelque temps pour y prendre le plaisir de la pêche, il revint passer l'hiyer à Thionville. Louis le débonnaire venait de même assez souvent dans les montagnes de Vôge, surtout à Remiremont, pour y passer les derniers mois de l'êté dans l'exercice de la chasse et de la pêche. On ne voit plus aujourd'hui à Champs auçun vestige de château ou de maison royale, mais l'église a assez l'air d'antiquité dans sa construction massive et solide : c'est la paroisse du lieu ; elle est du patronage des dames de Remiremont, et 'est dédiée à Dieu sous l'invocation de l'Assomption de la sainte Vierge. Cette paroisse est des plus étendues, ayant quatre ou cinq annexes ; savoir : l'Aveline, Belmout, la Chapelle, saint Jacques du Statt, Grange, Jussarup, desquels dépendent encore différens villages, granges et hameaux. L'Eglise de la ville de Bruyères était aussi annexe de Champs avant qu'elle fût érigée en cure, ce qui arriva le 15 juillet 1612, par M. de Porcelets, évêque de Toul. Pour le temporel, Champs et ses annexes sont de la seigneurie et souverainetè de Lorraine et dépendance du bailliage de Bruyères. Il y a deux ehapelles fondées dans l'église de Champs; celle de saint Maur et celle de saint Jean-Baptiste. Et tant le lieu de Champs que ses annexes, ont plusieurs cens ou métairies dans leur dépendance : on peut voir le pouillé de Toul sous le titre de Champs et ses annexes.V. Bruyères. CHANTEHEUX. — Chanteheux, petit village du diocèse de Toul , à gauche de la Vezouze, à une demi-lieue au-dessus de Lunéville. Ce lieu dépend de la paroisse de Huviller, aujoHrd'hui Jolivet , et il y a une église succursale dédiée à saint Barthelemi. Ferri, duc de Lorraine, et Burniques sire de Ristes sur Feste, s'étaient accompagnés dans les villes et terres de Lunéville, Vlchaviller, Moncel, Chanteheux , Villers, Ménil, etc. Il se déportèrent l'un et l'autre de cet accompagnement en 1515, et consentirent à demeurer chacun dans leurs anciens droits et usages, excepté ce qui suit : Que les hoirs de leurs hommes suivront la seigneurie de leurs pères et non de leurs mères. La femme suivra la seigneurie du mari ; étant remariée, elle suivra la seigneurie de son second mari. Les enfans nés hors mariage suivront la seigneurie de leurs mères, etc. Le duc Charles IV vendit en 1652 la terre de Chanteheux à Chrestien de Nogent, seigneur de Vihuviller, à faculté de rachat, pour la - somme de deux mille francs. Mais ce qui rend Chanteheux recommandable est le magnifique sallon que le roi de Pologne, duc de Lorraine , a fait bâtir auprès de ce village, vis-à-vis du château de Lunéville, du côté des bosquets. Il y a de l'un à l'autre une belle avenue , d'une demi-lieue de longueur, bordée de charmilles et de vignes des deux côtés. Le rez-de-chaussée de cette espèce de château a plus de largeur que le premier étage, et celui-ci plus que le second, qui forme un donjon, de la terrasse duquel la vue se porte à une distance prodigieuse du

côté de la Vosge et des montagnes de Suisse. Les objets plus rapprochés sont extrêmement variés : ce sont villages, hameaux, bois, prairies, rivières, ruisseaux et étangs, de belles plaines, des montagnes et des collines agréables.La beauté et le bon goût de ce sallon magnifique font l'admiration de tous les curieux. CHARDOGNE, — Chardogne, village du diocèse de Toul, dans le Barrois mouvant, situé entre la ville de Bar-le-Duc et l'abbaye de Ste. Hoult, entre deux ruisseaux qui tombent dans l'Ornain. Juridiction du juge des seigneurs, office, recette et bailliage de Bar, présidial de Châlons, parlement de Paris. La paroisse a pour patron saint Remi; les seigneurs et l'archidiacre de Rinel nomment à la cure. M. le marquis de Lenoncourt en est sei . gneur, haut, moyen et bas justicier. Il y a dans l'église une chapelle sous l'invocation de saint Sébastien, fondée par les seigneurs qui en ont la collation. Le curé est décimateur pour un cinquième et un quinzième dans la grosse dime; le chapelain de la chapelle de saint Sébastien pour un cinquième ; les seigneurs pour un cinquièm2 ; MM. Le Bégue et Didelot de Bar pour deux cinquièmes; le curé a encore moitié dans la menue dîme et toutes les novales; le pouillé de Toul est un peu différent de ceci, on peut le consulter. Il y a dans Chardogne environ deux cents habitans. La maison de Chardogne était de l'ancienne chevalerie, aujourd'hui éteinte; elle portait de gueule à cinq annelets d'argent mis en sautoir, au Lambel de trois pendans de même ; cette terre est passée à la maison de Lenoncourt. CHARMES - SUR - MOSELLE. _ Charmes est une petite ville située sur la Moselle, à une lieue au-dessous de Châtel, dans une situation fort agréable, avec titre de prévôté, aujourd'hui bailliage, ayant dans son district environ 24 villages ou hameaux. Il y a un couvent de capucins bâti en 1627 , et une maison de filles du tiers-ordre de saint Dominique. Les coutes

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