Images de page
PDF

Raoul de Torote eut pour successeur ! En 1386, Pierre de Bar, seigneur de dans le siège de Verdun, Gui de Trainel, Pierrefort, s'empara de Charny au quaauquel succéda, en 1245, Gui de Mello , torzième siècle, el y mit une garnison qui sous lequel les brouilleries avec les bour-rançonnait toute la province. Il parait que geois recommencèrent. L'évêque publia l'évêque Louis d'Haratcourt, qui mourut contre eux une sentence d'excommunication en 1456 était en possession de cette forte et un interdit général contre la ville, d'où resse; mais sous l'évêque Nicolas Psaume, il se retira portant le corps de Notre-Sei- elle était possédée par des princes étrangneur à la tête du clergé. Ces choses aigri-gers. Aujourd'hui Charny est à la France, rent de plus en plus les bourgeois , et ils et son château a été démoli comme presque commencèrent à fortifier la ville, et à en tous les autres du pays. réparer les brêches.

CHARPAGNE. Voyez SCARPONE. L'évêque feignant de renvoyer ses trou- CHATEAU-BRETAIN, Voy. BREpes auxiliaires fit entrer les siennes dans / HAIN. ses châteaux de Charpy , de Dieuë et de CHATEAU-SALINS, Château-SaVatronville. Les bourgeois de Verdun ré- lins, lieu célèbre par ses salines, est situé solurent de les y aller forcer, et sortirent sur la petite Seille, qui se dégorge dans la de la ville le lundi d'après la St. Barthéle- Seille, auprès de Salone. Château-Salins my 1226, au nombre de douze ou treize est distant d'une bonne lieue de Vic, de mille hommes. L'évêque Gui de Mello , deux lieues de Moyen-Vic, et de deux lieues qui était sorti de Charny avec environ trois et demie de Marsal. " cents hommes de ses gens, ayant aperçu Château-Salins n'est pas ancien; il n'en l'armée des bourgeois, gagna le haut d'une est pas fait mention dans l'ancienne histoire montagne pour fondre sur eux lorsqu'ils du pays. (1) Le père Donat, tiercelin, passeraient. Il les attaqua avec tant de vie assure que le duc Raoul acheta dans l'évêgueur qu'il les mit en fuite, et les obligeaché de Metz, auprès d'un seigneur de Màde lui demander la paix, puis retourna latour, une place où il fit un château et victorieux à Charny.

des salines, ce qui donna occasion à l'éCette place subsista avec réputation sous vêque de Metz de bâtir à l'opposite le chales évêques, ses successeurs; ensuite elle teau de Beaurepaire (2). Nous savons que tomba entre les mains des comtes de Bar, le duc Ferri III associa Thiébaut, comte auxquels elle fut engagée pour une somme de Bar, à la moitié du fief qu'il tenait à d'argent.

Amelincourt (aujourd'hui Château-Salins), En 1316, Robert , duc de Bar, établit et au tiers des salines du même lieu, en 1277. Clarin de Crepi , son procureur-spécial, à On sait aussi qu'Isabelle d'Autriche, comparaître en son nom devant Gui de veuve de Ferri IV, duc de Lorraine , déRoye, évêque de Verdun, pour lui signi- cédé le 21 avril 1329, ayant fait bâtir vers fier que la terre, forteresse et chatellenie de l'an 1340, près d'Amelincourt, un château Charny, et ses appartenances lui appar-nommé à présent Château-Salins (3); tiennent , et pour recevoir le serment dudit Ademare , évêque de Metz , en fit construire évêque, de n'aliéner, ni transporter, ni un autre à quelque distance de là, qu'il mettre en autre main qu'en la sienne ou en nomme Beaurepaire, pour tenir en bride celle de ses héritiers , et généralement de Château-Salins. faire tout ce qui appartient à ce cas, comme le duc ferait s'il était présent (1). Le duc (1) Donat; Hastoire de Lorraine sous le duc de Bar était donc maitre de Charny, et l'é- | Raoul.. vêque de Verdun le tenait de lui et lui enl. (2) Archives de Lorr. tol, dos recueils de faisait hommage. .

(3) Histoire de Lorraino t. 3, p. 512, 523 ec (1) Hist. de Verdun, p. 26, freuves. 1524.

- Tout ceci se passa en l'absence du jeune qui aboutirent à une guerre ouverte entre duc Raoul, qui était alors à l'armée dus la duchesse et le prélat. roi Philippe de Valois ; à son retour il Ademare fit partir son frère Vautier , ou trouva l'esprit de l'évêque Ademare fort | Gaucher, à la lète de ses troupes , qui firent aigri contre la duchesse Isabelle , régente, le dégat dans la campagne aux environs de car le duc Raoul n'était pas encore en ma- Château-Salins, puis s'approchèrent de la jorité; le prélat avait amassé beaucoup de place comme pour l'assiéger. La garnison, troupes, et avait attiré dans son alliance le commandée par Jean de Wisse et Pierre comte de Bar et quelques autres seigneurs du Chatelet, fit une vigoureuse sortie du pays,

sur les gens de l'évêque. Le combat dara La guerre fut déclarée de la part de l'é- jusqu'au soir, et les deux armées se sépavêque en 1942, et les hostilités commen- rèrent sans qu'on pût dire à qui la victoire cèrent dès-lors de part et d'autre avec était demeurée. beaucoup de vivacité; tout le pays eni res- Le reste de l'année 1347 et l'hiver de sentit les violens effets, Le comte de Bar 1348 furent employés de part et d'autre à étant mort en 1344 on songea de part et ramasser des troupes nouvelles et à se ford'autre à faire la paix. On prit pour arbi- tifier par des alliances. Dès le mois d'avril, tre le comte de Luxembourg , qui en régla la duchesse régente fit avancer ses gens sous les conditions en cette sorte: Que l'évêque la conduite de Jean de Wisse et de Pierre paierait au duc Raoul dix mille livres; du Chatelet sar les terres de l'évêque de qu'au lieu de Moïen et de Remberviller, Metz, ils y firent de grands ravages et allequi avaient été cédés an duc, l'évêque rent mettre le siége devant St. Avold. Mais Ademarelui laisserait en toute hauteur, Tur-ils furent repoussés, et Ademare les ayant kestein et tout ce qu'il possédait dans le attaqués avec toutes ses forces , les baltit et diocèse de Metz (1). Que le même évêque en tua jusqu'à deux mille trois cents. ne répèterait rien au duc Raoul pour tout. L'évêque entra ensuite sur les terres de ce qu'il prétendait lui être dů. Le traité de Lorraine, et après les avoir ravagées, vint paix est du lundi , veille de la St. Barthe mettre le siége devant Château-Salins. lémy 1344. Ainsi le chåleau de Château-| La duchesse douariere fit à l'évêque des Salins subsista, et demeura au duc de Lor- propositions de paix qui furent agréées. raine.

Après la paix conclue, la duchesse proMarie de Blois, épouse du duc Raoul, posa à Ademare, en attendant qu'il eût ayant été reconnue régente de Lorraine ramassé les sommes nécessaires pour la après la mort du duc son époux, arrivée payer , qu'il mit en dépôt entre ses mains en 1346, fit ses reprises auprès de l'évêque son château de Beaurepaire; en sorte que Ademare, de tous les fiefs que les ducs de Marie de Blois se vit tout-à-la fois maiLorraine, prédécesseurs de Raoul , son tresse des deux chåteaux de Beaurepaire et époux, et du duc Jean son Fils, tenaient de Château-Salins. de l'évêque de Metz (2), Ademare qui souf- Celte rencontre lui fit naître la pensée frait très-impatiemment l'érection de Châ- de les garder tous deux, et lorsque l'évêteau-Salins, près d'Amelincourt, envoya que presenta l'argent dont on était conveni, son frère Vautier à Nancy sommer la du- on chercha des prétextes pour eluder les chesse régente de lui faire aussi hommage promesses. Ce prélat irrité, leva de noupour cette nouvelle forteresse, et pour lui velles troupes qu'il joignit à celles des Mesdéfendre de construire de nouveaux bâti- sins, et vint assiéger Château-Salins, le prit le mens dans les fiefs relevans de son évêché. démolit et en arracha jusqu'aux fondemens. Il y eut sur cela de grandes contestations, Il en usa de même envers les châteaux d'A(1) Histoire de Lorraine , t. 2. p. dcxi. melincourt, de Donjeu, d'Etanville, (peut

) Histoire de Lorr. pag. 532 et 533 être Etrevalle) et de saint Evre, qui appar

fenaient à la duchesse ; elle fit enfin la paix par Nicolas de Gournay , et allerent mettre avec l'évêque, et renonça à tous les droits le siège devant le Châtel-Saint-Blaise. Cette qu'elle prétendait sur les terres et châteaux forteresse n'était défendue que par quinze qui faisaient alors le sujet des contestations. Marengeois ou paysans (1). Pendant une

En 1348 Ademare , évêque de Metz , grande pluie qui survint, les assiégeans engagea à la duchesse de Lorraine la forte s'étant retirés dans leurs maisons à Metz maison de Beaurepaire pour trois ans, le samedi au soir, les assiégés enlevèrent le pour caution de la promesse qu'il lui fit, dimanche les deux bombardes que ceux de de n'empêcher le rétablissement de la forte Metz'avaient laissées devant le château. Les maison de Château-Salins , qu'il avait fait Messins en firent grand bruit, et s'en plaidémolir, et s'obligea à six mille florins gnirent au Maitre-Echevin, qui jura qu'il envers ladite dame, qui promit rendre la- ferait déclarer chelmes ceux du Chåteaudite forteresse de Beaurepaire après les Saint-Blaise, pour avoir ainsi, en trahitrois ans espirés.

son, et non en bonne guerre, enlevé leurs Le château de Beaurepaire ne subsiste bombardes. On ajoute qu'il y eut un procés. plus, mais Château-Salins est devenu fortverbal dressé, et il fut dit que furtivement, considérable par ses salines, car pour ses mal à-propos , et contre les bonnes lois de fortifications, on ne les considère plus au- la guerre, lesdites pièces avaient été enlejourd'hui comme choses qui méritent atten- rées. La place ne fut prise que par comtion. Les ducs de Lorraine depuis long-position, et les quinze soldats avec leur temps, possèdent Château -Salins sans capitaine sortirent du château , vie, biens aucune dépendance des évêques de Metz; et bagues saufs. il ne paraît pas même qu'ils aient jamais Châtel-Saint-Blaise est du ressort du relevé d'eux pour cette seigneurie. Le bail-parlement de Metz , et situé entre Jouylage de Château-Salins est composé de aux-Arches et Corny. trente-cinq villages ou bameaux. | CHATEL-SUR - MOSELLE ET AU

Autrefois Château-Salins était le siége BIEY, Prieuré. - Chatel, ou comme on du prévot de la Marchisie de Lorraine. prononce ordinairement, Chaté-sur-Mo Voyez notre dissertarion sur le titre de selle, est une petite ville située sur la MoMarchis, affecté dès le commencement aux selle, entre Charmes et Epinal. (2) ducs de Lorraine, et des droits annexés à La seigneurie de Châtel a toujours été cette dignité.

i distinguée du duché de Lorraine, comme L'eau de la saline de Château-Salins est en étant un fief mouvant du comté et du daché viron à onze degrés, comme est aujourd'hui de Bar, et du marquisat du Pont. Ses seià peu près celledeRozières, depuis la gradua- gneurs, dans le douzième siècle avaient tion. On n'en a point fait à Château-Salins, titre de comte; un seigneur de Châtel ayant reau étant d'elle-même suffisament salée. Dépousé Clémence, fille de Polmare, comte

Il y a à Château-Salins une communauté de Châtel ; c'est ce que dit M. l'abbé de de religieuses de sainte Elisabeth , vulgai-Longuerue(5)dans sa description de la Franrement nommées Sours grises.

ce, mars nous croyons qu'il a confondu ChâCHATEL-SAINT-BLAISE. - Cha-tel-sur-Moselle avec Castre, Castel ou tel-Saint-Blaise , aujourd'hui hameau de la Bliscastel. Voyez au tome II de la seconde paroisse d'Augoy, diocèse de Metz , situé édition de l'Histoire de Lorraine, la généasur une haute montagne, à un quart de logie des comtes de Castre. lieue d’Augny et deux de Metz vers le midi. Gérard de Lorraine, premier comte de

C'était autrefois un château de la souve-Vaudémont, frère de Thierri, duc de Lorraineté des ducs de Lorraine. En 1843, W Histoire de Lorraine, t. 5. p. 600. ceux de Metz mirent sur pied une armée ) M. l'Abbe de Longueruc, P. 193. d'environ cinq mille hommes, commandée (3) Idem page 142

raine, (1) ayant imprudemment déclaré la gogne , auquel elle apporta en mariage les guerre à Heimbert, duc de Bourgogne, terres de Châtel-sur-Moselle, Bainville-auxfut battu et fait prisonnier ; il ne sortit de Miroirs et Chaligni. prison qu'en cédant au duc de Bourgogne Alix de Vaudémont en 1399 fit ses rela yille de Châtel-sur-Moselle en indemnité prises pour Châtel-sur-Moselle auprès de de Suniacum ou Xugnei, ou Savigni, que Robert, comte de Bar , pour le château et Gérard d'Alsace, duc de Lorraine, père chatellenie de Chatel - sur-Moselle, de de Gérard, comte de Vaudémont, avait Bainville et leurs dépendances , qu'elle reautrefois pris sur le duc de Bourgogne. connait tenir ligement dudit comte.

Mais je pense que le duc de Bourgogne Thiebeau de Neuchatel, maréchal de se contenta d'exiger l'hommage du comte Bourgogne, dans son testament passé à de Vaudémont pour Châtel-sur-Moselle, Dole, le 28 octobre 1463, donne à Henri et qu'il en laissa la seigneurie et la propriété son fils ainé, les terres de Neuchatel, de sauf l'hommage, au comie Gérard , car on Châtelet, de Blamont, Clairmont, Chalelremarque que cette seigneurie a toujours sur-Moselle, Epinal, Bonneville et Chaligni. fait partie du comté de Vaudémont. Le De la maison de Neuchatel , les villes de même comte Gérard de Lorraine dont on Châtel-sur-Moselle et de Bainville-aurvient de parler, fondant le prieuré de Miroirs passèrent à la maison des comtes Belval , lui donna la dime de Châtel, qui d'Isembourg , en Allemagne. (1) . n'est éloigné que d'une lieuc de Belyal; (2) Le duc Antoine les acquit en 1543, de un autre comte de Vaudémont, donna au Valentin comte d'Isembourg, en lui donmême monastère de Belval les moulins de nant en échange Vaudrevanges et Belrain, Châtel, ce qui suffit pour prouver qu'il ou Bérus, dans la Lorraine Allemande. était seigneur de cette ville. Encore aujour- L'hommage de Châtel-sur-Moselle, apd'hui les Bénédictins de Nancy, comme partenait au duc de Bar, à cause de la préprieurs de Belval, en sont curés primitifs. vôté et château de Foug, membre dépen

En 1216, Hugues III du nom, comte dant du duché de Bar. de Vaudémont, fait hommage-lige à Henri Le sept avril 1431, (2) le duc Charles II comte de Bar, de tout ce qu'il tient au étant à Charmes , suivi de sa noblesse, se comté de Vaudémont; et en 1219, le même fit rendre par Thiébaut de Neuchatel, les Hugues se reconnait homme lige de Blan- fois et hommages pour la ville de Chatel et che, comtesse de Troyes et de Champagne, Bainville; mouvans du duché de Bar. Jean et à son fils , sauf l'hommage lige du comte d'Haussonville, maréchal de Lorraine, de Bar. Voyez ci-après Vaudémont. portant la parole, en fit voir l'obligation

Le comte de Vaudément, Hugues II du et l'origine dans Alix de Vaudémont, fille nom, fit son testament en 1235; et dans de Henri comte de Vaudémont, laquelle le partage qu'il fait de ses biens à ses trois porta cette ville dans la maison de Neufils, il donne à Hugues , qui était l'aîné, chatel par son mariage avec Thiébaut, et Vaudémont, Chátel, Chaligni, Vitri et qui en fit ses reprises de Robert duc de Vandelainville. Châtel appartenait donc Bar , lui étant à Châtel le huit février 1399 encore aux comtes de Vaudémont en 1235, 1 (ou 1400) (3), et le seize juillet 1431, et il demeura dans cette maison jusqu'au Thiébaut demanda délai au duc pour faire mariage d'Alix , seconde fille de Henri V jurer ses fiéfés, qu'il désigne, et qui ont du nom, comte de Vaudémont, qui épousa pareillement prêté serment audit seigneur Thiébeau de Neuchatel, maréchal de Bour-duc.

1 (1) Longueruë t. 2, p. 196. ( Bayon, Hist. Mediani Monasterü, t. 88, (a) 1431. Archives dc Lorrainc, Châtel-surpages 265, 266.

Moselle. (s) Historia Mediani Monasterü p. 269. (3) 1299. — 1400.

En 1472, Henri de Neuchatel donna acte Enfin, en 1471, le 17 juillet, René Jer d'obéissance et d'ouverture au roi et duc donne procuration au duc Nicolas de re René ler, des villes, châteaux et dépendan-cevoir en foi et hommage , Henri de Neufces de Châtel-sur-Moselle et Bainville. Châtel pour Chatel et Bainville confisqués

Le même roi et duc René ler vendit le sur lui(1), pour les guerres et cruautés qu'il neuf juin 1480 l'hommage de Châtel-sur-avait exercés dans le duché de Bar, et pour Moselle au roi Louis XI, pour la somme avoir refusé de faire hommage. de soixante mille livres.

Pendant la guerre du maréchal de BourRené étant mort trois mois après, le dix gogne contre la Lorraine en 1471 (2), et juillet 1480, la somme ne fut pas payée, pendant l'absence du duc Nicolas, qui et l'hommage ne laissa pas de demeurer au était à Paris, et ne se hâtait pas de venir roi de France jusqu'à François fer, qui re- en Lorraine pour prendre possession de mit l'hommage de Châtel-sur-Moselle au ses états, les régents de Lorraine résolurent duc Antoine, au mois de mai 1517, en de faire le siége de Châtel-sur-Moselle. considération des services qu'il lui avait! Ce siége fut commencé à la mi-carême. rendus dans les guerres d'Italie, et il lui de l'an 1471 ou 1472 avant pâques ; le remit la souveraineté de Châtel-sur-Moselle comte de Salm, maréchal de Lorraine y et de Bainville-aux-Miroirs ; on en pourra commandait. On raconte que le due Nicovoir les Chartres dans la seconde édition las , qui était toujours à Paris., presumant de l'histoire de Lorraine.

que Châtel serait bientôt pris, en donna la On sçait que le comté de Vaudémont fut! confiscation à un seigneur nommé Clerréuni au duché de Lorraine par le mariage mont. Mais ce seigneur s'étant présenté au de Ferri de Lorraine avec la princesse Mar- conseil de Régence qui était à Charmes près guerite de Vaudémont. Auparavant il rele-Châtel, on lui répondit que le duc Nicolas vait du duché de Bar.

avait fait ce don imprudemment et sans Châtel-sur-Moselle était autrefois con- connaissance de l'état des choses ; que si sidéré comme une place importante, ayant les gens de guerres qui étaient au siège un bon château, et étant fort par sa situa- étaient informés de cette disposition faite tion sur le penchant d'une montagne, au en sa faveur, cela ralentirait beaucoup pied de laquelle coule la Moselle. leur courage à pousser le siége. On dit

Sommation fut faite en 1467 (1) à Thié- aussi que le roi Louis XI ayant demandé baut de Neuf-Chatel de venir faire à Bour-au duc Nicolas quelques troupes pour être mont ses reprises de Châtel et de Bainville, employées contre le duc de Bourgogne, le selon l'ordre du roi René.

| duc Nicolas sans délibérer, manda à son La même année il y eut une guerre entre maréchal de lever le siége de Châtel, et ledit Thiébaut, le duc Jean de Calabre et d'envoyer ses troupes au roi. Mais le mason fils Nicolas. Jean de Beaufremont et réchal de Salm s'excusa d'obéir, et le roi Erard d'Haraucourt furent députés pour même pe put désapprouver ses raisons. négocier la paix. On voit dans les archives Cependant les officiers du maréchal de de Lorraine la relation de cette guerre. Bourgogne ramassaient des troupes pour

Le duc de Bourgogne offrit sa médiation venir au secours de Châtel. Le maréchal de pour accommoder ce différent, et en 1470, Lorraine en étant informé, feignit de vouaprès la mort de Thiébaut de Neuf-Chatel, loir donner l'assaut à la place. On fit des son fils Henri de Neuf-Chatel, demanda la propositions d'accommodement : on conpaix au duc de Lorraine, par la médiation vint lo que le maréchal de Bourgogue redu duc de Bourgogne, et se soumit de reconnaître le duc Jean de Calabre pour son

(1) Archives de Lorraine, Layette Chatel. souverain seigneur.

(2) Histoire de Lorraine, i. 2, p. 887, 888,

$89, el chronique de Lorraine, pag. xxxvj, et (1) En 1467, le 17 août.

| xxxvij.

« PrécédentContinuer »