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noncerait à tout le droit qu'il pouvait pré-| En 1479, le 4 octobre, les seigneurs ef tendre sur la ville d'Epinal. 2° Que tous fiéfés du duché de Bourgogne, promettent les environs de Châtel, hormis Romont, pour procurer la liberté à Henri de Neudemeureraient aux Lorrains.

Chatel, prisonnier du duc René, que les Moyennant ces conditions, le siége de terres de Châtel-sur-Moselle, Bainville et Châtel fut levé. On prétend que le dépit Chaligni, ne seront ouvertes à personne qu'eurent les seigneurs Lorrains de ce que que du consentement dudit duc. le duc Nicolas avait donné Châtel au sei- Saladain V ou Salantain d'Isembourg, gueur de Clermont, fut la principale cause ayant épousé Elisabeth d'Hunstat, préde la levée du siége. A peine l'armée Lor-tendait à la seigneurie de Châtel-sur-Moraine fut partie de devant Chåtel que l'on selle contre les dames Antoinette , Marguey vit arriver le secours des Bourgnignons, rite, et Anne de Neu-Chatel , filles de conduit par M. de Neu-Chatel, fils du ma- Thiébaut de Neu-Chatel (1). Il fit pour réchal de Bourgogne et par plusieurs sei-soulenir son droit, de vires et, longues gneurs de marque, L'on jugea à les voir, poursuites , ayant même employé le pape qu'ils étaient bien huit mille hommes. Dès pour cela ; mais il fut débouté par sentence le lendemain ils s'avancèrent contre la du bailliage de Saint-Mihiel. ville de Charmes, où commandait Jacques En 1623, M. de Badeville bailli de d'Haradcourt, Bailli de Lorraine. | Chatel-sur-Moselle, résolut avec son épouse

Le conseil de régence de Lorraine man- de donner aux religieux réformés de St.da promptement le ban et arrière ban de Vande, un établissement à Chåtel. Il en Lorraine, et en un jour et une nuit, l'ar- écrivit au chapitre général , qui lui réponmée se trouya renforcée de six mille hom- dit qu'on acceptait volontiers ses offres , mes. Thomas de la Rape, bailli de Vau- mais qu'il fallait auparavant demander l'adémont, amena ceux du comté de Vau-grément à monseigneur l'évêque de Toul, démont, qui étaient environ huit cents; Je ne sais si ce prélat y forma quelque oples troupes Bourguignones ayant vu ce position; mais la chose n'a point eu d'exé renfort, jugèrent à propos de se retirer cation, dans leur pays.

Cette ville soutint plus d'un siège sousEn 1475, pendant la guerre du duc le duc Charles IV. Dès avant l'an 1636. Charles de Bourgogne contre le duc René les Français s'étaient rendus maîtres de la II (1), la ville de Châtel, de même que plupart des petites villes de Lorraine. Le les autres du pays (2), furent aisément duc Charles IV en reprit un bon nombre prises pour le duc de Bourgogne, qui mit en 1637, et en particulier, Charmes et partout des garnisons. On a remarqué dans Châtel-sur-Moselle. Duhalier forma le siége cette occasion l'ancienne antipathie de ceux de cette dernière place en 1641. de Châtel-sur-Moselle contre la ville de Le 28 août 1641, l'armée française Charmes ; car cette dernière ville ayant été partit d'Epinal et vint camper devant Chåforcée, ceux de Châtel se montrèrent plus tel-sur-Moselle. Duhalier étant retourné à acharnés à sa ruine que les ennemis mêmes, Nancy , le comte de Grancey fit battre la ayant acheté plusieurs chariots de butin et place. Le 29 on y fit une brèche, et les jusqu'aux cloches de Charmes, qu'ils firent soldats de Grances y donnèrent l'assaut , mener dans leur ville ; il ne parait pas que malgré les cris des habitans, qui demanChâtel soit rentré dans l'obéissance du duc daient quartier , craignant d'être abandonRené jusqu'après la mort du duc de Bour-Inés au pillage; la garnison s'étant retirée gogne en 1476.

au château avec le gouverneur Vaterille, la

ville se rendit sans faire beaucoup de résis(1) Chronique de Lorraine:

ance. (3) Histoire de Lorraine. 1:2, p. 1017, 10:8. (1) 1542. — 1543. .'

Duhalier était occupé à ce siége, lors- fortifier en diligence Epinal et Châtel (1). qu'il reçut ordre de la cour de se transpor-|Ces deux villes furent assiégées en 100 ter à Paris aussitôt après la reddition de par le chevalier de Fourille. Le comte de Châtel, pour rendre compte à la cour de Tornielle commandait dans Epinal et Beausa conduite, On ne doutait pas de sa fidé-fort dans Châtel; cette dernière ville fut lité, mais sa femme avait découvert un se investie le 28 septembre. cret dont on fit porter la peine à son mari. Beaufort oublia dans cette occasion toute Il alla en cour et revint bientôt après , avec son ancienne fermeté ; il parla de capituler ordre de réduire à l'obéissance de Sa Ma-presque aussitôt qu'il eut vû l'ennemi ; les jesté le reste des places de Lorraine qui articles de la capitulation furent dressés dès s'étaient rendues au duc.

le trois de septembre. Les assiégés promirent Ce fut le comte de Ligniville , qui en de se rendre au maréchal de Créqui, qui l'an 1650 les ramena à l'obéissance du duc était devant Châtel , si dans quatre jours, Charles IV. Il défit Roze-Vorms près de à commencer au premier d'octobre, il ne Châtel , et incontinent après, il fit le siége leur arrivait du secours capable de faire de cette place, Beaufort en pressa si vive lever le siége; les quatre jours écoulés, ment les attaques, que Vely, gouverneur | Beaufort remit la place et se retira à Bitche. pour la France, après quatre jours de ré-C'est à peu près ce que nous savons de sistance, fut obligé de capituler. ; Châtel. Les fortifications en ont été démo

On dit que Ligniville fit accroire au lies au dernier siècle. gouverneur que la mine était prête à jouer, La paroisse est consacrée à St. Laurent; et que le gouverneur, ayant envoyé pour et l'abbé de St. Leopold de Nancy, à cause reconnaître l'état de la chose, on lui fit voir du prieuré de Belval qu'il possède, en est une caque de navette sur laquelle on avait curé primitif ; autrefois l'église de Morirépandu quelque peu de poudre; ce qui ville, village situé à une lieue de Châtel,, l'obligea à rendre la place.

en était la mère église. L'année suivante, 1651, le maréchal del Les capucins furent reçus à Châtel en la Ferté alla mettre le siége devant Châtel, 1707, et furent logés dans l'ancien château. que le comte de Ligniville avait repris, avec Les religieuses de la congrégation y ont plusieurs autres places. Châtel était la ville aussi un établissement ; il y a de plus un la plus forte et la mieux munie de toutes hôpital et un hôtel de ville. celles de ces quartiers là. Beaufort en était J'ai parlé plus au long des derniers siéges gouverneur; après six semaines de siége et de Châtel, dans le dernier tome de l'hisquatre mille coups de canons tirés contre toire de Lorraine , première édition. la ville, elle se trouvait encore en état de Le nouveau bailliage de Châtel s'étend résister assez long-temps.

entre les bailliages de Lunéville , de RosièLe duc Charles IV craignant la perte deres et d'Epinal. Il se gouverne selon la tant de brares gens qui s'étaient enfermés coutume de Lorraine, excepté les villages dans la ville, envoya un capitaine de ses de Bademenil, Padoux et Saint-Genois, gardes, nommé Agecourt, pour traiter de qui suivent celle d'Epinal. Autrefois Châtel la reddition de Châtel avec la Ferté. Les avait ses usages particuliers, qui tenaient conditions furent bientôt arrêtées, et la ville lieu de coutume, mais ils furent supprimés fut rendue prématurément.

de même que ceux de Vaudémont, par Le duc Charles IV (1), pressé par le roi | édit du 10 mars 1723. Louis XIV de lui envoyer ses troupes, fut! La maison de Châtel était de l'ancienne si mal satisfait des manières que la France chevalerie de Lorraine. Elle portait d'aravait pour lui et pour ses gens, qu'il fit gent à la face vivrée de gueules ; cette mai

son a été alliée à celle de Lenoncourt. (1) Ibid. p. 640.

! (1) 1670.

Aubier est un prieuré de la dépendance race de la maison du Chatelet , qui subsiste d'Hérival près Remiremont. Aubiey est si- encore aujourd'hui avec honneur en France tué sur la Moselle, à une demi-lieue de et en Lorraine. Le Châtelet n'est plus posChâtel ; il dépend de la communauté de sédé aujourd'hui par la maison du ChâteNomexi.

let mais par celle de Bassompierre. Nous avons parlé ailleurs du prieuré de Le Châtelet est de la paroisse de Baroille, Belval , qui est aussi au voisinage de dont l’Eglise est dédiée sous l'invocation de Châtel.

St. Evre (1), à la présentation de l'abbesse Les verreries de Porcieux et de Magnien-de l'E:ange, elle y est décimatrice pour les ville , sont de même au voisinage de Châtel deux tiers de la dîme, contre le curé pour sur le ban de Porcieux et dans la forêt de l'autre tiers ; les seigneurs du Châtelet Terne, sur le ruisseau de Viller, de la avaient fondé dans leur château trois chacommunauté de Moriville, qui était ci- pelles ; premièrement celle de Notre-Dame, devant la mère église de Châtel ; lesdites deuxièmement de Ste. Anne, et troisièmeverreries autorisées par arrêt du 25 janvier ment de Sie. Catherine , lesquelles sont 1705.

réunies en une seule, qui est presbytérale, CHATELET (LE). — Le Chatelet est un son revenu est de trois cents livres. Charges; château situé à deux lieues de la ville de Neu-cinq messes par semaine ; patron, les seichâteau en Lorraine, etassez près de l'abbaye gneurs du lieu. de l'Etange, habitée par des filles de l'ordre Les armes de la maison du Châtelet sont de Citeaux, et du bourg de Châtenoy, qui d'or à la bande de gueules, chargées de est au midi du Châtelet. Ce château doit trois fleurs de lys d'argent. son origine (1) à Thierri d'Enfer ou Thierri CHATENOY, bourg et prieuré. Redu Diable, second fils du duc Ferri de MONVAUX, prieuré. Lisoú ou Lucofas. — Bitche, et de Ludomille de Pologne. Il est Chalenoy est un bourg de Lorraine , avec situé sur une éminence , et assez près d'un titre de prevôté royale, qui a juridiction ruisseau qui se décharge dans la Meuse, à sur trente-cinq villages ou hameaux, à Maxei-sous-Brixei. Ce château passait au- présent du bailliage de Neuf-Château, Chåtrefois pour une forteresse considérable , et tenoy est situé entre Neuf-Château et Mire il a souffert quelques siéges de la part des court, à dix lieues de Nancy. et à treize comtés de Vaudémont.

de Lunéville. La maison du Châtelet est une des prin-1 Il y a beaucoup d'epparence que Châtecipales maisons de Lorraine, et y a tou-nois, Castinetum, tire son nom des chåjours tenu un rang distingué : nous en avons taigniers qu'on y voyait autrefois. Mais à donné la généalogie à part, dans un vo-présent on ne voit plus de ces sortes d'arbres lume in-folio imprimé à Nancy chez Cusson dans le pays. Ce lieu est du diocèse de Toul en 1740, et nous y avons corrigé quelques l'église est dédiée à saint Pierre, le prieur fautes qui s'étaient glissées dans notre pre- reconnait le même patron. La paroisse es mière édition de l'histoire de Lorraine , régulière et unie au prieuré. tome 2 page 128. Par exemple nous y Les plus anciens monnmens où il soi avions dit que Thierri d'Enfer était fonda-parlé de Châtenoy, sont du temps du du teur du prieuré de Relanges , et était père Gérard d'Alsace, premier duc héréditaired de Simon du Châtelet; il n'est pas fonda- la Lorraine mosellane; le prince y avait ui teur de Relanges, et Simon du Châtelet était château où il faisait sa demeure ordinaire chanoine de Saint-Dié. Mais il est très- avec Hadwide de Namur, son épouse. Leu vraisemblable que Thierri d'Enfer est père fils , le duc Thierri , y a aussi demeuré, e de Ferri du Chatelet, qui a continué la dans les anciens monumens du pays et des

(1) Johannes de Bayon , c. xcvj.

I (1) Pouillé de Toul, t. I. page 437.

pays voisins, le duc Gérard est quelquefois l'abbaye de St.-Eyre, et de l'ôter à l'abdénommé Gérard de Châtenoy(1). Cebourg baye de Molesme qui s'en était emparé. est silué au pied de la côte de Châtenoy, sur Le pape fit comparaître les parties en sa laquelle était le château du duc et le prieu-présence, à Benevent. L'abbé de Molesme ré; l'un et l'autre ayant vue sur une cam-se déporta (1), et l'abbé de Saint-Evre donpagne fort vaste et fort bien cultivée. Le na à celui de Molesme les terres d'Ixey et chateau est entièrement renversé et à peine de Ville, proche Commercy, situées sur la en reste-t-il quelques ruines. Il y avait une Meuse, apparemment pour être unies au chapelle castrale dont on ne voit plus au- prieuré de Breuil , appartenant à la même cun vestige.

abbaye de Molesme. Depuis ce temps, le M. l'abbé de Longueruë (2) prétend que prieuré de Châtenoy a toujours été uni å le duc Gérard d'Alsace portait ce nom par- l'abbaye de Saint-Eyre de Toul. cequ'il possédait plusieurs terres en Alsace, La duchesse Hadwide de Namur mourut et entr'autres le comté de Châtenoy, Cas-à Châtenoy et y fut enterrée. On y voyait tinia, ou Castiniense, autrement Castinach, ci-deyant son tombeau', sous une arcade dans la haute Alsace ; et que c'était la prin- au cloître, et nous l'avons fait représenter cipale place de ce duc. En quoi il a suivi en taille douce dans l'histoire de Lorraine. assez imprudemment quelques-uns de nos Le père Benoît Picard rapporte son épianciens historiens.

taphe en ces termes : (2) Rien n'est moins fondé que tout cela. Nous, Toi, Viateur, sais-tu qui ci-repose ? connaissons Châtenoy en Alsace, proche Pose ton pas et lis cette écriture. Schelestatt, mais ce lieu ne s'appelle pas Ha! ce n'est pas de basse créature, Castinac, mais Kesten, et n'a jamais eu Le corps certes, comme ce lieu suppose. titre de comté. Si Gérard d'Alsace est quel C'est Hadwide, de Lorraine duchesse, quefois nommé Gérard de. Chatenoy, c'est Laquelle, pleine de sagesse, à cause qu'il faisait sa demeure ordinaire Construit ce cloitre l'an m,lxix, au château de Châtenoy en Lorraine, et où Et elle le fit tout de neuf. il a fondé avec Hadwide, son épouse, le Les princes Thierri , fils de Hadwide, et prieuré de ce nom.

Simon, son petit-fils (3), firent du bien Le prieuré de Châtenoy fût commencé au prieuré de Châtenoy, aussi bien que la en 1069, par Hadwide de Namur, épouse duchesse Berthe, mère de Simon I, et les du duc Gérard d'Alsace. Gérard mourut ducs Mathieu I et Simon II, que le pape l'année suivante , en 1070. Hadwide donna Alexandre III, en 1179, qualifie fondateurs ce prieuré à St.-Robert, abbé de Molesme, de ce prieuré, parcequ'ils en étaient in(3) afin qu'il envoyat de ses religieux pour signes bienfaiteurs, et qu'ils descendaient le desservir. C'est ce qui est distinctement des fondateurs. marqué dans le titre de fondation, qui re- Les ducs Thierri et Mathieu I ont ordiconnaît St. Pierre et la Ste. Vierge pour nairement résidé à Châtenoy. Le duc Mapatron et patrone.

thieu I appelle le château de Châtenoy son Ce monastère demeura entre les mains palais. Il donna à l'abbaye de Saint-Evre de l'abbé de Molesme jusqu'en l'an 1115, la chapelle castrale de ce château, qui était que le duc Thierri, fils du duc Gérard et dédiée à St. Nicolas (4) ; le due Thiébeau d'Hadwide, écrivit au pape Paschal II, II ayant été obligé de rendre le château d'Apour le prier de faire restituer ce prieuré à mance où il s'était enfermé, remit, en 1228, (1) hist. de lor., t. i. prelim, généalogie "e

s i desa terre de Châtenoy entre les mains d'Eula maison de lorraine.

I (1) Ibid. page 1186. (2) Longueruë description de la Frauce , par ia) Benoii . 'Histoire de Lorraine, page 167. tie 2, l. 2, p. 139, et p. 141.

(3) Histoire de Lorraino, t. 2. page 383. (3) Hist. de Lorr. t. 1, page 470.

• Histoire de Lorraine, l. 2, p. 216, 217. des , comte de Bourgogne, à charge que que par cette saisie il ne prétend pas acquéledit Eudes la remettrait entre les mains de rir un droit nouveau sur ces lieux là. la comtesse de Champagne, si le duc Thié- En 1323 (1), le duc Raoul assigna pour beau manquait à la parole qu'il avait don-douaire à Aliénor de Bar, son épouse, les née à cette comtesse (1).

· villes et châtellenies de Châtenoy, Monfort Le duc Ferri III donna ses lettres d'af- et ce qu'il avait à Gran, sauf l'hommage franchissement, suivant les lois de Bcau-l qu'il en devait au Roi de France, à cause mont en Argone, à ses sujets de Montfort, de son comté de Champagne. Châtenoy, Bruyères et Frouart, en 1263; En 1348, les officiers du roi ayant enet donna, pour garant de ses promesses, trepris de cottiser les habitans de NeufchåThiébeau , roi de Navarre et comte de teau , Chålenoy, Frouart et Monfort, pour Champagne.

contribuer aux charges et besoins du royauCe ne fut qu'après cette année, et seule-me, la duchesse régente Marie de Blois en ment en 1500, qne les ducs de Lorraine porta ses plaintes au roi Philippe de Val. commencèrent à faire hommage aux rois lois, son oncle, qui s'étant fait informer de de France, pour les terres et seigneuries de l'état des choses, et ayant reconnu que de Neufchâteau, Châtenoy , Montfort et jusqu'alors on n'avait rien entrepris de Frouart et une partie de Gran. Le dac semblable , fit défense à ses gens de les inThiébeau II en fit le premier hommage an quiéter, et déclara ces villes franches et roi Philippe-le-Bel, en 1500. Nous ne exemples de toutes impositons de la part du voyons pas distinctement dans l'histoire l'o-royaume. rigine de ces hommages ; mais les ducs de Après la fameuse victoire remportée sur Lorraine continuèrent à le rendre jusqu'au le duc de Bourgogne en 1476, près Nancy, règne de Louis XI, qui le remit, en 1465, par le duc de René II, ce prince pour reau duc Réné I.

Tconnaitre les bons services de Gérard d'A. Dans la suite, ces trois ou quatre sei- viller, son conseiller et écuyer d'écurie, lui gneuries étaient entrées, je ne sais à propos donna la terre de Chatenoy; mais en 1487, de quoi, en l'hommage du Roi de Navarre, le 15 de juillet, le même Gérard d'Aviller comte de Champagne (2). Le duc Thiébeau fut pourvu de la terre de Commercy, pour Il fut condamné, en 1311, à aller à l'hom- la partie dite la Seigneurie de Sarbruch, mage du roi de Navarre; mais Thiébeau et rendit au duc la seigneurie de Chatenoy, étant décédé dans l'entre-temps, Ferri IV, Iqui depuis ce temps est toujours demeurée son fils , se rendit à Paris au mois de juin unie au domaine du duché de Lorraine. 1312, et fit hommage au comte de Cham- En 1452. Louis d'Haraucourt é vêque de pagne, pour Neufchâteau, Châtenoy, Mon- Toul (2), ayant obtenu en cour de Rome fort, (3) Frouart et la partie de Gran qui l'union du Prieuré de Chatenoy, à sa manse relève de la Champagne; en même temps épiscopale, le vieux roi Roi René I, qui il lui remit les places dont on vient de par- était à Angers, écrivit à ses officiers de ler, pour les tenir jusqn'à ce que Ferri eût Lorraine d'empêcher l'exécution de cette satisfait pour les torts et dommages que le union ; que ce Prieuré étant de la fondation duc Thiébeau , son père, avait faits à ceux des ducs de Lorraine ses prédécesseurs, il de Neufchâteau. Et le comte de Champagne ne souffrirait pas qu'il fût uni à l'évêché de dopna ses lettres à Ferri, où il témoigne Toul; que son intention était qu'on en

maintint en possession Frére Thierri de (1) Ibid. page 314.

Lignévible qui en était pourvu; en même (3) Ibid pages 437, 438.

(3) Monfort, près de Mirocourt, entre Neufchảienu et Mirecourt, mais plus près de Mire Ibid. page 532. court.

Histoire de Lorraine , t. 2, p. 963.

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