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temps il en écrivit au Pape, et la chose de Citeaux dans l'abbaye de Tart, aujourd'hui meura sans exécution.

transférée à Besançon, établie d'abord à Le Prieuré de Chatenoy dépend de l’ab- cinq lieues de Dijon, près l'abbaye de Cibaye de Saint-Evre, et l'abbé de cette abbaye teaux. On croit qu'Adelaïdc envoya sa fille en est collateur ordinaire. Le titre prievral la princesse Berthe, pour fonder l'Etanche. est aujourd'hui possédé en commande ; la La maison de Chatenoy était de l'anciencommunauté des Bénédictins réformés y a de chevalerie de Lorraine (1), et portait de sa manse séparée de celle du pricur; la cure gueules à trois têtes de loup attachées d'or , est adminisi rée par un religieux du même et mises en front. George Chrélien de Chamonastère. L'église prieurale sert de pa- tenoy, fut déclaré et reconnu gentilhomme roisse ; la maison des religieux a été bâtie par le grand duc Charles III, le six sepfort proprement tout à nouf , il y a quelques septembre 1593. Il descendait d'un Chatenoy années; mais ayant été incendiée, en 1741, annobli par le duc René II, qui portait on la rétablit, et on commence à y entrete pour armes une lige de grosses fères. Nous nir une communauté comme auparavant. avons plusieurs lettres manuscrites d’A

A quelque distance de Chalenoy, et dans lexandre de Chatenoy, envoyé du duc Charla dépendance de ce Prieuré, on connait les III, pour lui rendre compte de ce qui Lifou, ou Liffol, dont il est parlé dans se passait aux Pays-Bas. Il y en a depuis Frédegaire (1) qui le nomme Lutofao , ou 1581, 82, 83, 84, 85.... 1590, 1591, Lucofao (2), où se donna une grande ba-1592; il portait pour armes une tige de taille entre les troupes de Theodoric roi de grosses fèves. France et de Bourgogne, et celles de Da-1 CHATILLON-sous-les-Costes. - Chagobert II, roi d'Austrasie. Il en est aussi tillon -sous-les-Costes, village du diocèse parlé dans Errixe, en son histoire des évê-de Verdun, bailliage d'Etain, à deux lieues gues d'Auxères. Le même Frédegaire (3) de celle ville, cour souveraine de Nancy. parle encore d'une autre bataille donnée au Le roi et les bénédictins de S. Vanne de même lieu en 596, entre les troupes de Verdun en sont seigneurs. M. Urbain jouit Clolaire II, et celles de la reine Brunehaut, du domaine pour la part du roi. La paroisse ou de Théodebert roi d'Austrasie. Hy a à a pour patron S. Martin. Le chapitre de la Lifou-le-grand , des récolets, établis en Magdeleine de Verdun nomme à la cure. 1708, et à Lifou-le-petit, le Prieuré del Répend Vatronville, qui était une des Remonvaux de l'Ordre du Val des Choux, quatre pairies de l'évêché de Verdun. Hy sous le titre de saint George, fondé dans a une église succursale sous l'invocation de les bois par les seigneurs de la Fauchc; j'ai Notre-Dame. parlé ailleurs en particulier des deux Lifoux. Blanzey, hameau, que Machon regarde

Le château du Chatelet, fondé par comme une annexe, sous le titre de S. Thierri du Diable, chef de la maison du Vanne. Chatelet , est fort près de Chatenoy sur le Moranville, autre hameau, dont une Chemin de Neuf-Chateau; on voit aussi partie dépend de la paroisse de Chatillon, près de là, l'abbaye de l'Etanche ordre de l'autre celle de Moulainville , de même que Citeaux fondée par le duc Mathieu I, (4) le château de Mandres. Machon parle de pour sa mère la duchesse Adelaïde vers l'an Moranville, comme d'une annexe sous le 1148. Celte princesse, avait pris l'habit de titre de S. Jean.

(1) Fredegar, continuat. apud Duchêne. t. La part de seigneurie que le roi , comme 1. page 768

duc de Bar, possède à Châtillon, vient Lucofao, vient du bois de Heure ou de Fong , qui s'y usait.

principalement d'un nommé Simon de Mo(3) Fredegar. Chron, 119.

ranville, (2) qui, en 1925, en reconnais4) Voyez Histoire de Lorraine, tom. 2, (1) 2go. p, 394.

) Arebives de Lorr. Layelte Euin.

sance d'autres biens qu'il avait reçus d'E- sançon situé sur la rivière de Saône au-desdouard I, comle de Bar, lui céda ce qu'il sus de la jonction de cette rivière avec avait à Moranville, à Châtillon et à Har- l'Espense , chef-lieu de la Prevôté et office doncourt; savoir: un sixième esdites choses, de Châtillon, recette de Bourmont, bailque la châtelaine de Bar tient en douaire ; liage de la Marche , présidial de Langres, un autre sixième , que la veuve de Geofroi parlement de Paris ; le roi en est seul seide Longueville tient de la femme de Jean Igneur ; le chapitre de Besançon nomme à la de Villers-sous-Preny, qui le tenait dudit cure, et le curé est seul décimateur ; il y a Simon ; un autre sixième, que Geofroi de dans ce lieu 64 ou 65 habitans; il est à Jamets y possédait de la part de sa femme; deux lieues de Bourbonne, à trois de la le tiers du ban de Châtillon, que dame Marche, sept de Bourmont. Au mois de Odierne sa tante y tient ; le tiers du ban de mai 1263, le comte Thiebaut de Bar, afMoranville, qu'Ancel, Orry et Liebaut franchit la ville de Châtillon, à condition ses frères y possèdent , à la réserve de seize que chaque hab tant lui payera par an huit livrées ds terre, que Jeanne et Agnès ses sols d'Estevenis, moitié à Pâques, moitié sveurs y tiennent de lui; encore tout ce que à la saint Remy; et autres conditions énonGouyyon de Grimaucourt écuyer tient de cées dans ses lettres d'affranchissement." lui esdits lieux. Cet acte est scellé des sceaux Le comte de Bar Henri III, dans le dudit Moranville , trois chevrons à une bor-traité de Bruges de l'an 1301, céda au roi dure engrêlée, et de Jacques abbé de S. Philippe Le Bel , dont il était prisonnier à Airy de Verdun.

Bruges, les Chatellenies , Châteaux et Pre· En 1332, Marguerite de Mandres veuve vôtés de Châtillon, Conflans et la Marche. de Jean de Villers reprit du comte Edouard On dit que ces prévôlés furent données par 1. tout ce qu'Isabelle sa cousine, veuve de Henri comte de Bar, à son frère archevêque Jean d'Einville, et fille de feu M. Geofroi dc Trêves , qui les rendit dans la suite à Haut-de-Cæur chevalier tient à Moran-Edouard comte de Bar, fils de Henri , (dit yille, à Châtillon et à Hermeville. La même M. Rosselange , prieur de Neuviller, dans année Jean de Fresne fils de feu Gaville une note sur l'Histoire de Lorraine, du chevalier reprend du même comte de Bar Père Donat, tiercelin); mais je ne conle tiers de la Seigneurie de Châtillon. An-nais pas cet archevêque de Trêves frère de cel, Orry et Liebaut frères, enfans de Henri III, comte de Bar. M. Chifflet souBeudes de Moranville, en font de même tient que le comte de Bar étant feudataire de pour le tiers de Moranville, Hardoncourt l'empire, n'a pů donner de son autorité ces et Châtillon, et en doivent six semaines de trois prevôtés au roi de France. garde à Clermont. Eo 1336, Orry de Dam-l Quoiqu'il en soit du droit , il est cerpierre vendit au comte de Bar tout ce qu'il tain qu'elles furent cédées au roi Philippe avait à Châtillon et à Gouraincourt, le Bel, et on assure que ce prince les ren

· En 1480 , Gilles du Hautoy et Jacque- dit au comte Edouard , fils du comte mette Chamé sa femme acquelient de Jean Henri III, en considération du mariage du de Germiny chevalier et de Jean de Houffe, comte Edouard, avec Marie, sæur de la part qu'ils avaient en la seigneurie de Jeanne, épouse du roi Philippe le Bel. Châtillon et Moranville, et en font les re- CHATILLON, Abbaye de Citeaux, prises du duc de Lorraine et de Bar. En Chàtillon, abbaye de l'ordre de Citeaux, 1608, le duc de Lorraine donna á Peter- fut commencé en 1142, par Alberon de Ernest de Mercy sieur de Mandres et de Chini, évêque de Verdun (1). Les abbés Harange, sa vie durante , tous les profits de Trois-Fontaines et de la Chalade, à qui et l'exercice de la haute justice de Châtillon. il demanda des religieux pour ce nouvel

CHATILLON-SUR-SAONE. — Cha-1 () Histoire de Verdun, pag. 249, 310, tillon-sur-Saône, village du diocèse de Be-311, 312, 319, 329, etc.

établissement, n'ayant på lui en envoyer , il 1641, après trente-six ans de gouvernes'adressa à Ranulfe abbé d'Himmerode, ou ment. du cloître, dans le diocèse de Trêves , qui! Il eut pour successeur Joseph Arnolphivint lui-même à Châtillon . qu'on nommait ni, son nevcu, qui marcha sur ses pas, et alors le Châtelet. Mais n'ayant pas trouvé gonverna l'abbaye depuis 1641 jusqu'à cette place convenable, l'évêque Alberon 1646. Il y maintint l'observance, qui s'y lui offrit un autre lieu nommé Wiberstal, conserve encore aujourd'hui avec beaucoup dans la forêt de Mangiernes, dans un ter- d'édification.. rain qui appartenait à un seigneur du voi- CHATILLON-SUR-LA-VEZOUZE. sinage, qui le lui abandonna. Ranulfe y | Châtillon, bourg et château, situé sur la bâtit le nouveau monastère, et lui laissa Vezouze, au ban de Blåmont, est un anpour premier abbé, Gelbert, religieux de cien fond dépendant de l'évêque de Metz: très-sainte yie. L'église fut dédiée en 1153, Henri de Blåmont a repris ce château en sous l'invocation de la Sainte Vierge, la fief de Henri d’Auphin, évêque de Metz, veille de la nativité.

le 4 mars 1323. Les lettres de reprises Mais comme les eaux de ce lieu n'étaient portent que Henri de Blåmont a repris ce pas saines, Albert de Marcey, successeur château en fief-lige pour toujours (1), avec de l'évêque Alberon , leur donna Chatillon toutes ses dépendances; et de plus, qu'il a où ils demeurent aujourd'hui, et qui est cédé au même évêque la voüerie de la ville situé près le bourg de Mangienne, sur la de Vic et de ses dépendances pour toute sa rivière d'Ostain , à six lieues ou environ de vie, moyennant cent livres de petit tournois Verdun vers le nord; Albert de Marcey qui lui ont été délivrés : et que si ce même évêque de Verdun, les combla de ses bien-Henri de Blåmont a qnelque chose à démêfaits, dont il fait le dénombrement dans une ler avec le duc de Lorraine, il s'en rapporchartre de l'an 1153.

I tera au jugement dudit seigneur évêque, ce

m; qu'il promet sur sa foi et son serment, pour Cunon abbé de saint Vanne, et Thierri

lui et ses successeurs, et sous la garantie de Abbé de saint Paul de Verdun, cédèrent

tous ses biens. aussi à ce nouveau monastère plusieurs

us Et en 1324 (2), Henri d'Auphin, élu et droits qu'ils avaient dans cette contrée; Richard de Grandprey, qui succéda dans

confirmé de Metz , reconnaît devoir à Henri, l'évêché de Verdun, à Albert de Marcey,

as sire de Blåmont, la somme de douze cents

ey, francs de bons petits tournois, tant à cause leur donna les fiefs qui lui appartenaient en

qu'il a bâti sur le fond de l'évêché de Metz ce lieu , et engaga les seigneurs du pays àl

Yo le château de Châtillon, entre Blåmont et faire la même chose.

Turkestein , que pour quelques autres intéOn peut voir la suite des abbés de Chå- rêts et répétitions qu'ils avaient ensemble. tillon dans l'Histoire de Verdun, pa- Fait au mois de mai 1324. Ainsi voilà l'éges xcu et xcm , et suivantes. Dom Octave poque de la construction du château de Arnolphini, de l'illustre maison des Arnol-Châtillon bien marquée. phini de Lucques, élu le 24 février 1605, Le lundi avant la purification de Notreayant été pourvu de l'abbaye de Châtillon, Dame, 1331 (3), Henri, comte de Blâmont, employa tous ses soins à y introduire la reprend d’Ademare, évêque de Metz, les réforme; il y réussit, et le jour de Pâques châteaux et bourgs de Blâmont, Deneuyre, 1614, ceux des religieux qui voulurent et Châtillon, et la voüerie de Vic. Dans le suivre son exemple, firent vou d'observer même acte il est fait mention de la reprise la règle à la lettre, renonçant à l'usage de la viande ; et pour en perpétuer autant qu'il

(1) Meurisse , Histoire de Meiz page 497.*** pouvait l'observance, il choisit un coadju

(3) 1324. Chatillon près Turkestcin. leur animé de son esprit, et mourut en 13) Idem page 511.

Tullum,

de la maison forte de Herbériller, et de l'en- Dorocortorum

Reims. gagement que le même évêque Ademare fit Famum minervæ.

M. P. XII. de ce ficf au même Henri comte de Blå Ariolam.

M. P. XY. mont.

Caturices.

M. P. IX. Et le dimanche avant la saint Michel Naziuin. Nais. M. P. IX. 1377, Marguerite de Blåmont (1) femme

Tool. M. P. XV. de Thiébaut comte de Blåmont fait sa reprise Scarponam. Scarpon. M.P. X. auprès d’Ademare évêque de Metz , pour Divodurum, Metz, M. P. XII. Chatillon.

Il y a quelque diversité dans les anciens Et le 10 décembre 1450, il y eut re- mss. sur le nombre des pas de distance d'une prise faire de Chalillon et Turkestein, au- ville à l'autre ; mais la conformité du nom près de Conrad Bayer de Boppart, évêque de Catrices avec Chatrices, et son voiside Metz (2).

nage de sainte Menehoud, qui est encore auChatillon est près de Turkestein , et chef-jourd'hui une des routes de Reims à Verdun lieu d'une seigneurie considérable apparte- et à Metz, fortifient ma conjecture. Il est nant à l'évêque de Metz, contenant les certain que le nom de sainte Menehoud est villages de Cirey, Harboué, Parù, le Val- nouveau, et celui de Chatrices ne signifie de-Bonmoutier, l'Abbaye de Haute-Seille. rien dans notre langue; et la route est plus

CHATRICES. — Chatrices, abbaye de droite par là, que par saint Dizier, pour chanoines réguliers de saint Augustin, aller à Verdun et à Metz. près la forêt d'Argonne, (3) à une bonne Il est parlé de Castricium dans le partage lieue au Midi de sainte Menehoud , près la fait en 870, entre les rois Charles et Louis; rivière d'Aine, au diocèse de Châlons. Castricium échut au roi Charles. Il est placé Cette abbaye fut fondée au douzième siècle entre Mosaninse et Condruse. On connait par Alberon de Chini évêque de Verdun; dans l'histoire Castrensis ou Castriensis en l'an 1133 ou 1137. Ce prélat ayant ré-pagus. Voyez M. de Vallois Nottit Gall, tiré des mains d'Ulric, frère de Gui , ar- page 135, Flodoard ıv. 2. Histoire, chap. chidiacre de Verdun, une terre ou fief, et 70, parle de Castriensis Vicus ; au chap. une ile sur la rivière d'Aine dans la forêt vi, il parle de Castriensis pagus , du pays d'Argonne, en fit don à Eustache, pour y de Chatrices ou Castrices. Voyez le aussi fonder une abbaye de Chanoines réguliers, dans sa chronique sous l'an 920. dont il fut le premier abbé. Les titres de CHAUFFOUR. — Chauffour, château celle abbaye furent perdus en 1562 et 1596, dans le Barrois Mouvant, qui a donné son pendant les guerres ; lorsque tous les lieux nom à une maison ancienne de nom et d'arréguliers furent consumés par les flammes, il mes, à présent éteinte. Gérard de Chaufn'y eut que l'église de conservée. Les reli— four fils de Jeannot de Chauffour, et d'Aligieux qui sont de la congrégation de sainte son de Ruys fut le dernier mâle de cette Geneniève, en ont fait réparer à neuf et la maison , n'ayant laissé que des filles. Didier maison et l'église, le tout en briques de Chauffour en 1428 , fut engagé par le

Je conjecture que Chatrices est désigné duc Charles II, (1) à déclarer la guerre à la par le mot de Caturices ou Caturiges, ville de Metz, à laquelle il fit bien des dont il est parlé dans les anciens itinéraires maux. sur le chemin de Reims à Metz, de cette La maison de Chauffour portait d'argent, sorte:

à la crois de sable, chargée de cinq coquilles d'argent.

CHAUMONT-SUR-AIRE, Diocèse de (1) p. 527 (3) p. 563.

Verdun. — Chaumont-sur-Aire, au dio(3) Voyez l'Histoire de Lorrai. Tom. 2 pag. 212.

ol (1) Histoire de Lorrai. Tomc II pa. ccxw.

cèse de Verdun, situé entre Bauzey et Long-1 Il est parlé du château de Muraut ou de champ, dont l'église fut donnée à l'abbaye Murvaul-sur-Meuse , en plusieurs endroits de saint Paul de Verdun en 1177, par Ar- de notre Histoire de Lorraine, Tom 2, noù , évêque de Verdun (1). Ce lieu en lui pag. 485. Marenvaldi Castrum et pag. 84. même n'a rien de fort remarquable, sinon Mirobald, et Murvault, pag. 149 et 173. qu'il est la patrie de Nicolas Pseaume, il- Chaumont--sous-Muraut dépendait de lustre évêque de Verdun, dont la mémoire l'évêque de Verdun et il est dénommé entre est en bénédiction dans ce diocèse, qu'il a les lieux qui lui appartenaient (1). Guilgouverné pendant 26 ans , avec une vigi-laume d'Haraucourt, évêque de Verdun (1), lance, une sagesse et une piété exemplaire. publia des Statuts Synodaux à ChaumontIt était fils d'un laboureur de ce lieu, et son sous-Muraut (1). In Calvo-Monte subtus mérite le fit élever sur la chaire de Verdun, Muratum, anno 1491. après avoir rempli les devoirs d'abbé de Nous avons aussi les statuts Synodaux saint Paul de la même ville ; il alla deux du Doyenné Rural de Chaumont, dressés fois au Concile de Trente, (1) et s'y distin- sous l'épiscopat de Guillaume d'Haraugua par son savoir et sa vigueur. Il mourut court (1), l'an 1490. Il laisse aus curés la å Verdun le 10 d'août 1575. Il laissa plu- libre élection de leur doyen (2), à charge sieurs écrits, dont une partie a été impri- de la notifier dans le mois à l'évêque ou à mée : on peut voir sa vie dans l'Histoire son grand vicaire (3). A la mort de chaque de Verdun, page 431, et suivantes. curé, le doyen héritera de son lit, ou de la

Tout le monde sait que le nom de Chau- somme de deux écus. Tous les curés de ce mont vient de Calous Mons, montagne doyenné se présenteront en habits de céréchauve, et se donne ordinairement aux vil- monie, à l'église de Chaumont, ou à tel les situées sur des montagnes dégarnies de autre lieu qui leur sera marqué deux fois bois. Nous connaissons dans les montagnes l'année : 1° le mardi d'après le dimanche de Vôge, un grand canton ou comté, nom- Misericordia Domini. 2° Le mardi d'après mé Calvo-Montensis, Chaumontois, à la saint Luc; sous peine contre les contrecause des hautes montagnes qui s'y voyent venans de dix sols d'amende. Chaque nouchargées de pâturages , où l'on mène le bé-veau curé doit donner dans ce chapitre de tail pendant l'été, pour profiter de l'herbe Chaumont la Taxe à laquelle sa cure est qui y croit en abondance, mais où les ar-taxée. Aujourd'hui dans le diocèse de Verbres ne croissent pas, par l'impétuosieé des dun, un nouveau curé ne donne plus à ses vents et la stérilité de la terre.

confrères, pour son joyeux avénement, CHAUMONT-SOUS - MURAUT. --Iqu'un cornet de dragées ; et à la mort d'un Chaumont-sous-Muraut, du diocèse de Ver- curé du diocèse, le doyen n'a plus que le dun, situé près Damvilliers, chef-lieu du bréviaire du défunt , et dix livres en argent; Doyenné de ce nom. Ce lieu est appellé le lit de mort appartient aux héritiers. Chaumont-sous-Muraut, parce qu'il est ! CHAUMONT-LA-VILLE. - Chauau bas de la montagne où était autrefois le mont-la-Ville, village du diocèse de Toul: château de Maraut. On l'appelle aussi office, recette, sénéchaussée et bailliage de Chaumont près Damvilliers. Saint Martin Bourmont, cour souveraine de Nancy. Le est patron de la paroisse , qui comprend le roi en est seul seigneur. La paroisse a pour hameau de Juberci et le château de la place, patron saint Martin ; le commandeur de où il n'y a qu'un fermier. La cure est à la Robécourt nomme à la cure, et est décimaprésentation du chapitre de la cathédrale de teur pour les deux tiers de la grosse dime Verdun.

(1) Histoire de Verdun pag. 435. Preuyes,

pag. 87:.. (1) Histoire de Verdun , pag. 261,

(2) Ibid. p. 45. ; . TO) En 1551. et 1572.

(3) Histoire de Verdon , pag. 15, prentas.

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