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Saint Béat, bågit la chartreuse , et fit faire rendu par la paix de Munster en Vestphaun grand pont sur la Moselle. Jean , mar- lie. L'archevêque François George en quis de Bade, qui mourut en 1503 , augmenta les fortifications, et le rendit répara l'église de saint Florine qui tombait une des meilleures forteresses de l'Allemaen ruine, aussi bien que le château , et fit|gne. creuser dans le roc à Erenbrestein, un En 1688 , il fut bombardé par le marépuits de quarante aunes de profondeur, et chal de Bouflers , et défendu par le comte fournit par ce moyen , de l'eau au château de Lippe. qui en manquait. Enfin, l'archevêque Les dominicains furent établis à Coblentz électeur Gaspard de Leyen, mit la ville de en 1231 ou 1233; le pape Innocent IV Coblentz en l'état où elle est aujourdhui , confirma leur établissement en 1245. bien fortifiée de dix bastions, revêtus avec Les collégiales de saint Castor et de des ravelins au milieu des courtines , et un saint Florine, sont plus anciennes dans fossé fort large et fort profond. Mais à cette ville ; saint Florine y subsistait avant l'angle , du côté où la Moselle et le Rhin l'an 1018, et saint Castor long-temps se rencontrent , il n'y a que des quais ; ces ayant 1282. deux rivières servant de fortifications à la La maison de l'ordre tentonique, et ville.

celle de l'ordre de Malte, furent fondées Sous le même archevêque Gaspard en à Coblentz et à Trèves, presqu'en même 1560 (1), les bourgeois de Coblens s'étant temps, entre l'an 1188 et l'an 1212. révoltés, et faisant refus d'obéir à ses or- Les jésuites entrèrent à Coblentz en dres , il les assiégea , et les réduisit par la 1580 (1), et furent mis dans le monastère disette de toutes choses, à se rendre et à des religieuses de citeaux, qui était, dit-on, lui faire serment de fidélité, lui promet- alors réduit à huit ou neuf religieuses , qui tant de ne se soulever jamais contre lui. A furent transférées hors de la ville en une ces condition's il leur accorda le pardon, ile, dans un monastère de chanoines réguet oublia leur insolence.

|liers de saint Augustin , consacré sous le Coblentz est la résidence ordinaire des nom de Sainte Agnès, et qui était en très archevêques de Trèves. On y a tenu un mauvais état , par la mauvaise conduite, concile en 1012, à la prière de l'empereur et la mauvaise économie de ceux qui l'haHenri , dit le saint, où l'on examina la bitaient. conduile du duc de Bavière et de l'évêque COCHEIM.- Cocheim , ville du cercle de Metz , révoltés contre l'empereur. Ce électoral d'Allemagne, située dans l'arprince en 1018, accorda à l'archevêque chevêché de Trèves, et capitale d'un de

de Trêves, les droits régaliens sur le bourg ses vingt-cinq bailliages ; elle est bâtie sur - de Cobleniz.C’e tau même lieu que le jeune la Moselle, à 7 ou 8 lieues au-dessus de Frideric, fils de l'empereur Henri VI, fut Coblentz , et à quatre ou cinq au-dessous élu empereur, contre l'empereur Othon. I de Mont-Royal. C'était autrefois une ville Après la prise de Philisbourg par le roi libre et impériale ; mais l'empereur AdolLouis XIV en 1688, il fit assiéger et bom- phe de Nassau, la vendit à l'électeur de barder Coblentz.

Trèves en 1294. Le château d'Erenbrestein n'est pas dans L'emperenr Henri III, en 1051 le 23 la ville , mais sur une hauteur au-delà du juillet (2), donna au monastère de BranRhin, vis-à-vis la ville deCoblentz, il est ville , non la terre et seigneurie de Cocomme la clef de la Moselle et du Rhin. Il cheim, mais seulement quelques terres quien fut livré aux Français , par l'archevêque dépendaient; pour le château de Cocheim, Philippe-Christophe de Sotten , mais il fut (1) De Hontem, t. 3, p. 1or et 102.

1 3 De Hontem, hist. Trevir, t. 2, p. 390 , (1) De Honthem, t. 2, p. 866. Not. 1391, 534, 551, 559, 828, 829.

il le donna à Henri comle palatin , fils de villages de Cours, la grande et petite de son oncle paternel.

Cæurs, situées sur la Meuse au couchait En 1136 , Villaume, comte palatin du de ce fleuve, entre Saint-Mihiel et ComRhin , accorde à l'abbaye de Springiers- mercy. Dans le titre de l'an 1301, ou bach , l'exemption du péage, qui lui ap- Henri comte de Bar, soumet son duché partenait en son château de Cocheim. En de Bar à l'hommage du roi Philippe le Bel, 1144, ce château appartenait à l'empereur il nomme expressément les deux Cours, Conrad. En 1294, Adolphe, roi des Ro-comme faisant partie du Barrois mouvani, mains, vendit ou engagea Cocheim et ce qui ne se voit pas dans la plupart des Clotten à Boëmont, archevêque de Trèves, exemplaires de ce titre, qui n'ont pas été pour la somme 4,553 mars, monnaie de fidèlement copiés. Cologne, en reconnaissance des services Caurs, est donc un lieu très-certain (1), que ce prélat lui avait rendu au temps de mais qui n'est aujourd'hui remarquable son élection, et de son couronnement; ce par aucun endroit que par son château , qui lui fut confirmé par l'empereur Albert, qui a servi de demeure à Marguerite de le vingt-cinq août 1298, et encore par Lorraine, reine d'Angleterre, pendant six l'empereur Henri VII en 1309 (1) le 15 ans, depuis 1464 jusqu'en 1470. Nous y septembre, en faveur de l'archevêque avons vu l'appartement qu'elle occupait et Baudouin , auquel il accorde à ses succes- où l'on remarquait ses armes , et quelques seurs, la faculté de racheter celle terre, en peintures dans les vitraux, avant qu'on rendant les sommes pour lesquelles elle eût rétabli ce château en l'état où il est auaura été engagée, et qu'il en jouira de jourd'hui , appartenant aux héritiers de même que ses autres revenus qui n'ont pas M. Barrois de Manonville, été engagés.

Le duc Erric, ou Henri de Lorraine, Celle ville ayant été affligée d'une cruelle évêque de Verdun en 1606 (2), résidait peste pendant plusieurs années, l'arche-au même château de Cæurs , lorsqu'il vêque de Trèves lui accorda en 1426 donna le six juillet de cette année, une l'exemption des charges ordinaires pour ordonnance, pour faire informer contre les l'espace de dix ans.

Jauteurs d'une requête qui demandait l'étaCacheim a beaucoup souffert pendant blissement d'une chambre royale à Verdun. les guerres du palatinat (2); le marquis de Le prince François de Lorraine, évêBouflers en 1688, se rendit maitre de Co- que de Verdun (3), se retira au même cheim, y tua , ou fit prisonnier seize cents château de Cours en 1626; et il fit afficher Brande-Bourgeois, et saccagea la ville. à Verdun un monitoire contre ceux qui

COEURS OU KOEURS.- Coeurs ou s'emparaient des biens de l'église , à l'ocKæurs (3), nommé en latin Coria ou Ul-casion des démolitions qu'on avait faites en mus. Dans la chartre de fondation de l'ab- l'abbaye de saint Vanne , pour y bâtir une baye de Saint-Mihiel en 709 le comte citadelle. Vulfoad , donne à cette abbaye ce qui lui Cours la Grande , est quelquefois écrite appartenait à Ulme, nommée vulgairement Kiévres ou Quievres. St.-Martin est paCoria. In Villa quæ dicitur Ulmo, quæ tron de l'église ; la cure est à la présentation in populo vocatur Coria. Le pape Pas-de l'abbé de Saint-Mihiel. cal II, coufirmant les biens de l'abbaye Cæurs la petite , adnexe de la grande; de Saint-Mihiel en 1106, y met la petite elle a saint Remi pour patron. Cæurs, parva Coria (4). Il y en effet deux On lit dans les archives de Lorraine,

qu'en 1409, la terre de Cæurs fut donnée (1) Ibidem, t. 2, p.40. (a) Rink, vita Leopoldi, p. 1012, etc.

(1) Hist. de Lorr., t. 1, p. 850. (3) Histoire de Lorr, tom. 1, p. 266. Pr.' () Hist. de Verdun, p. 495. 4) Hist. Loth., t. 1, p. 523,

1 (3) lbidem, p. 614.

à Jean d'Armenéville , et qu'en 1504, elle ! les héritaient au duché, au défaut des fut engagée pour deux mille francs barrois; måles. et que la même année en 1504, Mahaut Del En 1602, Jacques de Tavagni, abbé ; sarmoises , ayant épousé par complaisance, de St.-Evre de Toul, en vertu de la compour ses père et mère, Jean Darmenéville, mission à lui donnée par le duc de Lorou Darméville, seigneur Usufruitier de raine, accorde à ses sujets de Colombei, Ceurs, le due René II, donna son con-1d'y tenir marché toutes les semaines tous .. sentement à ce que ladite Mahaut et ses les mercredis; d'y tenir trois foires, et d'y enfans, jouissent du château de Cours, et iinposer la taxe au prix des denrées qui de ses revenus, comme auparavant. s'y vendront, à charge d'en donner le

En 1523 , cette seigneurie fut engagée tiers audit duc de Lorraine. à Jean d'Auviller, pour quatre millefrancs, Il y a dans l'église de Colombei, une et en 1526 , elle fut vendue à Robert de chapelle de St.-Nicolas, fondée en 1610 : Ville, pour deux mille francs, à faculté de charge ude messe par semaine. rachat : Voyez Koeurs.

| Alain est annexé de Colombei; l'église COLMEY, ruisseau. - Le ruisseau de est dédiée à St. - Maurice; décimateur Colmey commence au village des Ménils, l'abbé de St.-Evre pour le tout; office de entre Châté et Mirecourt, passe aux Vaux, Gondreville, cour souveraine de Lorraine. ensuite entre le Fassal et Varmonzey, à La Chapelle de St.-Nicolas, fondée en Dommartin sur Colmey, censc scigncuriale, 1594, par Dom Nicolas Jobal, religieux et joint le Colon au dessus du moulin de et aumonier de l'abbaye de St.-Evre. ColBrantigny, à une lieue de Charmes sur lateur l'abbé de St.-Eyre , s'il est régulier; Moselle.

charge , deux m'esses par semaines. COLOMBEI ET ALAIN. – Colom- COLOMBEI ET COINCY, au pays bei, Columbarium, la paroisse est dédiée Messin. Colombei au Pays Messin, sous l'invocation de St.-Maurice; patron, archiprêtré de Noësviller ; patron et décil'abbé de St.-Evre, décimateur le même mateur, l'abbé de Senones. Ce lieu est un pour les deux tiers , et le curé pour l'autre très-ancien fonds de l'abbaye de Senotiers ; office de Gondreville, cour soave-nes, dénommé dans des titres des années raine de Lorraine. Il est à quatre lieues de 1411, 1123, et 1152. Jean, évêque Neuf-Château (1), et est surnommé Co-de Metz, en 1124, en donna la dime lombei aux Belles Femmes, à la différence ou l'église à l'abbé de Senones, du d'un autre Colombei situé à trois lieues de conseutement du Princier , du doyen et Bourmont, et encore un autre dans le de tout le chapitre de l'église de Metz. Et Saulnois, et d'un troisième Colombei ré-en 1246, Isabelle, Dame de Craincourt, pondant à Gondreville.

Vgüeresse de Colombé, et Thierri son fils, Il est parlé du premier Colombei, dans Voüé du même lieu , rendirent ce qu'ils y les anciens titres de l'abbaye de St.-Evre, avaient à l'abbaye de Senones.. comme dans le titre de St.-Gauzelin évê- Et en 1293, Beaudouin abbé de Senoque de Toal, de l'an 941 , et dans un autrej nes, et le couvent de la même abbaye, de Charles le Chauve, pour la même ab- vendirenttout ce qu'ils avaient à Colombeiet baye, sous le duc Thiébaut II, en présence à Coincy, à Stevenin le fils, et à Pierson: d'Othon de Granson, évêque de Toul. Billerois, à la réserve des dimés grosses et

La noblesse de Lorraine, s'assembla en menuës, qu'ils retiennent en leurs mains.. 1306 à Colombei, où l'on dressa un acte Toutefois nous trouvons qu'en 1676, les par lequel les seigneurs déclaraient que la sieurs Michelet et Rolin, donnèrent leur coutume était en Lorraine (1), que les fil-dénombrement, et reprirent la seigneurie (1) Histoire de Lorraine, p. 348.

de Colombei de l'abbé de Senones, Dom a v. Vigni, Origine de Lorraine.

Joachim Vivin , sçavoir : le sieur Michelet,

receveur genéral de la ville de Metz, pour sal à Brantigny, Rugney, Xugney près de la moitié, de la terre et seigneurie dudit Savigny, et entre dans le Madon au-dessus Colombei, en baute, moyenne et basse jus-de Xaronyal, entre Marainville et Ponttice ; et le sieur Rolin ci-devant conseiller sur Madon. et échevin de ladite Ville, le sixième de la COMMERCY. Prieuré de Breüil, dite seigneurie.

Collégiale de St.-Nicolas. La ville de La paroisse de Colombei a pour patron... Commercy ou Commarcy, (1) comme

COLOMBEY EN BASSIGNY, Les, elle est nommée dans les anciens monuChoiseul. — Colombey en Bassigny Les- mens, tire son nom de Marcha que signi- , Choiseüil, village situé sur le Ru de Fram- fie limité, parce qu'elle se trouve située bar, à trois lieuës au midi de Bourmont, sur la Meuse, qui est une limite entre la diocèse de Langres , office, recette, Séné France et la Lorraine. Dans les tables de chaussée et bailliage de Bourmont, cour de Peutinger, on trouve Fines sur la Meuse souveraine de Nancy. Le roi en est seul entre Nasium et Tullum. Ces limites ou seigneur ; la paroisse a pour patron Saint-Fines peuvent marquer ou Commercy, ou Martin , l'évêque de Langres nomme à la Void, toutes deux sur la Meuse ; mais cure; le chapitre de Langres est décima-plutôt Commercy, Marcha et Fines sont ceur pour deux tiers, et le curé pour l'au- synonimes. tre tiers, avec les novales et les dimes de | Commercy est une terre, pour ainsi rapport; il y a une chapelle sous l'invo-dire, isoléc et indépendante de la Lorraine cation de St.-Nicolas ; on compte à Com et du Barrois, p'ayant jamais été unie ni lombey environ cent cinquante habitans. incorporée ni à l'une, ni à l'autre, ni ju

Il y a dans l'archive de Lorraine un ridiciable à leurs Chambres des Comptes. très-grand nombre d'écrits au sujet de Les lois, coutumes et ordonnances de ces Columbey-les-Choiseuil, dont la seigneu-deux duchés n'ont été ni publiées, ni obrie était contestée par divers seigneurs; servées dans la terre de Commercy; il a Jean, sire de Choiseuil lui donna des char- ses usages, juridictions et justice particutres de franchise au mois d'août 1331, lière ; et les charges, tailles et redevances confirmées le même jour par Edouard dont ses bourgeois sont altenus, n'ont comte de Bar, et le 12 octobre 1586, par rien de commun avec les autres sujets des le duc Charles III.

duchés de Lorraine et de Bar; ce qui se En 1756, on fit construire des balles peut prouver depuis plus de trois cents au lieu de Columbey, et on donna avis au ans. public que l'on y tiendrait des foires trois Aujourd'hui Commercy est le chef-lieu fois l'année : la première, le mardi d'après d'une principauté. Office, recette, et bailla pentecôte; la seconde, le 23 octobre, liage. Cour souveraine de Nancy. et la troisième, le second lundi de carême. Le bailliage de Commercy comprend enLes marchés s'y tiennent tous les vendredis viron trente-cinq bourgs, villages ou bade chaque semaine. Les trois premières meaux. La ville de Commercy, les villages foires et les marchés de la première année d'Euville et de Lerouville, sont pays de furent francs de tous droits. Les foires et droit écrit. Chonville, Méligni-le-grand , marchés avaient d'abord été établis par Ménil-la-horgne, la Neuveville-au-Rupt et Jacques de Tavagny abbé de Saint-Evre-Ville Issey, suivent la coutume de Vitryles-Toul, en 1602.

le-Français. Les autres lieux de la dépen· COLON (le), ruisseau. --- Le ru de dance , sont régis par les coutumes de Colon commence entre les bailliages de Darney et de Charmes, aux villages del...

(1) Commerciacun ou Commarciam. L'au

de leur de la Vie du B. Richard, abbé de SaintMadegney et Regney, à une lieue de Châté: Vanne, le nomme Commarcium antiquissimum il passe entre Varmonzey, le prieuré du Fas- Castrum.

Lorraine et de Saint-Mihiel. La mesure nourriture, jusqu'aumois de novembre 825, est le boisseau ou bichet, celui de froment qu'elle commença à manger à l'ordinaire. pèse environ cinquante livres. Il y avait Le prieuré de Notre-Dame de Breuil autrefois à Commercy un tribunal, appelé proche Commercy fut fondé vers l'an 1090 la Cour des grands Jours. Il fut supprimé et donné à l'abbaye de Molesmes. En par édit du 23 Janvier 1723, quelques 1096 (1), Pibon évêque de Toul, renoujours après la mort du prince de Vaude- vela et confirma cette donation, et y mont.

ajouta la cure de Commercy (2). En 1124, La terre de Commercy a été possédée Ricuin de Commercy, évéque de Toul, anciennement par des seigneurs particu-confirma la même donation ; mais comme liers. En 967, on connaît les seigneurs de l'abbaye de Molesme, à qui ce prieuré et Commercy. On verra ci-après Ricuin, la cure de Commercy sont donnés, était seigneur de Commercy, père de l'évêque du diocèse de Langres, les évêques de de Toul de même nom , mort en 1226. Toul, Pibon et Ricuin, obligent l'abbaye

L'an 1070, après la mort de Gérard de Molesme de donner, outre les cens ord'Alsace, premier duc héréditaire de Lor- dinaires que chaque paroisse devait à son raine, Thierri son fils et son successeur, évêque, à Pibon, six deniers toullois par qui était encore fort jeune, fut prié par reconnaissance, et à Ricuin, un cens de Adalberon, évêque de Metz qui avait eu six sols. soin de son éducation, de lui céder la sei- Il y a beaucoup d'apparence qu'avant la gneurie de l'abbaye de Bouzonville, qui fondation du pricuré de Breüil proche appartenait à Thierri (1), en échange de Commercy, il y avait au même endroit des Commercy, qui appartenait à l'évéque de filles dévotes , qui y demeuraient et qui Metz.

furent ensuite transférées au monastère de (2) Dominium Buosonis Villæ suscepit saint Maur de Verdun (3) où elles contiDux Theodericus Puer paroulus, Gerardi nuèrent à chanter les louanges de saint Filius , qui dùm in curia Adalberonis Pantaleon. A ces filles, succédèrent des Metensis Episcopi nutriretur, rogavit religieux Bénédictins tirés de l'abbaye de Præsul Puerum, ut sibi commutaret Molesme. Buosonis Villæ Cænobium , pro Castro La paroisse de Commercy est dédiée Commerciaco ; quod et fecit , retinens sous le nom de saint Pataleon , Martyr de sibi , .Posterisque suis , advocatiam loci Nicomedie. Brunon archevêque de Colojure hæreditario.

gne, ayant été envoyé par l'empereur Mais je ne vois pas que cet échange ait Othon I, demander en mariage à l'empeeu lieu , car les ducs de Lorraine ont tou- reur d'Orient sa fille Theophanie, pour le jours possédé l'abbaye de Bouzonville; et prince Othon II , son fils, l'empereur d'Oles évêques de Metz sont demeurés seigneurs rient donna par présent à l'archevêque fonciers de Commercy, comme on le verra Brunon, le corps de saint Pantaleon Marpar la suite de ce discours (3).

tyr. En la compagnie de Brunon, était le Toutes les chroniques du pays marquent seigneur de Commercy, qui lui demanda sous l'an 823 , près la ville ou le village de avec tant d'instance le bras de saint PanCommercy (4), qu'une fille agée de douze taleon , que ce prélat ne put le lui refuser. ans, demeura trois ans sans prendre de Il l'apporta à Commercy et le mit dans

l'église de son château , car alors Com(1) Voyez les preuves de l'Histoire de Lorraio

" mercy était assez peu de chose. Tom. I, pag. 544.

. (2) Act. SS. Aened. sæcul. VI. page 537. (1) Act. SS. Bened sæcul iv. pars :. p. 557. . (3) 823.

(2) 10gm. – 1906. (4) Histoire de Lorraine tom. I, pag. 502. 3) Histoire de Lorraine. Tom. I, pag. 205. Preuves

Preuves

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