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plus le secours qn'on croyait devoir venir, de l'empereur Probus , de l'an 373. Le parce qu'il avait le château bas pour re- même empereur avait donné une loi à traite , il fit accord avec les bourgeois pour Trêves l'année précédente. les frais du siége, et retourna à Nancy pour! Il est question ici de déterminer quelle amener du canon.

est celle viHe de Concionacum. Elle devait Le 25 le canon commença à jouer de-être considérable, et à une distance peu puis quatre heures du matin jusqu'à midi, l éloignée de la ville de Trêves. M. Mulhauque le sieur du Mont commandant de la sen, conseiller de S. A. E. monseigneur place demanda à capituler. La garnison l'électeur de Trêves , qui a soigneusement sortit le lendemain pour être conduite à recherché quelle pouvait être la situation Luxembourg.

de ce lieu , a prétendu que c'était Contz Les bourgeois qui avaient abandonné la ou Consorbric, à l'embouchure de la Sare, ville, retournèrent faire les moissons, et où l'on voit les restes de quantité d'anciens espéraient être exempts des quartiers d'hi-| bâtimens faits du temps des romains. yer, tant à cause des pertes qu'ils avaient faites, que pour les trente mille francs,

Le R. P. Christophe Brouveret, qui a qu'ils étaient convenus de donner pour les

riles/ vu et reconnu ces anciennes ruines, en frais du siége. Cependant M. de La Ferté ?

Forté parle comme de choses fort remarquables. leur envoya une garnison qui fit plus de

& de Le R. P. Vilthem, dans ses Luxemburgidégâts que n'avaient fait les soldats de Barques, en parle de même, et dit qu'il y a lot; et la ville a eu long-temps de la peine |

a peine eu en ce lieu un château possédé par des à se dégager des emprunts qu'elle avait faits,

seigneurs du nom de Coniz, et approuve et a même beaucoup souffert depuis, jusqu'à]"

incan'a le sentiment de M. Mulhausen. l'arrivée du cardinal de Retz, damoiseau de Nous avions conjecturé que ce pourrait Commercy, au mois de février de 1662, an-être Cons-la-grande-ville. Il est certain née heureuse pour le monastère de Breuil, 'que Cons-la-grande-ville était autrefois, pour la ville et toute la terre de Commercy. ct est encore aujourd'hui un lieu très con

Une fille de Commercy s'étant rendue sidérable, où l'on voit plusieurs vestiges religieuse au couvent des ursulines de Li- d'antiquité, et un gros prieuré dépendant gay, et leur ayant donné pour sa dot les de l'abbaye de saint Hubert en Ardenne. maisons qu'elle avait à Commercy, cela J'en ai parlé plus au long sous son arleur fit naître l'envie de s'établir dans cette ticle. dernière ville. Les bourgeois en avait déjà

des On pourrait encore conjecturer que obtenu l'agrément de madame Anne de.

c'est Conciacum, la ville de Cochem ou Lorraine-L'Illebonne, comtesse de Vaude

Cokheim, dans le pays de Trèves, du cercle mont, dès le 29 septembre 1696. M. l’é

électoral du Haut-Rhin, et capitale d'un vêque de Toul y donna aussi son consen

des vingt cinq bailliages de cet électorat. tement, et ces religieuses en conséquence

CCochem est sur la Moselle, à sept ou huit s'y sont båti un petit monastère.

lieues au-dessus de Coblentz , et à quatre Les pères capucins presque au même

" ou cinq au-dessous de Montroyal. C'était temps y bâtirent aussi un couvent. CONCIONACUM.-Concionacum(1), 1

autrefois une ville impériale et libre ; mais

l'empereur Rodolphe de Nassau la vendit était un lieu considérable dans le pays de l'électeur de Trêves en 1240. Trêves, d'où les empereurs ont daté trois | ou quatre de leurs lois. L'une est de l'em- CONDE EN BARROIS. - Condé, pereur Valentinien l'ancien , sous le con- bourg ou yillage du diocèse de Toul, où sulat de l'empereur Gratien. La seconde il y a environ trois cents quatre-vingt cinq

(1) Vilthem Luxemburgiæ, l. 2, p. 570. habitans. Ce lieu est situé sur le confluent 580 et 581.

de deux ruisseaux, ce qui lui a fait donner le nom de Condatum, qui signifie Con-Widon ou Gui , fils de Lietard, qui avait fluant. Condé est dans le Barrois, à trois fort maltraité les habitans de Condé sulieues de Bar, vers le nord, à une lieue de jets de l'abbé de Saint-Mihiel; Lanzon l'abbaye de l'Isle ; il est de la prevôté et abbé de ce monastère , en porta ses plainbailliage de Bar, présidial de Châlons-sur-tes au comte de Bar, qui régla les droits Marne, et parlement de Paris. Le roi en de l'avoué. . est seul haut et moyen justicier ; l'abbé de CONDÉ-SUR-MOSELLE.- CondéSt-Mihiel en est seigneur foncier, avec la ju-sur-Moselle, est situé à peu près sur le ridiction gruriale particulière sur ses bois, confluent de la Meurthe et de la Moselle , et conjointement avec les officiers de la d’où lui vient le nom de Condé. En latin maîtrise de Bar, sur ceux d'accompagne de la basse latinité, Condatum signifie un ment, c'est-à-dire sur ceux qui appartien-confluent de deux rivières ou de deux ruisnent au roi et à l'abbé de St-Mihiel, par seaux. La Meurthe se décharge dans la indivis. La paroisse a pour patron saint Moselle un peu au-dessous de Condé.. Michel, et l'abbé de St-Mihiel nomme à la Dès l'an 1253 (1), Verris dit Vògien, cure. Les décimateurs sont l'abbé de St-de Deneuvre, vendit la vouerie de Condé Mihiel, celui de l’Isle et le curé du lieu : et de Faux, à Jacques de Lorraine évêque voyez le pouillé de Toul.

. de Metz , de qui il tenait ladite vouerie, Un arrêt du parlement de Paris, du pour la somme de 333 livres 6 sous 8 quatre mai 1465, porte que les religieux deniers messins, par acte passé la veille de l'abbaye de St-Mihiel, auront la visita- de Noel 1253. tion et l'ajustement de tous poids, balances ! Le bourg de Condé étail autrefois une et aunes, aux foires et marchés de Condé châtellenie de l'évêché de Metz; on y voyait en Barrois, avec les amendes qui en revien- un château considérable qui avait donné dront; mais que les amendes des foires lieu aux ducs de Bar, d'en construire un seront communes avec le duc de Bar. autre sur une hauteur, au-delà de la Mo

Il y a à Condé un Hôpital et une cha-selle, nommé l'Avant-Garde , et aux ducs pelle sous l'invocation de saint Jean-Bap-de Lorraine , d'en construire un troisième tiste, dont le curé et les paroissiens sont vers l'an 1260, en deça de la même rivière patrons. Le revenu consiste en un gagnage au-dessus de Frouart. Ces trois châteaux de trenic jours de terre en chaque saison, étaient posés en triangle, pour s'observer et deux fauchées de prés; les pauvres ont l'un l'autre, et se tenir réciproquement en leurs parts dans le revenu , et le chapelain respect. Ils sont aujourd'hui entièrement est chargé de deux messes par semaines. ruinés, et on n'eu voit plus que quelques

Le prieuré ou hermitage de St-Jacques, ruines. a pour patrons les religieux de saint An- ! On assure que le château de Condé fut toine de Bar; son revenu est d'environ six bâti avant l'an 1260 (2), par Philippe de livres, et ses charges sont de deux messes Florenges, évêque de Metz , prince de la par semaine.

maison de Lorraine... La terre de Condé fut donnée à l'abbaye Cette châtellenie ne demeura pas longde Saint-Mihiel en 674 (1), par le comte temps entre les mains des évêques de Vulfoad, fondateur de ce monastère. Vil- Meiz; car dès l'an 1267 (5) ou environ, lam meam quæ dicitur Condatum, in pago le comte de Bar et le duc de Lorraine, Barrense super fluvium Callo.

s'accordèrent de mettre le chateau de Condé Renaud comte de Bar (2), ayant vendu appartenant à l'évêque de Metz, entre les le fief de la vouerie de Condé, à un nommé

(1) Hist. de Lorr., t. 2, p. cccclxxiv. (1) Hist. de Lorr., t. 1, p. 261. Pri

(2) Meurisse ; p.469. (2) Ibid., l. 2, p. cccii.

(3) Philippe di Vigueules, sous l'art. 126.

mains de l'évêque de Verdun et du comte devable envers le comte de Bar, de quinze de Salm : on ignore à propos de quoi se mille livres de petits tournois, pour lesfit cet accord.

quels Ademare , évêque de Metz, engagea Un historien du pays (1), dans l'histoire audit comte de Bar en 1328, le château du duc Thiebaut II, raconte que Renaud de Conflans pour dix-neuf mille livres , et de Bar, évêque de Metz , frère d'Edouard la même année 1328, il lui mit en main comte de Bar, avait accusé le duc Thie- le château de Condé pour dix-neuf mille baut d'avoir détourné à son profit, des livres. deniers qu'il avait tirés des églises de ses Ademare de Montil, évêque de Metz , états , sous prétexte de les employer au engagea à Edouard comte de Bar, en secours de l'ile de Rhodes, que le pape 1328 (1), le château de Condé avec Conlui avait recommandée ; Thiebaut pour flans en Jarnisi , pour la somme de vingttirer vengeance de cette calomnie avancée deux mille livres, à faculté de rachat perpar l'évêque de Metz , leva des troupes , pétuel. Les ducs de Bar donnèrent aux entra dans les terres de l'évêque de Metz, évêques de Metz, plusieurs reconnaissanet y commit de grands dégats. Renaud ces de cet engagement, et de la faculté de appela à son secours son frère Edouard , rachat qu'avaient lesdits évêques comte de Bar, et d'autres seigneurs ses En 1390, Robert, comte de Bar , céda feudalaires , et vint avec eux assiéger le à Edouard son fils , la seigneurie et prochâteau de Frouart , appartenant à Thie- priété du pont avec le châtel et châtellenie baut; mais ce prince les repoussa vivement, de Mousson....., les villes et châtellenies les battit, les tailla'en pièces, fit prisonnier de Condé-sur-Moselle et Conflans en Jarle comte de Bar et d'autres seigneurs; pour nisi, comme choses à lui engagées par les rançon desquels, l'évêque de Metz enga- évêqucs de Metz , et qu'il tient en engagegea à son frère Edouard quelques terres dent. de son évêché, entr’autres, Conflans en Ils unirent ensuite le château et châtelJarnisi et Condé-sur-Moselle, pour la lenie de Condé, au bailliage de Saint-Misomme de soixante-dix mille livres four- hiel ; et il y était uni, lorsque Louis , nois: laquelle somme n'ayant pas été payée, cardinal de Bar, donna son duché à son ces deux places sont demeurées en la puis- neveu René d'Anjou. sance du comte de Bar. Ceci doit être ar- | Ce n'est proprement depuis cette cesrivé vers l'an 1507 ou 1508. Comparez ce sion, que les ducs de Lorraine sont deque j'ai raconté de cette guerre, tome 2, 1 venus vrais propriétaires de Condé-surpage 434 de l'Histoire de Lorraine. . Moselle.

En 1323, en avril le jour de saint Va- Le 14 décembre 1438, le duc René II lentin, Henri Dauphin , évêque de Metz, emprunta de Conrade, évêque de Metz, engagea le château de Condé en forme de la somme de six mille vieux florins d'or du vouerie, à Edouard comte de Bar , pour Rhin , pour payer les officiers qu'il avait la somme de six mille livres, qu'il devait eu à son service dans la guerre contre Anet pour laquelle il avait donné pour garant, toine comte de Vaudémont, laquelle Jean comte de Sarbruche, Guillaume d'Eu- somme il promet payer à la saint Jeanviller, Guillaume d'Haraucourt et Henri de Baptiste ; et pour sureté, il met entre les Gorcey, lesquels répondans, devaient se mains de Ferri de Savigni , maréchal de constituer prisonniers au Pont-à-Mousson Lorraine et de Bar, le château de Condé, vers la saint Remi. Cette dette avait été consentant qu'au défaut de payement, il contractée par Renaud de Bar, évêque de le délivre à l'évêque de Metz. Archiv. de Metz. De plus, Henri Dauphin était re-Lorr., Layette , Condé. N° 36.

(1) Le R. P. Donat Tiercelin, manuscrits de Lorraiae.

I (1) Hist. de Lorr., t. 2, p. 605.

. En 1468, la garnison de Liverdun , de minées qu'en 1561 (1). François de Beau

la part du maréchal de Bourgogne, con- caire, évêque, de Metz, céda audit duc par duite par le sire Dufeys, gendre du mare contrat , la châtellenie de Condé et autres chal, attaqua et brûla Condé, pour se seigneuries déchargées de tous droits de venger de ce que le duc de Calabre avait rachat et d'autres, que les évêques de accepté Epinal , qui lui avait été offert par Metzy pourraient prétendre, à quoi le carle roi Louis XI.

dinal de Lorrainé comme administrateur • Conrade Bayer de Boppart, évêque de du temporel dudit évêché, donna son Metz, fut choisi par la duchesse Isabelle consentement. de Lorraine, épouse du duc René Jer pen- Le roi Henri II, étant venu à Nancy dant la prison de ce prince, pour un des en 1552 (2), pour aller prendre possesrégens de Lorraine, avec nombre d'autres sion de la ville de Metz , y demeura quelseigneurs de la première noblesse du pays. ques jours, puis en partit et alla coucher à Après quelques années, c'est-à-dire en Condé, qui n'en est éloigné que de deux 1439, le 13 d'octobre , Conrade Bayer, lieues ; c'était alors un lieu considérable sous diverses prétextes, fut arrêté à par son commerce ; c'était une espèce Amance, et conduit pendant la nuit au d'entrepôt pour les marchandises de Luxemchâteau de Condé, tout nud, sans che- bourg, du pays Messin et de Nancy; le roi mise, sans culotte et sans chaussure. Il y l partit de Condé le dimanche dix-sept avril, demeura dix semaines entières, pendant jour de Pâques, et vint coucher au Pontlesquelles on l'obligea à passer le 13 dé-à-Mousson à trois lieues de là. cembre de la même année, un traité dé- Le bon duc Henri affectionnait particusavantageux, contre lequel il fit ses pro- lièrement le château de Condé, et il avait testations dès qu'il fut mis en liberté. près de là, une vigne dont il faisait un cas

Le roi Louis XI ayant donné la ville particulier, envoyant de son vin de Condé d'Epinal au duc de Lorraine Jean de Ca- aux princes étrangers, comme un vin exlabre, l'évêque de Melz , George de Bade quis. Aujourd'hui le château de Condé est piqué au vif de ce qu'on lui eût ainsi en-détruit , et la vigne fameuse qui est aujourlevé cette belle chårellenie, prit le parti de d’hui passée en proverbe dans le pays , Charles-le-Hardi, duc de Bourgogne, et le pour marquer une chose rare et précieuse, favorisa de tout son pouvoir, pendant la est réduite en terre labourable. guerre qu'il fit au duc René II. ' Le duc Léopold a changé le nom de

Le comte de Campobasse mécontent du Condé en celui de Custine, en faveur de duc de Bourgogne, prévoyant que ce la maison de Custine, et l'a érigé en marprince serait défait devant Nancy, avait quisat, le 10 juin 1719. Condé a titre de envoyé du monde à Condé, et s'était saisi prévôté et on y connait deux maisons du pont de Bouxières-aux-Dames , par où franches , et trois fiefs, dont l'un s'appelle il fallait que le duc de Bourgogne passati le fief des Prés, le deuxième Mercy, et pour se retirer sur les terres de Metz, afin le troisième le fief du Bois. Condé dépend de l'arrêter en cet endroit, au cas qu'il s'y de l'évêché de Metz, pour le spirituel , et présentât ; mais Charles 'fut tué devant de la Lorraine , pour le temporel. Nancy, et les précautions de Campobasse La maison de Custine est originaire du · ne servirent que contre les gens du duc de pays de Liége, où les filles ont droit de Bourgogne, qui y furent arrêtés. primogéniture au défaut de mâles. Custine

Après la mort de ce duc, il y eut de est un château situé à deux lieues de grands démêlés entre le duc de Lorraine et Charlemont; il est la première pairie du et les évêques de Metz, au snjet de la châ- comté de Rochefort. Le premier de celte tellenie de Condé et d'autres seigneuries. (1) Longưerue, description de la France. Ces difficultés ne furent entièrement ter- l») Hist. de Lorr., t. 2, p. 1301.

maison qui vint s'établir en Lorraine sous cession était nulle, parce que le comté de le duc René ler, fut Geoffroy de Custine, Bar, relevant de l'empire, le comte Henri qui avait épousé Floride de Crouy.. n'était pas en pouvoir de faire cette aliéna

Il y a plusieurs branches de la maison de ' tion de son autorité; mais il est malaisé de Custine : Custine de Guermange, Custine bien prouver que le Barrois eût alors rede Villy d'Offance , Pouligny, Marsilly levé de l'empire.

La maison de Cusline porte d'argent à Edouard, comte de Bar, fils de Henri III, la bande coticée de sable, écartelée de ayant épousé Marie, seur de Jeanne femme même , semé de lys d'argent.

du roi Philippe le Bel ; ce prince en conCONFLANS EN BASSIGNI. Considération de ce mariage, rendit à Edouard, flans en Bassigni, ainsi nommé à cause de les prevôtés de la Marche, Conflans et sa situation sur le confluent de deux riviè, Chatillon, qui avaient été ôiées au comte res , le Plané et la Lanterne qui coulent Henri III, et unies à la couronne, comme au tour de ce lieu , et viennent de Fouge- nous l'avons dit. roles et de Plombières ; il est fort différent Le duc Charles IV, permet aux habitans de Conflans en Jarnisy.

de Conflans en Bassigni, de faire l'exercice Celui dont nous parlons ici, est un et jeu d'arquebuse (1), et octroye à celui bourg à trois lieues de Luxeuil , et à douze qui aura gagné et abattu le Papegai dressé de Bourmont; prevôté royale enclavée en à cet effet à chaque premier dimanche du la comté de Bourgogne, chef-lieu des mois de may, au lieu désigné; par trois prcyötés et offices de ce nom; recette de années consécutives , tant par arquebuse , Bourmont, bailliage de la Marche, prési- mousquet, que par autres armes, de la dial de Langres, parlement de Paris. Le somme de trente francs barrois, assignés à roi en est seul seigneur; diocèse de Besan- prendre sur les deniers de la recette dudit çon ; l'abbé de Luxeuil nomme à la cure, Conflans, payable par chacun an au preet est seul décimateur. Il y a dans l'église mier jour de May, à celui qui sera établi paroissiale deux chapelles.

maitre, et capitaine de ladite compagnie, Couflans était anciennement entouré de et sur sa seule quittance; lesdites lettres murailles, et fortifié d'un château et de données à Nancy, les dix-neuvième jour plusieurs tours. Mais le bourg et le château de février 1629. furent brûlés dans les guerres du dernier De Conflans en Bassigni, dépend la siècle ; le reste de ce château et ses fossés cense-fief de Champonet, sont ascencés à plusieurs particuliers , qui CONFLANS EN JÁRNISY. - Cony ont båti. La situation de Conflans est fort flans en Jarnisi , bourg où l'Orne reçoit agréable, dans une belle prairie.

l’Iron, bailliage de Briey à trois lieues Il y a des Recolets depuis environ qua- d'Étain, à deux de Briey, et a cinq de tre-vingts ans, et une maison de religieuses Metz, appartenait autrefois à des seigneurs de la Congrégation de Notre-Dame, fon, particuliers , qui portaient d'azure semé de dée en 1727, var M. Barthelemy Lombard, billettes d'or, à un lion de même, à une curé du lieu. Il y a à Conflans environ cotice de gueule , brochant sur le tout.' cent cinquante habitans.

| Aujourd'hui Conflans est chef-lieu des Dans le traité de Bruges, passé à Bru- prevôtés et office de ce nom, diocèse de ges en 1301, entre le roi Philippe le Bel, Verdun, recette de Briey, bailliage de saint et Henri III, comte de Bar. Il est porté Mihiel, cour souveraine de Nancy. expressément, que le comte Henri cède et En 1156, Robert de Conflans fut abandonne au roi Philippe, les châteaux, moin avec plusieurs seigneurs en l'acte de et chatellenies de Conflans, Chatillon et la fondation de l'abbaye de Chatillon. Marche , qui furent unis au domaine de la France. M. Chifflet a prétendu que cette (1) 1630

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