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pour n'y pas interrompre la conventualité et l'exercice de l'office monastique, le service divin de la paroisse qui s'était fait jnsqu'alors par le prieur au peuple dans l'église de saint Pierre, fut transféré dans l'église de saint Martin , attenante et voisine, avec création d'un vicaire de gremio monachorum, pour la desserte de · la paroisse, ce qui fut agréé et accordé par l'évêque Vigfride. L'abbaye de Gorze ayant été sécularisée en 1572, pour servir à la fondation de l'université de Pont-à-Mousson , par le cardinal de Lorraine, et les biens en ayant été démembrés , le prieuré d'Amelle et celui d'Apremont échurent aux PP. Jésuites, qui les ont possédés jusqu'aujourd'hui, avec tous les biens, droits et revenus en dépendant. Amelle avec le hameau de Longeau , ne forme qu'une seule communauté. Office et recette d'Etain , juridiction de la prévôté d'Etain , bailliage d'Etain, cour souveraine de Nancy. Amelle et Longeau sont composés d'environ soixante - dix habitans. On peut voir dans la nouvelle histoire de Verdun, page 100 et 101 , quelques autres particularités du prieuré d'Amelle. On dit qu'il est ordinairement administré par deux Jésuites qui y résident. Amelle. Il y a eu anciennement une maison d'Amelle , noble d'armes et du nom (1). Je trouve Thiéri d'Amelle, chevalier, sire d'Avillers, dénommé dans ' une quittance qu'il donne à Ascelin de Bouconville, baillif de Saint-Mihiel , en 1282. Hue d'Amelle, chevalier, sire d'Avillers, qui donne pour caution en · 1294 à Jean Ancel, citain de Metz, Henri comte de Bar, pour une somme de 500 livres petits tournois. Thiéri d'Amelle est encore rappelé dans un acte de foi et hommage, que rend en 1288, Henri sire de Blâmont à Thiébaut comte de Bar, son oncle, pour la maison dite la Folie, qu'il avait acheté de M. Thiéri d'Amelle, chevalier. (1) Arehives de Lorr. Layette Briey.

La terre d'Amelle passa ensuite à la maison de Blâmont (2). En 1581 , Robert duc de Bar, donne le 12 juin mainlevée à Henri sire de Blâmont, des seigneuries de Bouligny, Amermont, Amelle et Senon , acquises et confisquées au profit dudit duc, pour cause de défiance à lui faite par Henri de Blâmont, en la guerre que le duc de Bar avait eue contre Pierre de Bar. Thiebaut de Blâmont seigneur de Villesson, chevalier, sils de feu Thiebaut sire de Blâmont, reconnaît en 15S9 , devoir à Henri de Blâmont son frère, la somme de 1,200 petits florins vieux, de bon or, pour laquelle il lui engage entre autres terres, celles d'Amelle et de Senon. En 1416, Henri de Blâreont avait engagé à Jean de Fléville écuyer, tout ce qu'il avait à Amelle et Bouligny, etc., pour une somme de 590 francs. AMENONCOURT. — Amenoncouut , village à une lieu et demie de Blâmont et de l'étang de la Garde, diocèse de Metz, bailliage de Blâmont, parlement de Nancy. La cure appartient à l'ordre des chevaliers de Malte. - " Hue comte de Ribaupierre (5), dn consentement de sa femme et de ses enfans, vendit en 1245, à Henri de Blâmont tout ce qu'il avait à Amenoncourt pour 60 livres de messins. Cet acte est scellé des sceaux des abbés de Haute-Seille et de Saint-Sa•veur, et de celui de la ville de Sarrebourg. En 1274 , Ferri duc de Lorraine acquit de Vatrin écuyer, fils de Raoul Hostat de Liverdun , chevalier, et d'Isabeau femme dudit Vatrin, ce qu'ils avaient, tant en fief qu'autrement, à AmeIlOnCOurt. Je trouve encore qu'en 1285, Hue comte de la Petite-Pierre fut obligé de céder pour la seconde fois à Henri sire de Blâmont, tout ce qu'il possédait à Amenoncourt et Igney, pour une somme de 200 livres, qu'il devait lui payer pour les choses qu'il avait prises sur lui et sur les

T (2) Ibidem. Layette, Mandres-aux-quatreOUlTS,

(3) Archiv. de Lorr. Layette Blâmont.

hommes d'Amenoncourt et d'Igney. Le même Hue était encore obligé de payer les dommages pour les hommes morts et blessés de ces deux lieux , selon l'usage et la coutume du pays. · Enfin en 1294, Hugues et Simon de la Petite-Pierre, Susanne dame de Pierre, femme de Raoul comte sauvage, et Jeannette dame d'Etendorff, leurs sœurs , vendirent à Henri de Blâmont, tout ce qu'ils possédaient à Amenoncourt, moyennant une somme de 170 livres tournois. AMERMONT. – Amermont, AmarusMons, c'est apparemment ce lieu qui fut cédé par Olry de Blâmont, évêque de Toul , avec Blâmont , Deneuvre et Mandre-aux-quatre-Tours, au duc Réné II , en 1499 et encore en 1505, comme relevant de l'évêque de Metz. Voyez l'arrêt de réunion du 14 juin 1680 , p. 94, 95, etc. Amermont et Bouligny, deux villages qui ne font qu'une seule communauté, diocèse de Metz, recette de Briey, office de Norroy-le-Sec, juridiction du juge du seigneur ; bailliage d'Etain, cour souveraine de Nancy ; les dames de Sainte-Catherine de Verdun perçoivent partie de la dime. M. le comte de Rosières d'Euvezin, acquéreur de M. le marquis de Lambertie, en est seigneur ; il y a cinquante-cinq ou soixante habitans. C'est une dépendance de Richecourt. ANCEM0NT oU ANCIMONT. — Ancemont, village du Verdunois , situé sur la Meuse, entre Verdun au nord, et Tilly au midi, vis-à-vis Dievé, près Dugny et Landrecourt. En 1556, le duc de Luxembourg étant en guerre contre celui de Bar, Jcan de Vullemont , gouverneur de Verdun pour le duc de Luxembourg , donna des lettres de neutralité à Landrecourt et à Ancimont, à condition que le duc de Bar donnerait de pareilles lettres à Haudeiville dépendante de Verdun. L'hérésie calvinienne s'étant introduite dans les lieux d'Ornes, Ancemont, Villers, Arecourt(1), etc., l'évêque Psaume (1) Histoire de Verdun, page 457.

de Verdun, y envoya un zélé et savant missionnaire nommé Firmin Capicier, récollet, qui ramena ces peuples égarés au giron de l'église en 1569. Nous avons dit dans la bibliothèque Lorraine , que le célèbre dom Robert Desgabets était natif de Dugny. Nous étions mal informés. Il était d'Ancemont, ou Ancimont, où l'on a montré long-temps la chambre où il était né. Jean Robert de Bardelet son parent, religieux d'une sainte vie, et très-attaché aux devoirs de son état, de qui j'ai reçu les premiers élémens de la langue latine , était natif du même lieu. ANCERVILLE oU ANSELVILLE. — Ancerville , Anselmi-Pilla , bourg, cheflieu de la baronnie , office et prévoté de ce nom, diocèse de Châlons, parlement de Paris. La baronnie d'Ancerville est composée des villages d'Aunoy, Bazencourt , Brillon , Cousancelle, Haironville et Sandru. Elle appartenait originairement à la maison de Lorraine ; Isabeau de Lorraine, fille de Thiebaut II, duc de Lorraine, et d'Isabeau de Ruvigni , ayant apporté cette terre en mariage à Erard de Bar, l'un des fils de Thiebaut II , comte de Bar, et de Jeanne de Tocy, sa seconde femme. Ancerville est situé sur la Marne, à une lieue de Saint-Dizier , à trois lieues de Bar ; la maison de Guise posséda cette terre assez long-temps. Mademoiselle de Guise en avait disposé en faveur du duc Charles V, par un Fidei-commis à M. le comte de Couvonge. Mais cette disposition n'ayant pas eu son effet, la maison d'Orléans plus proche héritière de celle de Guise, lui succéda dans cette baronnie. Le duc Léopold l'a acheté de M. le duc d'Orléans, pour le prix de sept cent cin » quante mille livres, par contrat passé à Paris, le onzième septembre mil sept cent vingt-un. La paroissse d'Ancerville a pour patron saint Martin. Le commandeur de SaintAmand nomme à la cure, qni cst attachée à l'ordre de Malthe. Il y a dans cette paroisse cinq chapelles, dont deux ont chaenne un chapelain. Le roi est décimateur. Le curé seulement pour un cinquième dans la dime en grain. Il y avait ci-devant un château, que la chambre des comptes du duché de Bar a laissé à cens perpétuel, avec ses appartenances et dépendances, que les censitaires ont réduit en une simple maison, et en terres labourables.

A un quart de lieue du bourg, est la commanderie de Braux, de l'ordre de da Malthe, son église est sous l'invocation de la Madeleine. Il y a aussi sur le finage environ à une demi lieue du bourg d'Ancerville, un hermitage de saint Antoine , vulgairement dit de Vieille-Savatte.Avant l'édit du mois de décembre 1747, il y avait une Gruerie, qui est à présent du ressort de la maîtrise de Bar. Il y a à Ancerville en tout environ cinq cents habitans. La prévôté royale cst supprimée.

La campagne d'Ancerville est d'une beauté et d'une fertilité extraordinaire : elle est plantée de cerisiers et d'autres arbres fruitiers, dont on fait un trafic considérable dans les villes et les lieux voisins.

Le 25 août 1484, Simon Desarmoises, chevalier, donna son dénombrement au duc de Lorraine à cause de son château d'Ancerville, pour vingt livres tournois , qu'il prend chaque année sur la recette dudit Ancerville. Nicolas Desarmoises de Fléville, fit de pareilles reprises cn 1511.

ANCY-SUR-MOSELLE.—ANCY-sURMosELLE, village situé sur la rive gauche de ce fleuve, vis-à-vis Joüi-aux-Arches, du diocèse de Metz, souveraineté de France. On y tint le 10 septembre 1469 , une assemblée pour y terminer un grand différend qui était entre les Messeins et les Barisiens. Les premiers s'étaient jetés dans les terres du Barois appartenantes au due René H, y avaient brûlé Gondrecourt et plusieurs autres bourgs et villages, et y avaient causé des dommages estimés à la somme de cent mille écus. On nomma de part et d'autre des commissaires pour accommoder cette affaire : mais n'ayant pu rien conclure, il fut résolu qu'on se pour

voirait devant le roi de France (1), la cour du parlement, les gens du conseil du duché de Luxembourg, les évêques de Toul, Metz et Verdun, ct le baillif de Chaumont et de Vitri, d'autant qu'il constait que les Messeins avaient eommencé la guerre. Nous ignorons quel fut le jugcment de ces commissaires. L'an 1454, le 25 décembre(2), Pothon de Saintrailles, capitaine aventuricr de France, accompagné de quatorze ou quinze cents hommes d'armes, (l'homme d'armes était un cavalier armé de toutes pièces, ayant à sa suite quatre chevaux, deux de service, et les deux autres, l'un sommier et l'autre pour le valet, ) vint au val de Metz , et àprès avoir couru les principaux villages de ce canton-là , vinrent loger à Ancy-sur-Moselle , où ils trouvèrent beaucoup d'or, d'argent, de joyaux, de bons vins et d'autres choses : et la nuit de Noël ils attaquèrent l'église de d'Ancy, mais ils ne la purent prendre ; ils rançonnèrent cc lieu, et lui demandèrent trois mille écus , pour lesquels il sallut donner ôtage. Ceux de Metz étant sortis sur les gens de Pothon, leur tuèrent cinq hommes, et leur en prirent deux à Moulins : après quoi Pothon se retira vers St.-Mihiel et Bar-le-Duc. Vers l'an 1456, un capitaine nommé Joachim, était en garnison à Gorze, sous le commandement du roi Charlcs VII. Ce Joachim fit de grands maux dans les terres de Metz (5); il prit l'église d'Ancy, qui était une espèce de fort, croyant surprendre Conrade Bayer, évêque de Metz. Il fallut rachcter l'église d'Ancy, en donnant quinze cents francs à Joachim. La cure d'Ancy est à la nomination de l'abbé de St. Vincent de Metz. ANDELOT.—ANDELoT, ou Andlau , petite ville en Alsace, au pied des montagnes de Vosges, où l'on voit une abbaye de dames chanoinesses, et dont l'abbesse a titre de princesse, et a séance aux diètes d'empire. (1) Hist. de Lorr., t. 2, p. 948. (2) Ibldem, p. ccxix. (3) Chronique manus. de Metz.

Ce n'est point cette ville dont nous voulons parler ici : c'est d'un autre Andlot, bourg de France en Champagne, au pied de la montagne de Montclair, dans le Bassigni , nommé en latin Andelaum ou Andelaus, situé entre Langres et la cité de Nasium, Nais, où les rois Gontran et Childebert, en 588, eurent une entrevue avec la reine Brunehaut, et y firent la paix, comme le dit St. Grégoire de Tours. (1) Frédegaire en parle aussi, et dit , que l'an 17, du règne de Thierri, ce prince ayant rassemblé son armée, s'avança par Andlot, contre la ville de Nasium, la prit, puis arriva à Toul. Le bourg d'Andelot est situé sur la rivière de Bon-Port ; il y a juridiction et prévoté royale : c'était autrefois une grande ville, dont on voit encore lcs ruines.

On connaît en Lorraine, au lieu nommé Andelon, ou Andelin; mais c'est le village d'Andeliers, dont l'église fut donnée à l'abbaye de St. Mansuy, par St. Gérard, évêque de Toul, en 986.

ANDERNACH.—ANDERNACIr, nommé anciennement Antonacum ou Antunacum, ou Antonicum, ville située sur le Rhin , à quatre lieues au-dessous de Coblentz, était autrefois une maison royale des rois d'Austrasie : Ammien Marcellin dit que l'empereur Julien voyant que les Germains s'étaient emparés de la rive du Rhin et de plusieurs places qui obéissaient aux Romains, prit sur eux Andernach, le fortifia et en rétablit les murailles. Les annales du pays en font souvent mention ; l'annaliste saxon, sous l'an 885, dit que Hugues envoya vers l'empereur pour lui demander Coblentz, Andernach et Sintzich, à cause que ces lieux sont féconds en bons vins. Il s'est tenu plusieurs assemblées célèbres à Andernach; les annales de Corbie, sous l'an 1202, disent que les arcaevêques de Cologne et de Trèves, s'y rendirent avec Bernard, duc de Saxe, et Plusieurs seigneurs et prélats, et entre autres Witikinde de Corbie.

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Andernach est situé dans l'électorat de Cologne, dont il dépend pour le temporel , et sur les confins de l'électorat de Trèves, auquel il répond pour le spirituel ; à 5 mille au-dessous de Coblentz en tirant vers Bonn, dont il n'est éloigné que de 5 milles d'Allemagne. Il a été autrefois ville libre et impériale; après avoir été ruinée fort long-temps, on la rebâtit en 1520. Il se donna un rude combat dans son voisinage en 876, entre l'empereur Charlesle-Chauve, et Louis , roi de Germanie, SOIl Il6VCUI.

Il y avait autrefois près les murs d'Andernach , une abbaye qui fut ruinée vers le neuvième siècle , on ne sait ni par qui, ni à quelle occasion : mais Meginere, archevêque de Trêves, vers l'an 1150, la rétablit par la libéralité d'un seigneur du voisinage nommé Lupold, et demandant à Richard, abbé de Sprinkirsbach , des religieuses pour l'habiter, Richard en donna la conduite à Theuvide sa propre SOCllI".

ANDERNEY.—ANDERNEY, village du Barrois, à gauche de la rivière de Saulx, à quatre lieues de Bar, deux lieues et demie au nord de Saint-Dizier, diocèse de Toul. La cure est à la nomination de l'abbé

de Jendeure; elle est possédée par un re- .

ligieux de la même abbaye, ordre de prémontré. Le curé est décimateur avec les chapitres de Saint-Maxe et de SaintPierre de Bar, le curé de Mognéville et celui de Contrisson, et MM. de Longeaux, de Vassart, de Maillet et mademoiselle de Morlaincourt. L'église a pour patrone la Sainte-Vierge dans son assomption; bailliage de Bar, présidial de Châlons, parlement de Paris. Le roi en est seul seigneur. MM. de Vassart, de Maillet ct mademoiselle de Morlaincourt jouissent du domaine, des droits honorifiques et utiles de haute, moyenne et basse justice, qu'ils font exercer par un maire, un procureur d'ossice, un greffier, etc. Ce lieu contient environ quarante habitans. M. de Maillet y a une maison. Le père Benoit dans son poulié

de Toul, tom. II, p. 91, dit qu'Ander

ney était autrefois mère-église, mais qu'aujourd'hui ce n'est qu'une annexe de Contrisson. Thiebaut, comte de Bar et de Luxembourg, et Ride, châtelain , fondèrent en 1212 (1), la chapelle d'Anderney, et la dotèrent de deux fauchées de prés , de deux journaux de terres, et d'uu muid de blé, mesure de Bar, à prendre tous les ans sur le moulin du même lieu. En 1555, Philippe, chevalier, châtelain de Bar, consent qu'Edouard, comte de Bar, jonisse de la moitié du moulin d'Anderney, en récompense de la somme de 500 francs qu'il a reçus dudit comte, pour les réparations faxes audit moulin. En 1559, Jacques d'Autriche, châtelain de Bar, et Marie, sa femme, vendent à Henri, comte de Bar, tout ce qu'ils avaient à Anderney, avec d'autres biens, pour une somme de 665 livres 9 sols de bons tournois. L'acte est scellé des sceaux de Martin, abbé de Troisfontaines, et de Geofroi, abbé de Cheminon. Ogier, abbé de Cheminon , s'oblige en 1497, de faire célébrer annuellement en son église une messe solemnelle à l'intention du duc René II, en reconnaissance de ce que ce prince leur avait donné quelques héritages amortis, situés ès-finages d'Anderney et de Contrisson. Il paraît qu'il y a eu autrefois au lieu d'Anderney, une maison ou château fortifié, puisqu'en 1526 , Robert de Fiquemont, écuyer, reprit du duc de Lorraine, à cause de son duché de Bar, ce qu'il tenait en la grosse tour d'Anderney, avec ses dépendances. , ANDERNY. — ANDERNY, village du diocèse de Trêves, deux lieues au septentrion de Briey. La paroisse, qui est dédiée à saint Etienne , est à la nomination à l'alternative de l'archevêque de Trêves, et de l'abbé de Saint-Pierremont. Seigneur haut-justificier , M. Grandemange ; seigneur foncier, l'abbé de Saint

(1) Archivcs de Lorr. Laye., cot. Bar et ses dépendances.

Pierremout. Décimateurs, cet abbé, le curé et les seigneurs : il y a environ quatrevingt-dix habitans ; bailliage de Briey, cour souveraine de Nanoy.

Geofroid'Apremontengageaen 1558(1), à Jean du Morley, chevalier, tout ce qu'il avait en hommes et femmes à Anderny, pour une somme de 500 petits tournois , à condition que ledit Morley ou ses hoirs en mettraient en acquêt cent livres de tournois pour dix livres de terre un an après le rachat, pour relever dudit Geofroi et en mouvoir en fief.

On trouve des reprises faites de la seigneurie d'Anderny par divers seigneurs qui l'ont possédée. Telles sont celles de Thiebaut de Bouligny, seigneur de Villerdevant-Orval, de l'an 1494 , faites au duc de Lorraine, à cause de son duché de Bar. Celles de Balthazar de Housse au duc de Calabre, pour la maison forte d'Anderny, et la haute justice, avec ses comparsonniers, du 2 avril 1522, de Pierre de Housse, du 4 févrisr 1494 , de Didier de Vigneulle sieur de Mesnil , partageant avec Catherine d'Haraucourt, dame de Malatour, de 1546 et 1549, de Virion de Bubenges, écuyer, seigneur d'Anderny en partie, de ce qu'il tient audit lieu, partageant avec Robert de Fiquemont, son comparsonnier, de l'an 1551.

ANDILLY, ou ANGELIER. —ANDILLY, en latin Angeliacum , ou Angeriacum, ou Angeriaca Villa, se dit en français Angellier, Angerer, Andilli, ou Andillier. Il est fait mention d'Anchiacum dans le dénombrement des biens de l'abbaye de Bouxières-aux-Dames (1), en 965 et 968, et dans les biens de Saint-Mansuy (2), en 965. Andilly est un village du diocèse de Toul, office et bailliage du Pont-àMousson , cour souveraine de Nancy. La paroisse a pour patron saint Martin ; collateur, l'abbé de St.-Mansuy, qui tire la moitié de la dime, et le curé l'autre

1) Archives de Lorr. Layette Briey.

$ Hist. de Lorr. , t. 1 , p. 372. Preuves, et p. 381.

(2) Page 374.

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