Images de page
PDF

de Verdon vendit au duc Ferri III tout cel Pendant les dernières guerres de Lorqu'il avait, pouvait avoir et prétendre raine, en 1641 (1), le 25 d'octobre, le dans la ville et ban de Dieuze et Bis, comte de Grancey étant parti de St.-Nipanges, de la Saint-Jean-Baptiste pro- colas avec 3,000 fantassins et 700 chevaux, chaine en neuf ans, pour quarante livres se rendit devant Dieuze. Les enfans perdus de tournois petits, que le duc leur devait se rendirent d'abord maitres des jardins, paver chacun an, la veille de St.-Jeant- où il y eût une grande escarmouche ; enBaptiste, à Verdun; sans pouvoir, pendant suite ils se logèrent sur le fossé. On dressa lesdites neuf années, aliéner ni mettre hors une batterie à cent pas du fossé ; elle fit de ses mains les choses à lui cédées, mais brèche sur le midi du 26. On entreprit enles doit défendre à ses risques et périls. Et suite de combler les fossés, et on commanaprès lesdites neuf années expirées, le tout da à quatre mille fantassins de faire chacun doit revenir audit chapitre de la Madelaine une fascine, ce qui fut exécuté promptede Verdun. Fait au mois de juillet 1296. ment : mais le commandant de Dieuze, qui

Ainsi, c'était plutôt un engagement, une comptait que le duc Charles IV viendrait amodiation, qu'une vente , et le chapitre à son secours, voyant qu'il lui manquait, de la Madelaine jouissait encore en ce temps manda au commandant de la tour de Linlà de certaines choses en propriété à Dieuze dre de lâcher les écluses, ce qu'il fit, et et à Bispanges.

les eaux s'accrurent tellement qu'elles emAu siècle suivant et en 1347 (1), Marie' portèrent les fascines et se répandirent dans de Blois, mère et tutrice du duc Jean de la campagne, en sorte qu'on eût assez de Lorraine, fit encore, au nom de son fils peine, sur la nuit du 26 au 27, de retirer mineur, ses reprises auprès de l'évêque de le canon et de se retirer. Metz , pour la ville et les salines de Dieuze; Presqu'en même temps on eût avis de mais depuis ce temps il ne parait pas que l'approche du duc Charles qui venait au les ducs de Lorraine ayent reconnu tenir secours de Dieuze : le comte de Grancey ni Dieuze, ni les salines, ni de l'évêque marcha à sa rencontre. Le duc s'arrêta aude Metz, ni du chapitre de la Madelaine. près de Château-voël, et le comte de GranIls en jouissent à présent en tout droit de cey se mit en bataille le matin du 27; mais souveraineté et de propriété, en vertu des le duc se posta si avantageusement qu'il traités de paix des Pyrenées, de l'an 1659, fut impossible de l'altaquer. de Vincennes, de l'an 1661, et de Risvich, Le 28, le duc se retira à Morhange; de l'an 1697.

Grancey l'y suivit. Le 31, les armées s'é Pendant la guerre des paysans d’Alle- tant trouvées en présence, il y eût quelques magne, révoltés contre les puissances en cannonades, mais sans combat; et enfin le 1525(2), plus de quatre cents hommes de duc ayant fait passer la Såre à Vaudrela chålelledie de Dieuze allèrent sejoindre à vange, il y mit son infanterie en garnison eux, et quelque temps après le duc Antoine et le reste de son armée à Sierk, Hombourg et ses frères François comte de Vaudémont, et St. Avold. et Claude de Guise, se rendirent avec leurs Quelques années après, c'est-à-dire en troupes dans cette villc, où était le rendez- 1657 (2), une troupe de soldats sortis de vous général de l'armée des princes lor-la garnison de Luxembourg, s'étant trarains, destinée à disputer aux paysans vestis en femmes, se glissèrent dans la ville luthériens révoltés le passage des montagnes de Dieuze, se saisirent de toutes les portes qui séparent l'Alsace de la Lorraine. Cette et forcèrent la garnison de se rendre. Gomentrevue se fit le 12 mai 1325.

bervaux , gouverneur de la saline, se dé

(1) Longuerue , loco citato.
(2) Hist. de Lorr., t. 2, p. 1153 et 1157.

(1) Hist. de Lor. t. 3 p. 416,
J (2) Hist. de Lorr., t. 3, p. 547.

fendit dans sa maison pendant trois heures, Dieu dans la solitude. Il arriva d'abord à mais la crainte de voir sa maison incendiée Rômont près Remberviller, où Dieu mal'obligea à capituler.

.

nifesta le mérite de son serviteur par un Avant la cession de la Lorraine, Dieuze miracle. Saint-Diey y laissa deux de ses était possédée en toute souveraineté par compagnons , qui y båtirent le prieuré de les ducs de Lorraine, saus en faire hommage Rômont, relevant aujourd'hui de l'abbaye à personne. Aujourd'hui elle appartient de Beze en Bourgogne. nuement au roi.

| Le saint voulut ensuite bâtir une abbaye Dieuze se gouverne par la coutume de à Arentelle , lieu aujourd'hui nommé sainte Lorraine; mais Marsal, Saint-Médard et Helène, situé sur le ruisseau d'Arentelle Haraucourt ont des coutumes particulières. près Romont (1), ce ruisseau se jette dans Il y a à Dieuze, maîtrise des eaux et forêts, la Mortagne près Remberviller; il est parlé recette des finances, recette des bois, hôtel du village d'Arentelle dans un titre de de ville, une brigade de maréchaussée et l'abbaye d'Epinal, de l'an 1003. de belles salines. Deux ruisseaux, le Spin Delà, le saint se rendit dans la forêt et le Verbach, embrassent la ville et se d’Haguenau en Alsace ; d'Haguenau il vint jettent ensemble dans la Seille, deux lieues au monastère de Novientum, aujourd'hui au-dessous de Dieuze.

Ebersmunster; delà à Amerschwir, puis La paroisse est du diocèse de Metz, elle au Bon-Homme dans la montagne de fut unie au chapitre de Dieu-leward en Vöge, et enfin il se fixa au Val de Galilée 1504. Il y a dans la ville, des minimes, des ou à Join-tures, où l'on voit aujourd'hui sæurs-grises, des capucins, établis le 6 la ville, l'église et le chapitre insigne de Janvier 1749, et deux hôpitaux, l'un de Saint-Diey ; ceci arriva vers l'an 659, ou Saint-Jacques, fondé en 1718, et l'autre 660. de Saint-Charles, fondé en 1730.

Ce lieu n'avait point alors de nom parLa source d'eau salée est à seize degrés, culier (2), ou s'il en avait , c'était celui supéricure à celle de Château-Salins et de de Jointures, Juncturæ, à cause de l'uRosières et si abondante que ses eaux su-nion ou du confluent de la rivière de perflues fournissent à la saline de Moyen-Mcurthe, qui vient du Valtin et des autres Vic et y vont par une conduite de cors, ruisseaux, et en particulier de celui de depuis l'an 1746.

Robache, qui viennent du côté de la monDe Dieuze à Fénétranges il y a une tagne voisine et se réunissent au dessous chaussée nouvelle de quatre lieues de lon-de l'emplacement du monastère bâti par gueur, sur une ligne directe de Dieuze au saint Diey ; mais depuis ce temps on a fait village de Mittershem. .

divers changemens dans les lits et dans les Dieuze est au-dessous de l'étang de cours de ces ruisseaux. Lindre, le plus grand et le plus beau de Ce saint évêque trouva ce vallon assez. la province.

spacieux pour y fonder un monastère , et SAINT-DIEY. - La ville de Saint-moyennant son travail et celui de ses disciDiey en Vöge, située sur la rivière de ples, il espéra d'y rencontrer de quoi faire Meurthe, à quatre lieues de sainte Ma- subsister une communauté nombreuse; rie-aux-Mines vers le Levant, à peu près comme la vallée était alors marécageuse et à pareille distance de Remberviller au Cou-inculte, il choisit le coteau méridional du chant, et à trois lieues de Raon-l'Etape au vallon, comme plus propre à y bâtir une Nord, doit son origine à saint Deodat ou à abbaye; bientôt il se vit à la tête d'une Saint-Diey (1), évêque de Nevers, qui vers (1) Histoire de Lorraine, tome 1, page 565. l'an 631 , quitta son évêché pour chercher | Preuves.

(2) Fondation de l'abbaye de Saint Diez vers (1) Abrégé de la vie de saint Diez. (l'an 560.

communauté considérable: mais pour ne rial , et autorisée par plus de quarante soupas être exposé aux troubles des officiers verains pontifs. royaux , il obtint du roi d'Austrasie, Chil- La ville de Saint Diey, capitale de cette deric II, vers l'an 661, un privilége qui contrée, décorée d'un bailliage, renlui abandonnait en toute propriété, un ferme deux paroisses, en y comprenant terrain d'environ dix-huit à vingt lieues celle du faubourg. La première et la plus de circonférence autour et aux environs del aucienne, est celle qui est au faubourg ; son monastère. Cette donation fut confir- mais la plus considérable, est celle de la mée à la poursuite de l'abbé Marcinan, ville , qui est dans l'église collégiale du successeur de saint Diey, par les rois chapitre : cette église à l'air de cathédrale

Thierri IV et Childeric III, comme il pa-et est desservie par le grand prévôt et vingt raît par l'ancienne vie de saint Diey. Mar- quatre chanoines, réduits à ce nombre cianus sub Regibus Theodorico, atque depuis plusieurs années, car autrefois le Childerico juniore , à quo etiam Aquis-chapitre était beaucoup plus nombreur. grani promeruit descriptionem totius Ab- Il y a dans cette église collégiale plubatiæ suce, roboratam Regia auctoritate. sieurs vicaires, six enfans de chæur, avec En même temps, il demanda vers l'an 664 maîtrise pour la musique. à Numerien, archevêque de Trèves (1), Quoique la paroisse de la ville soit dans un privilége pour l'exercice de la juridic-la même église , l'office s'y fait à un autel tion épiscopale , dans ce nouvel établisse- de la nef, distingué du grand autel , où ment qu'il venait de faire. Tels furent les les chanoines seuls font leurs offices ; l'aucommencemens de l'abbaye et de la ville tre paroisse du faubourg est dédiée à saint de Saint Diey, et des églises et paroisses Martin ; c'est là où saint Diey se tenait qui composent le district et territoire de ordinairement dans la solitude , pour vacette fameuse église ; on peut assurer que quer plus librement et plus tranquillement tout cela ne se fit qu'à la longue, et il serait à la contemplation ; c'est là où il båtit d'a. téméraire d'entreprendre d'en marquer pré-bord un oratoire , au pied du mont Cromcisément les époques.

berg. Les chanoines sont seuls curés pri. Le val de Saint Diey comprend aujour-mitifs, non seulement dans ces deux d'hui dans l'enceinte de sa juridiction, églises, mais aussi dans toutes celles du vingt paroisses considérables, plusieurs (Val de Saint-Diey. autres églises succursales ou annexes , Au nord de le grande église des chaavec un nombreux clergé. Ce val forme un noines, on voit des restes de l'ancien cloiterritoire séparé, de plus de cent soixante tre, et un oratoire d'un ouvrage antique, villages et hameaux , qui sont renfermés dédié à la Sainte-Vierge, suivant l'usage dans environ vingt-cinq lieues de contour, de presque toutes les grandes abbayes, dans lequel le grand prévot exerce une ju- d'avoir ainsi dans l'enceinte du cloitre, ridiction ordinaire et quasi épiscopale , une église particulière dédiée à la mère de reconnue dans le pays de temps immémo- Dieu.

Saint Diey mourut vers l'an 679, et (1) Dès le temps de Numérien en 664, le nom / laissa en mourant, la conduite de son mod'Archevêque , était connu et usité, quoi qu'as- nastère à saint Hydulphe, son ami et son sez rarement. Il était en usage en Orient dès le voisin, fondateur et premier abbé de quatrième siècle , et il le fut en Occident entre Movenmoutier. le cinquième et le sixième siècle. Do le remar-1 Le monastère de saint Diev, observa que dans la lettre de Florien, à saint Niutrices de Trèves, cent ans avant Numérien ; dans le testament de saint Cézaire. Ce nom fut aussi (1) S'il est vrai que saint Dicy ait demeuré donné à saint Augustin, apôtre d'Angleterre , dix-huit ans à Agaune , il peut y avoir vu obet à saint Laurent son successeur, l'an 596. server , et observé lui-même, la régle de Tar

de saint Benoît; mais bientôt celle de saints usages et priviléges, de la manière la Benoît seule y fut gardée, et y subsista plus authentique, sans qu'il puisse aljusques vers l'an 950, que l'on y mit des léguer contr'eux à l'avenir , aucune preschanoines au lieu des solitaires (1), qui cription. apparemment ne vivaient pas selon la pu- La ville et la prévôté de Saint Diey, en reté de leur profession ; les chanoines y ce qui appartenait au duc de Lorraine, fut demeurèrent jusque vers l'an 960, alors cédée en apanage à la princesse Catherine le duc Frideric y rétablit des religieux ; de Lorraine , lorsqu'elle épousa en 1426, mais l'abbé nommé Erchembert, traita si Jacques Jer du nom, marquis de Bade , mal ses frères, et y fit une telle dissipation qui y fit bâtir un palais (1); mais les ducs des biens du monastère, que le duc Fride-de Lorraine dans la suite, rachetérent ric menaça de le chasser (2). Erchembert cet apanage , et le réunirent à leur docroyant que le prince lui demandait de maine. l'argent , vendit les croix, les calices d'or et La ville de Saint Diey, comme la plud'argent, et les ornemens de soie de son part des autres villes de province, n'est église , et alla en offrir le prix au duc Fri- devenue considérable que dans la suite de deric. Ce prince fut si offensé de cet indi- plusieurs siècles ; on croit que le gros de gne procédé, qu'il chassa et l'abbé et les la ville se forma d'abord au delà de la rimoines , et y rétablit des chanoines qui y vière , où est à présent le faubourg , et subsistent encore aujourd'hui.

que ce n'est que depuis la sécularisation Les ducs de Lorraine depuis Gérard de l'abbaye, qu'on est venu habiter au ded'Alsace, ont été seigneurs-avoués et çà, et au nord de la Meurthe. défenseurs de l'abbaye de Saint Diey, et On dit aussi que ceci arriva vers l'an ont reconnu les franchises et priviléges de 1140, et que le chapitre permit alors aux cette église en diverses occasions. habitans du faubourg, de passer la rivière

En 1236 (3), la veille de l’Epiphanie , et d'y bâtir quelques maisons et quelques et par conséquent en 1237, avant Pâques, I rues , et même de se fermer de fossés et de le duc Mathieu II, reconnait qu'il a échan- murailles. gé le domaine du château de Spissemberg! En 1155, Cette nouvelle ville de Saint et de ses dépendances, et la vouerie de Diey, l'église et les maisons des chanoines Saint Diey et du Val , contre la seigneurie furent réduites en cendres par un cas forde Lunéville, qui appartenait au comte de tuit , du moins on n'en assigne point la Lunéville, et qu'ensuite il a racheté du cause. même comte de Lunéville, les choses devant Quelque temps après, le duc de Lordites ; et en même temps il promet solem-raine Ferri II, au retour du siége de nellement au chapitre de Saint Diey, de Haguenau , passant par Saint Diey, proles conserver dans leurs droits , libertés , posa au chapitre de bâtir cinquante mai

sons dans la ville , ce qui lui fut accordé, nate qu'on suivait à Agaune , et l'apporter au mais seulement pour les sujets qui dépenmonastère de Jointure, qu'il consacra à saint daient de lui, et uniquement pour leurs Maurice , patron du monastère d’Agaune, ou personnes, meubles et édifices ; le chapitre do Tarnale.

se réservant entre les maisons du prince, (1) Richer, tome 2, c. 10. D'autros révo-lune maison de franc-aleu, qui est celle quent en doute cette double matation, voyez an'on nomme aujourd'hui la halle. Valcandus et Ruyr, p. 215. () Ce fut en 1051, que se tint cette assemblée

Dès lors on dressa le plan d'une noude Mayence, où Gérard d'Alsace obliat la vouerie de Saint Diey.

(1) On dit que ce palais était où sont aujour(3) Benoit Picart, histoire de Toul, page 48. d'hui les capucins.

velle enceinte de murailles, plus fortes et nes d'une naissance éminente, et d'une plus régulières que les premières ; mais la très-grande distinction ; d'où vient aussi chose n'eut son exécution que sous le due que les empereurs, les rois et les ducs de Ferri III, en 1266. Alors il fut réglé que Lorraine , l'ont si souvent demandée poor l'on emploirait à cet ouvrage , le produit leurs pareos ou pour des personnes qu'ils de la gabelle du vin, et les tailles que le honoraient de leurs faveurs et de leur prochapitre prenait sur ses sujets. Deux cha- lection noines furent préposés pour la levée de ce L'état temporel de la ville et de l'église subside, avec un officier du duc , pour les de Saint Diey, a souffert de grands sujets qu'il avait dans la ville, depuis la changemens depuis son établissement. ccssion faite au duc Ferri II, d'un lerrain Childeric II, roi d'Austrasie, en l'an 661, pour y bålir cinquante maisons ; c'est l'o-donna à Saint Diey en loute propriété (1), rigine de la rue que le domaine royal y tout le val de Galilée , où ce saint avait possède aujourd'hui.

bàti son monastère, à l'étendue d'environ En 1280, l'ouvrage des fosses et des 20 ou 25 lieues de pays, depuis le penmurailles n'était pas encore achevé, car chant

chant des eaux qui descendent des mondans un ancien manuscrit de l'église de tagnes dans ce val, jusquà leur sortie du Saint Diey, on y lit ces mots : La clóture

| vallon. Ce saint évêque et ses successeurs, des murailles de Saint Diey, fut accom

Tabbés du val de Galilée, en jouirent plie environ l'an 1289, régnant en Lor

paisiblement jusqu'au temps du roi Pépin, raine le duc Ferri , et nous avons pour P

I père de Charlemagne , qui a régné depuis cette année présente 1531. Ainsi a-t-il "31 jusqu'en 768. deux cens cinquant-un ans que ladite ci-| Alors Jacob, évêque de Toul, qui vitée fut fermée. Ruyr. c. 13, page 441 ,vait en 757 et 765 (2), acquit l'abbaye de dit que dès auparavant, le monastère de Saint Diey, dadit roi Pépin (3); mais il Saint Diey et son enclos, étaient fermés n'en jouit que pendant peu de temps ; car de murailles et de fossés ; et page 144, il dès l'an 769, le roi Charlemagne céda la dit que la ville étant fermée de murailles, même abbaye à Fulrade, abbé de Saint les chanoines ouvrirent leur cloitre , qui Denis en France , sans avoir égard à l'acjusqu'alors était fermé de toute part, c'é-quisition qu'en avait faite auprès du roi tait comme une citadelle située au-dessus Pépin son père, sept, ou huit ans aupade la ville.

ravant, Jacob évêque de Toul. Depuis l'an 1280, les chanoines demeu-1 Je ne sais si Fulrade en jouit longrèrent maîtres de la porte de la ville et du temps (4), mais il est certain que Frideric, gouvernement des fortifications, ce qui a duc bénéficiaire de Lorraine, vers l'an subsisté jusqu'au quinzième siècle, et jus-1950, disposait de l'abbaye de Saint Dies, qu'au temps du concile de Basle, que les avec une autorité suprême, en changeant officiers du duc voulurent faire quelques les chanoines, y remettant des religieux et entreprises, au préjudice des droits du les renvoyant de nouveau , pour y remetchapitre , de quoi le duc René averti par tre des chanoines. les pères du coucile, ordonna qu'on laissåt Ce même prince ayant bâti le château le chapitre dans la jouissance de ses droits, de Bar en 964, et ayant pris quelques franchises et libertés.

Les grands prévôts de Saint Diey, con- (1) Vit. S. Deodat. xix, un. apud Belland, jointement avec le chapitre, jouissaient au- p.875, an. 661.. trefois des droits régaliens ; d'où vient que

(2) Vers l'an 760. la dignité de grand prévôt de cette église a'xxii

el 13) Voyez l'histoire d. Toul, Preuves , page

a été ordinairement possédée par des person-i (4) An 769.

[ocr errors]
« PrécédentContinuer »