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La communauté des verreries et grana! Il y a eu autrefois une maison noble da ges, n'a point de chef-lieu fixe. Il varie, et nom de Dudeldorff, qui portait d'or à suit la demeure des maire et sydic annuels. trois bandes de gueules , au franc quartier Elle est composée des hameaux de Cou- d'azur, chargé d'une étoile d'argent. On chaumont, Grange-aux-Bois, Grange trouve des seigneurs de cette maison, dès rouge, Grange-Velotte ou Brûlée, Griffon, l'an 1306. Lépénous, le Torchon, de la Hutle ma- DUGNY. - Dugny petit bourg (1), nufacture d'acier, d'une forge, plusieurs traversé par un gros ruisseau qui tombe censes, verreries et moulins. La plupart dans la Meuse à une demi-lieue de là. Il sont de la paroisse d’Attigny, quelques- est situé à une lieue de Verdun, et à deux uns de celle de Belrupt, à côté et au-des- de Souilly ; l'église paroissiale est du diosous de Darney, sur les deux bords de la cèse de Verdun, du doyenné de Souilly, Saône. Il y a dans les granges et verreries, dédiée à la Sainte-Vierge; l'abbé de saint environ 180 feux.

Vincent de Metz nomme à la cure. En DUDELDORFF. - Dudeldorft, ville 1356, le duc de Luxembourg et le duc de du Luxembourg (1), située sur les frontiè- Bar étant en guerre, Jean de Villemont ref de Trêves, dans la prévôlé de Bied- gouverneur de Verdun, pour le duc de bourg, dont elle dépendait originaire- | Luxembourg et la cité de Verdun, donnèment. Elle fut érigée en ville , et affranchie rent leurs lettres d'assurement ou de neude la dépendande de Biedbourg, par Jean tralité à Dugny, Landrecourt et autres l'Aveugle, comte de Luxembourg en 1344. lieux dépendans du duc de Bar, à condiCe prince permit aux bourgeois de se choi- tion que ledit duc donnerait pareilles lettres sir chaque année, d'un commun accord, d'assurement à la ville de Haudéville , dédu milieu d'eux, un bourguemestre capa, pendante de Verdun, ble d'administrer la justice, au nom du D. Robert des Gabets bénédictin , était comte de Luxembourg, pourvu toutefois natif de Dugny, d'une famille noble; il est, qu'il fasse sa résidence au milieu d'eux célèbre par ses écrits philosophiques, et dans la ville de Dudeldorff. Il les soustrait par la découverte qu'il fit en 1650, de en même temps de la juridiction de Bied-la transfusion du sang, que les anglais s'atbourg , et les exempte de toutes exécutions tribuerent quelques années après. et services quelconques, défendant à tous ! DUN. — Dun, petite ville de France, ses officiers, prévôts, justiciers, échevins, dans le duché de Bar, au midi de Stenay, et autres gens, de les molester et inquiéter sur la Meuse , au diocèse de Reims ; elle à cet égard.

est située, du moins son château, sur une Il donna en même temps pouvoir au juge éminence, qui lui a fait donner le nom établi à Dudeldorff, de lever telle somme de Dunum , qui signifie une hauteur en d'argent qui sera nécessaire pour fermer de ancien gaulois. Dun était situé dans le murailles ledit lieu de Dudeldorff, sans pays anciennement nommé Dormoi ou contraindre personne d'y contribuer au-delà Doulmois , qui dépendait de la Lorraine sès facultés.

mosellane, possédé alors par le duc FréCe privilége fut confirmé en 1354 , par deric II, duc de Bar et de Lorraine. VasWenceslas, fils de Jean l'Aveugle , et de sebourg (2) dit que Dun échut en partage Béatrix de Bourbon. Il ordonna qu'inces- à Frideric, fils du duc Gozelon, lequel samment on eût à fermer de murailles, Frideric fut pape sous le nom d'Etienne IX, Dudeldorff, mandant au prévôt de Bied - élu en 1057, mort en en 1058. Après son bourg d'y tenir la main , et de contraindre décès, Dun revint à Godefroi le bossu, ceux qui feraient refus d'y travailler. époux de la comtesse Mathilde, qui tenait

(1) Bertholet, histoire de Luxembourg, t. 6, (1) Hist. de Verdun, p. 24. Preuves. P. rbo et 16

} (2) Vassebourg, fol. 243, recto.

le parti dn pape Grégoire VII, contre de Serbant , portant que le sieur d'Aprel'empereur Henri IV, schismatique. moni a cédé Dun, avec toutes les appar

Cet cmpereur ayant condamné le doctenances au dac de Bar, et la moitié de Godefroi, comme criminel de lèze-ma-Monzey et autres pièces qui dépendent jesté, donna Dun à Thierri, évêque de de Dun, même le droit de retrait. Verdun, qui suivait son parti, par ! En 1093, il y avait un certain Valtelettres patentes datées de l'an 1066 (1); rus de Duno, qui se disait seigneur de mais i'ai peine à concilier cette date avec | Dun-le-Château, en partie, el qui épousa le diplôme de l'empereur Frideric Bar- une dame appelée Anzeline, et fonda avec berousse de l'an 1156, dans lequel il est elle le Prieuré de saint Giles dudit Dun; dit que l'empereur Othon donna à Hei-ils y mirent des bénédictins, auxquels ils mon, évêque de Verdun, et par lui à son donnèrent la moitié des moulins de église de Verdon, les biens dont l'empe- Dun (1). reur Frideric fait le dénombrement, et où Les évêques de Verdun jouirent de la il nomme expressément Dunum castrum seigneurie de Dun (2), jusqu'à l'évêque cum foresto. Or, Heimon, évêque de Henri Jer du nom, lequel étant entré en Verdun, a vécu en 988, et est mort en guerre avec les citoyens de Verdun ses 1024, ou 1025 (2), ce ne peut donc être sujets, appela à son secours Renaut, que l'empereur Dihon IV, qui a régné comte de Bar, et ayant par son moyen depuis l'an 982, jusqu'en 1002, ainsi il réduit au devoir les Verdunais , donna ou faut dire que l'empereur Henri IV, ne fit vendit audit comte de Bar, Dun avec ses que confirmer à l'évêque de Verdun, en dépendances, Malaumont et d'autres terres, 1066, ce que cette église possédait déjà que ledit comte unit à son domaine. sous l'évêque Heimon; ce qui fut confirmé Henri l", évêque de Verdun, a siégé deen 1156, par l'empereur Frideric Bar-puis 1117 jusqu'en 1129, et Renaut, berousse, à Albert de Marci, évêque de comte de Bar, a gouverné ce duché, depuis Verdun.

environ l'an 1107 jusqu'à 1149. On dit que Godefroi le bossu allant en En 1319, Gobert d'Apremont et Marie Italie (3), laissa le gouvernement de Dun de Bar, son épouse, fondèrent la colléà un nommé Halo, qui fit la guerre à giale d'Apremont (3). Dans le titre de ceux de Verdun, parce qu'ils tenaient le fondation, Gobert se qualifie sire d'Apreparti des schismatiques.

mont et de Dun, et y pomme Marie de Le comte de Crecy ayant peu aupara- Bar, d'Apremont, sa femme. Il y a vant surpris la ville de Verdun, le vi- lieu de croire que Marie de Bar lui apcomte Halo trouya moyen d'y rentrer, porta la terre et seigneurie de Dun en pendant que l'évêque était auprès de l'em- mariage; elle était fille de Thiébaut II pereur. C'était apparemment l'évêque du nom, comte de Bar. Thierri ou Richer.

Mais la terre et chatellenie de Dun reCet évêque revint en Lorraine avec une vint aux ducs de Bar, en 1358 (4). Geofbonne armée que l'empereur lui avait don-froi, sire d’Apremont et de Dun, ayant née, et prit Dun avec le château, sur le déclaré la guerre à Robert Jer du nom, vicomte Halo, auquel toutefois il laissa duc de Bar, son seigneur dominant, fit une partie de cette seigneurie, le reste venir à son secours le comte de Luxemdemeurant à l'évêché de Verdun (4). bourg (Charles IV, empereur) et l'introIl y a une lettre d'Engagere, avec celle

I
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(1) Charte des archives des pères minimes

a (1) Longuerue , partie 2, p. 192.

de Dun, sous l'an 1093. (2) Hist. de Lorr., t. 2, p. cccc.

(2) Vassebourg, t. 4, fol. 283, verso. (3) Mémoires mss. sur Dun.

(3) Hist. de Lorr., t. I, p. ccxxiii. 14) Vassebourg, t. 6, fol. 434.

(4) Mémoires mss sur Dun.

duisit dans son château d'Apremont; le chatellenie de Dun, reviendrait à ladite duc de Bar, pour se venger du seigneur duchesse sa mère. d'Apremont, s'empara du château et de En 1402, le même Robert, duc de la chatellen ie de Dun, et les fit regir par Bar, avec Marie, fille du roi de France, des commissaires.

son épouse, fondèrent les deux chapelles L'empereur Charles IV donna de grands du vielmoustier à Dun, qui était près de priviléges à la maison d'Apremont, en, leurs châteaux et y annexèrent plusieurs tr'autres, le droit de frapper monnaie, rentes, entr'autre les dimes de Brieulles qu'ils ont exercé principalement à Dun, sur Meuse (1). 1387. Voyez notre disserlation sur les En 1483, Jacques Desarmoises était monnaies de Lorraine, p. cxxxvj. prévót de Dun, et en 1500, le même

En 1377, Geoffroi d'Apremont succé-Jacques Desarmoises se défit de son emda à Robert (1), son fils, qui fit accord ploi, en faveur de Jean de Rivière, son avec le duc de Bar, le reconnaissant pour gendre (2). Louis, cardinal de Bar, faison souverain , et être issu de son lignage, sant donation du duché de Bar à René le remercie de ce qu'il l'avait tiré de la d'Anjou, son neveu, en 1420, lui céda prison d'Apremont, où son frère Josse en même temps Stenai et Dun, comme l'avait constitué (2). Ledit Gobert échan- prévolé du bailliage de Saint-Mihiel. gea Dun , les forleresses et dépendances, Il y eut toutefois quelques difficultés et les donna au duc de Bar, avouant que entre Robert de la Marck, seigneur de feu son père Geoffroi, avait commis et Sedan, et le duc René II, en 1494 , au forfait ce fief; et en contr'échange, le sujet de la propriété de Dun-le-Château, dit duc de Bar lui donna la terre et que Robert de la Marck prétendait lui seigneurie de Busancy et dépendances, appartenir (3). Les parties mirent la chose avec les moulins et hallages de Stenay. en arbitrage par-devant le roi Charles VIII,

Ainsi la ville et chatellenie de Dun re- qui décida apparemment en faveur du duc vint au duc de Bar. Aussi en 1399, René, puisque lui et ses successeurs, Robert, duc de Bar, et Marie, fille du ducs de Lorraine, en ont joui paisible-roi de France, sa femme, donnent au ment jusqu'à la cession qui en fut faite prince Edouard de Bar, leur fils aîné, par le duc Charles IV, au roi Louis XIII, afin qu'il puisse demeurer avec plus de en 1633. dignité et de bienséance en la cour du roi, ! En 1591 , Henri de la Tour, duc de avec le dauphin son oncle; ils donnent, Bouillon, sürprit Dun au profit du roi dis-je, à Edouard , le marquisat du Pont- de France, et tint cette place jusqu'en à-Mousson, avec la vraie et directe sei- 1595, qu'elle fut rendue, par accord, gneurie et propriété du Châtel, ville et au dac Charles III. chatellenie de Dun,.. excepté pour nous Au mois d'août 1642, on commença à Robert, duc dessusdit , l'usufruit et démolir les murs de la ville, et le chåseigneurie utile des choses dessusdites, teau de Dun , par ordre du roi. Le sieur notre vie durant; excepté la ville et de S. Thiébaut, gouverneur de Stenay, chatellenie de Dun, dont l'usufruit et la étant aussi gouverneur de Dun. seigneurie utile demeurera à la duchesse Le duc Charles IV, étant à Epinal en sa vie durant. Et s'il arrivait que le 1633, fit ses protestations par devant noprince Edouard mourut avant le duc et taire, disant qu'il n'avait jamais eu inla duchesse, ses père et mère, la ville et tention de distraire la ville de Dun de son

(1) Mémoires mss.

(2) Copie d'une chartre, dont l'original est à la chambre des comptes de Bar.

(1) Mémoires mss.'
2) Charles des minimes de Dum.
(3) Hist. de Lorr., t. 3, p. cccvjii.

duché de Bar; mais n'ayant pas été en une cession absolue du comté de Luxempouvoir de poursuivre ses protestations, bourg et de ses dépendances. . elles n'ont servi de rien.

La terre de Durbuy, suivant une charDURBUY.-Durbuy, en latin Durbu- tre de Conon, abbé de Stavelo, de l'an tum, tire son étymologie, selon quelques 1124, avait dès lors le titre de comté, auteurs, du tribut qu'on y exigeait des quoi qu'aujourd'hui elle soit réduite en marchands qui passaient par là, pour simple prévôté. Elle est située sur la ritrafiquer de la Belgique en Allemagne. vière d'Ourthe, entre des rocs escarpés ; Durbuy est une petite ville des Pays-Bas, sa vue du côté de l'occident est assez dans le duché de Luxembourg, située sur agréable ; elle n'est point fermée de mula rivière d'Ourthe, elle n'est point con- railles, mais sa prévôté est d'une grande nue dans l'antiquité. Elle est le chef-lieu étendue, et renferme plusieurs villages et d'un comté, qui avec celui de la Roche en hameaux divisés en quatre cours, et en Ardenne , appartenait avaut l'an 1000, à seigneuries foncières. Durbuy porte les la maison de Namur. Henri de Namur, mêmes armes que la ville de Luxembourg, fils d’Albert premier, fut comte de Durexcepté la couronne de lion. buy et de la Roche; mais ce comté revint. Cette ville et ce comté ont été pendant au comte de Namur, et le comte Godefroi quelque temps entre les mains des comtes en était propriétaire, et le laissa à son fils d'Ouver-Emden, à titre d'engagistes , qui le comte Henri, dernier mâle de la mainéanmoins prirent le titre de comtes (1). son de Namur, qui eut une fille nommée Les rois d'Espagne l'ont possédée comme Ermenson, qui fut privée des états de son ducs de Luxembourg. Ils la cédèrent à la père, par Baudouin , comte de Hainaut France en 1681, et la France la leur renet de Flandre, et par l'empereur Henri VI, dit en 1698. qui donna les comtés de la Roche et de

E. Luxembourg, à Othon II, comte de Bourgogne.

EAUGROGNE (L'). - La source de Par cet arrangement, Ermensinde, la petite rivière nommée Eaugrogne est fille unique et héritière de Henri l'Aveu- au-dessus de Plombières : elle traverse ce gle, comte de Luxembourg et de Namur, bourg, et passe en Comté. se vit dépouillée de son héritage (1). Heu-1 ECKIRCH.-Richer, religieux de l'abreusement pour elle, Thiébaut, comte de baye de Senones (2), qui écrivait av Bar, son parent et son fiancé, prit sa dé- XIII° siècle, dit que Blidulphe bâtit une fense et fit la guerre à Baudouin, comte église en l'honneur de la sainte Vierge sur de Namur, et l'obligea à venir à un accom-le penchant de la montagne de Belmont, modement qui se fit en 1199, dans le mo- et y érigea neuf autels, construisit un nastère de S. Médard près Dinant. On en cloitre auprès de l'église, avec des lieux peut voir les articles dans l'histoire du P. réguliers, et y assembla des religieux , Bertholet, t. 4, p. 281 et suivantes. et leur acquit quelques biens. Entre ses Par ce traité, Thiébaut, comte de Bar, disciples , les principaux furent Willaume et époux d'Ermensinde, eut le comté de et Acheric, dont le premier avait même, Luxembourg , et celui de la Roche et de dit-on, le don des miracles ; et après Durbuy, et une partie du comté de Na-sa mort son corps fut levé de terre, et mur; et par ce moyen devint comte de mis dans une châsse ornée d'or et d'arLuxembourg et de Bar. Par un autre trai-gent. Le second derint si célèbre par sa té du mois de mars 1222, fait à Dinan , sainteté, que la montagne où était båli le comte de Hainaut fit au comte de Bar, 1 w Longerue, description de la France,

(1) Bertholet, hist, de Luxemb., t. 1., p. partie 2 , puoi 280.

(2) Richer. Senon. Chronic. I. 2, c. 2.

leur monastère, et qui était auparavant sont néanmoins fort agréables à boire; nommée Belmont, fut dans la suite nom-prises à jeun elles sont laxatives et rafraîmée le mont d'Acheric,

chissantes ; on assure que l'empereur LoOn trouva quelque temps après des thaire, Charles-le-Chauve et Charles-lemines d'argent dans ce pays - là; et les Simple les ont prises étant au château de seigneurs qui les creusèrent, et les firent Gondreville. Les pères des deux convaloir, en ayant tiré une grande quantité ciles nationaux, tenus à Savonnières-lesd'argent, firent bâtir au même lieu un Toul, en 859 et 862, en ont aussi fait château , qu'ils nommèrent Acheric. usage.

Enfin le saint homme Acheric mourut La paroisse d'Ecrouves a pour patrone dans son monastère, et y est enterré dans Notre-Dame en sa nativité. Collateur, la l'église, devant l'autel de la Vierge , où maison du S. Esprit de Toul. La dime l'on voit encore son tombeau (1). Ainsi se partage entre seize portions; la maiparlait le moine Richer au XIII: siècle : son du S. Esprit et l'hôpital de Toul en il ajoute que le prieuré d'Acheric fut prennent dix; le reste se partage entre donné à l'abbaye de Moyenmoutier par plusieurs autres décimateurs. Seigneur, les solitaires dont on a parlé, et que pres- M. l'évêque de Toul; présidial de Toul, que jusqu'à son temps on y a vu des re-parlement de Metz. ligieux envoyés de Moyenmoutier, mais Dépend , le Grand-Ménil, Manile maque dans la suite, par leur négligence, Ignum, Patron, S. Barthelemi. Les hal'église du prieuré a été réduite en pa-1 bitans de ce lieu ne font qu'une commúroisse,

. . nauté avec Ecrouves. On ne voit plus aucun vestige de ce Il parait que le village d'Ecroures (1) prieuré; mais il y a deux villages, l'un et celui de Grand-Ménil étaient autrefois au septentrion, et l'autre au midi de fiefs relevans des comtes d'Apremont. Je Sainte-Marie-aux-Mines, distans chacun trouve qu'en 1409, Thiesselin de Domde demi-lieue de ce bourg , dont le pre remi, maître écrivain de Toul, reprend mier s'appelle le petit Echery, et le se- d'Anne, comtesse d'Apremont et des cond le grand Echery. Le monastère bâti comtes ses enfans, le quart des dimes, en l'honneur de Notre-Dame pouvait être d'Ecrouves. En 1433, Jean Louvyon rela paroisse même d'Echery. Aujourd'hui prend les mêmes dimes. Pierre Louvyon le lieu et la paroisse sont occupés par et Nicolas font, en 1483, hommage à des prétendus réformés et par quelques Emich comte de Linange, sieur de Dascatholiques, dont la principale occupa- bourg et d'Apremont, pour le quart des tion est de travailler aux mines. dimes d'Ecrouves et du Ménil. On trouve

Le nom vulgaire d'Echery est Eckirch. aussi des reprises faites des comtes d'ApreOn voit encore auprès-d'Echery des mines, mont des mêmes dimes en 1455, par Cad'argent. Ce lieu est du diocèse de Stras-therine, veuye de noble Thiébaut Bichier; bourg.

en 1525 , de Simon Boilau , écuyer, deECROUVES.-Le village d'Ecrouves, meurant à Raon, à cause d'Isabelle Walre, Scropulæ, est au milieu d'une montagne, sa femme, héritière de Thiesselin de Domà une demi-lieue de Toul, sur la route remi; en 1493, de Louise Collignon, de Paris. Son territoire est arrosé par les veuve de noble Philippe-le-Brun, au nom eaux du ruisseau d'Ingressin. On y trouve de son fils Christophe-le-Brun. une fontaine, dont les eaux ont été au- ' ECUELLE, voyez BOUXIÈRES trefois en réputation : quoique bien plus AUX - CHESNES. . ferrugineuses que celles de Passy, elles EGEL , ou IGEL, fameux monument

(1) Richer. Senon. Chronic., I. 2, c. 9.

l (1) Archives de Lorr. Layette Apremont.

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