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brement de la paroisse de Hado, qui est chapitre de Remiremont : Un ruisseau qui une ancienne église.

la traverse, en fait deux parties ; celle Il y a aussi à Arches un hôpital ancien qui est du côté de Remiremont, est du et bien fondé, érigé en faveur des pauvres bailliage de Remiremont. Et celle qui repassans.

garde Epinal, est du bailliage d'Epinal. ARCHES--SUR-MOSELLE, Au Val] ARENTELE, ou Sainte-Hélène , ou de Metz. – Arcs , ou Arches, Villa de ARGENTELE, ou ARGENTIÈRB.—Arentele,

Arcubus) sur la Moselle, de l'archiprêtré nommée aujourd'hui Sainte-Hélène, vilde Vaux, dont la cure est à la présentation lage du diocèse de Toul, tire son nom de l'abbesse de Sainte Glossinde de Metz. d'un ruisseau nommé Arentele (1), qui Ce lieu tire apparemment son nom des passe dans ce village, et se jette dans la arcades , qui soutenaient le grand aqueduc Mortagne, près de Remberviller. Ce ruisqui conduisait les eaux de Gorze par Arcs, seau s'appelait autrefois Argentile ; mais à Jouy-aux-Arches, qui est à l'orient de la depuis long-temps le peuple du pays le Moselle, comme Arcs est au couchant de nomme Arentele. Saint Diey étant sorti la même rivière. Il est souvent parlé de Nevers, où il était évêque, pour d'Arcs dans notre histoire, et ce lieu , chercher Dieu dans quelque solitude où il qui se trouve au voisinage de la ville de fut inconnu, vint d'abord à Romont avec Metz , a souvent été exposé aux insultes et deux disciples qui l'avaient suivi , où il aux violences des coureurs, qui faisaient fit son premier miracle, en agrandissant le dégat dans le val de Metz.

une poutre, que les ouvriers ne pouvaient En 892, le roi Arnoù accorda ce village placer sur une nouvelle maison , que le aux chanoines de Saint-Arnoù de Metz., seigneur dudit lieu faisait bâtir. Dela , car les bénédictins n'y furent introduits saint Déodat, ou saint Diey, s'avança par l'évêque Adalberon qu'en 941. Il leur vers un lieu nommé aujourd'hui Sainteaccorde les dix familles qui lui appartenaient Hélène , anciennement Argentele, à cause en propre à Arcs, situé dans la comté de d'un ruisseau de ce nom qui y coule. Metz, ou de Scarpone.

Saint-Diey déjà fatigué du voyage, réGratien de Guerre, un des officiers du solut de s'y arrêter, et commença même à duc René II , fit en 1480, une course sur y jetter les fondemens d'un monastère. les terres de Metz. Les villages d'Arcs, Mais les habitans du lieu craignant que Ancy, Scie et Chatel-sous-Saint-Germain, le serviteur de Dieu ne se rendit à la étaient alors engagés aux seigneurs de Metz; longue maître du terrein qu'ils possédaient, Gratien les alla bruler. Un des officiers de l'obligèrent à quitter son entreprise ; et à l'armée de ce commandant, vint secrète-se retirer en Alsace, d'où enfin il vint au ment à Metz , et promit aux gouverneurs val de Galilée, où il båtit le fameux mode cette ville de leur livrer Gratien. Ils nastère de Jointure, aujourd'hui nommé rassemblèrent promptement quatre mille Saint-Diey. hommes, et se mirent en campage. Mais Pour revenir à Arentele, ce ruisseau quand ils arrivèrent près de Damviller, prend sa source au-dessus de Bruyères, comme ils faisaient rafraichir leurs troupes, passe par Granville, Pierrepont, l'Etang, ils furent subitement attaqués et mis en puis vient à Sainte-Hélène et à Saint-Gordéroute : On attribua ce mauvais succès gon, et va tomber dans la Mortagne à au traitre, qui avait engagé les Messeins Remberviller. Arentele, aujourd'hui Stedans cette entreprise. Il fut arrêté et Hélène, est annexe de Saint-Gorgon; écartelé.

l'église de Sainte-Hélène a pour patron ARCHETTES.--Le village d’Archettes, Saint-- Georges ; décimatrice, l'abbesse est près d’Arches sur la Moselle; l'église a pour titulaire saint Léger: patron, le (1) Bolland, tom. 3, 29. Junii, pag. 833. d'Epinal pour les deux tiers des grosses et aux portes de Luxembourg; partie par menues dimes, le chapitre de Saint-Diey les pères de l'abbaye de St.-Hubert, et prend un quart dans lesdits deux tiers, par les pères jésuites de Luxembourg. le curé prend l'autre tiers, avec quelque Heureusement le R. P. Vilteme dans ses diminution que le chapitre de Saint-Diey Luxemburgica, en a fait dessiner la meily perçoit. La haule justice appartient au leure partie, avec des explications sąvantes roi (1); la seigneurie est à l'abbesse d'Epi- de sa façon. J'en ai fait tirer une copie nal et au chapitre de Saint-Diey, et à la sur l'exemplaire de M. l'abbé de SaintSonrière de Remiremont; il est parlé Maximin, pour notre bibllothèque de d'Arentele dans un titre de l'abbaye d'Epi- Senones. nal de l'an 1003.

Tout le monde sait que la déesse Diane, De Arentela octo Mansos.

ou la Lune, était honorée d'un culte Dans un titre de l'abbaye de Saint-pa

si i particulier dans les Ardennes; la statue Pierre aux Nonnains de Metz (2), l'empe

colossale de cette déesse n'était pas loin reur Othon en 960, confirma cette abbaye

d'Ivoy ; le saint Sulite Wifilaïc la renversa in Comitatu Calmomensi Villam Argen-1

au péril de sa vie. Le peuple d'Arlon est tera dictam. Argentele est dans le Chau-1!

persuadé encore aujourd'hui, que la Lune montais.

ayait un autel particulier dans leur ville ; ARLON.-Arlon, ville du duché de

ils dérivent le nom d'Arlon, d'Ara Lunce, Luxembourg, nommée en latin Arelau-|

antel de la Lune, et on montre dans num ou Orelaunum, située à l'occident

l'église des pères capucins d'Arlon, un et à cinq lieues de Luxembourg, et au

autel dédié à la Ste.-Vierge, sous le nom nord à deux lieues de Stayelo , au diocèse

de Notre-Dame d'Arlon, célèbre par le de Trêves.

concours des fidèles , qui croyent que le Arlon est très-ancien; l'itinéraire d'Æthi

culte de la Ste.-Vierge y a succédé à cus le place entre lvoy, Epoissius et Eptér

celui de Diane , ou de la Lune. L'autel en nach Andetanaçum, à mi-chemin de Metz

question est quarré et haut d'environ un à Trêves. Il est nommé simplement Arlon!

I pied : On voit sur les quatre faces des dans le partage fait en 870, entre les deux

bas-reliefs profanes, mais qui n'ont nul rois Louis et. Charles. Arlon a titre de

rapport particulier à la déesse Diane. Sur marquisat, dans un titre de l'an 1210, où

la première face, est une basterne, ou. Henri , duc de Limbourg , se qualifie

chariot à deux roues, trainé par quatre marquis d'Arlon. Cependant ordinaire

chevaux ; un homme assis, un cocher et ment on ne donne à Arlon que le titre de

un valet à pied , qui les précède. La comté, et il n'est pas qualifié autrement

deuxième face représenle un sacrifice ofdans un titre de l'an 1052, Arlon est bâti

fert aux dieux Larres par six voyageurs. La sur une montagne autrefois bien fortifiée;

troisième est un autre sacrifice fait à la aujourd'hui ses murs et ses fortifications

déesse Vesta. La quatrième représente un sont rasées, et il n'y en reste plus aucun

trépied, une prêtresse, et un prêtre qui vestige.

agite la prêtresse; deux hommes, chargés Cette ville était anciennement remplie |

de présens, avec un domestique. de statues et de bas-reliefs antiques, dont |

1 Sur l'autel érigé à l'honneur de la Ste.la plupart ont été enlevés et transportés

Vierge, on lit des vers qui marquent le ailleurs ; partie par le comte de Mansfeld,

| respect des peuples pour cette Vierge mipour en orner les beaux jardins qu'il avait

? raculeuse. Voici les deux premiers de ces (1). Hist. de Lorr., t. 1, p. 565.

Ara fuit Lunæ, quæ nunc est Ara Mariæ Preuves

Virginis intactæ symbola Luna refert, etc. (2) Ibidem , p. 367. . .

1 La ville d’Arlon , sup la fin de la déca

vers :

dence de l'empire romain , et vers l'an 408,! Arlon est un fief de l'archevêque de fut fermée de murailles, et au lieu du nom Trêves (1); il fut uni à perpétuité au de Vicus, qu'on lui donnait auparavant, 'comté de Luxembourg , par Thiéri archeOralunum Vicus, on lui donna le nom vêque de Trêves, en 1223 , en faveur de de Castellum, château. On y mit une gar- Valeran II, fils de Henri IV, comte de nison composée de soldats appelés Leti Luxembourg ; il n'y avait qu'une partie Lingones, de même qu'à celle du château du comté d'Arlon qui relevâl de l'archede Luxembourg; mais la garnison d'Ivoy vêque de Trêves, mais depuis 1346, il en était composée de soldats, nommés Leli releva tout entier. Assi. Ces Leti étaient originaires des pays ARNOALDE (SAINT-). -- Nous avons: septentrionaux, auxquels on donna des parlé assez au long au premier tome terres à cultiver dans les Gaules.. de l'histoire de Lorraine , t. 1, 1. 8, c. 49,

Les fortifications d'Arlon furent démo- p. 365 et 366, de Saint Arnoalde évêque lies en 1671, vers le même temps, que de Metz, qu'on dit être père de saint Arpar les ordres de la France, on démolit nould , et fondateur de labbaye de Lonce qui restait de châteaux en Lorraine. On geville, ou Glandières; tout ce qu'on en trouya alors dans la terre des pierres tail- sait de certain , se réduit à assez peu de lées de diverses sortes, des fragmens d’ar- chose : il est fort incertain qu'il soit père chitraves , de piliers, des frises, des dé de saint Arnould, et encore plus douteux bris de statues , des médailles des empereurs qu'il ait fondé l'abbaye de Longeville proNéron , Domilien , et des empereurs sui- che Saint-Avold. Mais il est indubitable vans. On y remarque diverses inscriptions qu'on voit près de la ville ou le bourg de sépulchrales, une entr'autres dédiée à Sarbruck, une église collégiale sous le Jupiter, et au génie du lieu; genio loci : nom de saint Arnoalde. La collégiale est ailleurs on y voyait une danse de femmes supprimée apparemment par les dernières nues, et de garçons qui dansent, ayant hérésies, mais l'église subsiste encore auen main des Crolales, ou des espèces de jourd'hui. Elle est grande et belle , et sitambours de basque. On peut voir l'expli- tuée sur le bord de la Såre, à une demi cation de ces figures dans le P. Bertholet, lieue au-dessus de la ville de Sarbruck. qui a copié une bonne partie de ce qu'en Cette église porte encore aujourd'hui le a dit le P. Vilteme son confrère,

nom de saint Arnoalde, et a servi longe On connaît une autre ville d'Arlon , temps d'église paroissiale aux villages des Arelaunum, avec une forêt du même nom, environs ; à présent les luthériens en sont située dans le diocèse de Rouen, pas loin les maîtres ; à côté de l'église au midi, on de l'abbaye de Fontenelle ; on peut voir voit encore les restes d'un ancien cloître, ce qu'en dit M. Adrien Valois, sous le titre bâti à l'antique sans voûte.

Arelaunum , dans sa notice des Gaules. í On a un titre d'Ademare évêque de · Les carmes furent établis à Arlon, l'an Metz, de l'an 857 (1), qui porte, que 1291, les magistrats de cette ville ayant Rollon officier de Lothaire, roi de Loracheté pour bátir un couvent à ces reli-raine, s'étant emparé de la terre de Mergieux, un terrain dans leur ville , qui fut kingen, située sur la Såre , Ademare en confirmé par Boëmond archevêque de porta ses plaintes au roi , et lui présenta la Trêves , au mois de février 1291. Ce cou-charte originale de la donation de Mervent a produit un grand nombre d'excel- kingen, faite par le roi Théodebert, à lens religieux et d'habiles prédicateurs. I l'évêque Arnoalde. Le prélat ajoute , L'archevêque leur permit d'avoir une cloche, et un cimetière pour leur sépulture, et

(1) Honthem. Hist. Trévir. 1. 1. p. 699. t. 12. 147. ann. 134. vide not. ibid. et p. 148. et

! leur ordonna d'observer les sentences 162, '346 et 621. d'excommunication, d'interdit et de sus (1) Benoit Picard, hist. ms. de Metz , liv penses , de même que ses autres sujets. 3, c. 5.

qu'Arnoalde y avait établi une commu- de septembre , et fut enterrée dans l'église nauté de clercs, sous la juridiction de l'é- de l'abbaye, devant l'autel de St. Nicolas. vêque de Metz, qu'il y avait été enterré, Arastein a été dépouillée de la plupart que dans la suite cette église avait pris le de ses grands biens, par les seigneurs du nom d'Arngalde son fondateur. Ce Théo- voisinage, qui embrassèrent les erreurs de debert, qui donna le terre de Merkingen à Luther. On peut voir tout cela dans un Arnoalde, est Théodebert II, auquel St. plus grand détail, aux annales des préGrégoire-le-Grand écrivit en 596, pour montrés, de même que la liste des abbés lui recommander les missionnaires qu'il d’Arstein. envoyait dans la Grande-Bretagne, Théo-| ARRANCY.- Arrancy, ville ou bourg debert mourut l'an 612,

à quatre lieues d'Etain , trois de Longwy, . ARNSTEIN. — Arnstein, abbaye de une de Longayon, bailliage de Briey, l'ordre des prémontrés , située sur le con-cour souveraine de Nancy; le roi en est fluant de la rivière de Lohna, et du ruis- seul seigneur, haut et moyen ; l'abbesse de seau d'Aura, à un mille au-dessus de Saint-Pierre de Melz, a la justice fonCoblentz , sur une haute montagne , ou cière, et nomme à la cure. Ce lieu avec était auparavant le château d'Arnsthein, Marville avait été assez long-temps conou de la Roche de l'Aigle. Cette abbaye testé, entre le duc de Lorraine et le roi fut fondée en 1139, par B. Louis, comte d'Espagne, à cause de son duché de d'Arnstein , et par Gude de Bonnburch Luxembourg. Le vendredi d'après la son épouse, qui donnèrent tous leurs biens saint Nicolas 1538, Henri comte de Bar, qui étaient fort grands , à ce monastère, reprit la moitié de Marville et d'Arrancy, et et y firent venir de l'abbaye de la Gráce le quart de Conflans. Arrancy fut enfin cédé de Dieu, fondée depuis quelques années au duc deLorraine,avec les villages en dépenpar un seigneur de Saxe, nommé Othon, dant, ensuite d'une commission donnée predouze religieux clercs, et autant de con-mièrement en 1601, et ensuite renouveléepar vers pour le peupler. Ce nouveau monas- les princes ci-dessus nommés, et intéressés tère est du diocèse de Trèves, et de la dans l'affaire, en 1603 à des commissaires circairie de Vestphalie. On en peut voir nommés par les princes; lesquels coml'histoire et la liste des abbés , au tome pre-missaires du consentement des parties, mier des annales des prémontrés page 202. adjugèrent Marville au roi d'Espagne, ou

Le premier abbé d'Arnstein, fut Godeau duché de Luxembourg ; et Arrancy et froi qui avait été écolâtre de l'église méses dépendances, au duc de Lorraine. On tropolitaine de Magdebourg, et disciple peut voir les pièces dans nos preuves de immédiat de saint Norbert; il mourut en l'histoire de Lorraine, sous l'an 1603. 1151 , dans l'abbaye de Vatgatz , comme Arrancy est du diocèse de Trêves ; il y il alloit au chapitre général de Prémontré. a un hôpital fondé en 1213, par Valeran

Le pieux fondateur et la comtesse sa de Montjoie , prévôt du lieu , pour douze femme embrassèrent la profession reli- pauvres. gieuse(1); le comte dans le monastère même, Le château d'Arrancy à souffert quelet la comtesse dans un oratoire construit à ques siéges, il est à présent ruiné. côté de la montagne, où elle se renferma, On dit qu'Agiulphe ou Aigulphe évêque vivant d'une manière très-austère et très-de Metz, procura par la faveur de Théoretirée, écoutant la parole de Dieu par debert roi d'Austrasie , la terre d’Arrancy une petite fenêtre qu'elle y avait ménagée. à l'abbaye de Saint-Pierre de Metz; cette Elle y mourut saintement le 16 des calendes terre vint ensuite à l'évêque de Metz , et

on lit que Bertrand évêque de cette église, (1) Vie de Honthem. Hist. Trévir. tome 1, mort en 1211, la retira des mains du p. 575.

comle de Limbourg qui s'en était emparé

(1), ou plutôt des mains du comte d'As-Imery, qu'il tenait d'eux, leur assigne seize bourg, à qui elle était engagée pour une cents livres de rente sur la terre d'Usselsomme de sept cents livres. Voyez ci-après dange, qu'il tiendra a l'avenir en fief Maroille.

d'eux aux lieu et place d'Arry et de TreARRIANCE. — Arriance, village du mery. diocèse de Metz , à cinq lieues au midi de En 1385, Robert duc de Bar (1) échanBoulay, entre la Nied-Française et la Nied- gea avec Thiebaut Bataille citain de Metz, Allemande, bailliage de Boulay, cour la moitié de ce qu'il avait à Arry sur Mo souveraine de Lorraine.

selle, et en ses trois villes sous son Le chapitre de l'église cathédrale de château de Mousson, savoir : Norroy, Metz acheta au quinzième siècle la sei-Soixon et Haymeville-aux-Ménils, contre gneurie d’Arriance avec toutes ses dépen- la moitié de ce que Thiebaut Bataille avait dances de Henri de Varnesperg et de en la ville de Hat près Nonsart, et en la Marguerite sa femme, pour le prix de ville d'Ollée près d'Etain. deux cents florins d'or du Rhin. Le contrat ARSCHOT. — Arschot. On conjecture fut passé le 7 mars 1457.

qu’Arschot était une très-ancienne mai· ARRY.--Arry, Arrium, village du dio- son royale des rois d'Austrasie, et qu'en cèse de Metz, deux lieues au nord de Pont-à-762, le roi Pépin y donna son diplôme Mousson, à gauche de la Moselle. La pa- pour la fondation du monastère de Prum roisse a pour patron saint Arnould. Les (2). L'original porte actum Trisgodros bénédictins de saint Arnould de Metz nom- Villa publicá, qui pourrait bien être ment à la cure, et sont décimateurs. Les Arisgode ou Areschot , qui n'est pas héritiers de M. Regnier ont part dans la loin de Prum; mais la ville d'Arschot, seigneurie avec le roi. L'abbesse de Sainte que nous connaissons, est sur la rivière Marie de Metz a une justice foncière sur de Demer, à trois lieues de Louvain, et à son ban. Il y a en ce lieu environ cent quatres de Malines. Il est certain que vers habitans , un fief appelé ban Saint-Pierre, le commencement du XIII siècle (3) ce pour moitié aux héritiers de M. Regnier, n'était qu'un village, et on peut croire que qui y ont un château et maison forte. la plupart des portes, des fossés et des

Nous apprenons d'un diplôme de l'em-remparts , furent faits avant Godefroi de pereur Fréderic , de l'an 1204, que saint Virzon, puisqu'un diplôme de 1283 règle Papole évêque de Metz, vers l'an 608 , les frauchises d’Arschot. Mais les murailles fonda près la porte Serpenoise, au midi et les portes d'aujourd'hui sont plns réde la ville de Metz ,, un établissement centes, puisqu'en 1357, Jean d'Aricourt, pour des bénédictins Écossais, disciples seigneur d'Arschot en Brabant, accorde à de saint Colomban, à qui il donna snr son cette ville certaines immunités, en consipatrimoine cent journanx de terre, avec dération des dépenses et des travaux que les dimes de cinq villages, peu éloignés' les bourgeois avaient faits pour fortifier du monastère , nommément celles d'Arry. leur ville. Telle fut l'origine de l'abbaye de Saint- Les palais des ducs d'Arschot , où les Symphorien de Metz.

vassaux font leurs hommages, fut bâti En 1357, Jean de Boulay et d'Ussel- par Antoine de Croy. La collégiale fut dange (2), en considération de ce que fondée en 1462, par Antoine de Croy et Jean Burcard et Olry de Fénétrange frères, par Marguerite de Lorraine sa femme. ses neveux, avaient renoncé en sa faveur aux fief et seigneurie d’Arry et de Tre

1 (1) Layette, fiefs et dénombremens divers.

(a) Hönthem. hist. Trévir. t. 1, p. 28, et (1) Hist. de Lorr. tom. I, p. 65 et 66. Preuy. Kart. Rer. Francii. 24. H. 65. (1) Archives de Lorr. Layetle, Fénétrange. (3) Dictionnaire géographi. de la Martinière,

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