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elle passa dans la maison de Deuilly et du Saint Sévère de Trèves et saint GerChatelet, par le mariage de Hue du Cha- main d'Auxerre , passèrent donc au village telet, avec Madeleine Wisse de Cerbévil de Travia, aujourd'hui nommé SaintJer , dont il eut Pierre du Chatelet , qui Germain sur Meuse, qui était situé sur épousa Bonne de Bandoche , qui fut mère le grand chemin de Nais à Toul; on y båd'Olry du Chatelet, qui épousa Jeanne tit une abbaye royale, qui fut ruinéc on ne Scépaud , qui ful mère de Claude du Cha- sait précisément en quelle année. J'ai telet, mort en 1589 : ses saurs, Claude, 'parlé plus au long de cette ancicnne ronte, Christine et Anne du Chatelet, héritèrent dans la dissertation sur les grands chemios de ses grands biens et fondèrent les carmes de Lorraine, suivant les mémoires qui de Gerbéviller.

| m'ont été fournis par M. de Marasse , curé Anne du Chatelet (1), épousa le comte dudit St.-Germain. de Tórnielle , et par ce mariage, la terre L'empereur Louis-le-Bégue, confirme de Gerbéviller est entrée dans la maison de à Arnalde évêque de Toul (1), les abbayes Tornielle , qui l'a possédée jusqu'aujour- de saint Evre, de saint Germain et de saint d'hui, qu'elle est entrée dans la maison Martin, qui avaient été autrefois données de Lambertie.

ou confirmées audit Arnalde , par l'empeL'église paroissiale de Gerbéviller a reur Lothaire, et son fils du même nom, pour patron St. Pierre et Si. Urbain, et par l'empereur Charles-le-Chauve, père Collateur, le chapitre de St. George, à du roi Louis-le-Bègue ; mais qui lui cause du prieuré de St. Urbain , dépen-'avaient été ótées par le roi Lothaire, et dant originairement de l'abbaye de saint ensuite restituées. L'acte est de l'an 878; je Urbain en Champagne, diocèse de Châ- ne trouve plus rien touchant l'abbaye de lons ; uni aujourd'hui au chapitre de St. Saint-Germain, depuis ce temps-là. Elle · George de Nancy , et à présent à la pri- n'est point rappelée dans la bulle du pape mariale (2).

Léon IX, de l'an 1051, qui fait le déIl y a à Gerbéviller un couvent de car- nombrement des autres abbayes qui apmes déchaux, fondés par Christine du partenaient alors à l'église de Toul; ce qui Chatelet, le 19 février 1628, et une mai- peut faire conjecturer que dès lors elle ne son de religieuses de la congrégation, éla-, subsistait plus, et que les revenus en étaient blie en 1672.

Yunis à l'abbaye de S. Evre et le titre abbaGERMAIN SUR MEUSE (SAINT) ET tial supprimé (2). SAVONIERES. - Saint-Germain sur Savonières, lieu autrefois célèbre , et Meuse, village à une licue de Foug, mi-, où il y avait un palais-royal , et où l'on a parti pour la souveraineté , entre la Cham- tenu quelques conciles, l'un en 856 et pagne et la Lorraine. Diocèse de Toul. l'autre en 862. Savonières est aujourd'hui Patron de l'église, saint Germain d'Au- entièrement abandonné, et on n'y voit xerre. On croit avec raison que ce lieu a plus aucun vestige de ville ni de village. pris le nom de Saint-Germain , à cause du Il y restait encore une église il y a 50 ans; passage de ce saint évêque , lorsqu'il alla mais à présent elle est démolie comme tout en Angleterre , avec saint Sévere archevê- le reste. Savonières était autrefois la mère que de Tréves en 447, pour combattre les église de S. Germain, et S, Michel en était Pélagiens. Il faut bien distinguer ce se- patron ; à présent la paroisse est transférée cond voyage du premier , que saint Ger- à St.-Germain. main fit en Angleterre avec saint Loup, 1. en 429.

(1) Hist. de Lorr., t. 1, p. 313, 314, preuves (1) Hisl. générale de la maison du Chateletet 1026.. t. 2, p. 4.

(2) Benoit , histoire de Toul, pages cxsyü (2) 'Benoît, pouillé de Toul, l. 1, p. 277. let cxxviii.

On peut voir ce que nous disons sur Sa-pes étrangères , étant prêles à en venir aux ponières, dans son article.

mains, Roger évêque de Toul, les mit GERMAIN LE CHATEAU SAINT-), près d'accord en 1234. Les chroniques du la ville de Meiz. - Saint-Germain , est temps , parlent au long de cette guerre un château situé sur une montagne, au et des personnages divers , que le duc de nord de la ville de Metz. Jean d'Apremont Lorraine et le comte de Bar firent dans tout évêque de Metz, étant entré en guerre avec ce temps. les Messins ; ceux-ci obligèrent l'évêque Il y avait aussi autrefois sur cette monet le paraige de Porte-Seille, qui avait tagne, un prieuré dédié à St.-Germain pris son parti, de sortir de la ville, sans en et dépendant de l'abbaye de St. Vincent de rien emporter , ayant seulement leurs bå-Metz. Le pape Alexandre III, en 1177, tons à leurs mains, et de se retirer au châ- permit à l'abbé de saint Vincent, d'y enteau Saint-Germain , ils furent inconti-voyer des religieux pour le desservir, à nent assiégés ; mais l'évêque Jean d'Apre-cause du grand nombre de miracles qui mont ayant rassemblé ses sujets et vassaux, s'y faisaient. demanda aux seigneurs ses parens et ses GERMINI, annexe de Créper. Voyez amis, un prompt secours, par le moyen CREPEY. duquel il fit lever le siége (1). Cette guerre GEROLSEK. - Gérolsek est un châdura trois ou quatre ans, et causa de grands teau situé en Alsace, sur une montagne désordres dans le pays (2).

au-dessus de la ville de Saverne, et de L'histoire de Jean d'Apremont porte que l'abbaye de Moyenmoutier. Ce château, a ce prélat avait fortifié le château de Saint-donné son nom à une maison autrefois Germain (3), qu'il fut obligé avec les siens puissante en Alsace , et qui n'a rapport et ceux qui lui étaient attachés, de sortir à notre histoire, que parce que ces seide la ville et de se retirer dans cette forte- Igneurs étaient feudataires des ducs de resse; que les citoyens de Metz, démolirent Lorraine, comme il parait par plusieurs les maisons de ceux qui l'avaient suivis , I pièces conservées aux Archives de Loret confisquèrent tous leurs biens. L'évêque raine. voyant que les armes spirituelles, l'interdit On voit encore dans des monumens, et l'excommunication ne les toucheraient du seizième siècle, és annnées 1570, point, appela à son secours le duc de 1571 , 1580, 1581 et 1583, etc., que Lorraine et le comte de Bar; mais ces prin- les seigneurs du château de Gérolsek , ces ayant reçu de l'argent des Messins, se étaient regardés comme feudataires du duc joignirent à eux pour assiéger le château de Lorraine. de Saint-Germain. Jean d'Apremont fut GIBAUMEY. — Gibaumey, Gibaudonc obligé de recourir à des seigneurs meix ou Gibaumés, Gibbomanus , village d'Allemagne, au comte de Dasbourg et à du diocèse de Toul, annexe d’Uruffe ; celui d'Eurestein , et à d'autres seigneurs bailliage de Commercy, à quatre lieues de qui lui amenèrent un grand secours de celle ville, une de Vaucouleurs, cour bonnes troupes. Etant arrivés au bord de souveraine de Nancy. Il y a dans ce lieu la Moselle , qui était alors assez enflée, l'évê- une église sous l'invocation de saint Jeanque les engagea à passer la rivière et à s'a- | Baptiste. . vancer vers le château. Ceux qui y étaient! GIBRIEN (Saint-), voyez ESSEY-ENassiégés, en sortirent , et les deux armées / VOIVRE. des assiégés et des assiégeans avec les trou! GIRAUVILLIERS. — Girauvilliers ,

Gerardi-villare , village du diocèse de (2) Chronique de S. Thiébaut. Hist. de Lorr, Toul, à deux lieues de Gondrecourt et t. 1, 2, p. clxix.

Idle Vaucouleurs, Barrois mourant, bail(3) Hist. de Lorr., t. 1, p. 69.

de la Marche , présidial de Châlons, par

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lement de Paris. M. de Circourt en est sei-chant de Mirecourt; bailliage de celle ville, gneur haut , moyen et bas justicier. La cour souveraine de Nancy. Il en est parlé paroisse a pour patron S. Martin.

dans la confirmation de la fondation du Badonvillers, Bodonis-villare , est an- prieuré de Deuilly, en 1044 sous le nom nexe de Girauvilliers. Ce village situé sur de Girandi-curtis. L'église a pour patron une hauteur , est en partie Champagne et saint-Brice. On peut voir le pouillé de en partie Barrois, à une lieue et demie de Toul, par le R. P. Benoit Picart. BailGondrecourt. L'église a pour patron saint liage de Derney ; cour souveraine de LorMartin.

raine. GIRAUVOISIN ou GIRARD VOISIN. Le ban de Gironcourt comprend Au- Girauvoisin, ou plus communément doncouri, Dommartin-aux-bois, AugeGérardvoisin, Gerardi-Vicinium , village mont, Thiebouzet, Mabomenil, Neymons, du diocèse de Toul, à deux licues et demie la Rue, Usmin, le Void de Girapcourt , de S. Mihiel, une et demie de Commmer- Barbon-fin, et les Granges de Renonnes cy. La paroisse a pour patron S. André et et d'Alsimont, avec un moulin sur le S. Christophe.

finage. GIRCOURT ET DOMPAIRE, — Nous GIRONVILLE. - Gironville, village connaissons deux villages du nom de Gir- du diocèse de Toul, répondant à Boucourt,l'un près de Mirecourtquine faitqu'une conville, à une lieue de Commercy, qu'il communauté avec Viéville ; l'autre à deux a au couchant. Dans le titre de confirmalieues de Bruyères, sur l’Urbion, et surtion de l'abbaye de Bouxières-aux-Dames, le chemin de Remberviller à Remiremont. de l’an 942 il est dit que Gironville est C'est de ce dernier Gircourt que nous sur la Meuse, dans le comté de Beden , voulons parler ici, où il y a un château dont le chef-lieu est Void (1). Il en est environné de fossés pleins d'eau , appar- encore parlé dans un titre de l'abbaye tenant à M. Humbert de Gircourt.

de St. Mihiel, de l'an 1106 sous le noin · Le patron de l'église paroissiale, est de Gyronis-V'illa. saint Barthelemi. Gircourt est près du L'église a pour patrón , saint Léger. Il village de Dompaire; l'abbaye de Senones y a environ soixante habitans dans ce lieu. avait autrefois des biens considérables dans Il est de la baronnie de la Marche, office l'un et dans Pautre de ces lieux. Elle pos- de Bouconville, recette ct bailliage de sédait Dompaire dès avant l'an 1111, elle Commercy, cour souveraine de Nancy. y avait foire et marché en 1103; et l'em- GIROUEZ. (le ruisseau de) — Le roispereur Henri V en 1105, confirma la do-seau de Girouez prend sa source au vilnation qu'en avait faite à ce monastère, lage de Cossances-aux-Bois, bailliage de une puissante dame nommée Guinegonde. Bar, passe à celui de Grimaucourt, enL'évêque de Metz Etienne de Bar, en suite au couvent des augustins de Girouez, 1124 confirme le droit de foire et mar- et entre dans une petite rivière qui se jette ché dans le même lieu de Dompaire. I dans la Meuse au-dessous de Vadonville,

GIREFONTAINE. - Girefontaine, entre Commercy ct Sampigny. Ce ruisvillage enclavé dans la Comté, à buit lieues seau est bordé de frênes, de tilleuls et de la Marche, une et demie au nord de de peupliers. Constans-en-Bassigny. Il est de la paroisse GIVRICOURT. – Givricourt, petit de Jasney, village comtois ; bailliage de village de la châtellerie d'Albestroff, établi la Marche, présidial de Langres, parle-par le cardinal de Givry évêque de Metz, ment de Paris.

mort en 1612 el dont il porte le nom. GIRONCOURT. - Gironcourt, vil Ce village est annexe de Munster-Lorlage du diocèse de Toul. Il est situé sur la Vraine , deux lieues et demie au cou-l (1) Histoire de Lorraine, t.1, p. 350. Prov.

raine , dont il est séparé par un ruisseau, Le prieuré reconnaît pour sa première qui vient de Torchéville, et va se jeter fondatrice et bienfaitrice, Cunegonde dame dans la Sarre à Sarralbe. La plus grande de Viviers, qui a fait de fort grands biens récolte de ce lieu se fait en pommes de à l'abbaye de Senones ; elle vivait du terre. Givricourt est du diocèse de Metz , temps d'Etienne de Bar, évêque de Metz, bailliage de Vic, parlement de Metz; et d’Antoine abbé de Senones; c'est-àdix lieues de cette dernière ville, sept de dire, dans l'intervalle qui s'écoula deSarrebourg et de Vic.

puis l'an 1110 qui est la première année GLONVILLE, Flin, Vatimenil et le d'Etienne de Bar, jusqu'en 1156 qui est prieuré de Mervaville. - Glonville , la dernière de l'abbé Antoine. nommé en latin Tillonisoilla, ou Dilonis- Le dernier prieur régulier de Mervaville, villa , dans le titre de l'abbaye de Moyen- fut dom Claude Jaquinot, qui l'a posmoutier, village du diocèse de Toul, sédé en règle jusqu'à sa mort, arrivée à situé assez près de la Meurthe, un peu Nancy en 1753. On a obtenu de son conau-dessus de Deneuvre et de Baccarat (1). sentement en cour de Rome, en 1731 L'église paroissiale est dédiée sous l'in- la suppression du titre de prieuré de Mervocation de saint Maurice et de saint vaville, et son union au prieuré de Breuil, George. Seigneurs, le roi et M. d'Anglure, proche Commercy. de Magnière. Bailliage de Lunéville, cour On croit que le nom de Mervaville , souveraine de Nancy.

vient de Mirabilium-villa , à cause des fréAnnexe, Flin ou Flun , ci-devant chef quens miracles que Dieu y opérait par d'un doyenné qui est aujourd'hui trans- ! l'intercession de la sainte Vierge, à laféré à Deneuvre. Patron, saint Martin. quelle le prieuré est dédié : l'église en

L'ermitage de la Magdeleine, ou l'hô- était fort belle et bien voûtée; mais la pital avait autrefois deux cents francs de nef lomba de pure caducité, le 26 janvier renle.

1738, il ne reste que le cheur et la croisée Valiménil, autre annexe de Glonville, qui sont d'un fort bon goût. en latin Valteri manila. Pairon saint Jean- Il y avait autrefois un village autour du Baptiste , seigneur l'évêque de Metz. Par- prieuré; mais il n'en reste aujourd'hui que lement de Meiz..

les ruines , et les maisons des fermiers du Dans la banlieue de Glonville, se voit prieuré. le prieuré de Mervaville, dépendant de Le duc Thiébaut II dans son testal'abbaye de Senones, fondé vers l'an 1224, ment de l'an 1312 donne au prieuré de puisqu'en cette année, Eudes de Sorcy Notre-Dame de Meryaville, dix sols de évêque de Toul, témoigne que ce prieuré petits tournois. avait été commencé du temps de ses pré- Le village de Mervaville subsistait endécesseurs, et n'était pas encore achevé (2). core en 1614 et 1615 comme il parait Il exhorte les fidèles à le mettre en sa par les enquêtes et procédures faites en perfection, et veut que l'abbaye de Se- ces années par les députés du duc Henri II nones, sur le fond de laquelle il est cons- et du seigneur évêque de Metz. Ce village fruit, en jouisse avec les mêmes franchises fut ruiné apparemment pendant les deux dont elle jouit dans les autres prieurés siéges du château de Moyen qui en est situés dans le diocèse de Toul.

proche, en 1634 et 1639. · La duchesse douairière de Lorraine, GODONCOURT. — Voyez MontuCatherine de Limbourg , en 1242 y mit la REUX. dernière main.

GOIN-SUR-SEILLE OU EN SAUL(1) Hist. médiani monast. , pag. 243, 286

NOIS. — Goin-sur-Seille , village à quaet 306.

tre lieues de Pont-à-Mousson et à trois (2) Hist. de Lorraine , t. 2, p. 240. lieues de Metz, à six lieucs d'Amance,

répondant au bailliage de Pont-à-Mousson, Champagne donne en accroissement de fief diocèse de Metz, souveraineté de Lorraine, au comte de Bar, la seigneurie de Gonenclavé dans le pays messin. Ne serait-ce drecourt , tenue auparavant par Jean de pas Goddinga-villa , palais royal dénommé | Gondrecourt. dans un titre de Charlemagne, de l'an XI En 1238 (1), le comle de Vaudémont et v de son règne. Voyez diplomatique, promet de mettre hors de ses mains Gon1. 4, p. 285. Goin est accompagné d'un drecourt , sans le consentement du comte fief nommé la Horgne; l'église de Goin de Bar. est du patronage de l'abbaye Saint-Martin Cette ville fut cédée avec toutes ses déderant Melz; celte abbaye ne subsiste plus; pendances, à Edouard Jer du nom, les biens en ont été donnés à la primatiale comte de Bar, par le roi Philippe-de-Bel, de Nancy.

Jau mois d'avril 1507, et cela à la recomLa maison de Goin portait d'azur à la mandation d'Edouard, roi d'Angleterre(2). croix d'argent, cantonnée de quatre fleurs D'aurres disent que Gondrecourt fut réuni de lys d'or

| au domaine de Champagne au temps du GONDRECQURT-LE-CHATEAU. mariage de Jeanne avec Philippe-le-Bel , Prieuré au même lieu, et prieuré de sainte lequel donna l'an 1304, pour récomSalaberge. - Gondrecourt est une petite pense à Thiébaut de Bar, évêque de Liéville de Lorraine, ayant titre de doyenné ge , la terre de Gondrecourt, qui devait ecclésiastique, du diocèse de Toul. Ce passer après la mort de ce prélat, aus doyenné a dans son étendue vingt-cinq comtes de Bar; il la lui donna sous l'on cures, dix annexes, une abbaye, deux bligation d'en faire hommage au roi de prieurés, une maison religieuse, sept cha- France, à cause de son comté de Champelles, deux hôpitaux ou léproseries et pagne (3). cinq hermitages.

| Lecomte de Bar jouissait de Gondrecourt Pour le civil, Gondrecourt a titre de aussi bien que de la Mothe, lorsqu'il l'enprévôté sous le bailliage de la Marche ; et gagea en 1304, à Ferri IV duc de Lorraine celte prévôté comprend environ 32 villages avec la Mothe. ou hameaux. On lui donne le nom de Gon- Gondrecourt-le-Château avait reçu des drecourt-le-Château , pour le distinguer des ducs de Bar, entr'autres priviléges , celui forges de Gondrecourt et de Gondrecourt de recevoir de ces ducs la justice sur les en Voivre.

lieux. Il y a eu un bailliage sédentaire, Gondrecourt est situé sur la rivière jusqu'en 1711 , et avant le changement d'Ornain aux confins de la Champagne, à de 1751 , il y avait encore une prévôté cinq lieues de Ligni , de Neuf-Château et royale , dont l'étendue était considérable; de Joinville, trois de Vaucouleurs, à huit sa dépendance est à présent au bailliage de lieues de St.-Mihiel au midi et à sept de la Marche qui en est très-éloigné. Bar-le-Duc au levant d'hiver. Elle a été On distingue Gondrecourt en ville hauautrefois possédée par des seigneurs parti- te et en ville basse. Dans la première sont culiers.

: les ruines du château et de la chapelle casQuelques-uns croyent que Gondrecourt trale de S. Blaise ; l'auditoire et les prisons a pris son nom de Gondoïn, père de Bodon sont auprès de . Au dehors de la ville il Leudin évêque de Toul et de Ste. Salaber- y a une chapelle de malades, ou une léproge; Gondoïn était , dit-on , seignenr de serie. Je trouve au 27 février 1511, une Meuse et de Gondrecourt.

confirmation des priviléges des habitans de · En 1219 (1), Gondrecourt était à une dame de Rinel, et en 1272 , le comte de

(1) Peut-être en 1288.

Benoit histoire de Toul, p. 89. (1) Histoire de Lorraine, tome 2 , p. 11og. (3) Longuçrue, description de la France I. 2, Noies.

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