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Gondrecourt , mais aucune spécification de et hommages de la duchesse de Lorraine ces priviléges.

pour la même seigneurie. En 1307, le roi Philippe-le-Bel, à la Enspite Saladin d'Anglure se pourvut prière d'Edouard roi d'Angleterre, donne au parlement et obtint en 1491 , un arrêt à Edouard comte de Bar, neveu dudit roi pour être remis en possession des terres et d'Angleterre, le château de Gondrecourt seigneuries de Gondrecourt et de Lifou-leavec toutes ses dépendances , pour le tenir Grand (1). Le duc René II y forma oppopar ledit comte de Bar et ses successeurs en sition, Saladin consentit de faire examiner hommage-lige.

l'affaire par des commissaires , qui fiEn 1368 (1), la chronique de Metz dit rent un accommodement, au moyen duque Gondrecourt fut pris par les Messins. quel René fut maintenu dans la jouissance Colart Desarmoises y commandait avec ses de Gondrecourt; René ratifia cet accord en gentilshommes. Colart Desarmoises eut la 1497, et l'année suivante il reprit cette terre tête tranchée à Metz et treize gentilshommes du roi Louis XII (2). furent pendus.

En 1574 , le duc Antoine assigna pour. En 1436 (21. pendant la détention du douaire à la princesse René de Bourduc René I entre les mains du duc Philippe.

bon son épouse, 7,000 livres tournois de de Bourgogne, on mit en dépôt entre les rente, et pour assurance lui donna les chamains de Philippe. Gondrecourt et quel-teaux d'Einville-au-Jar et de Gondrecourt ques autres terres, pour obtenir un répit en ave

on avec tous leurs meubles. faveur de René.

| En 1539, au mois d'avril , fut passé le

fameux traité de Rumilli, entre le roi FranLe 10 septembre 1467 (5), ceux de

çois Ier et Antoine duc de Lorraine, par leMetz s'étant jetés dans le Barrois , y brûle

quel le roi entre autres prétentions, soulerent Gondrecourt et plusieurs autres bourgs

nait que la terre et châtellenie de Gondreet villages. René II, duc de Lorraine et de con

de court relevait de sa couronne, et que le duc Bar, s'en plaignit vivement, et demanda à de Lorry

a a de Lorraine lui en devait faire hommage; ceux de Metz, cent mille écus de dédomma- se gement. On tint une assemblée à Anci sur

la- se plaignant par la bouche de son procu-. Moselle pour terminer ces différens ; mais par-devant ses juges des grands jours de

ur reur général, que ledit duc faisait relever on n'y conclut rien, sinon qu'on se pourvoirait devant le roi de France, son parle

St.-Mihiel , les appels des jugemens rendus ment et les évêques de Metz, de Toul et de Chaumont

le à Gondrecourt, au préjudice du ressort de Verdun, etc.

1 Le bon duc Antoine étant venu trouver Le roi Louis XII en 1475 (4), ayant le roi François jer à Rumilli, reconnut donné à magnifique et noble seigneur Sala- qu'il était son homme--lige pour les terres din d'Anglure, seigneur d’Estoges, la sei- du duché de Bar, qui sont situées au cougneurie de Gondrecourt , pour sa vie seu- chant de la Meuse vers le royaume de lement, avec la terre de Lifou-le Grand ; le France, et que si ses officiers avaient fait duc René II, à qui Gondrecourt apparte-' quelque entreprise au préjudice des droits nait, comme comie de Vaudémont, n'ayant du roi, il les désavouait. Mais à l'égard de pas admis celte donation , Saladin y re- la ville de Gondrecourt, il ne reconnut nonça volontairement; après quoi le roi point qu'elle fut dans le royaume, ni assise Louis XII adressa en 1482, une commis dans le ressort de Chaumont, ni qu'elle sion au bailli de Vitri, pour recevoir les foi eut jamais subi sa juridiction. Il est même

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remarquable qu'il n'en est plus parlé dansj abandonné; et après y avoir reposé quales reprises du duc Antoine. Au reste le traité tre heures, elles s'avancèrent vers le Neuf de Rumilli n'a pas eu d'exécution, comme château. La terre de Gondrecourt était n'ayant pas été libre.

possédée en 1656, par le maréchal de Quelques années après en 1552, le l'Hôpital.. prince Nicolas de Lorraine, comte de Le prieuré de Gondrecourt dépendant Vaudémont, régent de Lorraine , ayant de l'abbaye de saint Eyre , fut fondé apfait remontrer au roi Henri II, que les vil- paremment dans le onzième siècle, puisles de Bar-le-duc, Gondrecourt, Châtil- que Pibon évêque de Toul, qui a goolon, la Marche et Conflans étaient tenues verné cette église depuis 1070 jusques en en fief libre du royaume de France, non 1107, lui donna quelques biens , et que sujettes à aucun service , sans que les édits Ricuin évêque de la même église en 1112, et ordonnances des rois y aient jamais eu confirme ce que Gautier de Gondrecourt et lieu ni cours , ni que les habitans desdites ses prédécesseurs avaient donné à ce prieuvilles ayent été tenus d'aucune imposition, ré. Mais on ignore le nom deson fondateur, à autre qu'au duc de Lorraine et de Bar : si ce n'est ce Gautier de Gondrecourt dont Sa Majesté ordonna que toutes instances et on vient de parler. poursuites commencées à cet égard , de- Les pères récollets se sont établis sur le meurassent en surséance pendant la mino- penchant de la montagne de Gondrecourt rilé du duc Charles III, son gendre pré-en un lieu assez incommode (1). tendu. Et en 1553, le même roi déclara le duché de Bar, exempt du ban et ar- Prieuré de Réchicourt ou de sainte rière ban, et autres impositions mises en

Salaberge (2). France.

Plusieurs années après , c'est - à - dire A quelque distance de Gondrecourt or en 1671 le 25 janvier, intervint un traité voit le prieuré de sainte Salaberge ou de entre le roi Charles IX, et le duc de Réchicourt, dépendant du monastère de Lorraine Charles III, touchant la mou- St. Jean de Laon, fondé et bâti par vance de Châtillon , la Marche, Gondre-sainte Salaberge, fille du seigneur Goncourt, etc. (1)

doin, dont nous avons parlé ci-devant. Et en 1859, le même duc *Charles On pourrait croire que ce prieuré près III par son testament, donne au prince de Gondrecourt , est situé au lieu où sainte François comte de Vaudémont son fils, la Salaberge avait d'abord projeté de bâtir terre et seigneurie-de Gondrecourt, avec une abbaye, qu'elle jugea ensuite plas à quantité d'autres terres. En 1632 , le mê-propos de transférer à Laon pour éviter me comte François de Vaudémont, par les inconvéniens auxquels elle aurait été son testament, donna au prince Nicolas exposée entre les deux royaumes de BourFrançois son fils, évêque de Toul et gogne et de Lorraine ou d'Austrasie; mais cardinal, frère du duc Gharles IV, le le prieuré de Réchicourt est à une plus château , ville , terre et seigneurie de Gon- grande distance de Luxeu, que de l'était drecourt (2).

l'abbaye que voulait fonder sainte SalaLe châleau de Gondrecourt a été ruiné berge, c'est-à-dire 40 milles de Langres , en 1633, de même que les autres châteaux car de Gondrécourt à Luxeu la distance du pays, par ordre de la France. En 1641 est beaucoup plus grande. les troupes du roi s'étant présentées de- ! L'ancien château de Gondrecourt est auTant Gondrecourt , trouvèrent le château jourd'hui réduit à une simple maison, à

| laquelle tiennent le palais et les prisons. (1) Séguier, v. 81, t. 2, p. 1185 et 1159. (1) Benoît, hist. de Toul, p. 87. ; Hist. de Lorr., t. 3, p. 195.

(2) Hist. dc Lorr., 1:1, p. 455, nole.

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Gondrecourt est chef-lieu de l'office et Les rois de France y eurent un palais de la prérôté de méme nom; il est de la royal, et le roi Théodoric III y a donné recette de Bourmont, du bailliage de la une charte en favenr de l'abbaye de MorMarche, du présidial de Châlons-sur- bach en Alsace en 737. Il est fait plasieurs Marne, et du parlement de Paris, le roi fois mention de ce palais sous la race des en est seul seigneur.

| Mérovingiens. Louis-le-Débonaire y deHors la ville de Gondrecourt est une meura quelque temps, ct ordonna à Fro-' chapelle ou léproserie sous l'invocation de taire évêque de Toul, d'y faire une la sainte Vierge.

galerie, qui communiquát du palais à Sous le duc Léopold en 1707 le comte l'église de Gondreville. des Sales avait obtenu de construire sur Les seigneurs et les évêques du royaume le ban de Gondrecourt, à titre de fief, de Charles – le- Chauve, s'assemblèrent à uné forge et un fourueau ; cette forge a Goodreville le 9 de septembre 873 et y été transférée sur le ban d'Abainville, firent serment de fidélité à ce prince en trois ou quatre cents pas plus bas. Il présence de la reine Ingelberge et des lén'en reste sur le ban de Gondrecourt, Igats du saint siége (1). que le corps de logis , les écuries et partie Au mois de juin de l'année 880 les de la halle; on a fait un moulin du four-rois de France Louis et Carloman , et neau. Il y a à Gondrecourt próvôté et Charles – le - Gros roi d'Allemagne et de hôtel de ville , dont le prévot est le chef. Lombardie, se rendirent à Gondreville (2). Avant l'édit de 1747 il y avait aussi une Louis roi de Germanie devait aussi s'y gruerie qui est à présent du ressort de la trouver ; mais étant tombé malade, il fut maitrise de Bourmont.

obligé d'y envoyer des députés. Dans GONDRECOURT-EN-VOIVRE. — cette assemblée on confirma à Louis roi Gonurecourt-en-Voivre, village aux sour- de Germanie, la jouissance du royaume ces de l'Oltain, à deux lieues et demie entier de Lorraine. On renonça en faveur de Briey, diocèse de Verdun, office et de Charles-le-Gros aux prétentions que recette de Briey, juridiction des juges-les autres princes de la maison royale , gardes des seigneurs; la paroisse a pour pouvaient avoir aux états d'Italie, et on patron saint Sébastien, bailliage d'Etain, convint que ces princes se donneraient cour souveraine de Nancy. M. Charpen-mutuellement secours contre les ennemis tier de Neuvron, président au parlement communs de la monarchie; ces ennemis de Metz, en est seul seigneur, haut, moyen étaient d'une part les Normands et de l'aus et bas justicier.

tre l'abbé Hugues, qui en- voulait à la Il est fait mention de Gontrecuria dans Lorraine et le duc Boson usurpateur de un titre de saint Maur de Verdun vers la Provence. l'an 1046 (1).

1 Le duc Mathieu ser båtit ou rétablit le GONDREVILLE. — Gondreville est château de Gondreville vers l'an 1154 (3). un bourg situé sur la Moselle à une lieue Henri évêque de Toul son oncle ,' je de la ville de Toul vers l'orient septen-trouva fort mauvais, et excommunia son trional, et à trois lieues de Nancy au neveu. Ce prince irrité fit le dégat sur les couchant. Son nom latin est Gondulphi-terres de l'église de Toul; mais le pape villa : M. de Vallois dans sa notice des ayant ordonné aux évêques de la province, Gaules, dérive le nom de Gondreville , de mettre les états de Lorraine en interde Gondulphe, qui fut maire du palais dit, Mathieu se rendit et répara le tort du jeune Théodebert roi d'Austrasie, et qu'il avait fait à l'église de Toul. qui fut dit-on préposé à l'éducation de

(1) Hist. de Lorr., t. 1, p. 751, nouv. édit, saint Arnou.

la) Ibidem, p. 787. (1) Hist. de Lorr., p. 421.

(3) Ibid., t. 2, p. 13.

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van mengalaman yang dikenang

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Gondreville était donc dès auparavant! Le bâtard de Vaudémont fut fait conau duc de Lorraine, puisque le duc mandant de Gondreville, après que le Thierri y båtit un château ; l'évêque de duc René 1 eut repris Nancy sur le duc Toul et son chapitre ne se plaignirent de de Bourgogne. Un jour veille de la Touscette entreprise du château, que .parce saint, à six heures du soir, le båtard sort qu'il était trop voisin de la ville épiscopale de ce lieu avec ses gens , à qui il fait prenet qu'il pourrait leur causer du dommage; dre une écharpe blanche, afin qu'ils se ou plutot parce que les anciens rois de France pussent mieux reconnaitre. Ils tombèrent avaient défendu qu'on ne bâlit aucune sur les Bourguignons qui étaient au village forteresse dans la banlieue de Toul, en de Laxou près Nancy, jetèrent l'alarme deça de la forteresse de Liverdun, qui de-jusque dans le camp du duc Charles , qui puis très-long-temps était comme le boule-était revenu devant Nancy : et après avoir vard de la ville et de l'évêché de Toul, pris et tué bon nombre de Bourgoide ce côté là. Voyez ci-après l'art. de gnons, ils s'en retournèrent à Gondreville Liverdun.

avec plus de trente chevaux et beaucoup Quelques années après, le duc Thie- de bulin. baui Jer étant décédé sans enfans en 1220, Le premier octobre 1520 (1), le duc sa veuve Gertrude de Dasbourg épousa le Antoine abandonna à Rénée de Bourbon comie de Champagne (1). Le duc Mathieu : son épouse, Gondreville et ses revenus, par II, frère de Thiébaut et son successeur ce que celle princesse s'y plaisait et voulait dans le duché, fut obligé de faire valoir y faire séjour. à Gertrude , Nancy et Gondreville, qui Dans la vie de St. Bernard (2), on lit lui avaient été donnés pour douaire; mais que ce saint guérit à Gondreville, une femme comme on avait assigné Nancy pour douaire aveugle, en présence d'une infinité de perà la duchesse Agnès mère de Mathieu , il sonnes qui y étaient accourues de tout le fallut user de violence pour l'obliger de voisinage. rendre celle ville à Gertrude.

Gondreville est chef d'une prévôté dépenEn 1232 (2), il y avait un pont à Gon- dante du bailliage de Nancy; cette prérólé dreville sur la Moselle ; le duc Mathieu Il comprend environ trente-cinq villages; auayant été obligé de lever le siège du château trefois Gondreville était compris dans le de Foug, se jeta dans Gondreville après en comté de Toul. avoir rompu le pont.

L'église paroissiale est dédiée à l'AsEn 1295, Thiébaut prince de la maison somption de la Vierge. de Lorraine, donne en fief à Ferri duc de Il y avait autrefois , un hôpital de petit Lorraine son père, la terre de Gondreville, revenu, qui ne subsiste plus; mais M. le et ordonne à tous ses vassaux de lui rendre prince d'Elbæuf y a fondé il y a environ hommage.

trente ans un hôpital magnifique, dont il Durant la guerre du duc Charles a donné la direction aux frères de la charide Bourgogne contre la Lorraine, cellé. Leur maison est très bien bâtie, et tout prince s'empara de Gondreville et y mit s'y ressent de la grandeur d’ame, et dul? garnison ; mais les troupes de Lorraine qui bon goût du fondateur. tenaient Fontenoy qui n'en est pas loin, L'ancien palais ne subsiste plus; mais le les harcelérent et les fatiguèrent de telle même prince s'y est bâti une maison fort sorte qu'ils furent obligés d'abandonner ce bien entendue. Elle est sur les ruines de poste (5).

l'ancien château. Pour le nouvel hôpital , (1) Hist. de Lorr. p. 222.

(1) Archives de Lorraine, Layette Gondre12) Hist de Lorr., t. 2, p. 231.

ville. (3) Histoire de Lorraine, tome 3, page laxvi. (2) Vita sancti Bernardi , tome 2, édit. MaPreuves.

bil. p. 1152.

1.

Leica il est hors de Gondreville , à l'extrémité Gorze (1) était dans le Comté de Scari des jardins du prince, et près le passage pone; et les chroniques de Metz, portent que

de la Moselle où se voit le bac aujour-St. Clément, premier apôtre des Médiod’hui assez peu fréquenté, depuis qu'on a matriciens, ayant été converti par saint fait près de-là, la grande route de Nancy Pierrre fut envoyé par lui avec saint à Toul, et qu'on a construit un pont sur Céleste prêtre , et saint Félix diacre, pour la Moselle, près la ville de Toul.

y annoncer la foi de Jésus-Christ ; qu'ils arLa seigneurie de Gondreville relevait rivèrent à Gorze, qui était alors un lieu sauautrefois de l'évêque de Metz (1).

I vage, couvert de bois, rempli de belles Il y a un autre village de Gondreville sources d'eau, destiné à la chasse par les sur le chemin de Metz, à Viller-bretnach, princes du pays , et remarquable par l'aà une lieue et demie de cette abbaye, où queduc que l'empereur Auguste (2) avait l'on montre une espèce de circonvallation, fait bâtir à Joui-aux-arches, pour conduire où l'on dit qu'un empereur et un roi de d'une montagne à l'autre, les eaux de Gorze France, ont eu une entrevue. C'est la tra- dans la ville de Metz. dilion du pays.

1 C'est là que saint Clément et ses comGORCY. - Gorcy, Gorcium, petit pagnons s'arrêtèrent , et bâtirent un oravillage du diocèse de Trèves ; office de toire en l'honneur de saint Pierre apôtre, Villers-la-montagne, juridiction des juges qui les avait envoyés. Il n'y avait pas des dames du lieu ; recette et bailliage long-temps qu'ils y étaient arrivés, lorsque d'Elain; cour souveraine de Nancy. Mes le prince de la ville de Metz , avec ses chasdames de la fontaine et Martinières en sont seurs, vint dans la forêt de Gorze, et les dames , hautes, moyennes et basses justi-! chiens ayant poursuivi un grand cerf, cet cières, et perçoivent toute la dime. Il y a animal vint se jetter aux pieds de St. Cléonze ou douze habitans.

ment, comme pour lui demander sa pro- GORZE. --- Gorze, est un gros bourg, tection. Le prince ayant demandé au saint

ou une petile ville , située au couchant de' qui il était, et ce qui l'amenait en ce pays, & Metz, environ à trois bonnes lieues de cette Clément lui dit qu'il était venu de Rome,

ville , sur un ruisseau nommé Gorze , qui envoyé par l'apôtre saint Pierre , pour lui se décharge dans la Moselle, au-dessus annoncer les vérités du salut. Le prince d'Arnaville, vis-à-vis Corny. Ce ruisseau traita d'abord ces discours de réveries, et

de même que le lieu de Gorze, se nomme cependant leur dit qu'ils pouvaient venir Et quelquefois Gurgés, ou Gouffre, apparem- en la ville.

ment à cause de l'abondance de la source Ils y vinrent, et y annoncèrent l'é

d'eau , ou d'une espèce de gouffre ou de vangile. Ils promirent au peuple que s'il Die profondeur, qui se voit à Gorze. Ce nom voulait croire en Jésus-Christ , ils le déli

ne se lit pas dans les anciens géographes , vreraient de serpens qui infectaient l'air 2 ni dans les itinéraires, ni dans les anciens des environs, et faisaient mourir les

historiens des Gaules, mais dans les au- hommes et les animaux. Plusieurs se conleurs et les titres du moyen-âge. Gorze ext verlirent , et saint Clément assisté de ses très célébre, principalement à cause de deux compagnons, Céleste et Félix, et

l'abbaye qui y fut fondée en 749, par suivi des nouveaux convertis, et des bours Crodegang évèque de Metz , la quelle y a geois de Metz , marcha en habits pontifi- !

subsisté avec beaucoup de répulation et de splendeur , jusqu'à ce qu'elle fut entière (1) Hist. de Lorr., t. s. p. 273. Preuves. t. ment ruinée et supprimée sur la fin du sei- !",

i (2) C'est ce que porte le manuscrit de Gorze, zième siècle.

imprimé, t. 1. pag. 295, Preuves de l'Histoire

| de Lorr.; mais cet le tradition n'est rien moins (1) Arret de réunion du 26 déc., p. 212. I que certaine.

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