Images de page
PDF

AULTREY. L'abbaye d'Aultrey roche Remberviller , fut fondée par Etienne de Bar évêque de Metz, vers l'an 1150 et donnée aux chanoines réguliers de saint Augustin. Cette abbaye est située à une lieu de Remberviller vers l'orient , sur la petite rivière de Mortagne.Avant cette fondation il y avait en cet endroit un château, qui fut pris et ruiné par Adalberon II évêque de Metz, sur un seigneur nommé Bérald. Les évêques de Metz en jouirent dans la suite comme d'un fond qui leur appartenait, et y bâtirent le monastère d'Aultrey qui subsiste encore aujourd'hui sous l'invocation de la Sainte-Vierge et de saint Hubert, dont on prétend y posséder l'article d'un doigt , ce qui y attire un grand nombre de Pélerins , surtout de ceux qui ont été mordus de chiens enragés. On admire dans cette église les vitraux qui sont d'une beauté toute extraordinaire. Thierri de Bar évêque de Metz, successeur d'Etienne de Bar (1), confirma la fondation et les priviléges de ce monastère en 1166. Bertrand évêque de Metz augmenta ses ses biens. Le premier abbé d'Autrey est nommé Anselme ou Anselin.

En 1495 (2), les pères de saint Hubert

en Ardenne, attaquèrent ceux d'Autrey, prétendant que la relique de saint Hubert qu'ils se vantent d'avoir, n'était pas véritable , parce que le corps de ce saint évêque repose dans la fameuse abbaye qui porte son nom dans les Ardennes : le pape Léon X en 1515, donna un bref qui défend à tous autres qu'aux pères de saint Hubert, de s'attribuer aucune relique de ce saint. Mais ceux d'Autrey s'étant pourvus premièrement à Rome, puis en Lorraine, pardevant Nicolas de Azetia, délégué de sa sainteté en 1521 , celui-ci condamna les parties à s'en tenir à un accord passé en 1515, qui veut que les pères d'Autrey demeurent en possession de ieur relique. On lit dans l'histoire de l'abbaye de saint Pierre ou de Notre-Dame

[ocr errors]

de Luxembourg; que dans ce monastère on possède aussi une dent de saint Hubert, qui y fut donnée en 1627, par un carme déchaux polonais, qui venait d'Espagne. L'auteur de cette histoire remarque que l'on a grande dévotion à cette relique contre les morsures de chiens enragés. Ainsi Autrey n'est pas le seul lieu où l'on croit avoir des reliques de saint Hubert. Cette abbaye était anciennement de la congrégation d'Avoise (1), et les religieux rportaient l'habit blanc, mais aujourdhui ils portent l'habit noir, avec l'écharpe ou banderolle de toile blanche. L'abbaye est de la congrégation réformée du bienheureux Pierre Fourrier, dite de Saint-SauVeur. Par le traité de 1718, l'abbaye d'Autrey a été cédée nommément au duc de Lorraine, qui y nomme en commande, en vertu de l'indult accordé au roi de Pologne Stanislas, le 15 janvier 1740. AUZECOURT.— Auzécourt, village du diocèse de Châlons-sur-Marne, office, prévôté et bailliage de Bar, présidial de Châlons, parlement de Paris. La paroisse | a pour patron saint Martin , l'Abbé de Huiron nomme à la cure, les religieux de de cette abbaye sont décimateurs, avec le prieur de Dieu-s'en-souvienne et le chapitre de saint Pierre de Bar et les chapelains de la chapelle Notre-Dame de | l'église de saint Max de la même ville (2). Il y a dans l'église paroissiale d'Auzécourt, une chapelle sous l'invocation desaintPierre et desaint Paul, dont la collation appartient au séminaire de Châlons. Il y a dans ce lieu un prieuré dépendant de l'abbaye de saint Vanne de Verdun, donné à cette abbaye par Renaud, comte de Bar. Il est nommé Alzeicurtis, Auzécourt ; Renaud avait donné ce prieuré à l'église romaine, qui le céda à l'abbaye de saint Vanne, moyennant un cens annuel de douze deniers. Le roi est seul seigneur d'Auzécourt; il y a dans ce lieu environ soixante habi

[ocr errors][ocr errors]

tans, y compris ceux d'nne cense sur le finage, qui appartient au séminaire de Chàlons-sur-Marne. En 1212 (1), Louis abbé de saint Vanne de Verdun , Thibaut comte de Bar et de Luxembourg et Henri son fils firent un accord, par lequel tout ce qu'ils ont en une certaine ville neuve, appelée Auzécourt , sera en commun, excepté le labour d'une charrée, que l'abbé se réserve, et les prés qu'ils avaient auparavant. Les amendes, grandes et petites, des chevauchées et des guerres appartiendront au comte, avec celles de la ville, au-dessus de cinq sols, les autres de cinq sols, les assises, les terrages, les fours, les moulins et autres choses seront communs. Ils seront tous deux tenus des réparations ; il sera permis à l'abbé d'avoir un four près de sa maison pour ses domestiques et ceux du comte seu'ement. Le comte de Bar ne pourra donner cette terre en fief, ni la céder à personne, si ce n'est à l'église de saint Vanne. Cet accord est scellé des sceaux de l'abbé et du couvent. L'AVANTGARDE.—Ce château bâti sur le sommet d'une montagne assez escarpée, à gauche de la Moselle, à deux lieues de Nancy et trois de Pont-à-Mousson , est célèbre dans notre histoire de Lorraine.C'était autrefois une prévôté considérable. C'est à Pompey, village situé au pied du château de l'Avantgarde, que les officiers de cette justice tenaient leur siège. L'Avantgarde, outre les différens sièges qu'il a essuyés, n'est pas moins célèbre par les différens seigneurs qui l'ont possédé. Il est peu de lieux qui aient changé tant de fois de maîtres. Sans parler de ceux dont il est déjà fait mention dans la Notice, nous ajouterons qu'en 1587, il y eut difficulté entre Robert, duc de Bar, et Jean de Lénoncourt, fils de Gérard de Lénoncourt, au sujet de l'Avantgarde, ledit de Lenoncourt soutenant que Henri de Bar, sire de Pierrefort, lui avait engagé

(')Archiv. de Lorr. Bar, ville et faub.

cette forteresse pour une somme qu'il lui devait; le duc de Bar soutenant au contraire que ce château lui appartenait, et qu'il en avait plusieurs lettres obligatoires. L'affaire fut terminée par l'entremise de Jean, duc de Lorraine, de cette manière : Le duc Robert permit que Jean de Lénoncourt gardât l'Avantgarde en titre de fief, dont il lui fit les reprises de foi et hommage. En 1455, le roi René assigna à Henri, bâtard de Bar, les château et châtellenie de l'Avantgarde avec ses dépendances, pour l'aider à soutenir son état, dont il lui fit hommage, mais pour sa vie seulement. L'année suivante le même roi René donna la même châtellenie audit Henri pour la posséder héréditablement et à toujours , et en disposer à sa volonté. L'acte de cession est du 21 octobre 1454, à condition que si Henri de Bar venait à mourir sans enfans légitimes , ladite terre retournerait au domaine du duché de Bar. Cette donation fut renouvellée en 1458. En 1441 , Jean comte de Nassau-Sarbruck, sire de Commercy, donna son dénombrement , où il déclare tenir en fief et hommage du duc de Lorraine la moitié des châteaux, terres et seigneuries de Pierrefort, l'Avantgarde, Bouconville, Norroy devant Metz, etc. Le prince Louis, fils du duc René I", marquis du Pont, lieutenant général de Lorraine et Barrois, en 1444, mit en main de Vautrin Huzar, prêtre, gouverneur de Condé, les châteaux, terres et seigneuries de l'Avantgarde, et quelques autres, pour en jouir, lui et ses héritiers, jusqu'au paiement de sommes très-considérables , qu'il avait avancées, tant à l'évêque de Metz, à la prière de la duchesse de Lorraine, que pour racheter les terres de Marbache et de l'Avantgarde, que Pierre de Bar avait engagées au père de feu Collignon de Ludre, représenté par Jacques de Haraucourt à cause de Catherine de Deuilly son épouse. Le duc Nicolas donna la seigneurie de l'Avantgarde en 1471 , à Antoine de Mohet son conseiller et chambellan, en récompense de ses services.Cette donation fut confirmée en 1474, par le duc René, père du duc Nicolas. Antoine de Mohet transmit cette seigneurie à Charles de Mohet, son fils, seigneur de Vilaine, lequel la rétrocéda en 1514, au duc de Lorraine, avec celle de Chaligny, pour une somme de deux cents écus d'or au soleil. Le duc Antoine, en considération des services que lui avait rendus Jean de Perulles, son écuyer d'écurie, et en faveur de son mariage avec Barbe de Lucy, fille de Maheu de Lucy, chevalier, seigneur de Dombâle, son maitre d'hôtel, lui donna la seigneurie de l'Avantgarde, reversible néanmoins à son domaine, au cas que ledit de Perulles viendrait à mourir sans enfans. Cet acte est daté de Nancy, le 12 février 1529. En 1479, le duc René II, fit don de la terre de l'Avantgarde et de ses appartenances à Jean bâtard de Calabre, qui en fit ses reprises le 12 janvier 1480. Le duc Charles III, engagea la même terre à dame Anne Ferriet, veuve de feu Antoine Gotz, sieur de Novian , à la réserve du château, de la gruerie, patxon, amendes, confiscations, la souveraineté et ressort, pour une somme de 25,000 francs, monnaie de Lorraine. Le même duc accorda à Jean Blaise de Mauléon sieur de la Bastide, Attigny, son chambellan, et baillif de l'évêché de Toul, et à Antoinette du Châtelet sa ! femme, de pouvoir se retirer, eux et leur famille, en son château de l'Avantgarde, pour y demeurer, et jouir des terres, prés, jardins, qui tiennent audit château, des rentes et revenus des villages de ladite terre. L'année suivante le duc Charles III, engagea de nouveau la châtellenie, terre et seigneurie de l'Avantgarde à Pierre de Gournay , seigneur de Sécourt , son chambellan, pour la somme de 51,000 francs. Voyez PoMPEY. AVIERE (l') rivière.— L'Avière est une petite rivière qui prend sa source audessus de Chaumouzey, ordre de chanoi

nes réguliers, et se jette dans la Moselle au-dessous de Châté. AVILLER oU AUVILLER. — Aviller ou Auviller, village, et Haucourt qui en dépend est du diocèse de Verdun, office et recette de Briey, juridiction des juges de Mercy, bailliage de Saint-Mihiel, cour souveraine de Nancy. La paroisse a pour patron saint Laurent, le chapitre de la cathédrale de Toul nomme à la cure , et est décimateur avec le curé. M. le comte de Mercy d'Argenteau en est seigneur ; la haute-justice est réunie au comté de Mercy. Il y a 29 à 50 habitans. La seigneurie d'Aviller a été possédée par les seigneurs d'Amelle (1). Thierri d'Amelle chevalier, sire d'Auviller, reconnait avoir reçu d'Ascelin de Bouconville la somme de 1050 livres, qui lui était due par Errard de Briey chevalier, laquelle somme ledit Errard lui avait cédée. Les lettres sont de 1282, Hue d'Amelle chevalier, sire d'Aviller en 1294, donne pour pleige et caution , son cher seigneur Henri comte de Bar envers Jean Ancel citoyen de Metz, pour une somme de 500 livres de petits tournois , payable à volonté, pourquoi il engage au comte de Bar sa forte maison d'Aviller. En 1576, Olriet de Billey écuyer, et Marguerite de Florainville sa femme, vendent à faculté de réachat tout le droit qu'ils avaient en la ville et forteresse d'Aviller et en celles de Haucourt et Domery, pour une somme de 700 francs, à Errard de Fontois. Cette vente fut faite en présence de Robert duc de Bar. Le même Olriet de Billey , Huet et Habrant ses frères, enfans de feu Jean de Billey chevalier, vendirent la même année à Thirion fils de feu Jean d'Axain , la moitié de la forteresse d'Aviller avec la seigneurie de Haucourt, Domery, etc., dépendante de ladite forteresse ; lesquelles choses ledit Thirion engage à Poincignon Dieu-Amy, pour une somme de 500 petits florins vieux de Florence , qu'il lui avait prêtée. Les susdits Olriet frères, consentent que la

(1) Archiv. de Lorr., Layettc Briey.

forteresse d'Aviller demeure entre les mains d'Alixette veuve de Poincignon Dieu-Amy, jusqu'au remboursement de Cette SOIIlIIlC. La terre d'Aviller passa à la maison de Landres en 1471, par la vente que Carlot de Ville écuyer, seigneur dudit lieu en partie et Marguerite de Puligny sa femme, sirent à Didier de Landres leur cousin , chevalier, et à Jeanne de Puligny son épouse, laquelle terre ils tenaient de noble Errard de Fontois chevalier, par lui acquise d'Olriet de Fontois. L'acte est du 14 août 1471 et scellé du sceau de leur cousin Jean de Lénoncourt. Quelque temps auparavant, c'est-à-dire le premier février de la même année, le même Didier de Landres avait échangé avec Collignon de Ville et Mahaut de Ville sa femme, tout ce qu'il avait en la seigneurie d'Ecle, contre ce qu'ils avaient au château et forteresse d'Aviller et aux bans et finages de Haucourt et Domery. Je trouve néanmoins que la même année (1), Didier de Landres présenta sa requête au duc Nicolas de Lorraine, disant que le feu duc son père lui étant redevable de grandes sommes pour les services qu'il lui avait rendus en la défense du pays de Lorraine et pour d'autres causes, en récompense desquelles choses il priait le duc Nicolas de lui céder et transporter tous les droits qu'il avait en la place, terre et seigneurie d'Aviller et de Haucourt au duché de Bar, que tenait à vie Conrard de Basle écuyer, par don que lui en avait avait fait le feu duc son père. Didier de Landres ajoutait que ladite terre avait été donnée en mariage par feu Wanchelin de la Tour à dame Catherine de Vatronville sa nièce, mère dudit seigneur de Landres; laquelle Catherine et Gérard de Seraucourt son second mari , du temps de la minorité dudit seigneur de Landres, la vendirent au feu duc de Lorraine. Cette requête fut décrétée et le duc Nicolas accorda à Didier de Landres, pour lui et

(1) Ibidem.

ses hoirs la terre et seigneurie d'Aviller et Haucourt, et la forte maison alors ruinée, s'en réservant seulement le ressort et la souveraineté. Le decret est du 15 août 1471. Le duc René ratifia cette donation à Mirecourt le 50 juin 1474. En vertu de cette cession les seigneurs de Landres ont continué à jouir de la terre d'Auviller, et en ont fait leurs reprises en différens temps. Antoine de Landres voué du ban de Landres et seigneur d'Auviller, reprit du duc de Lorraine ce qu'ilavait à Aviller par indivis avec Perrin deLandres son frère, etd'Errard de Haraucourtet Simon de Haussonville,àcause de leurs femmes ses cousines. En effet , Gérard de Seraucourt donna ses lettres en 1446 (1), par lesquelles il reconnaissait que comme Winchelin de la Tour et Catherine de Lénoncourt sa femme lui eussent mis en gage et de Catherine de Vatronville sa femme , la maison , terre et seigneurie d'Aviller pour la somme de 700 francs, de 12 gros de Metz chacun, l§r la dot de ladite de Vatronville nièce dudit Wenchelin : et comme aussi le duc de Lorraine , en faisant le rachat de la terre de Conflans de Catherine de Lénoncourt, il avait pareillement racheté dudit de Seraucourt et de sa femme , la terre d'Aviller pour la somme de 700 francs, il reconnaît avoir été payé ce cette somme. Fait le 10 janvier 1446. En 1405 (2), Robert duc de Bar confisqua tout ce que Vincmart et Errard de Gueminé frères possédaient en fief en la ville, ban et finage d'Aviller, à cause des désordres que ces deux frères avaient commis pendant la guerre qu'ils lui avaient faite , brûlant, saccageant et pillant, rançonnant les hommes et femmes, les mulctant, et leur faisant tous les maux dontils s'avisaient; et en fit transport à Jean Dieu-Amy citoyen deMetz, en considération de ses services pour en jouir lui et ses héritiers, en accroissement des ficfs qu'il tenait déjà du ducde Bar, néanmoins à faculté de

[blocks in formation]

rachatd'une somme de 150 francs. En conséquence de cette cession, Jean Dieu-Amy, en sitses foi et hommageau mêmeduc, déclarant que si le duc venait à s'accorder avec les susdits frères de Gueminié, il consent de rendre ledit engagement, en lui remboursant la même somme. Aviller et Haucourt sont aujourd'hui du bailliage d'Etain, cour souveraine de Nancy. AVILLER. — Aviller, village du diocèse de Verdun, office, prévôté et marquisat d'Hatton-Châtel, dont Aviller n'est distant que d'une petite lieue, recette et bailliage de Saint-Mihiel , cour souveraine de Nancy. Le roi en est seul seigneur. H y a sur le ban un moulin qu'on appelle Burcy, qui est au roi. Les habitans d'Aviller pouvaient aller moudre leurs grains ailleurs qu'à ce moulin , mais depuis quelques années, ils y sont bannaux. Il y a à Aviller une petite église sous l'invocation de la sainte-Croix en son exaltation, où le curé de Saint-Maurice-les-Côtes va dire la messe fêtes et dimanches. Il peut y avoir environ trente-cinq à quarante habitans en ce lieu. C'est apparemment du premier Aviller, que tirait son nom la maison de ce nom , ancienne chevalerie, maison de nom et d'armes, dans le bailliage de Saint-Mihiel, à présent éteinte. Elle portait de sable à la croix d'or au premier canton , chargée d'une fleur-de-lys d'or. Elle subsistait encore sous le duc Antoine dans la guerre d'Alsace , en 1525 , contre les luthériens. On trouve qu'en 1560, Jacques de Luz seigneur de Neuville en Verdunois, et Michelle du Fay sa femme, engagèrent à Honoré Ferry de Jaulny, seigneur dudit lieu et de Boncourt sur Meuse , et à dame Marguerite de Rivière sa femme , la terre et seigneurie d'Aviller en Voivre sous Hatton-Châtel, chargée de fief envers le duc de Lorraine, pour quatre mille francs Barrois; et en 1570, les mêmes Jacques de Luz et Michelle du Fay sa femme vendirent pour toujours, à Antoinette de Dain

ville dame de Fresnel et Levigney, veuve l

d'Honoré Laurent de Franchières, dit Fresnel, sieur de Boulancey, oapitaine de Bar, la seigneurie d'Aviller et le droit de ladite, qu'ils s'étaient réservé dans l'engagement précédent, moyennant la somme de cinq mille sept cents florins, monnaie du Barrois. Ladite vente faite sous le scel du tabellionage de Saint-Mihiel, le 6 octobre 1470 , par-devant Philippe Platel et Didier Vallon notaires. En 1576 (1), le grand-duc Charles vendit à M. Claude de Beauveau seigneur de Manonville, et gouverneur de son fils le marquis du Pont , capitaine de HattonChâtel , la terre et seigneurie d'Aviller, avec la haute, moyenne et basse justice , ainsi que le duc l'avait acquise de dame Antoinette de Dainville veuve de Laurent de Franchières , pour une somme de 570 francs. Il paraît qu'Aviller était anciennement une dépendance de Doncourt-aux-Templiers (2). Nous trouvons l'acte d'affranchissement d'Aviller, fait en 1512, par frère Médard Denisot commandeur de Marbotte, seigneur de Doncourt-auxTempliers, portant qu'il affranchit et exempte les hommes et femmes d'Aviller, sujets de sa maison de Doncourt, des conditions de main-morte et fort-mariage, et il leur permet de se marier à Doncourt et aux pays des duchés de Lorraine et de Bar, évêché de Verdun et terre de Gorze, en franc lieu, et non autrement. En considération de cet affranchissement chaque habitant d'Aviller devait payer annuellement audit commandeur, trois francharts de blé et trois crettes d'avoine mesure de Verdun, et trois gros barrois pour leurs fours qu'ils peuvent faire en leurs maisons. Ceux qui n'étaient point laboureurs, devaient payer trois gros pour leur franchise et trois gros pour leurs fours. Cet acte fut ratifié au chapitre provincial du prieur de Champagne, de

[merged small][ocr errors]
« PrécédentContinuer »