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l'empereur Auguste. Il est certain qu'elles de Verdun et Beaulieu (1). Ce Joui est re 'étaient déjà renversées au X° siècle, du marquable par une ancienne procession, temps de Sigisbert de Gemblours, qui a écrit qui s'y faisait le 25 d'avril. On en attribue la vie de Thierri évêque de Metz , fonda- l'institution à St. Airy évêque de Verdun, teur de l'abbaye de S. Vincent dans la mê- qui la fit, dit-on, à la tête de son clergé et me ville : voyez ce que nous disons sur la de son peuple, pour prier Dieu de donner ville de Metz.

la pluie au pays. Le saint évêque fit ce Joui est à deux lieues de Metz au midi, voyage couvert d'un cilice et no pieds. sur la Moselle; le grand chemin de Metz Cette procession se continuait encore au seiau Pont-à-Mousson passe sous une de ces zième siècle ; depuis ce temps elle se fait à arches. Elles peuvent avoir en cet endroit, l'abbaye de saint Airy de Verdun. Les reenviron soixante pieds de haut, sans ce liques de saint Rodingue ou Rouin , se qui est caché sous la terre, et douze pieds portaient sous l'évêque Dadon au dixiede large. L'aqueduc était bien moins me siècle, avec celles de saint Vanne et large par le baut, où passaient les eaux de saint Airy, au Mont-Joui , à trois d'une montagne à l'autre, et la hauteur lieues de Verdun, et il y reste encore aude ces mêmes arcades était de beaucoup jourd'hui quatre croix et quatre aulels, plus élevée dans le lit de la rivière, au milieu où l'on déposait les quatres chasses qu'on de leur longueur, qu'aux deux extrémités. iy portait.

En 1443 (1), quelques aventuriers s'é- JOVILLIER, abbaye de prémontré. "tant répandus dans le val de Metz, mirent Jovillier, abbaye de l'ordre de prémontré, le feu à Joui, ardont Joi et vagnont les située dans le Barrois, entre Savonière et arehes de Joi. Ils s'emparèrent des ar-Mainville, assez près de la rivière de Sauls, ches, apparemment du passage, pour à trois lieues de Bar-le-Duc, ei à peu près rançonner les passans, car Joui n'a jamais à même distance de Ligni; diocèse de Toul, été fortifié.

fille de l'abbaye de Riéval. Cette abbaye fut Il parait par la généalogie de la maison fondée par Geoffroi seigneur de Joinville, de Gourmay, qu'ils étaient seigneurs, au sénéchal de Champagne, qui donna les moins en partie, de Joui aux Arches. fonds où l'abbaye est située, à Herbert

En 1560 (2), la maréchaussé de Metz abbé de Riéval , homme d'une sainteté reayant arrêté un nommé Guillaume de la connue, à condition qu'il y établirait une Maille, qui avait tué un homme de Joui, les communauté de son institut; ceci arriva officiers du duc de Lorraine prélendirent vers l'an 1142. Le pape Alexandre III en que c'était à eux d'en faire justice, Joui, 1178, et Lucius III en janvier 1181 conCorni, Marli et Jouvigni étant de la souve- firment les biens de ce monastère. raineté de Lorraine.

Le roi est seul seigneur de Jovillier ; JOUI-SOUS-LES-COTES. — Joui- office, recelte, prévôté et bailliage de Bar, sous-les-Côtes , est fort différent de Joui-présidial de Châlons, parlement de Paris. aux-Arches. Village près l'abbaye de Ren-L'église abbatiale dédiée sous l'invocation géval, du diocèse de Toul, office et de S. Pierre et de S. Paul, sert de paroisse prévôté de Foug , recette et bailliage de aux habitans et fermiers qui sont dans la Commercy, cour souveraine de Nancy.Les basse cour de l'abbaye. seigneurs sont le roi et M. le comte de la JUBAINVILLE. - Jubainville, Jum Pierre ; la paroisse a pour patron saint bani-villa, village du diocèse de Toul, Etienne.

annexe de Rupes, à deux lieues et demie JOUI. — Il y a encore un autre Joui de Neufchåleau , cinq de Toul. L'église ao diocèse de Verdun , situé entre la ville est dédiée à saint Euchaire. Il y a la cha(1) Ibid. t. 2, p. ocxliv.

L. (1) Histoire de Verdun , p., 74 et 84 et p. (2) Archives de Lorr.

clyii et lxxx. .

pelle de saint Jean-Baptiste , chargée de lieues de Metz , dans le Comté de Bries; douze messes , qui a pour patron la famil-au bas de la colline où le monastère est le des Mengeot de Jubainville. Dépend situé, on voit de belles prairies arrosées l'ermitage de saint Gérard, dont les sei- de la rivière d'Orne. L'abbaye a été fondée gneurs et le curé de Rupes sont patrons : en 1124 , par Euphémie de Vatronville, c'était autrefois la mère-église. Bailliage dame de Beuvange, sæur d'Ursion évêque de Neuf-Château, cour souveraine de Lor- de Verdun, comme il parait par ses lettres raine.

originales, où cette dame donne à Zacharie, JULIEN (Saint-) près la Marche. premier abbé de Justemont, le terrain od Saint-Julien près la Marche, village du est fondé le monastère. dlocèse de Toul, à droite de la Saône, Avant que les prémontrés fussent à Jusle deux lieues au sud-est de la marche. Sei- mont, ils avaient un établissement aux porgneur, M. le marquis de Bologne; baillia- stes de Metz, au lieu nommé la Grange ge de la Marche, présidial de Langres, aux-Dames, où il y avait denx commoparlement de Paris, Barrois mouvant. La nautés, l'une de religieux prémontrés, paroisse a pour patron St. Julien. Dépend l'autre de religieuses de même ordre. Leurs l'oratoire de St. Didier , qui était autrefois monastères se trouvant incommodés par la mère église.

les débordemens de la Moselle, les reliTignécourt, village près de Deuilly et gieux se retirèrent à quelque distance dela, de l'abbaye de Flabémont , est annexe de en un lieu nommé Bures. Les religieuses Saint-Julien ; l'église a pour patron saint toujours incommodées par les eaux de la Nicolas.

Moselle, se rapprochèrent des prémontrés; JULIEN (Saini-) en Voivre. - Saint- alors l'abbé Zacharie transféra sa commuJulien en Voivre, village du diocèse do nauté à Justemont, où il y avait des lors Verdun, deux lieues au sud-est de Saint- quelques solitaires, qui suivaient l'institut Mihiel; bailliage de cette ville, cour souve-de St. Eloi. raine de Lorraine. Seigneur, M. de Théve-! Ce fut, dit-on, alors, que la dame Eunin de Braux.

phémie donna à l'abbé Zacharie en 1124, Dépend Liouville ou Liauville, village le terrain où est située l'abbaye de Juste à une lieue et demie de S.-Mihiel ; le roi en mont. Il resta à Bures, près la ville de est seul seigneur.

Metz, quelques religieux prémontrés, qui La seigneurie de S.-Julien est un ancien formèrent des difficultés sur le partage de fiet, mouvant des comtes d'Apremont, leurs biens ; ces contestations durèrent jusdont les seigneurs faisaient hommage à ces qu'en 1161 , qu'Etienne de Bar, évêque derniers.

de Metz, confirma le tempérament ou l'ar JUSSEY ou JOUXEI.-Jossey ; vil- cord fait entre ces deux communautés, lage à une lieue d'Epinal , répondant à par les chapitres généraux de l'ordre. cette ville, cour souveraine de Lorraine, Le monastère des religieuses de la diocèse de Toul. .

Grange-aux-Dames, n'a pas subsisté, non La maison de Jussey ou Jouxei , ori- plus que les autres maisons des dames de ginaire de Bourgogne, établie en Lorraine l'ordre de prémontrés, qui se voyaient depuis long-temps, portait de sable au lion) autrefois en divers endroits de Lorraine; d'or, armé, et lampassé de gueules, à la celui des prémontrés de la maison de Bubordure d'or.

res proche de Metz, a été donné aux pères JUSTEMONT. - Justemont, en latin jésuites de Metz en 1629: l'abbaye de JusJustus-mons, abbaye de prémontrés, au temont a reçu la réforme du R. P. Serrais diocèse de Metz , située sur le penchant Lairüel en 1620. d'une montagne, dans une situation agréa- L'abbaye de Justemont, quoique plus ble, à deux lieues de Thionville , à quatre ancienne de fondation que celle de Belle

valle, est cependant de la filiation de cette | Ensuile elle s'adressa à ceux qui avaient dernière. On soupçonne que Philippe, qui le plus d'autorité dans la ville du Mans, avait été abbé de Bellevalle , ayant été élu où repose le corps de Ste. Scholastique, abbé général de l'ordre de Prémontrés, pour en avoir des reliques. Mais n'ayant transfera son droit à l'abbaye de Bellevalle, pu obtenir ce qu'elle désirait, elle prit ocqui était sa première épouse. On cite de casion d'un voyage que le roi fit à Angers pareils exemples arrivés dans l'ordre de pour prier Robert évêque du Mans, de lui prémontré. Voyez les Annales des prém accorder ce qu'elle désirait avec tant d'armontrés , tom. 1. pag. 945, et suivantes, deur; l'évêque lui fit donner la plus grande où vous trouverez l'histoire de Justemont, partie des reliques de la sainte , qui furent et la liste de ses abbés.

solemnellement transportées à Juvigny, qui En 1746, on trouva près Justemont, depuis ce temps fut nommée l'abbaye de sur le penchant d'une montagne chargée Ste. Scholastique. de vignes , sous un caveau bien voûté et Ces reliques ayant été cachées et oucimenté, un cercueil de plomb renfermant bliées pendant assez long-temps, Dieu fit des os , mais sans aucune inscription ; on connaitre par révélation à l'abbesse Gualvoyait seulement sur le couvercle du cer-burge, qu'elles étaient renfermées dans un cueil, trois médaillons de même empreinte, coffre enveloppé de cercles de fer ; Gualreprésentant un guerrier, le casque en tête, burge en donna avis à Thierri, surnommé le sayon court à la manière des Gaulois, le Grand , évêque de Verdun, qui en fit une francisque ou hache , ayant devant les l'ouverture et la reconnaissance, en préyeux une fortune , ou ape autre divinité sence d'une infinité de personnes, vers lan payenne. On voyait de plus sur cette pla-1095 (1). que de plomb qui couvrait le tombeau, La même abbaye de Juvigny en 1087, deux bâtons posés en sautoir, ou en croix obtint un ample privilege du pape Urbain de saint André. Lettre du R. P. Mansui, | Il ; qui témoigne que ce monastère ayant prémontré, du dix-neuf octobre 1746. ' été offert à saint Pierre et à l'église Ro

JUVIGNY.-Juvigny, abbaye de béné- maine, par le marquis Boniface et la comdictines dans le diocèse de Verdun, éloi- tesse Beatrix son épouse, et par la célébre gnée de celte ville d'environ quatre lieues, comtesse Mathilde, Urbain la prend sous fut fondée vers l'an 874, par Richilde, la protection spéciale du saint Siege', conépouse du roi Charles-le-Chauve.

firme ses biens présens et futurs, et leur Voici comme on raconte l'histoire de la accorde l'exemption de la juridiction de fondation de ce monastère (1). Charles-le-l'ordinaire, et la soumet immédiatement au Chauve étant un jour de carême, en l'ab- saint Siége, sous la redevance de six pièces haye de S. Denys en France, avec la reine d'argent, monnaie de Verdun, à payer Richilde son épouse, on y lut à matines , annuellement au palais de Latran (2). Le le second livre des dialogues du pape St. tout du conseutement de Reinolde archeGrégoire le grand , où il raconte la vie et vêque de Reims, et de plusieurs seigneurs. la mort de St. Benoît et de Ste. Scholas- qui sont dénommés dans la bulle. tique sa soeur. La reine Richilde touché de JUVRECOURT.-Juvrecourt , village cette lecture, conçut le dessin de fonder à gauche de la route de Moyenvic á Luněune abbaye en l'honneur de cette sainte; et ville, annexe d'Arracourt-Lorraine, à trois lo roi ayant approuvé sa résolution, elle lieues de Lunéville , une de Marsal et de destina á celte bonne æuvre une terre de Vic; bailliage de Vic, parlement de Melz. son patrimoine , nommée Juvigny , dans M. le comte de Juvrecourt gentilhomme le pays de Voivre, près la ville de Stenay. lorrain , chambellan de leurs majestés im

(1) Martenne amplissiina collectio t. 4. p..... (1) Hist. de Lorraine, t. 1. pag. 754. . (1) Annales Benedict. t. 5. pag. 658.'

périales, colonel du régiment des gardes de l'empereur, et chevalier de justice de l'ordre de St. Etienne , mourut à Florence le LABRY, ou LABRIE..Labry, Bria, 18 octobre 1751. Ce seigneur n'était àgé Village,

tige village du diocèse de Metz , office et préque de 56 ans: il ne laissa point d'enfans, et

Ins. et vôté de Conflans-en-Jarnisy, récelle de il était le dernier de son nom.

Briey, bailliage de St.-Mihiel, cour sou

veraine de Nancy. Le roi en est seul seiK.

gneur , haut, moyen et bas justicier. M. de

Mahuet, comte de Lupcourt, jouit des droits KOEURS.-Kours , village du diocèse utiles du domaine , sur ce qu'on appelle le de Verdun, bailliage de Bar, cour souve-grand banc; mesdames de St.-Maur de raine de Nancy, situé à gauche de la Meuse Verdun y ont un ban particulier, avec jusà une lieue de St.-Mihiel, à cinq de Bar. | tice foncière; la paroisse a pour patron On le distingue en Kaurs-la-Grande et saint Gorgon. Kæurs-la-Petite. Kæurs-la-Grande est le LAC, abbaye du.-L'abbaye du Lac, ormoins considérable. Voyez Cæurs. dre de saint Benoit (1), est située à un

KOENIG-MAKEREN.-Konig-Make mille d’Andernach, et à trois milles de Co ren, bourg. Il y avait dans le Luxembourg ble

blenz, dans le canton nommé Meginensis, deux bourgs assez considérable du même qui

& qui tire son nom de Megenum, ou Meyen; nom, appelés Makeren. Ce nom signifie su

fie sur un lac d'une vaste étendue, puisqu'il a en allemand la même chose qu'en latin,

environ deux lieues de circonférence, enMaceriæ (1), et en français Maisières,

" vironné de tous côtés par des montagnes ou Masures , une muraille de jardin à sec;'

contigues et sans interruption, qui ne sont les deux Makeren étaient tous deux situés, quentes

e ouvertes que par un seul endroit qui y sur la Moselle , l'un entre Thionville et

donne entrée en venant d'Andernach, en Sierk, et l'autre presqu'à à l'embouchure

sorte qu'il a quelque ressemblance à une de la Sure.

vaste chaudière. Les eaux de ce lac sont · Henri II du nom, comte de Luxem- sent ni ne diminuent, n'ayant qu'une seule

toujours claires et limpides, et ne croisbourg , ayant entourré de quelques fossés source, sans mélange d'eaux étrangères ; le dernier, lui donna le nom de Grevenle nom de Grevenmais cette source est si abondante, que si

on ne la déchargeait par une ouverture faite premier ayant été fortifié par Jean-l'Aveu

exprés dans le roc, allant à Nider-Megle, roi de Bohême, prit celui de Kænig-l ning, elle inonderait l'église et le mor Makeren, Makeren du roi.

tère, qui sont placés sur une petite émiIl y a encore d'autres lieux nommés Ma-nence. L'eau quoique très-fraiche ne se gèle keren : comme Makeren-en-Lorraine, jamais, à moins que l'hiver ne soit d'oine à une lieue de Boulay , qui répond au dit rigueur extraordinaire et nuisible aux biens Boulay. .

de la terre. Et Makeren, à une lieue de St.-Avold Le lac est fort poissonneux, et sur ses et de Hombourg, qui répond à St-Avold. bords on trouve des cailloux de couleur , J'ai parlé de Graven-Makeren sous son

et des espèces de saphirs. L'édifice du moarticle. Voyez Graven-Makeren.

nastère est ancien, mais toutefois bien en

tendu et bien båti, orné de colonnes d'une ssi Roden-Macheren, ou Ro- pierre noire et vcinée, et d'une manière de demak.

igranit ; le cheur de l'église et l'abside

sont très-beaux; la bibliothèque bien per(1) Bertholet, hist. du Luxemboarg, t. 2,1 (1) Fretunus origin. Palatin. pert 2, c. 9, p. 20.

p. 35 et 36.

cée, avec des fenêtres peintes par un re- été averti de ses excès , il ne se corrige ligieux du lieu, qui en fut ensuite abbé. pas. Il choisit sa sépulture et celle de sa

Dans l'église on voit le tombeau du fon-femme, au dit monastère , en quelque lieu dateur , qui est une statue de bois peint et qu'il meure. Cette charte de fondation fut doré, tenant une église sur sa main, et faite avec l'agrément et en la présence ayant à ses pieds un lion et un basilic ; de plusieurs grands seignenrs y dénomau même endroit il y a un tableau où sont més. représentés les images des fondateurs et les Le comte Henri commença donc cette titres de la fondation.

fondation en 1093 (1), mais étant mort A quelque distance du monastère était dans le schisme, en 1095, Sigifride son anciennement le château qui servait de de- gendre et son héritier, différa d'y mettre meure au comte fondateur (1); Sigefride la dernière main, jusqu'à ce que s'étant son sucesseur le fit démolir et alla faire sa trouvé sur mer en danger de naufrage, il demeure à Cocheim sur la Moselle. On fit veu d'y travailler incessamment et l'amontre les ruines de ce château à la droite cheva en effet en 1112. Sigefride dans les du monastère.

lettres qu'il donna pour cela, avoue qu'il Les premiers fondateurs furent Henri avait négligé dans sa jeunesse d'accomplir comte Palatin du Rhin , et Adélaïde son le dessein de son beau-père, mais qu'enfin épouse, qui se voyant sans enfants, résolu-touché de repentir il avait fait démolir le rent, avec l'agrément d'Egilbert archevê-château qui était près de l'église du monasque de Trèves, de fonder un monastère tère commencé, et lui avait donné les biens sur le lac dont nous avons parlé, sous l'in- qui étaient destinés aux religieux qui y servocation de la sainte Vierge et de saint Ni-vaient Dieu, à condition qu'il serait goucolas, ne voulant pas que ce lieu eût d'au-verné à l'avenir par l'abbé d'Aflighem. tre avoué ou défenseur que lui, pendant parce que ces deux abbayes du Lac et qu'il vivrait. Mais après sa mort il permet d'Afflighem étaient situées dans les terres à l'abbé et aux religieux dese choisir parmi de son fief; en sorte que quand l'abbé d'Afses parens qui ils voudront pour les dé- flighem serait décédé, on enverrait de la fendre et les protéger; en sorte néanmoins communauté du lac quelques religieux de que le dit avoué traitera les sujets de l'ab-bon témoignage, pour assister à l'élection baye avec douceur et humanité, et qu'il d'un nouvel abbé. ne pourra laisser l'avocatie comme un hé- Que si l'abbé d'Afflighem en usait comme ritage ou un patrimoine, à un de ses des- un tyran et non comme on bon pasteur, il cendans, ni comme la dot à sa fille , ni défend aux religieux du Lac de lui obéir, comme un fief à un autre, ni substituer et les exhorte de recevoir dans leur mos un étranger pour exercer cet emploi en sa castère les religieux d'Affligem qui vouplace, sachant qu'il ne tient pas cet hon-draient s'y retirer. Il choisit sa sépulture. neur comme une succession héréditaire, celle de sa femme et de ses enfans dans l'émais qu'il le tient de la main de l'abbé glisc du Lac, ed renouvelle contre les avoués pour la défense du monastère et le salut de les mêmes réglemens que le comte Henri, son âme.

premier fondateur, avait faits contr'eux Le Le fondateur entre dans un grand détail litre original est sans date, mais on le rapsur les devoirs de l'avoué, et des abus porte à l'an 1112. qu'il doit éviter et qui ne se commettaient L'abbaye d'Afflighem était alors dans que trop souvent par ces sortes d'avoués. une très-grande réputation de régularité il le menace de déposition et des censures et de sainteté (1). Saint Bernard passant ecclésiastiques , si après six semaines ayant par là, dit qu'il avait trouvé à Afflighem

(1) Vide Brouver. t. 1. annal. pag. 650, et (0) De Honthem, t. 1, p. 492. de Honthem, t. 1, p. 441 et 452.

I (2) Annal. Bened. t. 5, p.581 et 582.

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