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Nancy vers le nord, souveraineté de dre aux voués un pied dans la cour maFrance, diocèse de Metz, appartenant dame, et l'autre dehors, (1) le chaînon à l'abbaye de sainte Glossinde de Metz, au col; et les voués en doivent faire justidont il est un des plus anciens fonds. Il ce au ban, suivant qu'il est jugé. S'il le est quelquefois parlé dans les titres de ce convient pendre, lis doivent le pendre à pays-ci , des lois de sainte Glossinde , qui un poirier, et s'il convient faire autre jugne sont, à mon avis, autres que celles tice, ils la doivent faire audit ban, et n'en qui se lisaient aux plaids annaux de peuvent avoir rachat d'or ou d'argent; ne Layier , et de quelques autres seigneuries peut aussi le voué dresser nul gibet audit de cette abbaye. Nous allons les donner ban, pour tant qu'ils n'y ont héritage. ici comme elles se trouvent dans les an- Madame doit tenir quatre personnes ciens cartulaires

franches en la ville de Layer; savoir : le Madame l'abbesse de sainte Glossinde, mayeur, le maître échevin et les deux ou sa justice, tient ses plaids-anneaux doyens; excepté que le maire, le maître tous les ans ,. trois fois, quand elle le re-léchevin et le grand-doyen doivent de quiert. Le ban et détroit de Layer lui trois en trois ans un maid de sel aux appartenant, et ne le tient que de Dieu et voués: Les maires doivent faire avoir us de madame sainte Glossinde; les hommes (2) aux voués, s'ils viennent en ville et de ladite ville tiennent leurs béritages à le doit loger au plus beau de ses chastels ; cens et redevances, comme il appartient; et si le voué lui détruisait, le maire ne l'abbesse fait et défait le mayeur, d'un des lui ferait plus avoir us à l'avenir, et en hommes de la ville, en sa chambre à yerait le maire, le maître écheyin et le Metz, ou ailleurs où il lui plaît: y fait į grand-doyen chacun un tiers. Les voués tous les échevins, et le maitre échevin peuvent lever la taille deux fois l'an; à ne peut ôter les échevins de leur vie, s'ils Pâques, d'argent, et à la saint Remi, de n'ont commis faule.

vin; ce qu'ils doivent faire courtoisement, L'abbesse, le maire et le maitre éche-de sorte que les bourgeois la puissenl soufvin élisent le grand-doyen, et doit être frir et porter , et ne peuvent lesdits voués fait au breu (1) madame, le jour du brcu; s'accroitre (3) davantage que des tailles. les porteriens (2) qui tiennent des quar- Le mire peut quitter telles amendes quelles tiers servant l'abbesse, font le petit do-soient, avant qu'elles soient jugées, et yen de l'un d'eux, le jour du breu ; et à quand elles le sont, madame y a deux leur défaut madame le fait tel qu'il lui parts, et les voués l'autre; et le maire en plait; les forestiers et les gardes sont doit compter en la la maison de madame; élus et assis par la justice madame, et n'y à lui (4) , quand il lui plait, et à nul aua que ceux de madame ; toutes pargies (3) tre; et quand il est arrêté, il le doit porter et tous autres gages pris, doivent être mis au voué, et lui délivrer le tiers desdites en la maison de madame et jugés par sa amendes. . . . . justice; toute haute justice est déterminée Qui tient héritage audit lieu doit les par celle de madame, et quand il convient plaids trois fois l'an, savoir; le premier juger un criminel, la connaissance appar- lundi après la saint Hilaire, le lundi tient à la justice de madame, et le juge; après les octaves de pâques, et à la mi et quand il est jugé, le maire le doit ren- mai, et dure chaque plaid trois jours. Le

(1) Breu, Brolium, prairie où l'on tenait les assemblées.

(1) l'our montrer que le juge séculier n'ex(2) Portériens. ceux qui tiennent des héri-erce que comme député de l'abbesse. lages relevants d'un seigneur.

(3) Us, usage, maison, logement. (3) Pargies, amendes pour dégals faits dans 3) S'accroiire, se faire de nouveaus droits. les héritages.

(4) A lui, au youé.

premier plaid est pour les moissillons (1), torze sont la quarte, qu'ils doivent faire le second pour la ville, le troisième pour moudre et cuire, et on doit en wain-temps · Tes étrangers et forains ; le censier (2) se trois tierces de vin chaque charrue; ebadoit faire le jour de la mi-may, qui reçoit que soyeur (1) chef d'hôtel doit le breu les moissillons ; lecensier des moissillons madame une fois l'an , et quand is som doit au mayeur et aux sept echerins up I au breu le maire en prend deux et le fourniment de 14 deniers de viande de grand-doyen un ; et ceux qui ne sont pain et de vin convenable, et quand ils soyeurs doivent chacun un denier de ban opt bú et mangé, il doit mettre en la jour, et de jour on fait le pannetier qui main du maitre echevin 13 deniers, dont fait le pain des soyeurs; et pour toutes les les echevins doivent en avoir chacun deux, corvées se doit faire vingt pains de la et le maitre echevin un ; et quand le cen- quarte pour les soyeurs, dont chacun en sier est nommé, le grand-doyen doit le a deux: et l'on doit à chacun soyeur une faire savoir et le faire jurer. Quand il maille pour marande, et doit être pris ce blé compte qu'il a bien recherché toutes les pour toutes les corvées au grenier madame. censes, il doit rendre bonne excuse de ce Le prestre, le maire et le maitre échequi en défaudra, dont madame lui doit vin doivent avoir à chaque corvée deux donner lettres, et quand il va lever les pains: dont on eu fait huit à la quarte, censes, on ne lui doit que du pain et de et le prestre doit aller à chaque corvée l'eau.

voir s'il n'y a point de défaut, et s'il y en Quiconque est maire, il doit par an àla, il en donnera excuse, s'il plait à mamadame et à celles qui viennent avec elle, dame; elle a dix-sept quartiers de terre, un fourniment de trois pastes (3) pleniers, il y en a huit servants, dont chacun doit comme à tel jour appartient ; lui a trois trois quartes de blé, moitié waïh (2) chevaliers, et si le quatrième vient, de moitié de tramois, et doit avoir chaque part Dieu soit , et ce jour il doit douze quartier deux messagers chacun, pour deniers qu queu (4) madame, et six de- 'porter à Metz chapons ou fromages, ou niers å sa demoiselle, et ce paste fait, la autres choses, et on leur doit du pain et justice doit regarder s'il est bien fait, et de l'eau ; chacun des neuf autres quartiers s'il y avait à redire, le maire en demeu- doit un muid de vin chacun 18 septiers le rerait en danger et serait refait, et la ta- muid, et trois quarts de blé, moitié wain ble de madame doit être servie de bon moitié tramois, et quatorze deniers et un vin, autre que du pays. Il doit fournir soyeur et deux scielears (3) et deux surde foin et avoine les chevaux de madame cleurs (4) a wain et à tramois et ud fele jour qu'il fait son paste, chaque gain- neur; de ces neuf quartiers, le maire en gnier (5) de la ville doit la corvée trois a quatre tout entiers, et des neuf muids de fois l'an, ainsi comme il va pour lui, sa vin il en a neuf septiers et quatre deniers. voir; en carême, en sommarts (6) et en Il doit tous les ans en l'hôtel du mayeur wain (7); et madame doit à chaque char- un fourniment (5) au mayear et à toute rue de corvée deux pains, dont les qua- sa famille, et y doit être le prestre et son

clerc, et le guet et ses garçons, les sept (1) Moissillons, gardes des moissons, les messiers.

| () Soyeur, peut-être le moissonneur qui (2) Le censier, celui qui lève les cens, et scie les bles. qui reçoit les gardes des champs.

(2) Vain, froment, tramois, orge ou autre (3) Pastes, repas.

grain qui se séme au printemps. (4) Queu, cuisinier.

(3) Scie.curs, qui scient les grains. (5) Gaignier , qui tient gagnage , fermier. (4) Sarcleur, qui sarcle, qui coupe les (6) Sommarts , au printemps.

chardons, etc. 1.) Vaïn en automne, l'arrière saison. I (5) Un fourniment, un repas.

Tol

échevins, les deux doyens et le panne-pir (1) pour madame s'il est besoin, et tier, et le maire y peut mener un homme qu'il y eut homme qui le put faire, ils ou deux, et doit le grand-doyen un mas doivent aussi chacun son trainel (2), en la de bæuf (1) convenable, acheté par un maison de madame à Metz s'il est besoin ; échevin (2), tant qu'il peut manger, et tous bourgeois qui charient dc chars ou doit bon vin et bon pain au bureau qui charetles, doit mener en la maison de madoit être d'un quarte de wain, que le dame de son breu , une voiture, comme pannetier doit faire cuirc et porter en l'hô- pour lui ; chacun des huit quartiers doit tel du mayeur, et ce qui en défaudra, le encore un faix (3) doizier au waïn-tems, maire le doit suppléer; et s'il y en a de pour relier les vaisseaux madame devant la reste, il appartient au maire. Le maitre vendange. Le petit doyen doit faire les meséchevin doit avoir une ecuelle de bæuf sages et les commandemens des seigneurs pour sa femme, telle comme une des éche- du lieu. vins et une paire et une quarte de vin ; le Ceux de Lucey ont entre-cours (4) à prêtre doit au manger huit pièces de chan- Malcourt, Sans, Contremont à Viller, ou delles de cire; le maire doit étraigner (3) Val de Faulx , á Bouxières et ailleurs, aux ses échevins pour adresser les censes qu'il bans joignans, sans distinction de condidoit lever, et le doyen aussi, et doit le tion serve , et eux sur eux, tel à l'un comdoyen au partir du manger quatorze de-me à l'autre, et y peuvent aller francheniers.

ment avec leurs biens sans empèchements de Le ban doit être mis par la justice et seigneurs. le conseil de madame, et quand il est La cour et la maison de madame à Lumis, toutes sortes de gens le doivent te-cey, sont des anciennes gardes de Condé nir , présires , clercs, chevaliers , écuyers et si madame avait des prisonniers en sa et bourgeois et tous ceux qui ont à faire maison, de qui elle ne fut pas assurée, audit lieu , si on met les bois en ban (4) elle doit mander au maire de Faulx qu'il on le doit faire par madame, et par la les vienne prendre et les mener au cha justice, tant comme la justiciaire de la teau de Condé, et les doit ramener touville, et madame ne peut rien faire sans tes fois qu'il plait à madame, en payant la justice, ni la justice sans Madame. les dépens. . Tous les habitants qui tiennent de la cor-! S'il se trouveraient mouchettes (5) 'en vée de Domenge-Champs, ceux qui ont pastis (6) sur le chemin ou foueresse, maleurs maisons doivent loger chacun un dame y aurait moitié et celui qui les aurait cheval de madame, et lui doivent fournir trouvés l'autre moitié, et si on les trouvait un coussin , s'il se trouve en leur maison, en soiches (7), et qui la trouverait la doit et encore battre les grenouilles , si elles couper et madame lui doit faire amener faisai ent dubruit à madame quand elle est derrière son hôtel ; qui que ce soit qui soit au lit.

maire , il doit rendre compte tous les ans à Tous ceux qui sont de Frand-xamey, doivent garder les prisonniers en la maison

| (1) Champir, peut-être se déclarer champion, de madame quand ils y sont, et on leur

combattre pour l'abbesse.

| (2) Trainel, train , ses domestiques, son doit mettre en telle manière qu'ils en puis-ber

train. sent rendre compte, et doivent aussi cham-1 (3) Un faix, un fagot, un faisceau d'ozier.

| Permission d'aller demeurer d'un lieu en (1) Un mas de beuf, un morceau, Massa. un autre.

(2) Echevin, peut - etre un éssevin, unel (5) Mouches à miel, abeilles. pièce de monnaie ayant pour emprcinle un (G) En pastis , ou enfouis dans des champs, saint Etienne.

meys, avidres, des fourrières. (3) Estraigner, commander astringere. 6) Soiches, dans le tronc d'un arbre, une (6) Mettre en ban , eu défense.

| souche.

madame, des deux tiers de deux quartes de tié entre le curé de saint Evre et les chafroment et de seize deniers, et le grand noines de saint Georges. C'est ce qui se doyen de l'autre tiers pour la chandelle pratiquait avant l'an 1593, que les troissert sulpis.

paroisses de Nancy furent établies, savoir : En tout le ban de Laye, nul ne peut saint Evre, Laxou et saint Sébastien. Mais. faire ni avoir tronpeau , ni tenir bergerie, originairement, les paroisses de Laxou, et que madame, et doivent tenir leurs bêles à les chapelles de saint Thiébaut, de saint la corde ; toutes marches et toutes reprises Nicolas et de saint Dizier, faubourgs de de vestures (1) d'héritage , se doivent faire Nancy, étaient dépendantes du prieuré de et mettre par la justice de madame, et doit Notre-Dame de Nancy. Le faubourg de St. chaque reprise et marché deux septiers de Dizier était au nord de la ville vieille, entre vin , dont le maire a moitié et l'échevin la porte Notre-Dame et le pont de Marchél'autre ; tous métiers de ladite ville se doi-ville ; ce faubourg est nommé Bodonville, vent faire par la justice madame au Chau- et son église dédiée à saint Dizier, dans un cy (2) de Metz, madame y peut et doit titre de Bouxières, de l'an 963; et Baufaire audit ban, s'il lui plaît , son four, donis-villa, dans un autre titre de l'an son moulin et son pressoir; si madame avait 1063. Le faubourg de saint Nicolas était au mélier d'aucun héritage qui lui fut bien midi de Nancy , à peu près où est le séant, elle le peut prendre et mettre avec couvent des scurs grises. Le faubourg et la le sien , en rendant la valeur à celui à chapelle de saint Thiébaut étaient de même qui appartiendrait l'héritage, au dire de ; au midi , mais plus loin, à peu près où est prud'homme.

à présent l'hôtel des gardes et la chapelle LAXOU ou LACHOU.- Laxou ou La- de S. Nicolas. chou,Larovium, tire apparemment son nom. Depuis l'union du faubourg de saint de la grande quantité d'eau qui se voyait en Dizier, dépendant originairement de l'abce lieu. On a prouvé ailleurs, que les an- baye de Bouxières-aux-Dames, faite en ciens nommaient les eaux lixa ou luxa , 1229, au prieuré de Notre-Dame; le d'où vient luasvium. Le village de Laxou prieur de Notre-Dame devint curé primitif est du diocèse de Toul, situé à une bon- i de tout le ban de Nancy; savoir : d'une ne demi heure de Nancy , au couchant, grande partie de la ville de Nancy, des faudans un vallon environnée de vignobles et bourgs de saint Dizier, de saint Nicolas et de bois.

du village de Laxou , depuis même la forIl y a dans Laxou deux seigneuries , l'u- dalion de l'église collégiale de saint George, ne appelée de Lenoncourt et l'autre de Lu- fondée par le duc Raoul en 1339. Le prieur dre, et sur le ban, la ferme de sainte Anne, 1 de Notre-Dame avait le pas sur le prévôt de qui a donné commencement à la fondation S. George, comme nous le montrerons. de la chartreuse de Bosscrville. Voyez Bos- dans l'article de Nancy. serville.

L'église de saint Eyre, aujourd'hui la La paroisse de Laxou est dédiée à saint première et la principale paroisse de la vilGenès. Anciennement les dimes de Nancy, le vieille de Nancy , n'était originairement de Saint-Dizier et de Laxou, se parla- qu'une simple église annexe, ou plutôt geaient entre le prieur de Notre-Dame et le succursale de la ville de Nancy et des en curé de saint Evre ; les deux tiers étaient au virons ; mais ayant été unie et attribuée à prieur et l'autre tiers se partageait par moi la collégiale de saint George en 1347, elle

est devenue paroisse, et les églises des (0) Reprise de vesture d'héritage, repren- faubourgs de St. Dizier et de saint Nicodre un héritage, reconnaitre qu'on le tient d'un autre.

las, y ont été unies et démembrées du prieu(2) Chaucy, le Saussy, canton près la ville de ré de Notre-Dame et de la paroisse du

même nom.

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Nancy.

: Pour l'église de Laxou', je n'ai pu dé- alors où est à présent la carrière de la couvrir en quel temps elle a été érigée en ville vieille , ponr empêcher que le cri des cure ; auparavant elle n'était qu'annexe du grenouilles, n'interrompit le sommeil des prieuré de Notre-Dame, elle fut ensuite princes. attribuée à la paroisse de saint Evre, et en Dans le territoire de Laxou se voit la vertu de l'union de ladite paroisse , à la ferme et la chapelle de sainte Anne , dans collégiale de saint George. Laxou se trou- laquelle les chartreux de Bosserville furent va dans la dépendance de saint George, d'abord fondés. Cette ferme fut acquise d'où vient qu'aujourd'hui la collégiale au duc Charles IV, par la confiscation de saiot George est collatrice de la pa-des biens de Melchior de la Vallée, chanroisse de Laxou. On peut voir l'article de tre de la collégiale de saint George de Nancy.

Pendant la guerre que le duc de Boura Melchior de la Vallée , aumônier du duc gogae fit au duc René II (1), la garnison de Lorraine, chantre el chanoine de saint de Lorraine qui était à Gondreville, com- George, reçut pour sa vie durant en 1621, mandée par le bâtard de Vaudémont, s'a- les trois quarts en la seigneurie dite de Levisa la nuit de la Toussaint, à dix heures noncourt à Laxou, avec le quart et demi és du soir, de descendre à Laxou , portant fours et pressoirs dudit lieu, les amendes et chacun une écharpe blanche, pour se autres droits. Melchior ayant été accusé, et mieux reconnaitre dans l'obscurité. Ils jeté, même dit-on, convaincu de magie et de lirent la terreur parmi les troupes de Bour- bertinage, ses biens furent confisqués comgogne, qui crurent que c'était le duc René me nous l'avons dit. qui venait fondre sur eux : pendant ce trou- LEBACH. — Lebach, village à deux ble les Lorrains firent main basse sur tous lieues de Schambourg et de Sarlouis. Il · les Bourguignons qu'ils rencontrèrent, abonde en mines de fer ; c'est le chef-lieu après quoi ayant été découverts, ils revin- d’une haute justice et d'une paroisse com

rent à Gondreville chargés de butin. posée de Lébach, Landsveiller, Hassen, ·! En 1516 (2), Renée de Bourbon, épou-Nidersaubach, Rumelbach et Saubach. Le

se du duc Antoine, venant de Paris à château de Lébach se nomme la Motte. Nancy, pour y faire son entrée ; comme LEBER (Le), rivière.-La rivière de clle fut arrivée vis à vis Laxou, vers deux Leber, en latin Lebera vel Lebraha, heures après midi , tout le peuple du vil-tire sa source à l'orient des montagnes lage , hommes, femmes, filles et enfans , de Vosges, aux confins de la Lorraine , vinrent au devant d'elle, et l'amenèrent auprès de Reburg. Elle serpente quelque au village, chantant et dansant. On y avait temps vers le nord, et reçoit entre autres préparé trois ou quatre maisons des plus ruisseaux celui qui vient d'un village propres, avec bon nombre de loges de auquel il donne son nom de Petit-Lebeverdure.

reau. Les Français ont changé ce nom La duchesse s'y reposa avec les dames en celui de Petit-Lièvre. Cette rivière et demoiselles de sa suite ; les femmes du étant arrivée à Sainte-Marie-aux-Mines , lieu lui servirent la collation, force tartes se tourne vers l'orient, et continuant à et gåteaux, pommes, poires et autres cho-se charger de divers ruisseaux, passe à ses à la villageoise. La princesse pril plai- un lieu nommé le Grand-Lebereau , se sir à leur bonne volonté , et on dit qu'en mêle avec une autre rivière à Rainstein, reconnaissance , elle leur accorda l'exemp- se partage en deux branches, puis en tion d'une ancienne servitude , qui les deux autres , qui forment plusieurs iles. obligeait de venir la nuit des noces des L'un de ces bras tombe dans les fossés princes , battre l'eau de la mare, qui était de Schelestat, un autre arrose le territoire (1) Hist. de Lorr. t. 2, p. 1010.

de cette ville, et va au-dessous se jeter (2) Ibid. p. 1143.

dans l'Ill; le troisième passe à Ebersheim

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