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L'église cst dédiée sous le nom de saint Pierre-aux-liens. La maison de Ligniville est une branche de la très-ancienne et très-illustre maison de Nancy, de Lenoncour et de Rosières. Le duc Ferri III ayant , échangé Rosières et les Salines qui appartenaient à la maison de Lénoncourt-Rosières, contre les villages de Vitel , Domjulien et Giroville, les seigneurs qui portaient auparavant le nom de Rosières , prirent celui de Ligniville, terrc qui leur appartenait déjà. Geoffroi de Rosières troisième du nom , fils de Lietard de Rosières , épousa en 1557 , Marguerite de Hans, qui lui aporta les seigneuries de Tantonville et de Lignéville. Depuis ce temps , la terre de Ligniville est demeurée dans cette maison. La maison de Ligniville porte losangé d'or et sable. LIGNI ou LINI EN BARR0IS. — La ville de Ligni en Barrois , chef-lieu d'un comté considérable, est située sur la rivière d'Orney, ayant Bar-le-Duc à l'orient et Commercy au couchant de ces deux villes. Elle est nommée dans les anciens monumens et titres du pays , Liniacum , Limeium ou Lincium , en français Linei ou Lini, ou Ligni, Il y avait autrefois des seigneurs particuliers de Ligni, qui portaient d'azur au chevron d'or. Dès l'an 952 et 962 , nous trouvons Liniacum (1) dans le dénombrement des terres appartenant à l'abbaye de S. Vanne de Verdun. Dès le commencement du dixième siècle, l'église paroissiale de Ligni appartenait à un archidiacre de l'église de Toul, et dans le treizième siècle, un autre archidiacre en fit cession à l'église collégiale de Ligni. Sous l'évêque saint Gauzelin qui est mort en 962, il arriva un miracle peu de temps avant sa mort, à Ligni sur Orney, in villa quae dicitur Lineium super fluvium (2) Hist. de Lorr., t. 1, p. 361 et 37o. Dans

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Orneum (1). Héribert et Etienne, comtes de Vitri , se mirent en possession de Ligni sous le pontificat du même évêque Gauzelin, auquel ils enlevèrent encore l'abbaye de Montier-en-Derf. La seigneurie de Ligni dépendait du comte de Champagne (2), et il en jouit jusqu'à ce que Thiébaut-le-Grand, comte de Champagne, de Blois, de Chartre, de Brie, et Mahaut de Carinthie marièrent Agnès, leur fille ainée , à Renaut II du nom , comte de Bar, et donnèrent à leur fille ponr douaire, la ville et châtellenie de Ligni, qui par ce moyen fut unie au Barrois. . La comtesse Agnès dont on vient de parler, fonda en 1194 (5), une collégiale au milieu de son château de Ligni, où elle a subsisté jusqu'en 1746. Cette fondation fut confirmée par Eudes de Vaudémont, évêque de Toul , en 1197, et ensuite par le pape Innocent Il I. L'église est sous l'invocation de la Sainte-Vierge en son Assomption.Avant la fondation de ce chapitre, il y avait au même endroit une petite chapelle sous l'invocation de S. Evre. On compte huit chapelles fondées dans cette église. 1° de S.Michel. 2° De S. Pierre le Vieil. 5° De Ste. Madeleine. 4° De Ste. Catherine. 5° De saint Jacques. 6° De Notre-Dame des Vertus, unie au chapitre. 7° De saint Pierre de Luxembourg. 8° De saint Didier. La cure de Ligni fut cédée à la collégiale du même lieu par les chanoines de Toul en 1216, sous la redevance de dix livres de cens annuel. Il y a douze chanoines et treize prébendes, dont le doyen en prend deux. Cette église conserve l'image de Notre-Dame des Vertus, qui est un présent du pape Urbain IV, fait à Charles d'Anjou, roi de Naples, frère de saint Louis. Jeanne, première du nom , reinc de Naples , donna cette image aux chartreux de Crepi , dans le royaume de Sicile ; et ces religieux en # Benoît, hist. de Toul, p. 89.

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par saint Lue, et qui passe pour miraculeuse, fut enchassée en l'un des autels de la collégiale en 1459, où elle demeura jusqu'en 1544, que l'empereur Charles V ayant déclaré la guerre au roi François I, assiégea Ligni, la prit d'assaut et l'abandonna au pillage. L'image dont nous parlons, ayant été enlevée, 1omba entre les mains d'un particulier de Bouchon,village du comté et de la prévôté de Ligni, nom1né le....

Cet homme étant devenu extraordinairement riche en peu de temps, attribuait sa bonne fortune à la dévotion qu'il avait à cette image, qui avait été oubliée et laissée chez lui au chevet d'un lit où avait couché un mestre de camp, qui avait logé avec ses gens après le pillage de Ligni. Marguerite de Savoie épouse d'Antoine de Luxembourg comte de Ligni, qui avait été fait prisonnier après la prise de la ville, ayant été informée que l'image miraculeuse était entre les mains de ce paysan, l'envoya reconnaître par gcns qui l'avaient vue plusieurs sois ; et l'ayant répétée , elle lui fut rendue et rétablie dans la chapelle, où elle était auparavant , et où elle est conservée encore aujoud'hui avec grande vénération. On la porte solemnellement en procession par la ville, chaque année, le cinquième dimanche après Pâques, jour auquel on célèbre la fête de la Vierge, sous le nom de Notre-Dame des Vertus.

La paroisse de Ligni a pour patronne la Ste.-Vierge en sa Nativité ; le chapitre en est euré primitif, et est pris du corps des chanoines, et présenté à l'évêque, qui lui donne ses institutions. Les dimes se partagent entre le chapitre de Ligni et le prieur de Dame-Marie.

Le collége des étudians de Lignifutfondé en 1485, des biens de l'ancien hôpital, et par la libéralité de Marguerite de Savoie, veuve d'Antoine de Luxembourg, comte de Ligni.

Cet ancien hôpital, qui a donné naissance au collége des étudians de Ligni, était originairement nommé saint Jean de Froide-Entrée , et situé sur le chemin de Ligni à Velaine. Cette chapelle de S. Jean et I'hôpital joignant , avaient été donnés au chapitre de Ligni en 1419 , par Jean duc de Bourgogne, comme ayant la gardenoble de Philippe comte de Ligni, fils de Valeran de Luxembourg et de Bonne de Bar.

Le collége est gouverné par un principal , qui est l'un des chanoines, à la nomination du roi , qui nomme aussi quatre régents et huit boursiers , qui y sont fondés.

Les P. cordeliers de Ligni doivent leur établissement à Louis de Bourbon , comte de Rouci, qui les fonda en 1447. Georges de la Tremoille les avait originairement bâtis hors des murs.

Les annonciades de Ste. Jeanne de France, furent établies deux ans après en 1449, dans un vallon désert, à un quart de lieue de la ville.

Le couvent des capucins est le premier de la province de Lorraine.Il fut commencé en 1484, par Marguerite de Savoie, comtessse de Ligni.

Les religieuses de la congrégation au XVII° sièclc.

Renault Il comte de Bar, jouit de la seigneurie de Ligni jusqu'à sa mort arrivée en 1170, et après lui Henri I son fils et son successeur niort en 1191, et Thiébaut frère de Henri, aussi comte de Bar, décédé en 1214.

Mais Henri II comte de Bar, fils et successeur de Thiébaut I", étant sur son départ pour la terre Sainte, maria sa fille Marguerite de Bar avec Henri, fils ainé du comte de Limbourg , et lui donna en dot la châtellenie de Ligni. Le contrat de

mariage est du mois de juin 1251 (1). , seigneurie d'aucun autre que d'elle, ou Du mariage de Henri et de Marguerite, : la remettre en d'autres mains que dans les sortirent deux fils, savoir : 1° Henri qui siennes. fait la tige des comtes de Luxembourg,| En 1242(1) ou 1245 avant pâques le et 2° Valeran qui fut seigneur de Ligni, jour de l'octave de la chandeleur, Thiébaut et d'où sont sortis les seigneurs et com- | II comte de Bar, successeur de Henri II tes de Ligni, qui se sont succédés de ' étant en différend lui et ses frères d'une mâles en màles, jusqu'au temps du roi part, et Henri de Luxembourg son frère Louis XIII. |(ou plutôt son beau-frère, époux de Mar

En 1208 (2), Thiébaut comte de Bar guerite de Bar) au sujet de la succession et de Luxembourg : (il était eomte de Bar de son père et de sa mère, s'accordèrent de son chefet comte de Luxembourg , du en cette manière : que si la chatellenie ehef de sa femme Ermanson de Luxem-| de Ligni était en sursis, et n'était pas bourg, fille unique et héritière de Henri | remplie au jour qu'elle fut cédée à Henri,

dit l'Aveugle, comte de Luxembourg.)
Thiébaut, dis-je, confirme et agrée l'as-
signation que Renaldus Miles de Lineis,
et ses frères, ont faite sur leurs dimes
d'Augécourt, qui sont de leur fief, pour
trois muids de grains, que leurs père et
mère ont donné en aumône à l'église de
Ruth (apparemment Rup ou Nonains),
le 6 des calendes de novembre 1208.
Il y a beaucoap d'apparence que Re-
naut de Ligni, Emic et ses frères, et les
seigneurs de Ligni dont on a parlé ci-
devant, tenaient Ligni en fief des comtes
de Champagne.
Le comte de Bar en mariant sa fille
Marguerite avec Henri de Limbourg, s'é-
tait réservé la seigneurie directe de Ligni;
ce qui excita dans la suite de grandes
difficultés, et même des guerres sérieuses
entre la maison de Bar et celle de Cham-
pagne, les uns et les autres prétendant
que les seigneurs de Ligni étaient leurs
VoiSSaU1Xs -
Dès l'an 1240(5)Philippe de Toci, com-
tesse de Bar, veuve de Henri II comte
de Bar décédé l'année précédente , donna
à Henri de Luxembourg son gendre, en
considération de son mariage avec Mar-
guerite de Bar sa fille , Ligni et ses
dépendances; à condition que Henri de
Luxembourg ne pourrait reprendre cette

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| ils lui en font cession , et lui Henri leur
abandonne toutes ses prétentions sur la
succession paternelle et maternelle. It
semble donc qu'on révoquait en doute la
ccssion faite de Ligni à Henri de Luxem-
bourg lors de son mariage, et encore celle
qui en avait été faite en 1240 par Phi-
lippe, comtesse de Bar. Voyez ci-devant.
Du moins on doutait de la validité de cette
cession , et que les comtes de Bar fussent
en droit d'en disposer.
En effet au mois de septembre 1242
Henri de Luxembourg et Marguerite de

Bar, sa femme, font leur reprise pour
Ligni et ses dépendances du roi de Na-
varre et comte de Champagne, en hom-
mage-lige, jurable et rendable, à condition
qu'après leur décès, leur héritier qui sera
comte de Luxembourg, reprendra Ligni
et ses dépendances du même comte de
Champagne et roi de Navarre, ou de ses
hoirs. Ils doutaient donc de la validité de
la première cession à lui faite par le comtc
et la comtesse de Bar; mais en même
temps le comte de Bar avait investi de la
seigneurie de Ligni un nommé Alexandre,
qui en 1259 se qualifie homme-lige de
Thiébaut comte de Bar. La chose était
donc contestée entre les comtes de Bar
et de Champagne, et il parait par la suite,
que les seigneurs de Ligni reprenaient des
uns et des autres.
Car en 1262 les mêmes Henri comte de
Luxembourg, et Marguerite de Bar sa

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femme, donnèrent en héritage Ligni et sa chatellenie à Valeran leur fils , l'émancipant à cet esset, car il n'avait alors que dix ans, s'en réservant l'usufruit pour toute leur vie (1). En conséquence Valeran reprit Ligni de Thiébaut comte de Bar, à condition que s'il mourait sans enfans, Ligni retournerait au comte de Bar, de qui ce fief relevait. L'année suivante Henri de Luxembourg, et Marguerite de Bar son épouse, reçurent du comte de Champagne en fief jurable et rendable, Ligni et sa chatellenie , en payant comptant audit comte de Champagne mille livres, et promettant cent livres de rente sur la même seigneurie. Henri et Marguerite rendirent leur hommnage en 1265. L'année suivante le comte de Bar pour s'en venger, mit une armée sur pied, prit Ligni le 5 juillet 1266 et y mit le seu. Le comte de Luxembourg s'avança avec ses troupes jusqu'à Preni sur la Moselle, entre Metz et le Pont-à-Mousson; mais il fut battu et fait prisonnier avec quantité de noblesse, par le comte de Bar le 17 septembre 1266. Le roi saint Louis voulant mettre fin à ces guerres , porta les deux comtes de Champagne et de Bar à s'en rapporter à son arbitrage (2). Il décida en 1268 que l'inféodation que le comte et la comtesse de Luxembourg avaient faite au comte de Champagne, était nulle, de même que tout ce qui s'en était suivi. Qu'il en était de même de l'hommage fait au cqmte de Bar, par le comte Valeran, s'il voulait renoncer au fief de Ligni. Mais il ne jugea pas à propos d'accepter cette dernière condition.Il rendit hommagelige au comte de Bar au mois de juillet 1271 et encore en 1274; et déclara que s'il mourait sans hoirs, et que la seigneurie de Ligni vint en la main du comte de Luxembourg, ce comte choisirait un gontilhomme pour entrer en l'hommage du # Hist. de Lorraine, t. 2. Preuves sous l'an U202. (2) Hist. de Lorr., t. 2. An 1268. Preuves.

comte de Bar pour la seigneurie de Ligni. Je lis dans un arrêt du parlement de Paris du 21 juillet 1508, que la fidélité ou l'hommage de Ligni fut vendue en 1274 à un comte de Bar, pour la somme de quatre mille francs. Ce fut apparemment le comte de Champagne, qui pour terminer toutes difficultés, vendit au comte de Bar ses prétentions à l'hommage de Ligni, car les seigneurs de Ligni ont toujours depuis relevé des comtes de Bar. En 1562 Venceslas, duc de Silésie et seigneur de Ligni, promet à l'empereur Charles IV de ne jamais vendre ou aliéner rien de ce qui appartenait au château ou à la ville de Ligni, qui appartenait audit empereur, comme seigneur héréditaire dudit Ligni (1). Le roi Charles V en 1567 érigea la viIle et chatellenie de Ligni en comté, en faveur de Gui de Luxembourg, comte de St. Pol, qui fut tué en 1571 à la bataille de Bativille contre le comte de Juliers. Toutes les chroniques du pays parlent d'un combat qui se donna à Ligni le 4 d'avril 1568 dont voici l'occasion (1). Un gentilhomme du barrois nommé Jean de | May, ayant pris querelle avec ceux de Metz, leur déclara la guerre, de concert, à ce qu'on croyait, avec Robert duc de Bar; ceux de Metz prirent à leur service un seigneur nommé Robert d'Hervilliers, qui fit le dégat sur les terres du Barrois. Après diverses hostilités, les deux chefs se défièrent à un combat singulier, dont le jour fut fixé au 4 d'avril, et le lieu fut désigné dans la cour du comte de Ligni. Jean de May ne se trouva pas au rendez-vous ; mais Robert de Bar parut près de Ligni, avec ses gens armés. Robert d'Hervilliers jugea qu'il y aurait combat, et donna ordre à ceux qui l'accompagnaient, de se mettre en embuscade derrière un ruisseau, et de donner leurs chevaux aux pages, auxquels il commanda de se sauver. Les Barrisiens s'imaginant que c'était Robert d'Hervilliers et ses gens

1) Corpus diplomat. $ Hist. de Lorr., t., p. 241,

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qui se retiraient , commencèrent à les
#ouivre en désordre, et tombèrent dans
l'embuscade, où il y eut un sanglant com-
bat. Le comte de Salm y fut tué tout des
Poers. Jean de May, auteur de la que-
o°, y fut aussi mis à mort. On arrêta
Posonniers Robert duc de Bar, et un
os-grand nombre de gentilshommes, dont
oo Peut voir les noms dans l'histoire de
Traine.
Le duc de Bar et les autres prisonniers
ont conduits à Metz, où ils demeurèrent
long-temps , et cette affaire eut de grandes
*os, par les petites guerres qu'elle occa-
*onna dans le pays-
En 1501 lorsque le roi Philippe-le-Bel
#9ut l'hommage de Henri comte de Bar,
#uite du traité de Bruges, le fief, la
Ville et le comté de Ligni y furent compris.
. En 1420 Jean de Luxembourg refusant
de faire ses reprises pour le comté de
Ligni, Louis, cardinal duc de Bar, as-
siégea cette ville, et la prit (1).
En 1450 la demoiselle de Luxembourg
(sans doute Jeanne de Luxembourg, fille
de Valeran III) s'empara des comtés de
Ligni et de St. Pol : mais la même année
os trois frères, Pierre, Jean et Louis, fils
de Jean de Luxembourg, comte de Ligni,
firent leurs partages, et le comté de Ligni,
échut à Jean. -
En 1451 Robert de Sarbruche, damoi-
seau de Commercy, prit par escalade la
ville et le château de Ligni, les pilla et y
mit le feu. Il semble que ce fut du con-
sentement, et peut-être par les ordres du
duc René, puisque nous lisons dansun
auteur du temps, qu'en 1452 la paixfut
faite entre le duc René et le comte de
St. Pol(1).
En 1452 Jean, seigneur d'Haussonville,
sénéchal de Lorraine, Ferri de Parroye,
bailli de Nancy, Charles d'Haraucourt au
nom du duc de Bar, et Jean, seigneur de
Créqui, Jacques, seigneur de Crévecœur,
Philippe, seigneur de Tarnaut, etc. au
nom de Jean de Luxembourg, comte de
(1) Monstrelet. -
(2) Benoit, Histoire de Toul, p. 9o.

Ligni, font abstinence de guerre, et terminent leurs différends. La bourgeoisie de Ligni tenait alors le parti du duc de Bourgogne contre la maison d'Orléans. Charles II duc de Lorraine, qui était du parti despremiers, mit garnison dans la ville de Ligni, qui se défendit contre les Barrisiens. Le damoiseau de Commercy escalada de nouveau la ville de Ligni en 1455 , au mois de septembre, et après l'avoir pillée, y mit le feu ; mais le château se défendit si vigoureusement, que le damoiseau fut obligé d'en lever le siége, et de se retirer avec les cinq cents hommes qui composaient sa petite armée. Je n'entre point ici dans le détail de la généalogie des comtes de Ligny, nous l'avons donnée dans l'histoire de Lorraine, et on la peut voir aussi dans l'édition de Moreri de Basle en 1752. Le roi Louis XI s'étant emparé du Bar rois en 1475 (1) obligea les habitans du Barrois, à relever leurs appels au parlement de Paris. Mais ce même prince ayant rendu le Barrois au duc René II en 1476 les habitans du Barrois continuèrent à porter comme auparavant leurs appellations aux grands jours de St. Mihiel , ou à la chambre impériale, qui avant la transaction de Nuremberg de l'an 1542 prenait connaissance des causes du Barrois par appel , comme de celles du duché de Lorraine ; ce qui se prouve par les matricules de l'Empire, et notamment par celles que l'empereur Frideric III fit réformer et dresser en 1471. Le même roi Louis XI ayant fait exécuter à mort en 1481 Louis de Luxembourg son beau-frère , qu'on accusait dc fomenter la guerre, confisqua sur lui le comté de Ligni, et le donna au seigneur de la Trémouille, qui en jouit quelque temps : | après quoi il passa à Louis d'Orléans duc | de Longueville, ce qui occasionna degrands procès par l'opposition formée par René duc de Bar, et Marie de Luxembourg, épouse de François de Bourbon, comte de

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