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les plus propres , pour rétablir dans le convers, et de femmes dévotes, qui étaient pays, leurs anciens privileges (1). Ils y en réputation de sainteté. Ce prieur voyant créérent des syndics et des procureurs que les personnes confiées à ses soins, pour agir au nom de tous. Le duc Char- n'avaient point encore de reliques dans les IV qui était à Bar, en ayant eu avis, leur églisc, comme étant nouvellement condamna le baron de Safre à sortir des établie, s'adressa à Etienne de Bar évêque états, avec toute sa famille dans huit jours; de Metz, et le pria avec de grandes ins

le comte de Ludre avec quelques autres, tances , de procurer quelque saint pro· furent consignés dans leurs châteaux, sous tecteur à son nouveau monastère. la garde des soldats, vivant à discrétion. Le prélat ayant fait venir les abbés de

Cette rigueur n'abatit pas le courage saint Vincent et de saint Arnoû , leur dit des autres; ils s'assemblèrent de nouveau, de faire savoir aux religieux de saint Cléet dressèrent une requête, signèrent tous ment de découvrir le corps de saint Leen rond, afin de dérober au prince le gome évêque de Metz, qui reposait dans nom des chefs de l'assemblée. Tout cela leur église , et que lui Etiennc, viendrait ne servit de rien, et n'empêcha pas que au premier jour pour le lever de terre, la haute noblessc de Lorraine, ne fût enfin et en faire la translation, sans leur dédépouillée de ses anciens priviléges. clarer qu'il avait dessein d'en faire présent

La paroisse de Liverdun est dédiée à aux religieux de Luxin. l'apôtre saint Pierre. Le corps de saint Mais ceux de saint Clément ayant eu Eucaire y ayant été transféré avant le cin-connaissance de sa résolution , lirèrent de quième siècle, y fut honoré d'un culte terre les corps des deux saints Victor et public; et l'évêque Pierre de Brixei y Legome, et des deux saintes Spere et foada, comme nous l'avons dit, une! Aprioce, vierges, et les mirent séparément collégiale en 1188 (2)

dans une chasse, chacun avec son insLIXIN ou LUXIM ou LUXHEIM. -cription. Tout cela se passa l'an 1142 ay Lixin ou Luxim , petite ville de Lorraine mois de juin , indiction 5. Ainsi le prieur dans la prir.cipauté dc Phalsbourg, dans de Lixin n'obtient pas ce qn'il denandait. le Sargau, au diocèse de Metz, archipre- Par uu titre de l'an 1260 on voit que tré de Sarrebourg, est située entre Sarre-Léopold, prieur du monastère de Lukebourg et Phalsbourg , lirant un peu vers sance, ordre de saint Benoit , diocèse de Je Nord. Le nom de Luxheim lui vient Metz, élait dans la dépendance de Dielsans doute des eaux qui s'y voient et aux mar, abbé de St. George de la Forêt environs ; car en ancien latin Luxa, ou noire, même ordre, diocèse de Constance, Lixa signifie de l'eau. Je ne trouve aucune qu'il nomme son père. mention de Luxbcim dans l'ancienne géo-l. En 1504 le prieur de Notre-Dame de graphie. Il y a quatre élangs sur les bans Luxheim, et le prieur de saint Quirin sont des deux Lixin, et de belles caux dans députés pour reconnaître l'état du tempo, l'ancien Lixin. Luxheim avait ci-devant rel de l'abbaye de Hesse. Henriette de Lortitre de prévôté, sous le bailliage de raine fille du duc François II et sæur du Sarguemines (3).

duc Charles IV princesse célèbre dans l'hisCe lieu était autrefois considérable, puis-toire par ses aventures, et par ses mariages qu'en 1142 un prieur de Lixin (Luchisin) successifs, 1° avec Louis de Guise, baron avait sous lui grand nombre de moines d'Ancerville, prinoe de Phalsbourg; 2o avec (1) Hist. de Lori., t. 2, deuxième édit., 15° avec M. de Grimaldi, gentilhomme Gé

Carlo Guasco, gentilhomme espagnol; puis p. xv, prélim.

(2) Hist. de Lorr., t. 2, p. CCCCXI, première mois ; cette princesse ayant eu pour apaédition.

nage la terre de Lixin , dépendante de la (3) Hist. de Lorr., t. 2, pag. 8 et cccLi. principauté de Phalsbourg, dont Louis

de Guise son premier époux, avait la ges et tirées au 'cordeau ; il y a une seigneurie , mit tous ses soins à illustrer la fontaine dont l'eau est des plus légère, et ville de Lixim ; elle y fit frapper des un couvent du tiers-ordre de saint Franmonnaies, dont on voit encore un assez çois. Elle a titre de bailliage composé d: bon nombre; l'une frappée en 1633 porte vingt-cinq villages ou hameaux ; elle est d'un côté les armes pleinès de Lorraine, à présent du diocèse de Metz, et se régit avec la couronne ducale , et ces mols au- par la coutume de Lorraine ; c'était autretour : MONETA NOVA LIXHENSIS; et fois une abbaye de bénédictins située dans, au revers une croix fleuronnée, avec un la Westriche contrée d'Allemagne. Les alérion au centre, et autour cette légende : guerres et d'autres événemens la firent SIT NOMEN DOMINI BENEDICTUM abandonner en 1553. 1633; elle est d'argent et peut valoir trente Jules Ill alors sur la chaire de saint sols de notre monnaie. J'en ait fait graver Pierre , ayant fait informer de commodo quatre autres dans le second tome de l'his- et incommodo, sur la représentation des toire de Lorraine, dont trois sont avec religieux, et trouvé qu'ils ne pouvaient l'effigie de la princesse Henriette, et deux plus subsister, leur permit de se relirer de l'an 1634 ; l'une de cuiyre avec cette dans des couvens de leur ordre. La plupart légende : HENR. A LOT. PRIN. PHAL. se rendirent à Filing , où on croit qu'ils ET LIX; et sur le revers, des fleurs de portèrent leurs archives. lys sans nombre avec le lambel à trois L'abbaye étant ainsi restée déserte, le pendans, et cette inscription : DOVBLE pape s'en empara comme d'un bien ecclé TOVRNOIS 1634.

,' siastique tombé en déshérence. La seconde d'argent avec ces mots : On n'a point de connaissance des de HENR. A LOTH.PRIN.PHAL.ET LIX. ] votes que l'on croit y avoir été autrefois; Au revers les armes pleines de Lorraine à moins que ce n'eût été des femmes et avec ces mots autour : 1634 MONETA filles d'une confrairie ou fraternité établie NOVA LIXEI CVSA.

à Sarrebourg, à laquelle les religieux de La troisième aussi d'argent avec la Lixheim étaient associés, ou des religieuses même effigie et la même inscription, et bénédictines d'un couvent qui subsistait sur le revers un alérion couronné, avec ces | alors à Crauffihal dans les montagnes mots : MONETA NOVA LISEI LVSA. I d'Alsace, lequel était desservi par les

La quatrième où l'effigie de la princesse religieux de Lixheim. Ce couvent a été ne se voit pas, porte l'écusson chargé de détruit par les guerres de religion. fleurs de lys sans nombre, avec deux H à) En 1602, Clément VIII, voulant favocôté, et cette inscription : 1633. HENR. riser l'université d'Heidelberg, qui comA LOTH. PRIN, PHAL. ET LIX; et sur mençait à s'ériger, porta Frideric V prince le revers une croix avec deux couronnes, palatin, à céder à ladite université les et les deux fleurs de lys entre les croisons, biens que ce prince avait à portée de cette et cette inscription : SIT NOMEN DO-I ville , et lui donna en échange les biens MINI BENEDICTVM. Ces fleurs de lys de l'abbaye de Lixheim, que ce pape sé sans nombre, sont les armes du royaume cularisa à cet effet. de Naples et de Sicile, sur lequel la En 1608, Frideric V fit bâtir la ville maison de Lorraine a des prétentions. de Lixheim sur le territoire de l'abbaye, Voici un mémoire qui m'a été envoyé de et donna refuge à tous ceux qui avaient

Lixhin et que je donne ici mot pour comme lui embrassé la religion calviniste; mot.

lil leur fit des conditions favorables et leur Lixheim, petite ville de Lorraine entre distribua la plus forte partie des biens, Sarrebourg et Phalsbourg vers le nord, dont lesdits religieux jouissaient par euxest assez régulière. Les rues sont lar-mêmes. Il lear fit bâtir un temple, qui fut

détruit à la révocation de l'édit de Nante. I maldi gentilhonime génois, fortriche.

En 1623, les affaires de cet électeur (on ne convient pas du mariage avcc l'ess'étant mal tournées, et l'ayant obligé de pagnol). Elle mourut sans enfants en se retirer en Hollande, il y'vendit Litheim 1661 , et son second epour jouit de tous ses et dépendance, avec les biens de Crauf- biens, et porta le nom de prince de LisAhal qui avaient été compris dans son heim , jusqu'à sa mort arrivée en 1695. acquisition, au duc Henri second de Lore La principauté de Lixheim passa à raine, par contrat passé à la Haye, Ic 28 Alexandre de Grimaldi, neveu du défunt, novembre, sur la fin de la même année par la protection de la France, sous la

En 1624, le duc Henri II, maria Hen-(réserve qu'elle serait réversible à la Lorriette de Lorraine sa pièce, sæur du duc raine à défaut d'enfants måles. Charles IV à Louis de Guise, baron d’An- Alexandre de Grimaldi étant mort en cerville, etc., et 'connu dans la suite sous 1702, sans aucun enfant, la principauté le nom de Louis de Phalsbourg , prince de Lixheim fut réunie à la Lorraine en de Lixheim, parce qu'il jouit desdites 1703, et gouverdiée d'abord comme terre, terres indépendantes l'une de l'autre, qui étrangère. avaient été données en apanage à la prin-| En 1707, ette fût mise sur le pied des cesse Henrielle de Phalsbourg. Il possé- autres prévorés de la Lorraihte , à queldait encore Sampigni et plusiears autres ! ques privilèges près ; qui lui 'farent conseigneuriés en Lorraine.

servés ; et fat depuis, misë ad 'instar des Éa 1699, les troubles d’Altenagre 'sautres. tant communiqués en Alsace, Louis de Jusque là Lixheim avait été soumis Pbálsbourg mit sur pied à ses frais, trois pour le spirituel à un vicaire apostolique, mille homnes d'infanterie et cinq cents comme båri sur le fond d'une abbaye, chevaut, et alla joindre les troupes de où nul évêque n'avait eu de juridiction. l'empereur Ferdinand II. Il s'empara des Mais depuis l'avénement du roi Stanispássages et arrêta les rebelles.

las en Lorraine, on reconnait à Lixheim Eń reconnaissance de ses services , l'em- l'évêque de Metz, et on y suit les statuts de pereur érigea la terre de Lixheim en son diocèse. principauté immédiate du saint empire, et LOISEY. - Loisey, village du barrois, fui en fit expédler fa 'même année le 12 bañliage de Bar, diocèse de Toul, situé février 1629, 'un diplome nommé la bulto entre l'Aire et l'Ornain , à deux lieues de d'or.

Bar et de Ligni, ayant un château bâti Ce brave prince ne jouit pas tong-temps en 1660. La paroisse a pour patron St.de sa nouvelle dignité, car il mourut l'au- Remi. née suivante sans laisser aucun enfant. Il y a sur le finage de la paroisse un

La princesse Henriette se conserva tous erróttage dédié à sainte Geniève-aux-bois. sés domaines, et s'altacha en particulier al Dans le trané de 1301, par lequel agrándir la principauté de Lixheim, et à Henri III, comte de Bar fait hommagey attirer des sujets. Eite fit battre monnaic lige à Philippe-le-Bel, roi de France, il en la ville de Lixheim én 1632 et 1633 ; esi dit: et de ce gioc madame Alix de et comme elle n'y avait ni château , ni hó- Nettancourt tient de nous à Gerri 'et à fel, elle loua pour 'ce, la maison d'un Loisey'. particulier ; c'est de là que viennnent les Nest encore parlé de Loisey en dcux'od pièces d'argent et les sols détaillés si trois autres endroits du même traité; ce exactement au mémoire 'envoyé de Seño-qui fait juger que dès lors celle seigneurie nes. Elle épousa en 1644 Dom Carlo appartenait à plusieurs seigneurs. Guasco.

En 1340, Henri , évêque de Verdun, Elle épousa ensuite François de Gri-Jet Henri, comité dé Bar, désirant que

leurs villes d'Erize St. Dizier, de Signeul- ruisseau de Longeau a sa source dans le, de Jaroye et de Loisey., puissent à le Verdunois. Il passe à Allamont, Doml'arenir se peupler et s’améliorer, et ètre pierre en Voivre, Brainville et Friaville, mieux gardées et défendues, font entr'eux sillages du bailliage d'Etain, et se joint à un appointement, par lequel ils convien-l'Iron au-dessus de Conflans en Jarnisy, nent que les Bans, la justice haute, LONGEVILLE-EN-BARROIS. moyenne et basse, tous les hommes, rentes, Longeville, Longavilla , village sur la profils et revenus , gardes et autres choses, rivière d'Orgain, diocèse de Toul, office, seront communs entr'eux et leurs succes recette et bailliage de Bar, présidial de seurs, pour moitié, promettant de nej Châlons, parlement de Paris. Il y a un s'accroître l'un sur l'autre ; que les maires maire , qui est reçu comme ses prédéces et écbevins rendront la justice aux habi- seurs l'ont toujours été au bailliage de tauts desdits lieux; et s'ils n'étaient d'ac- Bar , et reçoit ensuite les autres officiers cord, ils iront quérir conseil à San:pigoi de celle mairie ; elle était composée, selon et à Bar. Il y aura prison commune à un ancien régistre de ce bailliage, en l'an Erize; chaque conduit de ces villes payera 1606, d'un maire, d'un lieutenant-génédeux poules à pâques, et taille en deniers ral, d'un lieutenant particulier, d'un à la St. Remi, à la volonté des seigneurs, substitut, d’uu greffier en chef et d'un payeront l'ost et la chevauchée quand greffier comais; le Maire et ses lieutenants besoin sera.

avaient une juridiction très-élendue, et On connait un autre village du nom de pouvaient condamner à soixanle sols d'aLoisey :

mende. Le duc Léopold comprit cette Loisy ou Loisey , proche Dieulouart , mairie dans son édit de création des offices village da diocès de Metz , et non de celui dans ses élats, du deænier août 1698, de Toul, situé sur le bord de la Moselle ; 1 pour un maire seulement, et l'augmenta prévôté de Dieulouard , bailliage de Ver par autre édit du vingt janvier suivant, dun, parlement de Metz, subdélégation d'un lieutenant de maire, d'un substitut, de Toul.

de deux procureurs pustulants et de deux Loisy est annexe de Charpaigne ou, sergents, tous à titre de finance. Serpaigne. L'église ou chapelle est dédiée Cette mairie est en possession d'exercer à St. Pierre, et desservie par un vicaire la police champêtre, et de connaitre de résident.

toutes les actions à ce sujet; elle a aussi Il y a près de là l'ermitage de saint toujours exereé la police dans le lieu, Firmin, situé l'orient de Charpaigne, et concurremment et conjointement avec les dans l'ancien territoire de celle ville. officiers de la police de Bar. Il y a à cet Il appartient aux pères jésuites de Pont-à- effet à Longeville, deux commissaires de Mousson , à qui il fut donné par Nicolas police, l'un nommé par les habitants de Pseavme évêque de Verdun.

ice village, et l'autre par les commissaires L'ermitage de saint Blaise, dit du de police de Bar, qui sont obligés d'aller converse, dans le même territoire. On à Longeville le choisir par devant le maire, tient que cet ermitage était autrefois une et le lui faire agréer ; ce maire est de plus maison de templiers. Le duc René dontia i en possession de faire visiler le ban, quand le 22 avril 1489, ce lieu à frère Gilles de il lui plait, pour voir s'il y a des retraites Berlemont, du tiers-ordre de saint Fran-pratiquées, ou autres délits ,commis, et çois, pour y demeurer avec deux de ses de condamner les déliquants ; on voit confrères, dont l'un devait être prêtre, même une ordonnance de cele mairie de l'autre laic, pour y habiter comme ermites, 1704, qui fait défense de pratiquer des reet non pour y båtir un couvent.

traits. La paroisse a pour patron saint LONGEAU, (Le) ruisseau. « Le Hilaire.

Saiot Gérard , évêque de Toul, reçut LONGOLARE. - Longolare ou Londe la duchesse Beatrix en place de la mon-'golano, Longlar, ou Lungram , maison tagne de Bar, Monplone, Brillon, Fon- royale en Ardennes , où les empereurs geville , Resson , Tannoi , Van et le mou- Louis-le-Débonnaire et autres, se retilin, Courcelles, Basincourt et Malberg(1). raient quelquefois pour prendre le plaisir Et saint Gérard lui céda les abbayes de de la chasse , et d'où ils ont daté plusieurs saint Diey el de Moyedmoutier, avec des de leurs diplômes. Ceux qui ont traité des sujets de relenue, et les mines de saint anciennes maisons royales des rois de FranDiey , mais seulement en précaire, et l'u-ee , comme Dom Mabillon , dans sa disufruit pour la vie seulement de la prin- plomatique, M. Eckart, M. l'abbé de cesse Beatrix,

Galvic, M. de Hontheim dans son histoire • LONGEVILLE, ou GLANDIÈRES. de Trèves , le R. P. Vilthem jésuite, en

- Longeville, abbaye de bénédictins, au ont parlé et ont proposé sur cela leurs diocèse de Metz , de la congrégation ré-conjectures. On prétend que ce lieu était formée de saint Vanne et saint Hidulfe, au voisinage de l'abbaye de saint Hubert à une lieue de la ville de saint Avold, est en Ardennes , et qu'on remarque des vesnommée Glandières dans les anciens mo- tiges de ce nom , dans un lieu nommé numents. Elle a pour patron saint Martin, Glare, qui est le diminutif du mot Lonct a toujours été possédée en régle par des glare. M. de Gotric (1) cite un diplôme de religieux de l'ordre de saint Benoît, et l'empereur Othon II, daté de Curtis Lonn'a jamais été donnée en commende. glar, in pago osning, in comitatu Gozi

Comme cette abbaye est située sur la lonis. Il montre que les Ardennes sont dégrande route de Lorrainc en Allemagne : I signées dans l'ancienne langue Allemande, elle a été exposée plus que beaucoup d'au- sous le nom d'Osming ou Osding , qui tres, à une infinité de révolutions et de signifie une grande forêt de même qu'Arpillages, ce qui est cause qu'elle a beau-denda. coup perdu non seulement de ses biens, Le père Vilthem , cité dans M. de Honmais aussi des anciens monuments de son them , dans son histoire de Trèves, croit histoire.

que le palais de Longolare était situé près On lit dans un diplôme donné à ce mo- le Neufchâteau en Ardennes, el que ce pastère, par Louis le débonnaire, en 836, Neufchâteau s'est formé du débris de Lonqu'il fut fondé en l'honneur de la Sainte-golare. Ce lieu est une paroisse d'une Vierge et de saint Martin , par Bondagis, étendue extraordinaire, puisqu'on compte le, père de saint Arnoù, évêque de Metz, jusqu'à trente villages ou hameaux de sa et bâti par les bienheureux Digne et Un- dépendance : tout cela ne conduit qu'à la don.

vraisemblance, et ne donne que des conL'église paroissiale de Longeville , estjectures. dédiée sous l'inyocation de S. Magne. Ce palais de Longolare ou Longoluna, .

La réforme de la congrégation de saint dont on vient de parler, est fort différent du Vanne, fut introduite à Longeville ep 1606, pays de Longane : pagus Longanensis, qui par le R. P. François Thierri, abbé régulier s'étend au-delà et en-deçà du Rhin , et qui de ce monastère.

tire son nom de la rivière de Longane ou En 1552, sous le gouvernemant de Sé-Lohane. On peut consulter sur ce canton , bastien Tervenu, abbé de Longeville, l'ab- M. de Honthem, histoire de Trèves, t. 1, p. baye fut entièrement saccagée et brûlée le 1 70 et 71, jour de saint Remi, par les troupes d'Albert ! Il y a beaucoup d'apparence que Longode Brandebourg.

(lare n'est autre chose que Longliere ou

(1) Histoire de Lorr. t 1 pag. 147. preuves. I

(1) Golric, 1. 3, p. 589.

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