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bourg, ou de Lulzbourg , ou de Lutzel-Metz, mort en 1181 la reprit sur lui, et bourg. Celle conformité de nom avec la la rendit à l'évêché de Metz. Turrim in fameuse ville de Luxembourg, chef du medio castri Lucelembourg șitam , quam duché de ce nom, a souvent fait con- tunc temporis comes de Salverna tenebat, fondre les deux maisons de Luxembourg sibi suisque successoribus , ipso comite et de Lucebourg. Leurs grands biens, capto , recuperavit. leurs alliances, leurs emplois éclatans fa- Les armes de la maison de Lucebourg, vorisent ce mélange, et plus que tout étaient d'or au lion' d'azor, écartelé el cela , le jugement rendu en 1708 par S. vairé, ou autrement, elle, portait d'argent A. R. le due Léopold, en faveur de l'o- au lion de gueules, la queue nouée, et rigine commune de la maison de Lutzel- passée en sautoir. La maison de Lucebourg , avec celle des comtes et ducs sou- bourg est éteinte depuis le quinzième sièverains de Luxembourg; ce qui n'empêche cle; mais il en reşle des branches dans pas qu'il ne reste de grands doutes sur les maisons de Fléville , de Sarrebourg cette origine.

let d'Imling. Il n'en est pas de même de la jonction Le château de Lucebourg fut vendu à de la maison de Fléville avec celle de l'évêque de Metz en 1297 par François , Lucebourg, dont nous parlons ici. Cette archidiacre de l'église de Metz, et prévot: union s'est faite après le décès de Vari de de l'église de Strasbourg, avec ses chåteaux Lucebourg IIL du nom, au profit d'E- de Turkestein et de Castel, ou Castres (1).genof IV du nom, qui se trouve le plus Il se passa diverses négociations au sujet proche parent de Vari, vers l'an 1470, de la terre de Lucelbourg, jusqu'à ce que Nous avons donné leur généalogie dans les ducs de Lorraine en eurent le haut doun autre ouvrage (1). Il est fait mentiou maine et des villages en dépendants. Mais du château de Lucebourg, dans la vie en 1661, par le traité de Vincennes, le d'Etienne de Bar, évêque de Metz, qui est duc Charles IV, céda au roi Louis XIV, mort en 1163.

Phalsbourg et les dépendances de LulzHugues fils de Folmar, comte de Meiz, bourg, pour former le chemin que le roi possédait les fiefs de Lucebourg et de s'était réservé pour le passage de ses troupes Hombourg , mouvants de l'évêque de Metz) en Alsace ; et par le traité de 1718, il a (2). Après la mort du comte Hugues, été arrêté, que Lulzbourg demeurerait à *Mathieu duc de Lorraine , s'en était çm-perpéluité à la France, moyennant un paré, et les possédait par le seul titre équivalent qu'on a donné à la Lorraine. de la force. Elienne de Bar, évêque de LUCEY. - Lucey, Luciacus, pelit Metz, s'étant remis dans les bonnes graces village à deux lieues de Toul yers le nord, de l'empereur Frideric Barberousse, em- est remarquable pour être le premier fonds. ploya la faveur de ce prince, et ses pro-donné à l'église de Toul. (2) L'évêquepres forces, pour rentrer en possession Euculanus ou Eudulus est loué dans l'his-, de ces deux fiefs. Il fit rebatir le château toire, pour avoir acquis quelques fonds à de Lucebourg, qui élạit tombé en ruine, sa cathédrale, et en particulier Luciacus. et en fit présent à son église cathédrale. Or, saint Euculan ou şaint Eudulan , a Firmavit castrum nobile Lucelbore, quod succédé à saint Antimonde, qui vivait au ad ipsum jure hæreditario desconderat, sixième siècle. beato contulit Stephano. Cette forteresse Lacey a pour patron , saint Etienpc. ayant été usurpée par le comte de Sar- La chapelle de Nolre-Dame de la converden, Thierri de Lorraine, évêque de solation, fut fondée à Lucey, sur la lice

(1) Hist. de Lorr., p. 64 66. (2) Meurissc, p. 397.

I

(1) Hist, de Lorr., t. 2, p. 33 14.
(2) Histoire de Lorr. l. i pag 169.

Idu seizième siècle, par le Sr. Etienne En 1532, M. de Château-Roux, bourHordal, doyen de l'église de Toul, et fut geois de Troyes-en-Champagne, allant de consacrée par M. de Buvet, Suffragant. Toul à saint Nicolas , passa la Moselle en Elle est presbytérale et chargée de trois quatre ou cinq endroits, et étant vis-à-vis messes par semaine.

. Afrique, remarqua un grand pan de mu' LUDRE ET AFRIQUE. - Ludre, ou raille, qui fermait autrefois la cité d'ALades, (1) village ou bourg à deux lieues frique. de Nancy, tirant vers la Moselle; qui J'ai appris d'un homme très-bien insdonne son nom, ou le reçoit d'une maison truit , que certaides personnes se présencélèbre en Lorraine, venue de Bourgogne tèrent au seigneur de Ludre, demandant en ce pays, vers l'an 1359; elle subsistait permission de creuser dans le chåleau en Bourgogne sous le nom de Frolois, d'Afrique, promettant même de l'argent dès l'an 1200. Le château de Ludré a pour en avoir la permission : L'ayant subsisté pendant que presque tous les obtenue, ils creusèrent et rencontrèrent autres de la province ont été démolis par un souterrain qui les conduisit à quel ordre de la France, en 1633 et 1670. que distance; mais déscspérant d'y trou

Le patron de Ludre, est saint Eyre; ver quelque chose, ils se retirèrent, bailliage et cour souveraine de Lorraine. ayant seulement senti, disaient-ils, une

En 1380, Charles II, fait Jean de forte odeur de cuir. Ludre, sénéchal de Lorraine, et lui assi- Les seigneurs de Ludre pronuent dans gne pour gage cent livres de forts. Et en leurs titres, la qualité de comles d'Afri1581 Jean de Ludre chevalier, et Colignon que, et celte montagne leur appartient en

de Ludre écuyer, son frère; font un partie. Je n'en troure rien dans les anciens : traité de paix, avec Geoffroi de Nancy, monuments de ce pays. chevalier.

Les armes de la maison de Ludre , En 1467, le six mars, Didier de Lu-'maison de nom et d'armes de l'ancienne dre, est fait conseiller du duc Jean. chevaleric, sont bandés d'or et d'azur, de | En 1485, le dix octobre, Ferri de'six pièces à la bordurc, engrelée de Ludre, fils de Jean de Ludre, chevalier, gueules. fait un traité de paix avec la ville de Le duc Léopold I, a érigé en marMetz : ils se rendent respcctivement leurs quisat en faveur de la maison de Ludre, prisonniers , leurs biens et leurs titres. la terre et seigneurie de Bayon, qui

Assez près de Ludre, el sur la montagne appartient à cette maison , par patentes du au midi, qui domine sur la Moselle, on sept octobre 1720. voit des ruines d'un ancien camp romain, Richard-Ménil, petit village sur unc qui était placé en cet endroit, pour garder éminence , entre Ludre et la Moselle. L'éle Moselle et le chemin qui était sur ce glise a pour patron saint George. Celle fleuve où l'on passait anciennement pour terre appartient à la maison de Ludre, venir de Toul à saiot Nicolas ; avant que qui a son château à une lieue de là, vers le le grand chemin par le bois de Hayes fut nord ; les seigneurs de cette maison font

fréquenté, comme il l'est aujourd'hui, et ordinairement leur demeure dans une , que la ville de Nancy fut devenue capitale grande et belle maison, ayant forme de

du Barrois. Ce qui me confirme dans la chateau, située sur la Moselle, au-dessous persuasiou où je suis , qu'Afrique était un Richard-Ménil. camp romain, c'est qu'encore anjourd'hui, La maison de Richard-Ménil portait de il y a entre cette montagne et le village de sable au lion d'or, armé, lampassé et Ludre, des champs qu'on nomme au couronné de gueules. vieu-marché.

| LUNEVILLE. - Lunéville tire son (1) Hist. de Lorr. t. 1 pag. 433. an 100s. nom de Dianc, ou de la lunc qu'on y

adorait autrefois. Tout ce que nous avons' de Mortagoe, de la Vezouze, du Sanon dit du bois de Futaie de Léomont, Elle a été possédée au moins depuis le de sa fontaine sacrée, du culte qu'on y dixième siècle, par des seigneurs qui rendait à Diane, confirme cette opinion, portaient le titre de comte. Nous avons aussi bien que le nom de Lunevilla , ville donné la généalogie de ces comtes, à la de la lune, ou Lunaris-villa , qui signifie suite des comtes de Metz, dont ceux de la même chose. On raconte que quand on Lunéville descendaient. Voyez le premier fit fortifier Lunéville, apparemment en tome de l'histoire de Lorraine. Un de -1587, lors de l'approche de l'armée des ces comtes nommé Folmar, fonda vers protestans d'Allemagne, monsieur le baron l'an 1030, l'abbaye de St. Remi de Lunéd'Haussonville, (1) colonel de l'infanterie ville, pour des religieux bénédictins, qui Lorraine, transféra l'abbaye de saint Remi ayant déplu à leurs fondateurs, y mirent dans la ville, de même que la comman-Jen leur place, vers l'an 1034, d'autres béderie de saint George , qui était voisine etnédictins qui n'y subsistèrent point non hors de la ville. On raconte , dis-je, que plus; on leur substitua vers l'an 1140, des dans les terres qu'on transféra decette com-chanoines réguliers de saint Augustin , qui manderie pour former les fortifications de y sont encore aujourd'hui. Lunéville, on trouva une figure de pierre, Théodoric duc de Bar, qui commença qui représentait un homme armé, portant à régner en 984 , et mourut en 1028, une espèce d'enseigne chargée d'une lune; avait épouse Richilde, ou Sunechilde , et à quelque distance de cette commande- que nous croyons avoir été fille du comte rie, la figure d'une femme, qui avait sur Folmar, puisqu'il est dit dans un titre de la tête un grand croissant renversé, qui l'an 1287, que Thierri possédait Amance, lui couvrait la tête , et dont les deux cornes jure hæreditario, venant de Folmar (1). ou extrémités, venaient tomber sur les Ce Folmar, beau-père du Duc Thierri, épaules.

pourrait bien être le même que le fondaLes anciens payens (2) adoraient la lune teur de Beaupré. sous les deux sexes , et avaient le Dieu Lu-! Le dernier des comtes de Lunéville nus, et la Déesse Luna. Philcèchorus af- nommé Folmar, comme la plupart de ses firmat lunæ sacrificium facere: viros prédécesseurs, doona sa fille Clémence cum veste muliebri, mulieres cum virili , en mariage, à Folmar comte de Castres, quod eadem mas estimatur et femina. Spar-lou de Bliscastel, qui eut du chef de sa tien dans la vie de Bassiens ou de Cara-femme, la seigneurie de Lunéville, ce calla , dit , que les orientaux tiennent, que qui se prouve par une chartre du monasceux qui adoraient la lune sous le nom de tère de Beaupré, de l'an 1173, donnée femme, sont toute leur vie assujétis au par le comte Hugues, fils de Folmar; et pouvoir des femmes, et au contraire, ceux | le même Hugues comte de Lunéville, par qui l'adoraient sous le nom d'homme, sont un autre chartre de l'an 1189, n.° 8, 9, toujours les maîtres de leurs femmes. Qui reconnait qu'il était fils du comle de Caslunam fæminco nomine et sczu putaverit tres. Il paraît par quelque monument du nuncupandam, is addictus mulieribus douzième siècle, que les seigneurs de semper inserviet : at verò, qui marem Riste avaient part à la seigneurie de LuDeum esse crediderit, is dominabitur néville. En 1225, le seigneur de Riste icori.

était seigneur de Lunéville. Titre à FlaLa ville de Lunéville est du diocèse de vigni. Voyez la généalogie de la maison Toul, arrosée des rivières de Meurthe, de Riste, sous les années 1229, 1308 ,

1315, 1317, 1338, 1344. (1) Benoit Histoire de Toul, page 6. 137. (2) Macrob. Satar. I. 3. c. 8.

| (5) Hist. de Lorraine , pag. 459. preuves.

En 1224, Hoë seigneur de Lunéville, et tion de ses promesses, Thiebaut, roi de Conrade son frère , sur les différens qui|Navarre et comte de Champagne. étaient entr'eux au sujet de leur partage, Sous le duc René II, en 1476, plusieurs pour les terminer; Huë donne à son frère seigneurs Lorrains, accompagnés de quel| le château de Pierrepont, avec toutes ses ques troupes qu'ils avaient amassées, alle

appartenances; il lui cede encore hors des rent assiéger Lunéville, qui était occupé murs de Lunéville , tout ce qui est depuis par quatre cents hommes du duc de Bourle fossé derrière la maison des chevaliers gogne (1). Ces seigneurs n'avaient point d'Atteinville, et quantité d'autres choses, d'artillerie; ils donnèrent l'assaut, et attapar les quelles il parait que ces deux frères quèrent la ville par escalade ; l'assaut dura possédaient Lunéville et les villages qui toute la nuit. Ils se rendirent maîtres de en dépendent, les bois , la pêche le four la première porte de Chanteheû, mais ils bandal, etc; et moyennant cette cession, ne purent s'y maintenir. Ils envoyèrent Conrade renonce à tout ce qu'il peut pré-demander des hommes et de l'artillerie au tendre à la succession paternelle. duc René II, qui était alors à Strasbourg;

Ea 1243, le duc Mathieu fit un échan-il leur envoya six cent hommes d'armes, ge du château de Spissemberg, et de ce deux gros canons et dix serpentines , qui qu'il avait à saint Diey, à Moyenmoutier, arrivèrent dans trois jours devant la place.

à Etival, et généralement de ce qui était à Les assiégés offrirent de se rendre la vie | lui entre Raon, la Bourgonze, Bruyères et et bagues sauves, si le gouverneur de

Spissemberg , contre ce que Huy, ou Hu-Nancy ne leur pouvait envoyer du secours; gues, comte de Lunéville, avait au châ- ils députèrent à Nancy à M. de Dieuze, teau de Lunéville, à Gerbéviller et à Val- qui leur fit dire qu'ils n'avaient point de froicourt ; et cela du consentement de ses secours à espérer; ainsi ils se rendirent et fils Huillon, Philippein et Ferri, par se retirèrent où ils purent. traité passé le dimanche devant la division L'armée des protestants d'Allemagne des apôtres, qui est le quinze juillet 1243 qui allait au secours des Huguenots de (1).

. France, passant à Lunéville au mois de Trois ans après, le duc Mathieu rache. septembre 1587, le baron d'Haussonville, ta les mêmes terres qu'il avait cédées à colonel de l'infanterie Lorraine, sous le Hugues comte de Lunéville, avec la voüe- duc Charles III, qui avait fait quelques rie de l'église de saint Diey (2). Il les ra- fortifications à la hâte à Lunéville, fit si cheta de Huë comte de la petite Pierre, bonne contenance, que cette armée n'osa moyennant la somme de trois mille trois l'attaquer. cents livres de Messins, payables en diffé- Après la retraite du duc Charles IV, et rens lermes. Fait le lendemain de l'inven-sa sortie de Lorraine, son frère le duc tion saint Etienne , 1246. Depuis ce Nicolas-François , cardinal et évêque de temps , le comté de Lunéville est demeuré Toul, se retira à Lunéville, où il épousa uni au duché de Lorraine ; et en 1263 , la princesse Claude , sa cousine germaine, le duc Ferri III , affranchit la ville de en 1634 (2).. Lunéville , et lui douna les franchises Le maréchal de la Force , en étant inde Beaumont-en-Argonne, de même qu'à formé, obligea le duc Nicolas-François et Nancy, à Port ou saint Nicolas, et à Ger-la princesse son épouse, de retourner à béviller. On peut voir dans l'histoire de Nancy , dans l'espérance d'empêcher la Lorraine (3), ce que c'était que ces lois de consommation du mariage, mais il était Beaumont. Le duc Ferri donna pour cau-trop tard ; le prince et la princesse furent

(1) Ruyr Antiquités de Voges.
(2) Hist. de Lorr. t. 2. p. 238.

(1) Ibid. 1. 2. p. 1036. (3) Hisi, de Lorr. t. 2. p. 314.

i a) Hist. de Lorr. 1. 3. pag. 157. 258. 259.

amenés à Nancy, d'où ils sortirent de la sont les écuries. Boffrand en a donné les manière que chacun sait.

dessejas, et Jes a fait graver dans son arEn 1638, le duc Charles IV, ordonna chitecture. à ses gens d'assiéger Lunéville, leur deri Le duc fit aussi båtir la grande aile qui mandant seulement qu'ils pussent conser- est à gauche en entrant dans les jardins, ver cette place, jusqu'au temps où la saison où il se logea, et où loge actuellemeut le ne permit plus aux ennemis de tenir la roi de Pologne. campagne ; qu'après cela il la meltrait en Ce dernier prince a fait plusieurs embelétat de soutenir un siége royal.

lissemens au château et aux jardins de LuDès que les troupes Lorraines parurent néville; comme le kiosque, la chinoise : et devant la ville, les ennemis l'abandonné depuis le desséchement d'un marais joirent et les Lorrains commencèrent aussi- gaant la rivière , il a fait de fort beaux jartót à da fortifer. Le roi fit assiéger cette dins, qui ont chacuo un pavillon dans une place sur la fin de la même année par le ile formée par la Vezouze, et son canal. dec de Longuexillc, qui l'emporta après On voit dans ce même jardin , quantité de quinze jours de siége, et les officiers et figures en pierres fort bien faites. On y soldats, furent fails prisonniers de guerre. voit une chose singulière, qui est un amas Le roi Louis XIV, en fit raser le château de grand nombre de rochers assemblés en 1678.

avec art, et accompagnés d'une multitude A da paix de Risyick, conclue en 1697, de figures très bien imilées, qui sont mises la Lorraine ayant été rendue au duc Léo- en mouvement pas des eaux qui coulent pold, ce prince fit sa demeure la plus ordi- par derrière ces rochers, distribuées dans waire à Lunéville, et en rétablit le château des canaux de plomb. . dans un état beaucoup plus grand et plus Le couvent des swurs grises était autremagnifique qu'il n'avait jamais été. Le roi fois à l'endroit où l'on voit aujourd'hui Stanislas de Pologne y a ajouté beaucoup un grand jet d'eau, entre la grande aile d'embellissemens, et y fait aussi sa demeure en entrant , et le rocher dont on vient de ordinaire.

parler. L'ancien chåtcau de Lunéville était for La paroisse de Lunéville est dédiée · petit en comparaison de celui d'aujourd'hui; sous l'invocation de saint Jacques apôtre ;

il ne comprenait que les deux petites ailes les religieux de l'abbaye de saint Remi, de qui sont d'un côté entre la chapelle et le la même ville, en suni collaleurs. Ce fut grand bâtiment qui donne entrée, et qui a Pierre de Brixei, évêque de Toul, mort vue sur les bosquels, et de l'autre côté, en 1192, qui donna cette église à l'abbaye l'ancien château n'avait que la même éten- de saint Remi. Clément VII, confirma

cette union. Après la bulle de séparation La chapelle du château de Lunéville fut de mense, faite en 1627 , le cinq du ponfondée par le duc Raoul en 1343, en l'hon- tificat du pape Urbain VIII., Charles de neur de la sainte Vicrge et de saint Antoi- Lorraine, 'abbé commendataire de l'abne, dans laquelle on doit chanter chaque baye de saint Remi, laissa le patronage semaine trois messes , savoir : le dimanche aus religieux , qui y nomment un de leur de mercredi et le samedi ; et le chapelain communauté pour la desservir. Décimadoit aller aux jours de fêtes á Einville. Le teur, l'abbé pour les grosses et menues duc lui achète une maison , lui donne des dîmes de Lunéville., Huviller, Moacel, revenus pour sa subsistance, et veut qu'il Viller, Mehon et autres lieux qui en dévienne manger à son hôtel , dans les jours pendent, excepté Froidefontaine et Chamqu'il dit la messe.

pé, où il ne prend que le tiers ; l'abbé de Le duc Léopold I, fit bâtir les deux Beaupré a les deux autres tiers. L'abbé de grands corps de logis au-dessous desquels Lunéville a encore la totalité de la dime

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