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pagna dans la seigneurie, Henri de Blâ-
mont, seigneur de Deneuvre en 1295. Les
dimes de ce lieu appartenaient originaire-
ment au prieuré du Moniet proche Baccarat,
fondé par Etienne de Bar évêque de Metz,
en 1127.
DOMTAILLE près Rosières aux Sa-
lines. Domtaille près Bayon, à deux
lieues de Rosières aux Salines, répondant
à Rosières; patron, l'Invention saint
Etienne; collateur, le chapitre de Hausson-
ville : décimateur, le même chapitre pour
un tiers, le prieur de Flavigny pour un
autre et l'abbé de Moyenmoutier pour le
troisième. Seigneur, M. le comte de Haus-
sonville pour trois quarts, et M. le mar-
quis de Lenoncourt pour l'autre quart.
Cour souveraine de Lorraine.
Il y a dans l'église, 1° la chapelle de Ste.
Catherine; collateur, le curé. 2° La cha-
pelle de l'Annonciation de Notre-Dame
fondée le 25 novembre 1541, par N. Babe
curé du lieu.
5° La chapelle de saint Sébastien et de

saint Nicolas , fondée en 1551 , par Di- ville, par | Il est joint à Craincourt, Aulnoy, VaconAnnexe, Haussonville, ancienne baron

dier Jacques.

nie qui a donné son nom à une illustre mai

le lieu, trente-deux ou trente-trois habi-
tans, et un château qui dépend de la com-
manderie.
Doncourt, du diocèse de Toul. La pa-
roisse a pour patron S. Maurice. Décima-
teur, le seigneur du lieu pour la moitié des
grosses et menues dîmes , et le curé pour
l'autre moitié. Bailliage de Bourmont, cour
souveraine de Lorraine.
Doncourt , village du diocèse de Trè-
ves ; office et prévôté de Viller-la-Monta-
gne ; recette et bailliage d'Etain , cour
souveraine de Nancy. Le roi en est seul
seigneur et nomme à la cure ; il y a 42 ou
45 habitans.
Doncourt, village de Conflans en Jarnisi;
il y a un hermitage de saint Nicolas. Dio-
cèse de Metz.
Doncourt, village ruiné, entre Fos-
sieux et Craincourt, pas loin de Nomeny ,
appartient à l'abbaye de saint Léopold de
Nancy, provenant de l'abbaye de Longe-
ville. Il en est fait mention dans un titre de
l'an 1121 # pour l'abbaye de Longe-
tienne de Bar, évêque de Metz.

court et Longeville.
DONJEUX. — Donjeux ou Dontjeu ,

son de Lorraine , laquelle est éteinte; j'en village du diocèse de Metz, de la baronnie ai donné la généalogie. La maison de Safre , de Viviers, à droite de la route de Metz à possèdeaujourd'hui la terre d'Haussonville Strasbourg. Le ruisseau du Moulinet passe pour les trois quarts, et celle de Lenon- par ce village, et se jette dans celui de Delcourt l'autre quart. Voyez ci-après l'art. | me, et ensuite dans la Seille à Aulnoy ; à d'Haussonville. cinq lieues de Pont-à-Mousson et de Nancy, DONCOURT-AUX-TEMPLIERS. — à trois lieues de Vic. Doncourt-aux-Templiers, village du dio-| En 1729, on découvrit vis-à-vis le vilcèse de Verdun, annexe de Voëlle.On lui lage de Donjeux, en un lieu nommé Brudonne le surnom aux Templiers, pour le court , où l'on dit qu'il y avait autrefois distinguer des autres Doncourt qui sont une ville ou un château ; on découvrit, dans ce pays, et qui tirent apparemment dis-je, en terre un édifice, composé de leur nom de Domni-curia, la cour du sei- | quatre chambres, dont le plan était de gneur. Doncourt dont nous parlons ici, a seize pieds en carré, et de quatre pieds au pour seigneur haut justicier, moyen et bas, dessous du rez-de-chaussée. Ces chambres un commandeur de saint Jean de Rhodes, étaient séparées par des murailles de dcux aujourd'hui de Malthe. L'église paroissiale pieds d'épaisseur. est consacrée sous le nom de saint Maurice. \ Ces murs et ceux de tout l'édifice étaient Le commandeur perçoit les dimes conjoin-| bâties de pierres de paremens, posées par tement avec les jésuites du Pont-à-Mousson : cour souveraine de Nancy. Il y a dans

(1) Hist. de Lorr., t. 2, p. cclxvi.

assises réglées, qui n'avaient que quatre à cinq pouces cubes en carré, toutes taillées au ciseau ; les paremens antérieurs étaient revêtus et enduits d'un ciment extrêmement fin et uni comme une glace ; au Heu de carrelage, c'était un enduit de semblable ciment. Au pied de l'intérieur de ces murs régnait une banquette,élevéeau-dessus du soldel'enduit d'un pouce,quiseterminait par une gorge, et cette saillie n'avait que quatre pouces de large ; l'enduit était si ferme, qu'il paraissait d'une seule pièce ou un seul carreau. Le ciment qui tenait lieu de carreau avait quatre pouces d'épaisseur et le grain trèsfin : au-dessous de celui-là , il y avait une autre couche de six pouces d'épaisseur, de ciment de grosseur commune ; au-dessous de cette couche il y en avait une troisième de douze pouces d'épaisseur, à gros grain; et au-dessous étaient trois lits de pierres de camp, et inclinés en sens contraire, formant un zig-zag. Chacune de ces chambres était percée , dans le mur de refend, d'une fenêtre carrée de deux pieds de hauteur, sur dix-huit pouces de largeur. Celle de la première chambre était à trois pieds au-dessus du sol de la chambre; celle de la seconde chambre, à trois pieds et demi au-dessus du sol; celle de la troisième, à quatre pieds au-dessus du sol. Il y a apparance que cet édifice était un bain , et que l'eau se communiquait d'une chambre à l'autre

par des tuyaux de plomb qu'on y a encore trouvés. A huit pieds de la chambre la plus basse

des quatre, à un pied de distance du mur du bout, il y avait une rangée de sept sié-' ges, distans l'un de l'autre d'un pied, et d'inégale grandeur par gradation.A huit pieds au bout de la chambre la plus élevée, était une espèce, de four comme nos fours ordinaires, avec une naissance de voûte tout autour, où l'on peut présumer qu'il y avait une chaudière encastrée dans cette maçonnerie. Il y avait au côté un petit aqueduc , sortant du côté de la bouche du four, qui allait joindre la fenêtre la moins

profonde.Cette eau sortait de la chaudière, d'où elle se distribuait quand elle était chaude, dans les chambres, par les tuyaux de plomb dont on a parlé. On trouva dans ces bains plusieurs médailles romaines. Le village de Donjeux est du parlement de Metz, subdélégation de Vic. Il faisait cidevant partie du marquisat de Nomeny. Il fut cédé à la France en 1661. DORDHALL,— Dordhall, seigneurie du diocèse de Metz, avec haute justice, à une lieue et demie au nord de Dieuze, à pareille distance de Morhange, à une lieue de Vergaville, une demi-lieue de Guébling, plus près de Bénestroff et de Burgalstroff, villages de l'évêché de Metz, et du domaine de la France. Dordhall a été possédé successivement par l'électeur palatin, par le prince Jacques de Deux Ponts, et par Marguerite de Deux Ponts, comtesse d'Hanau. Cette terre est composée de la maison seigneuriale, d'une cense considérable dans la basse cour, au milieu de laquelle est une petite église, avec un cimetière clos, dans lequel il y a d'anciens tombeaux. Cette chapelle fut fondéc le premier octobre 1595 , avec permission du cardinal de Lorraine évêque de Metz, par N. Collet, et Marie Mengin son épouse, alors seigneurs du lieu.On a fait bâtir à un quart de lieue, en 1751 , la cense de Friend'hall, déclarée par arrêt du conseil de sa Majesté Polonaise, du 8 janvier 1752 , fief dépendant de Dordhall. Cette seigneurie est remarquable par de belles eaux, et par une carrière d'assez beaux marbre ; mais on manque d'ouvriers pour le travailler. DRoITE-VAL. Voyez ATTIGNI. DORMOIS, DONNEVOUX. — Dormois, contrée de France, nommée en latin Dulminsis(1), dans le partage entre le roi Louis et Charles le chauve en 870. Cette contrée s'étendait dans le diocèse de Reims et dans celui de Verdun. Elle est quelquefois nommée Dulcumensis, ou Dolomen(1) Histoire de Lorraine, tome 1, P. 3 1 1,. Preuves.

sis, ou Dulmensis. On connait Cernay en Dormois, et Aumont, Altus mons, dans le pays Dulcumensis. Dun et Montfaucon étaient dans la même contrée ; ainsi elle j'étendait au-delà de l'Aire et de l'Aisne , susqu'à la Meuse. M. Adrien de Valois, dans sa notice des Gaules, dérive le nom Dulcomensis , du petit village de Dulcon, qui en était, dit-il, autrefois le chef-lieu. On trouve sur la Meuse, entre Dun et Forges, à l'orient de Montfaucon, un gros bourg ou village nommé Donnevoux , au diocèse de Verdun, qui pourrait bien avoir donné son nom au Dormois, Dolminsis pagus. Donnevoux avait autrefois des seigneurs particuliers, assez puissans, qui moleslaient les citoyens de Verdun. Un seigneur en particulier, nommé de Villiers, en 1407 (1), usait de grandes memaces contre les citoyens de Verdun, qui avaient fait mourir un espion , qu'il avait envoyé autour de leur ville. Jean d'Apremont, évêque de Verdun, vers l'an 1220 (2), donna à l'abbaye des chanoines réguliers de saint Nicolas des Prés, les églises de Domevoux et de Mescrin. DoUNAN. Voyez FRAMoNT. DROITAUMONT.— Droitaumont, ou Droitemont ou Droitalmont, petit village - du diocèse de Metz, annexe de Jarnisy, situé sur l'Iron, à trois lieues de Briey. Le roi en est seul seigneur : l'abbé de Gorze y est seul gros décimateur; le chapitre de Gorze prend la menue dime; bailliage de Briey, cour souveraine de Lorraine. Il y a environ 15 habitans. Il y a eu anciennement, des seigneurs du nom de Droitaumont (5). Je trouve · qu'en 1552, Huignon de Droittamont, écuyer, reprit du comte de Bar ce qu'il avait audit lieu : le sceau porte une croix comperlée etéchiquetée,brisée d'une bande. Eu 1446, Jean de Rombay, reprit de Jean filsduroi de Jérusalem et de Sicile, la tour

(1) Hist. de Verdun, p. 4oo.

(2) Ibidem. p. lxxvi.

(3) Archives de Lorraine, Layette, Conflans en Jarnisy.

de Droitaumont. En 1554 (1), Gérard de Gouxy ou Gourcy, sieur deVille sur Iron, rend au duc de Lorraine, ses foi et hommages pour la même seigneurie. La même année, Didier Pillard écuyer , sieur de Sorcy-saint-Martin, en fait de même pour le quart de la tour de Droitaumont et ses dépendances qu'il possède, à cause de demoiselle Martelle de Gouxy sa femme. On trouve d'autres dénombremens de la même seigneurie; comme de François de Gourcy en 1575, de Jean de Pouilly, de 1556, pour un huitième en ladite seigneurie de la tour de Droitaumont , contre Christophe de Gondreville, qui en a trois huitièmes, et Gérard de Gouxy pour la moitié; de Louise Collignon , veuve de Philippe de Brun écuyer, seigneur de Mons en Guercy, Brusley, Marvoisin et autres lieux, en son nom et comme tutrice de Christophe et Philippe Lebrun ses enfans, de l'an 1612; d'Antoine de Gouxy seigneur de la Ville au Preys, en 1666,

DROITE - VAL, prieuré.— DroiteVal , Recta-Vallis, prieuré sur la Saône, une lieuc au midi de Darney. C'était autrefois une abbaye de filles, de l'ordre de citeaux ; à présent c'est un prieuré du même ordre, diocèse de Toul , à une demilieue d'Attigny, sur un ruisseau, dans une prairie environnée de bois et de montagnes. Il fait partie de la communauté des verreries et Granges ; bailliage de Darney, cour souveraine de Nancy. Ce prieuré est possédé en règle.

En 1569, Frère Africain Gérard, religieux de l'abbaye de Citeaux, fut pourvu du prieuré de Droite-Val, par le vicaire général de l'abbé de citeaux. En 1572, il y eut contestation entre F. Jean de Gosselin et F. Jean Sellier, religieux de Beaupré, au sujet du même prieuré, l'un et l'autre prétendant en être pourvu; mais F. Jean Sellier l'emporta, et fut mis en possession de son bénéfice par ordre du duc de Lorraine. Voyez encore ce qui est dit à l'art. Attignr.

(4) Ibidem. Layette, la Chaussée.

La communauté des verreries et granges, n'a point de chef-lieu fixe. Il varie, et suit la demeure des maire et sydic annuels. Elle est composée des hameaux de Couchaumont, Grange-aux-Bois , Grangerouge, Grange-Velotte ou Brûlée, Griffon, Lépénoux, le Torchon, de la Hutte manufacture d'acier , d'une forge, plusieurs censes , verreries et moulins. La plupart sont de la paroisse d'Attigny, quelquesuns de celle de Belrupt, à côté et au-dessous de Darney, sur les deux bords de la Saône. Il y a dans les granges et verreries, environ 180 feux. DUDELDORFF. — Dudeldorfl, ville du Luxembourg (1), située sur les frontièref de Trêves, dans la prévôté de Biedbourg, dont elle dépendait originairement. Elle fut érigée en ville, et affranchie de la dépendanoe de Biedbourg, par Jean l'Aveugle, comte de Luxembourg en 1544. Ce prince permit aux bourgeois de se choisir chaque année, d'un commun accord , du milieu d'eux, un bourguemestre capable d'administrer la justice , au nom du comte de Luxembourg, pourvu toutefois qu'il fasse sa résidence au milieu d'eux dans la ville de Dudeldorff. Il les soustrait en même temps de la juridiction de Biedbourg, et les exempte de toutes exécutions et services quelconques, défendant à tous ses officiers, prévôts, justiciers, échevins, et autres gens, de les molester et inquiéter à cet égard. Il donna en même temps pouvoir au juge établi à Dudeldorff, de lever telle somme d'argent qui sera nécessaire pour fermer de murailles ledit lieu de Dudeldorff, sans contraindre personne d'y contribuer au-delà ses facultés. Ce privilége fut confirmé en 1554, par Wenceslas, fils de Jean l'Aveugle , et de Béatrix de Bourbon. Il ordonna qu'incessamment on eût à fermer de murailles , Dudeldorff, mandant au prévôt de Biedbourg d'y tenir la main, et de contraindre ceux qui feraient refus d'y travailler.

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Il y a eu autrefois une maison noble du nom de Dudeldorff, qui portait d'or à trois bandes de gueules, au franc quartier d'azur, chargé d'une étoile d'argent. On trouve des seigneurs de cette maison , dès l'an 1506. DUGNY.— Dugny petit bourg (1), traversé par un gros ruisseau qui tombe | dans la Meuse à une demi-lieue de là. Il est situé à une lieue de Verdun , et à deux de Souilly; l'église paroissiale est du diocèse de Verdun, du doyenné de Souilly, dédiée à la Sainte-Vierge; l'abbé de saint Vincent de Metz nomme à la cure. En 1556, le duc de Luxembourg et le duc de | Bar étant en guerre, Jean de Villemont gouverneur de Verdun, pour le duc de Luxembourg et la cité de Verdun, donnè| rent leurs lettres d'assurement ou de neutralité à Dugny, Landrecourt et autres lieux dépendans du duc de Bar, à condi| tion que ledit duc donnerait pareilles lettres | d'assurement à la ville de Haudéville, dépendante de Verdun. D. Robert des Gabets bénédictin , était natif de Dugny, d'une famille noble; il est célèbre par ses écrits philosophiques, et par la découverte qu'il fit en 1650 , de la transfusion du sang, que les anglais s'attribuèrent quelques années après. DUN. — Dun, petite ville de France, dans le duché de Bar, au midi de Stenay, sur la Meuse, au diocèse de Reims ; elle est située, du moins son château, sur une éminence, qui lui a fait donner le nom de Dunum, qui signifie une hauteur en ancien gaulois. Dun était situé dans le pays anciennement nommé Dormoi ou Doulmois, qui dépendait de la Lorraine mosellane, possédé alors par le duc Fréderic II, duc de Bar et de Lorraine. Vassebourg (2) dit que Dun échut en partage à Frideric, fils du duc Gozelon, lequel Frideric fut pape sous le nom d'Etienne IX, élu en 1057, mort en en 1058. Après son décès, Dun revint à Godefroi le bossu, époux de la comtesse Mathilde, qui tenait

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le parti dn pape Grégoire VII, contre l'empereur Henri IV, schismatique. Cet empereur ayant condamné le duc Godefroi, comme criminel de lèze-majesté, donna Dun à Thierri, évêque de Verdun , qui suivait son parti , par lettres patentes datées de l'an 1066 (1); mais j'ai peine à concilier cette date avec le diplôme de l'empereur Frideric Barberousse de l'an 1156, dans lequel il est dit que l'empereur Othon donna à Heimon, évêque de Verdun, et par lui à scn église de Verdun, les biens dont l'empereur Frideric fait le dénombrement, et où il nomme expressément Dunum castrum cum foresto. Or, Heimon, évêque de Verdun, a vécu en 988, et est mort en 1024, ou 1025 (2), ce ne peut donc être que l'empereur Othon IV, qui a régné depuis l'an 982, jusqu'en 1002, ainsi il faut dire que l'empereur Henri IV, ne fit que confirmer à l'évêque de Verdun , en 1066, ce que cette église possédait déjà sous l'évêque Heimon; ce qui fut confirmé en 1156, par l'empereur Frideric Barberousse, à Albert de Marci, évêque de Verdun. On dit que Godefroi le bossu allant en Italie (5), laissa le gouvernement de Dun à un nommé Halo, qui fit la guerre à ceux de Verdun, parce qu'ils tenaient le parti des schismatiques. Le comte de Crecy ayant peu auparavant surpris la ville de Verdun, le vicomte Halo trouva moyen d'y rentrer, pendant que l'évêque était auprès de l'empereur. C'était apparemment l'évêque Thierri ou Richer. Cet évêque revint en Lorraine avec une bonne armée que l'empereur lui avait donnée, et prit Dun avec le château, sur le vicomte Halo, auquel toutefois il laissa une partie de cette seigneurie, le reste demeurant à l'évêché de Verdun (4). Il y a une lettre d'Engagere, avec celle 1) Longuerue, partie 2, p.192. # † # t. 2, # §

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(4) Vassebourg, t. 6, fol. 434.

de Serhant, portant que le sieur d'Apremont a cédé Dun, avec toutes les appartenances au duc de Bar, et la moitié de Monzey et autres pièces qui dépendent de Dun, même le droit de retrait. En 1095, il y avait un certain Valterus de Duno, qui se disait seigneur de Dun-le Château, en partie, et qui épousa une dame appelée Anzeline, et fonda avec elle le Prieuré de saint Giles dudit Dun; ils y mirent des bénédictins, auxquels ils donnèrent la moitié des moulins de Dun (1). Les évêques de Verdun jouirent de la seigneurie de Dun (2), jusqu'à l'évêque Henri I" du nom, lequel étant entré en guerre avec les citoyens de Verdun ses sujets, appela à son secours Renaut, comte de Bar, et ayant par son moyen réduit au devoir les Verdunais, donna ou vendit audit comte de Bar, Dun avec ses dépendances, Malaumont et d'autres terres, que ledit comte unit à son domaine. Henri 1", évêque de Verdun, a siégé depuis 1117 jusqu'en 1129, et Renaut, comte de Bar, a gouverné ce duché, depuis environ l'an 1107 jusqu'à 1149. En 1519, Gobert d'Apremont et Marie de Bar, son épouse, fondèrent la collégiale d'Apremont (5). Dans le titre de fondation, Gobert se qualifie sire d'Apremont et de Dun, et y nomme Marie de Bar, d'Apremont, sa femme. Il y a lieu de croire que Marie de Bar lui apporta la terre et seigneurie de Dun en mariage; elle était fille de Thiébaut II

du nom , comte de Bar.

Mais la terre et chatellenie de Dun revint aux ducs de Bar, en 1558 (4). Geosfroi, sire d'Apremont et de Dun, ayant déclaré la guerre à Robert J" du nom, duc de Bar, son seigneur dominant, fit venir à son secours le comte de Luxembourg (Charles IV, empereur) et l'intro

(1) Charte des archives des pères minimes de Dun, sous l'an 1o93.

(2) Vassebourg, t. 4, sol. 283, verso.

(3) Hist. de Lorr., t. 1, p. ccxxiii.
(4) Mémoires mss sur Dun.

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