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duisit dans son château d'Apremont; le duc de Bar, pour se venger du seigneur d'Apremont, s'empara du château et de la chatellenie de Dun, et les fit regir par des commissaires. L'empereur Charles IV donna de grands priviléges à la maison d'Apremont, entr'autres, le droit de frapper monnaie, qu'ils ont exercé principalement à Dun, · 1587. Voyez notre dissertation sur les monnaies de Lorraine, p. cxxxvj. En 1577, Geoffroi d'Apremont succéda à Robert (1), son fils, qui fit accord avec lé duc de Bar, le reconnaissant pour son souverain, et être issu de son lignage, le remercie de ce qu'il l'avait tiré de la prison d'Apremont, où son frère Josse l'avait constitué (2). Ledit Gobert échangea Dun , les forteresses et dépendances, et les donna au duc de Bar, avouant que

feu son père Geoffroi, avait commis et forfait ce fief; et en contr'échange, ledit duc de Bar lui donna la terre et

seigneurie de Busancy et dépendances , avec les moulins et hallages de Stenay.

Ainsi la ville et chatellenie de Dun re

vint au duc de Bar. Aussi en 1599, Robert, duc de Bar, et Marie, fille du

roi de France, sa femme, donnent au

prince Edouard de Bar, leur fils aîné, afin qu'il puisse demeurer avec plus de dignité et de bienséance en la cour du roi, avec le dauphin son oncle ; ils donnent, dis-je, à Edouard , le marquisat du Pontà-Mousson, avec la vraie et directe seigneurie et propriété du Châtel, ville et chatellenie de Dun,.. excepté pour nous Robert, duc dessusdit , l'usufruit et seigneurie utile des choses dessusdites, notre vie durant; excepté la ville et chatellenie de Dun, dont l'usufruit et la seigneurie utile demeurera à la duchesse sa vie durant. Et s'il arrivait que le prince Edouard mourut avant le duc et la duchesse, ses père et mère, la ville et

(1) Mémoires mss. (2) Copie d'une chartre, dont l'original est à la chambre des comptes de Bar.

chatellenie de Dun , reviendrait à ladite duchesse sa mère. En 1402, le même Robert, duc de Bar, avec Marie, fille du roi de France, son épouse, fondèrent les deux chapelles du vielmoustier à Dun, qui était près de leurs châteaux et y annexèrent plusieurs rentes, entr'autre les dimes de Brieulles sur Meuse (1). En 1485, Jacques Desarmoises était prévôt de Dun, et en 1500, le même Jacques Desarmoises se défit de son emploi, en faveur de Jean de Rivière, son gendre (2). Louis, cardinal de Bar, faisant donation du duché de Bar à René d'Anjou, son neveu, en 1420 , lui céda en même temps Stenai et Dun, comme . prévoté du bailliage de Saint-Mihiel. Il y eut toutefois quelques difficultés entre Robert de la Marck, seigneur de Sedan, et le duc René II , en 1494 , au sujet de la propriété de Dun-le-Château, que Robert de la Marck prétendait lui appartenir (5). Les parties mirent la chose en arbitrage par-devant le roi Charles VIII, | qui décida apparemment en faveur du duc René, puisque lui et ses successeurs, ducs de Lorraine, en ont joui paisiblement jusqu'à la cession qui en fut faite par le duc Charles IV, au roi Louis XIII, * en 1655. En 1591 , Henri de la Tour, duc de · Bouillon, surprit Dun au profit du roi de France, et tint cette place jusqu'en 1595, qu'elle fut rendue, par accord, au duc Charles III. Au mois d'août 1642, on commença à | démolir les murs de la ville, et le châ'teau de Dun, par ordre du roi. Le sieur de S. Thiébaut, gouverneur de Stenay, étant aussi gouverneur de Dun. Le duc Charles IV, étant à Epinal en 1655, fit ses protestations par devant notaire, disant qu'il n'avait jamais eu intention de distraire la ville de Dun de son

(1) Mémoires mss. - # Chartes des minimes de Dum. (3) Hist. de Lorr., t. 3, p. cccviii.

duché de Bar; mais n'ayant pas été en pouvoir de poursuivre ses protestations, elles n'ont servi de rien. DURBUY.—Durbuy, en latin Durbutum, tire son étymologie, selon quelques auteurs, du tribut qu'on y exigeait des marchands qui passaient par là , pour trafiquer de la Belgique en Allemagne. Durbuy est une petite ville des Pays-Bas, dans le duché de Luxembourg, située sur la rivière d'Ourthe, elle n'est point connue dans l'antiquité. Elle est le chef-lieu d'un comté, qui avec celui de la Roche en Ardenne, appartenait avaut l'an 1000, à la maison de Namur. Henri de Namur, fils d'Albert premier, fut comte de Dur' buy et de la Roche; mais ce comté revint au comte de Namur, et le comte Godefroi en était propriétaire, et le laissa à son fils le comte Henri, dernier mâle de la maison de Namur, qui eut une fille nommée Ermenson, qui fut privée des états de son père, par Baudouin, comte de Hainaut et de Flandre, et par l'empereur HenriVI, qui donna les comtés de la Roche et de Luxembourg, à Othon II, comte de Bourgogne. Par cet arrangemcnt, Ermensinde, fille unique et héritière de Henri l'Aveugle, comte de Luxembourg et de Namur, se vit dépouillée de son héritage (1). Heureusement pour elle, Thiébaut, comte de Bar, son parent et son fiancé, prit sa défense et fit la guerre à Baudouin, comte de Namur, et l'obligea à venir à un accommodement qui se fit en 1199, dans le monastère de S. Médard près Dinant. On en peut voir les articles dans l'histoire du P. Bertholet, t. 4, p. 281 et suivantes. Par ce traité, Thiébaut, comte de Bar, et époux d'Ermensinde, eut le comté de Luxembourg, et celui de la Roche et de Durbuy, et une partie du comté de Namur ; et par ce moyen devint comte de Luxembourg et de Bar. Par un autre traité du mois de mars 1222, fait à Dinan, le comte de Hainaut fit au comte de Bar,

( ) Bertholet, hist. de Luxemb., t. 1., p. 28o.

une cession absolue du comté de Luxembourg et de ses dépendances.

La terre de Durbuy, suivant une chartre de Conon, abbé de Stavelo, de l'an 1124, avait dès lors le titre de comté, quoi qu'aujourd'hui elle soit réduite en simple prévôté. Elle est située sur la rivière d'Ourthe, entre des rocs escarpés ; sa vue du côté de l'occident est assez agréable ; elle n'est point fermée de murailles, mais sa prévôté est d'une grande étendue, et renferme plusieurs villages et hameaux divisés en quatre cours, et en seigneuries foncières. Durbuy porte les mêmes armes que la ville de Luxembourg, excepté la couronne de lion.

Cette ville et ce comté ont été pendant quelque temps entre les mains des comtes d'Ouver-Emden, à titre d'engagistes, qui néanmoins prirent le titre de comtes (1). Les rois d'Espagne l'ont possédée comme ducs de Luxembourg. Ils la cédèrent à la France en 1681 , et la France la leur rendit en 1698.

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la petite rivière nommée Eaugrogne est au-dessus de Plombières : elle traverse ce bourg, et passe en Comté. ECKIRCH.—Richer, religieux de l'abbaye de Senones (2), qui écrivait au XIII° siècle, dit que Blidulphe bâtit une église en l'honneur de la sainte Vierge sur le penchant de la montagne de Belmont, et y érigea neuf autels, construisit un cloitre auprès de l'église, avec des lieux réguliers, et y assembla des religieux, et leur acquit quelques biens. Entre ses disciples, les principaux furent Willaume et Acherie, dont le premier avait même, dit - on, le don des miracles ; et après sa mort son corps fut levé de terre, et mis dans une châsse ornée d'or et d'argent. Le second devint si célèbre par sa sainteté, que la montagne où était bâti (1) Longerue, description dc la France ,

partie 2 , p. 1 1o. · (2) Richer. Senon. Chronic. l. 2, c. 9.

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leur monastère, et qui était auparavant nommée Belmont, fut dans la suite nommée le mont d'Acheric. On trouva quelque temps après des mines d'argent dans ce pays - là; et les , seigneurs qui les creusèrent, et les firent valoir, en ayant tiré une grande quantité d'argent, firent bâtir au même lieu un château , qu'ils nommèrent Acheric. Enfin le saint homme Acheric mourut dans son monastère, et y est enterré dans l'église, devant l'autel de la Vierge, où l'on voit encore son tombeau (1). Ainsi parlait le moine Richer au XIlI° siècle : il ajoute que le prieuré d'Acheric fut donné à l'abbaye de Moyenmoutier par les solitaires dont on a parlé, et que presque jusqu'à son temps on y a vu des religieux envoyés de Moyenmoutier, mais que dans la suite, par leur négligence , l'église du prieuré a été réduite en paTO1SS6o, " On ne voit plus aucun vestige de ce prieuré ; mais il y a deux villages, l'un au septentrion , et l'autre au midi de Sainte-Marie-aux-Mines, distans chacun de demi-lieue de ce bourg , dont le premier s'appelle le petit Echery, et le second le grand Echery. Le monastère bàti en l'honneur de Notre-Dame pouvait être la paroisse même d'Echery. Aujourd'hui le lieu et la paroisse sont occupés par des prétendus réformés et par quelques catholiques, dont la principale occupation est de travailler aux mines. Le nom vulgaire d'Echery est Eckirch. On voit encore auprès d'Echery des mines d'argent. Ce lieu est du diocèse de Strasbourg. ECROUVES.—Le village d'Ecrouves, Scropulae, est au milieu d'une montagne, à une demi-lieue de Toul, sur la route de Paris. Son territoire est arrosé par les eaux du ruisseau d'Ingressin. On y trouve une fontaine, dont les eaux ont été autrefois en réputation : quoique bien plus ferrugineuses que celles de Passy, elles

(1) Richer. Senon. Chronic., l. 2, c. 9.

sont néanmoins fort agréables à boire ; prises à jeun elles sont laxatives et rafraichissantes ; on assure que l'empereur Lothaire, Charles-le-Chauve et Charles-leSimple les ont prises étant au château de Gondreville. Les pères des deux conciles nationaux, tenus à Savonnières-lesToul, en 859 et 862, en ont aussi fait usage. ". La paroisse d'Ecrouves a pour patrone Notre-Dame en sa nativité. Collateur, la maison du S. Esprit de Toul. La dime se partage entre seize portions; la maison du S. Esprit et l'hôpital de Toul en prennent dix ; le reste se partage entre plusieurs autres décimateurs. Seigneur, M. l'évêque de Toul; présidial de Toul, parlement de Metz. Dépend, le Grand-Ménil, Manile magnum. Patron, S. Barthelemi. Les habitans de ce lieu ne font qu'une communauté avec Ecrouves. Il parait que le village d'Ecrouves (1) et celui de Grand-Ménil étaient autrefois fiefs relevans des comtes d'Apremont. Je trouve qu'en 1409, Thiesselin de Domremi, maître écrivain de Toul , reprend d'Anne, comtesse d'Apremont et des comtes ses enfans, le quart des dimes d'Ecrouves. En 1455, Jean Louvyon reprend les mêmes dimes. Pierre Louvyon et Nicolas font , en 1485 , hommage à Emich comte de Linange, sieur de Dasbourg et d'Apremont, pour le quart des dimes d'Ecrouves et du Ménil. On trouve aussi des reprises faites des comtes d'Apremont des mêmes dimes en 1455, par Catherine, veuve de noble Thiébaut Bichier; en 1525, de Simon Boilau, écuyer, demeurant à Raon, à cause d'Isabelle Walre, sa femme, héritière de Thiesselin de Domremi; en 1495, de Louise Collignon , veuve de noble Philippe-le-Brun, au nom de son fils Christophe-le-Brun. , ECUELLE, voyez BOUXIERESAUX - CHESNES. EGEL, oU IGEL, fameux monument

(1) Archives de Lorr. Layette Apremont.

de Secundius, près la ville de Trèves. Voyez IGEL. EIGUEL (L') ou EIGLE, rivière.— La rivière nommée Eiguel ou Eigle vient de la Petite-Pierre, et laissant Boucquenom une lieue et demie à sa gauche, se jette dans la Sare entre Saralbe et Sarguemines. EINFEL oU EIFEL.—Einfel, en latin Effalia, pays dans l'électorat de Trèves, dont il fait partie, et dont il est une des principales seigneuries (1). Il est souvent parlé d'Eifflie, et du pays d'Eifflie, dans les monumens de l'archevêché de Trèves; il est situé entre les rivières de Sures, d'Ure, d'Ourthe, d'Orf et d'Ervan (2). Cette ville, de même que les autres de l'électorat de Trèves, a beaucoup souffert pendant les guerres (5). Le père Vilthème tâche de prouver que les habitans du canton ou du pays d'Eiffel, sont descendus des anciens Taifali, ou des Sarmates, qui passèrent dans les Gaules du temps du grand Constantin. Saint Grégoire de Tours, au quatrième livre de son histoire, parle des Taifales. Voyez le Dictionnaire géographique de la Martinière; mais il les place dans le Poitou, et non dans l'archevêché de Trèves. Tancrade, troisième abbé de Prum, fonda, au neuvième siècle, un monastère de son ordre, sous l'invocation des saints Chrysante et Darie, martyrs, à Fifflie(4); mais dans la suite ce monastère fut donné à des chanoines séculiers, qui le possèdent encore aujourd'hui; et pour marque de leur ancienne dépendance, ils donnent à l'archevêque de Trèves, possesseur de la mense abbatiale de Prum, le revenu d'une prébende de leur chapitre. EINVILLE-AU-JARD.— Einville-auJard, en latin Audoeni villa, est un bourg au nord de Lunéville, et éloigné de cette

(1) De Honthem, t. 1, hist. Trevir, p. 68.

(2)Apud de Honthem, t. 3, p. 1o22.

(3) Gregor. Turens. Histoire de France, t. 4 , c. 19, p.159.

(4) De Honthem. Hist. Trevir, t. 2, p.215, mot. 6.

ville d'environ une bonne lieue ; il tire son nom du Jard, ou bois de futaie, qui s'y voit. Jard, en hébreux signifie un bois , une forêt. Einville est situé sur la petite rivière de Sanon, ou Cernon ; il est cheflieu d'une prévôté composée de 28 à 50, tant villages que hameaux. La terre d'Einville fut possédée par l'abbesse Ave. On ne sait pas distinctement dequel monastère elle était abbesse ; mais on sait quelle était sœur du comte Guillaume, fondateur de l'abbaye de Cluni, qu'elle céda à son frère, le lieu de Cluni, pour en jouir après son décès (1), et à condition qu'elle jouirait pendant sa vie, d'Einville ; Audoeni villa, in comitatu Calmontense, super fluvium cernonis posita, ce transport se fit en 892. En 1214, le duc Antoine, par son contrat de mariage, avec la princesse Rénée de Bourbon, lui donna le château d'Einville-au-Jard et de Gondrecourt, avec leurs meubles, pour assurance de la somme de sept mille livres de rente pour son douaire. Les anciens ducs de Lorraine, ont quelquefois fait leur demeure à Einville-auJard, et y ont bâti un château accompagné d'un parc, qui lui a fait donner le surnom d'Einville-au-Jard ; ce lieu est fort agréable, et avant que le château de Lunéville fut bâti, les princes s'y retiraient pour prendre le plaisir de la chasse. En 1559, la chapelle castrale du château d'Einville, fut transférée et unie au chapitre de saint George de Nancy, par l'autorité de Thomas de Bourlémont, évêque de Toul. Après la mort du duc Raoul (2), la duchesse Marie de Blois, régente de la Lorraine, déclara la guerre à ceux de Metz, fit même le siége de cette ville, et fit le dégat dans leurs terres; les Messins s'en vengèrent sur Frouart, Rosières-aux-Salines et Einville-au-Jard, ils abattirent les arbres du parc, et y séjournèrent deux jours et deux nuits.

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La paroisse d'Einville a pour patron, S. Laurent, et pour collateur, le commandeur de S. Jean de Virlay, ou le Viel-atre, situé aux portes dc Nancy. Le nom d'Einville dans les pouillés, est Einoldi villa ad Jarcum. Nous avons vu qu'anciennement et au dixième siècle, on l'appelait Audoeni villa : les pères tiercelins s'y sont établis en 1708.

Nous avons parlé dans nos hommes illustres de Monsieur Uzier, curé d'Einville-au-parc, qui a composé un ouvrage intitulé le Triomphe des Corbeaux, qui est une espèce d'apologie des bourgeois d'Einville, ses paroissiens, qu'on appelait Corbeaux d'Einville : imprimé à Nancy, en 1619. Le grand duc Charles III, voulant agrandir son arsenal de Nancy, détruisit le cimetière du Terreau qui en était proche, et transféra à Einville-au-Jard, la chapelle de saint Claude qui était dans ce cimetière. En 1422, il y eut une sentence qui adjugeait les deux tiers des offrandes qui se faisaient en cette chapelle, au prieur de Notre-Dame de Nancy, et le tiers partageable par moitié entre le chapitre de saint George et le vicaire perpétuel de saint Evre de Nancy. Il y a une chapelle fondée au cimetière d'Einville, par Marguerite d'Athienville, fille de Simonin d'Athienville, écuyer. Elle prie le duc de Lorraine d'en prendre la défense et d'en amortir les biens. En 1488, sous le duc René II, il y eut une érection de gabelles, sur les vins vendus en détail à Einville-au-Jard, au profit des habitans dudit lieu, à charge par eux d'entrenir les murs qui enfermaient ledit Einville La duchesse Marguerite de Bavière, après la mort de Charles II duc de Lorraine, son époux, arrivée en 1451 , érigea un hôpital à Einville, qui était de son douaire, et y passa le reste de ses jours dans l'exercice de la charité, lavant et baisant les pieds des pauvres et des étrangers,

les essuyant de ses cheveux , et leur donnant libéralement l'aumône. La chapelle de sainte Geneviève située à Einville-au-Jard, dont la collation appartenait au duc de Lorraine , fut donnée par le duc Henri II, le onzième février 1622, aux bénédictins de saint Nicolas, avec tous ses droits et revenus, pour en jouir après la mort du chapelain qui la possédait alors; à charge d'acquitter les messes dont ladite chapelle est chargée, et de l'entretenir, et ne pourront aliéner aucune pièce dépendante de ladite chapelle, sans le consentement exprès du duc de Lorraine; à charge aussi de célébrer le 16 août, un service solemnel de Notre-Dame dans l'église de saint Nicolas ; et qu'après le décès dudit duc et de son épouse Marguerite de Gonzague, ladite messe se dira pour le repos de leurs âmes , et de celles des princes et princesses de la maison de Lorraine. ELOPHE (st-). Voyez SOULOSSE. ENGEL-P0RTE oU ANGEL-PORTE. — Le monastère nommé la Porte-Angélique (1), Engel-Porte possédé aujourd'hui par les dames nobles de l'ordre de saint Norbert, fut fondée en 1221 par Elmeric de Munreau, seigneur du fond nommé Leinhere à Fankel , qui donna au menastère fondé à Comerl, tout ce qu'il avait sur l'eau nommée la Fleuve, c'est-à-dire la cour et la place où était alors bâti le monastère nommé la Porte-Angélique, avec tout le reste qui en dépendait. On y mit d'abord quelques religieuses de citeaux, qui ne s'y trouvant pas assez commodément , et n'y profitant pas apparemment faute de sujettes , se retirèrent dans leur premier monastère. Dans l'intervalle, Philippe seigneur de Wicemberg, qui avait commencé dans les Ardennes, une église, où il avait mis ses trois filles, trouvant le lieu de Comerl plus propre à son dessein, en fit l'acquisition pour trente marcs d'argent et une espèce de forteresse située à Baccarat, sur le (1) De Honthem, histor. Trevir, tome 1. page 8oo.

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