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l'ordre Malthe ou de Rhodes, le 14 pédier la même année les bulles qu'il conjuin 1512.

firma par d'autres l'an 1604. Outre les deux villages du nom d'Avil- En 1609, tous les titres de Barbonville ler, dont nous venons de parler, nous et ceux de la chapelle des Aviots furent mis connaissons encore en Lorraine ; Aviller, entre les mains des Jésuites sous pension village à une lieue de Mirecourt, du annuelle de cent francs. Depuis ce tempsbailliage de Darney; Aviller, cense, là jusqu'en l'an 1654, que le sieur Grasier communauté d'Allignéville , bailliage de mourut, ils y firent des réfections , et Neufcâteau, et Aviller, autre cense, payèrent la redevance due à l'abbé de commueauté d'Auzainviller, du même Béchamps, se regardant non seulement bailliage.

comme collateurs, mais encore comme · AVIOTS ET BARBONVILLE.- La propriétaires de cette chapelle. Ils en alchapelle des Aviots fut premièrement léguaient ces raisons : que le P. Gueret , donnée à l'abbaye de Béchamps par Pierre dans un état qu'il avait fait en 1611 , de évêque de Toul. Matthieu son successeur tous les droits et charges du noviciat, confirma cette donation en 1203. . avait laissé par écrit, et signé de sa main,

En 1288, l'abbé de Béchamps , pour que la collation de la chapelle qui était mettre fin aux difficultés qu'il avait tous autrefois à l'abbé de Béchamps, et puis à les jours avec celui de Moyenmoutier, l'abbé de Moyenmoutier, lui était dévolue pour cause de ladite chapelle et de la avec la terre de Barbonville , et qu'il était seigneurie de Barbonyille , dont elle dé- aussi tenu d'en acquitter les charges des pendait pour la plupart de ses terres , la 65 sols Toulois et de la charretée de foin. céda à l'abbé de Moyenmoutier, à charge Qu'en 1615, monseigneur de Maillane que lui et ses successeurs paieraient aux évêque de Toul, commis par les bulles abbés de Béchamps un cens annuel de 65 du pape Clément VIII, pour reconnaître sols toulois , faisant en monnaie de Lor-cette donation faite aux Jésuites par le raine six francs dix huit deniers, et au duc Erric, et les en faire jouir dans toute curé de Dameleyière une charrelée de foin, son étendue, persuadé que le droit de la à charger à volonté. Depuis cet accord, le chapelle y était compris, leur en avait cens en argent s'est toujours pris, et a été donné des lettres d'union ; qu'après la payé sur la taille de Barbonyille, et la mort du seigneur Gravier le prince Francharretée de foin sur un pré de ladite çois de Lorraine, comme abbé de seigneurie.

Moyenmoutier , en avait été pourvu, mais En 1568, la terre et seigneurie de qu'ayant depuis été informé du droit des Barbonville avec toutes les appartenances, Jésuites , il s'en était déporté par acle du fut laissée au prince Nicolas de Lorraine 18 juillet 1657, et par une lettre du 4 comte de Vaudémont, par contrat d'enga-juin de la même année au sieur Lefèvre gement; et madame Catherine de Lorraine son avocat au parlement de Metz, lui son épouse en jouit, après le décès dudit ordonnant d'abandonner l'appel qu'il en prince, jusqu'en 1588, que le duc Erric avait interjeté comme d'abus, et de cesser la racheta de ladite princesse sa mère. En toutes poursuites. 1593, Jacques Gravier fut pourvu de la En 1663, le sieur Médard qui avait été chapelle des Aviots par le duc Erric, qui pourvu de la chapelle des Aviots par le en était collateur par droit de rachat. prince François abbé de Moyenmoutier,

En 1599, le duc Erric donna pour la et y avait été maintenu contre l'opposition fondation du noviciat des Jésuites de faite à sa prise de possession par le recteur du Nancy, la terre et seigneurie de Barbon- noviciat de Nancy, s'en démit entre les mains ville; et le pape Clément VIII, à la prière du révérend père D. Philibert Galavaux abbé de Charles III duc de Lorraine, en fit ex- et des religieux de Moyenmoutier, lesquels par acte du 14 août de la même foin , et de faire le service accoutumé. année consentirent que la chapelle füt Cette chapelle est aujourd'hui desservie unie au prieuré de Rosières, autant de par les religieux de Rosières. temps qu'il serait à la congrégation, AVOLD (SAINT-) ET HOMBOURG, qu'autrement elle retournerait sous la vulgairement dit HOMBOURG - L'Évêque, juridiction de l'abbé et des religieux de pour le distinguer du grand HOMBOURG, Moyenmoutier.

à deux lieues de Deux-Ponts. Les Jésuites s'y opposèrent, et préten- Saint-Avold, est une ville considéradirent être collateurs de la chapelle , ouble de la Lorraine-Allemande , située sur bien ils demanderent d'être indemnisés des la grande route de Francfort en France, réfections qu'ils avaient faites et des rede et sur la petite rivière de Rosselle, et vances qu'ils avaient toujours payées à non sur la Moselle , comme quelques-uns l'abbaye de Béchamps ; sur quoi il y eut l'ont écrit. Ville autrefois fermée de muun gros procès au bailliage et à la cour railles, située à l'orient de la ville de souveraine de Naney. Pour le terminer, le Metz, dont elle est éloignée de huit lieues, R. P. dom Philibert Galavaux abbé de à cinq lieues de Sarlouis, vers le midi. Moyenmoutier, comparaissant par le Elle tire son nom de saint Nabor, marR. P. dom Hyacinthe Alliot prieur de tyr, nommé par corruption , saint Avold Sainte-Croix de Nancy, par acte passé à en français, et Santderver en allemand, Nancy, le 19 août 1673, se déporta du dont le corps fut déposé dans l'abbaye de droit de patronage et de présentation à la ce nom, vers l'an 750, par Crodegand chapelle des Aviots, située au ban de évêque de Metz, qui en est considéré Vigneulles-les-Rosières, et renonça à tous comme fondateur, car le monastère subles droits qu'il y pouvait avoir au profit sistait assez long-temps auparavant. du père recteur du noviciat de Nancy, en Saint Fridolin, Hibernois de naissance, qualité de seigneur de Barbonville, et cela étant passé en France sur la fin du règne en conséquence d'une option à lui référée de Clovis, au commencement du VI siècle, par un arrêt du 17 janvier 1668, de la et s'étant arrêté à Poitiers , fut chargé du cour souveraine , qui le condamnait à gouvernement du monastère de saint Hirestituer au recteur tout ce qu'il vérifierait laire , célèbre évêque de cette viile. Remavoir payé; d'ailleurs les revenus de la pli de l'esprit de Dieu, il voyagea en chapelle depuis l'an 1599 jusqu'au mois plusieurs endroits et réforma divers mode juillet 1662, tant pour la redevance nastères. Etant arrivé au lieu ou est auannuelle , que pour les réparations de la 1 jourd'hui Saint-Avold , il engagea Sibechapelle , s'il n'aimait mieux se déporter baud évêque de Metz, vers l'an 740 , à y du droit de patronage ou de présentation bâtir un monastère qu'il nomma Hilariaà la chapelle. Le père Guilleminot accepta cum (1), en l'honneur de saint Hilaire. le dépôt, et renonça à toutes les préten- pour qui il avait une dévotion singulière, tions qu'il avait , tant pour le R. P. abbé et sous le nom duquel il consacra tous les de Moyenmoutier, que contre le sieur monastères qu'il fonda , ou qu'il réforma. Médard et les héritiers du feu Jacques On croit que l'abbaye de Saint-Avold fut Gravier vivant, chapelain de ladite cha- d'abord dédiée sous l'invocation de saint pelle, et les religieux bénédictins de Paul. Rosières , tant pour le cens en argent et! Ce ne fut que sous l'évêque Crodegang, le foin, et pour méliorations et frais de vers l'an 765 , qu'il prit le nom de Saintprocès , s'obligèrent de payer à l'avenir , Avold, à cause des reliques de saint Nabor, à la décharge du sieur abbé de Moyenmoutier, à l'abbé de Béchamps, le cens Annal. Benedict. tom. I. pag. 221. en argent , et au curé de Dameleyière, le | Anno 500.

que ce prélal y déposa. L'évêque Angel- | première est située à deux lieues de la ville rame mort en 817 ou 818, augmenta de Deux-Ponts, vers le nord ; la secondeconsidérablement ce monastère , dont il à une lieue el demie de Saint-Avold, vers eşt considéré comme un des plus insignes l'orient. . bienfaiteurs.

Le grand Hombourg subsistait avant L'abbé de Saint-Avold tenait autrefois l'onzième et douzième siècle, et avait titre le premier rang parmi les autres abbés, de Comté. (1) Le comte Volmar ou Folmar aux assises générales de l'évêché de Metz ; était avoué de l'abbaye de Saint-Avold en il prenait aussi le titre de premier baron 787 (2); ces sortes de voués abusaient de l'évêché(1), et ce titre lui est donné tellement de leur pouvoir, que par leurs dans plusieurs traités, passés avec les vexations et leurs pilleries, le monastère comtes de Nassau Savrebruck ; les comtes était réduit à ne pouvoir nourrir le nombre de Sarrebruck, vassaux de l'église de de religieux nécessaires, pour y faire l'office. Metz , furent avoués héréditaires de Hom- Angelrame, évêque de Metz , obligea Volbourg et de la ville et abbaye de Saint-mar à les réprimer, et on lui assigna cerAvold (2). Les évêques de Metz établirent taines terres situées en Alsace, afin qu'à à Hombourg-l'Evêque , et à Saint-Avold , l'avenir il laissât les religieux jouir paisiune cour composée de vingt-quatre per-blement de leurs autres biens. sonnes , qui avaient le nom d'échevins, et Il y a beaucoup d'apparence que ce qui étaient tirés de toutes les villes de la comte Volmar ou Folmar, était aïeul ou la chatellenie. On appelait ce tribunal, la bisaïeul d'un autre Folmar, comte de Homgrande-cour et la vouerie , dont était chef bourg , qui laissa son comlé de Hombourg, le comte de Sarbruck, voué héréditaire ; à son fils nommé Hugues, lequel étant déle comte de Créhange en était arrière-voué. (cédé sans enfans, les seigneurs des ensi

L'abbaye de St.-Avold est aujourd'hui rons, et en particulier Mathieu ser du nom, en règle, et possédée par le révérend père duc de Lorraine, s'emparérent du comté dom Joseph Baudinot , depuis l'an 1744; de Hombourg et des terres des environs , elle reçut la réforme de Saint-Vanne en qui étaient fiefs de l'évêché de Metz. 1607. Elle a été exposée comme tous les En 1127 et 1133, il y avait un Godeanciens établissemens, sur-tont ceux qui froy qui prenoit le titre de comte de Castre, se trouvent situés sur les frontières de la et de Hombourg, et en 1137, Indiction 14, France et de l'Allemagne, à une infinité on remarque Hugues, comte de Dasbourg, de révolutions fàcheuses; ce qui fait que et Volmar, comte de Hombourg. l'on connaît assez peu son histoire ; nous Étienne de Bar, évêque de Metz, mort parlerons de ces révolutions dans la suite, en 1163 (3), entreprit de retirer le comté dans l'histoire de la ville de Saint-Avold, de Hombourg, des mains de ceux qui s'en et dans celle des deux Hombourg, que je étaient emparé, leur fit la guerre, et en ne dois pas séparer de Saint-Avold. particulier à Mathieu Ier, duc de Lorraine,

Nous connaissons deux villes d'Hom-qui régna depuis l'an 1159 jusqu'en 1176. bourg (5), l'une plus ancienne nommée Etienne appuyé de l'autorité et des forces le Grand--Homboug, ou Hombourg-le- de l'empereur Frideric Barbe-Rousse, Château; l'autre plus moderne, nommée réunit Hombourg à son domaine, et en communément Hombourg -l'Évêque. La investit d'autres seigneurs; car en 193,

Mathilde, comtesse de Hombourg , fonda (1) Longuerue , état de France, Partie 2. l'abbaye de Salival. (4) Etienne de Bar pag. 159,

(2) An. 1302 Arrêt de réunion, p. 52, 63. .. (1) Hist. de Lorrainc, pr. p. 293, t. 2.

(3) Le Grand-Hombourg, ou Hombourg-! (2) An 787. le-Château.

1 3) Meurisse, Histoire de Metz, p. 397. Hombourg-l'Évêque.

(1) Hist. de Lorr., t. 2, p. cccvii.

donna l'avocatie de Hombourg, aux comtes l'évêché, comme de Hombourg, de Turcde Sarbruck ses vassaux.

kestein , etc. . Jacques de Lorraine - qui succéda en Philippe à son retour de Rome trouva 1238, à Jean d'Apremont, évêque de son diocèse dans le trouble ; les seigneurs Metz, fonda Hombourg-l'Evêque, et y du voisinage y ayant commis une infinité båtit un château au sommet de la ville (1), de désordres, il fut obligé de les réprimer, dont les ruines subsistent encore; ce châ- par la force, et de retirer comme il put, teau était magnifique pour ce temps-là ; il ce qu'ils avaient usurpé des terres de son y fonda de plus en 1224 ,, une collégiale; évêché. sous l'invocation de saint Etienne, patron Le jeudi d'après la saint Luc de l'an de la cathédrale de Metz.

1227 (1), Frideric, comte de Linanges, Hombourg-l'Évêque est situé sur une fit hommage à Laurent , évêque de Metz, montagne isolée de toutes parts; la chro- pour le quart de Molesberg, avec ses dénique de Metz, l'appelle speculam mun- pendances, rendable à l'évêque de Metz. di (2), la Guérite du Monde, parcequ'il Dans cet acte il est dit, que le comte de domine sur les environs. Jacques de Lor-Linanges et ses successeurs , sont obligés raine (3) y båtit un palais pour lui, et des de faire garde au château de Hombourg, appartemens séparés pour les gens de appartenant à l'évêque de Metz , deux mois guerre de la garnison ; des demeures pour par chacun an, ou en personne, ou par les bourgeois qui forment le bourg de un soldat, qui prêtera serment à l'évêque. Hombourg , et une église proche le chà Burchard d'Avênes, étant monté sur le teau , pour treize chanoines qu'il y fonda; trône épiscopal de Metz (2), entreprit de Hombourg-l'Evêque subsiste encore ; mais retirer des mains du duc Ferri III, le fort déchu de son ancienne splendeur, comté de Castre, suivant les termes de l'en, le chapitre est réduit à quatre chanoines ; gagement qui avait été fait au duc Ferri ; le château abandonné et tout découvert, ce prince qui s'aitendait à en demeurer conserye encore quelques vestiges de son propriétaire, résolut de faire la guerre à ancienne magnificence; on y voit les vestiges l'évêque, et engagea dans sa querelle, le des salles', des écuries, voûtes de caves , comte de Bar; Burchard d'Avènes voyant et un puit très-profond, taillé dans le roc, cet orage se former contre lui, se retira à et large de quinze à seize pieds de dia– Ilombourg-l'Evêque, d'où il envoya demetre; ensorte que depuis assez long-temps, mander du secours à ses parens.,, à ses Hombourg-l'Evêque ne fait plus aucune amis, à ses alliés, et à ses vassaux. Cefigure dans l'histoire.

pendant le duc de Lorraine fit le dégat Après la mort de l'évêque Jacques de sur les terres de l'évêque, et vint ravager Lorraine (4), Philippe de Floranges son St.-Avold, ville dépendante de l'évêché proche parent , lui succéda dans l'évêché de Netz, y fit beaucoup de prisonniers, de Metz; mais son élection fut traversée, et emmena beaucoup de bétail. et il fut obligé de se transporter à Rome, Burchard avec ses troupes se tint en empour la faire confirmer : Pendant son ab- buscade au bois de Varrent, et lui livra sence, le duc de Lorraine, et d'autres la bataille à Beningen sous Helring; les seigneurs, qui avaient des prétentions troupes de Ferri furent battues, plusieurs contre lui, se saisirent chacun de son côté, Lorrains y périrent, et le comte de Lide certaines forteresses dépendanles de nanges y fut fait prisonnier, et acheta che

rement sa liberté,

Renaud de Bar, frère de Henri III, (1) Anno 1542. (2) Hist. Meiens. 13; Hist. de Lorr., tom. I, p. 71, pr.

(1) Menrisse , p. 477. (4) Hist. de Lorr., t. 2, p. 380.

(3) Hist. de Lorr., tom. 2, p. 396.

comte de Bar (1), ayant été élu évêque des de surseoir aux attaques, en attendant le Metz en 1531, fit son entrée solemnelle à secours qui leur venait; mais Ademare St.-Avold l'année suivante 1302 , y fut prévint ce secours et battit les ennemis. reconnu comme seigneur souverain, et il en tua jusqu'a deux mille trois cents. reçut le sermeut de fidélité des bourgeois ; | Thierri Bayer de Boppart (1), qui de là il se rendit au château de Hombourg- était évêque de Melz en 1582, fil de noul'Évêque, y célébrą la messe dans l'église veaux bâtimens à Hombourg-l'évêque, et collégiale de Saint-Étienne, reçut le ser-répara les anciens. Pendant son épiscopat ment de fidélité des chanoines, des voués, qui fut fort court, ses parens s'étaient mis. des sous-voués, et des principaux habi- en possession de quelques terres dépentans.

dantes de l'évêché ; en particulier, ils Sous l'évêque Ademare de Montil, vers s'étaient emparés de Hombourg-l'Évêque, l'an 1345 (2), le duc Raoul déclara la et d'Albestroff; mais Raoul de Coucy, guerre à ce prélat, le poursuivit jusqu'à évêque de Metz , successeur de saint Pierre St.-Avold. Le lendemain, le duc ayant de Luxembourg , après avoir inutilement offert la bataille à l'ennemi, il la perdit, répeté ces seigneuries usurpées, prit les fut renversé de cheval, et obligé de se armes, assiégea Hombourg, et réduisit retirer vers Amance.

cetle place à son obéissance, par traité Philippe de Vigneulle, dans sa chroni- passé entre lai et les Bayer, qui étaient que manuscrite, dit, que ce fut le sei- alors fort puissans dans le pays ; le traité gneur de Rodemach, qui fit la guerre à est de 1388. l'évêque de Metz, qu'il entra sur les te res Les évêques de Metz accordèrent des de l'évêché, avec grande puissance de privilèges considérables aux habitans de gens d'armes , et accompagné de plusieurs la châtellenie de St.-Avold et de Homseigneurs, barons, chevaliers et autres ; bourg-l'Evêque; ces privilèges furent conqu'il vint mettre le siège devant Saint-firmés en 1368, par l'évêque Jean de Ayold , où l'évêque Ademare de Montil Vienne, évêque de Metz, et en 1983, était entré avec ses gens. Il en sortit beau-| par l'évêque Thierri Bayer de Boppart, coup moins fort en nombre de soldats que et en 1389, par Raoul de Couci. Quel son ennemi; il ne laissa pas de remporter que-temps après, le même Raoul de la victoire, et y fut fait prisonnier avec le Couci en 1395, engagea au duc Charles II seigneur d'Aigremont, et plusieurs autres de Lorraine (2), la moitié de Hombourggrands seigneurs, au nombre de 90. l'Evêque et de Saint-Avold, la ville et

Depuis, l'évêque Ademare eut encore château de Remberviller, la moitié du ban grande guerre contre le duc de Lorraine, d'Epinal, la ville et le château de Nomeny, et fit grands dégats dans son pays. de Lucebourg, de Fribourg, d'Hebel

En 1348, Marie de Blois , régente de dange, d’Heligmer, pour s'acquitter enla Lorraine (3), fit la guerre au même vers le duc, d'une somme de quatre mille évêque Ademare. Les comtes de Luné-francs de bon or, qu'il lui devait; l'évêque ville , de Salm , et le seigneur de Rode- | Raoul se réservant le droit de rachat, avec mach, qu'elle avait appelé à son secours, les hommages des vassaux, et çet engageet auxquels elle avait donné le commande-ment dura assez long-temps. ment de ses troupes , s'avancèrent vers St.- En 1433, le duc René fit un accord Avold et en formèrent le siège; la garnison avec Conrade Bayer (3), évêque de Metz, se défendit si bien , qu'ils furent obligés par lequel il lui rendii les villes de Nome

(1) Hist. de Lorr., t. 2, p. 621, 721, An. (1) Hist de Lorr., tom. 2, p. 480. 1381. (2) Ibid. , pag. 524.

(2) Longurüc , partie 2, p. 159. (3) Ibid., p. 533.

13) Ibid., pag. 782.

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