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état souverain, en assurant au duc Nicolas | mari, dont elle n'eut que deux filles :

François son frère et à ses enfans, la suc-
cession au duché de Lorraine ; étant un
démembrement considérable des états de
Lorraine, ne fut pas apparemment du goût
du prince Charles V, qui était alors à Vien-
ne, ni des autres princes de la maison de
Lorraine : car cette cession ne fut ratifiée
par eux, qu'en l'année 1675, après la mort
de Charles IV.
Depuis le retour du duc Léopold, le
prince Henri de Vaudémont a renoncé à
toutes ces terres , en faveur de la maison
régnante , depuis la mort du prince Tho-
masde Vaudémont, son fils et son héritier.
Au reste, la ville de Fénétranges en
elle-même est assez peu considérable, et
ne relève plus aujourd'hui des évêques de
M'etz, qui ont négligé de soutenir le droit
d'hommage qu'ils y avaient exercé pen-
dant long-temps, comme nous l'avons vu.
Dans le titre de la fondation de la collé-
giale de Fénétranges, Béatrix dit expressé-
ment que messire Jean de Fénétranges ,
maréchal de Lorraine et du Barrois,
était son beau-père; mais elle ne dit pas
le nom de son mari.
Nous connaissons un Jean de Fénétran-
ges , maréchal de Lorraine et du Barrois,

viyant en 1456 ou 1465 (1), qui avait

deux filles, Barbe et Magdeleine. Il maria
Barbe au comte de Sarverden, qui se
nommait le duc de Palsegroffen, ou comte
de Palatinat; c'est ce que dit la chroni-
que de Lorraine sous l'an 1465. Elle ne
nous dit pas à qui Magdeleine de Féné-
tranges fut mariée; mais Béatrix sa mère
dit qu'elle épousa Ferdinand de Neubourg
seigneur de Mernay.
Les généalogistes donnent pour mari à
Barbe de Fénétranges, Jean IV du nom,
comte de Salm, auquel elle apporta la
moitié de la terre de Fénétranges.
Pour concilier tout ceci, il faut recon-
naître deux Jean de Fénétranges, tous
deux maréchaux de Lorraine, l'un beau-
père de Béatrix d'Ogéviller, et l'autre son
, (1) Chronique de Lorr, t, 2, hist. de Lor-

raine xxv.

Barbe et Magdeleine; Barbe épousa Ni-
colas, comte de Moërs et de Sarverden,
et peut-être en secondes noces Jean IV,
comte de Salm ; Magdeleine fut femme de
Ferdinand de Neubourg et de Neu-chatel,
seigneur de Merney, selon le titre de la
fondation de Fénétranges ; mais selon les
généalogistes, elle épousa Ferdinand de
Neu-chatel, seigneur de Montagu, qui
est apparemment le même que Ferdinand
de Neubourg, seigneur de Merner, com-
me il est dénommé dans la fondation de la
susdite collégiale.
Ferdinand de Neuf-chatel eut une fille
nommée Marguerite, qui épousa en 1478,
Henri fils ainé d'Osvalde de Thierstein.
Le bon duc Antoine avait donné Féné-
tranges, à Jean comte de Salm, pour lui
et pour ses hoirs, tant mâles que femelles,
excepté la souveraineté , le ressort, l'hom-
mage et la fidélité, l'ouverture et entrée,
issue et saillie, forte et faible ; par traité
du quinze mars 1554.Quatre-vingt-dix ans
après, Charles-Alexandre de Croy, étant
venu demander au bon duc Henri la gra-
tification de ses réserves, Henri la lui ac-
corda pour lui, Ernest de Croy son frère,
et leurs descendans mâles et femelles, par
lettres du 1" mai 1619, et cela sans consi-
dérer les suites de cette donation, qui déro-
geaient aux principaux articles de celle faite
par le duc Antoine.
Avant le traité d'échange conclu le 2
décembre 1751 , par lequel le roi est de-
meuré seul maitre de Fénétranges et de ses
dépendances, et S. A. S. monseigneur le
prince de Salm , du Val de Senones et du
Val de Celles , et de ce qui est en deça
de la petite rivière de Plaine : avant ce trai-
té dis-je, l'ancien bailliage de Fénétranges
était composé d'officiers du roi et du prince
de Salm ; les appels se relevaient au buffet
ou tribunal supérieur, composé de quatre
commissaires, trois du roi et un du prince
de Salm, et de la partie publique pour les
deux. Il fut établi à Nancy, après que le
prince de Vaudémont, à qui Charles IV
avait donné cette terre, en eut fait la ces-

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moins en possession, qu'à la mort du prince de Vaudémont. Quant au val de Senones et aux autres lieux cédés à M. le prince de Salm , par le traité du 21 décembre 1751 , les causes étaient portées en première instance , à Badonviller, par-devant les juges de commune juridiction, et allaient par appel aux deux juges communs, souverains et de dernier ressort, lesquels étaient nommés, l'un par le duc de Lorraine et l'autre par le prince de Salm. Seigneurs de la maison de Fénétranges, recueillis de différens titres, tirés des archives de Lorraine. En 1297, Jean de Fénétranges. En 1515 , Arnoû , seigneur de Fénétranges. En 1524 , Jean de Fénétranges , mari d'Adelaïde de Lichtemberg. En 1527, 1528, 1550, 1554 et 1556, Henri de Fénétranges, neveu de Godefroi de Linange. En 1558, Jean de Fénétranges. En 1540, Jean Burkard et Olry de Fénétranges, qui épousa en 1515, Marie fille • de Geofroi d'Apremont. En 1544, Hugues et Frideric. · En 1547, Hugues, fils de Jean de Fénétranges. En 1551 , Jean de Fénétranges. En 1555, Henry-le-Vieux, seigneur de Fénétranges. . En 1555, 1558, 1560, 1565, Burkard, frère d'Olry de Fénétranges, sa femme est Marguerite de Lonec ou de Fauquemont. En 1561 , Hugelman de Fénétranges. En 1562, Valburge, dame de Fénétrange, mère de .... Sarverden et ayeule d'Agnès, fille de Henri de Sarverden. En 1570, Hugues de Fénétranges, abbé de Gorze. En 1570, Olry de Fénétranges et de

Fauquemont. Il était en guerre avec Pierre ,

de Bar en 1570, 1577, 1581 ; il est voué

d'Alsace et fait son testament en 1582.

En 1575, 1574, 1582, Blanchefleur de Fénétranges. En 1580, 1581 , Jacob de Fénétranges.

",

En 1582, Olry, seigneur de Fénétranges et de Fauquemont, fait son testament où il rappelle son cher fils damoiseau de Fénétranges, décédé et enterré à Villers près Boulay, et sa fille Claire, non mariée , et Valburge de Fénétranges, épouse de Henri de Blâmont. En 1587, 1590, 1596, 1597, 1599, Jean de Fénétranges. En 14 14, 1417, 1420, 1427, Jean de Fénétranges. En 1424. Marguerite de Fénétranges, veuve de Harman, comte de Deux-Ponts, seigneur de Bitche; Simon de Fénétranges son neveu, fils cadet de Fénétranges son frère. En 1427, 1428, 1429, 1452, Burkard de Fénétranges, Simon , Jean et ses deux fils Burkard et Simon. En 1452, Mathieu de Fénétranges. En 1440, 1441, Simon de Fénétranges. En 1449, Arnoult de Fénétranges. En 1468, Jean de Fénétranges, époux de Béatrix d'Ogeviller. En 1472, Pierre, bâtard de Fénétranges, Arnoû de Fénétranges, frère de Jean de Fénétranges. En 1475, Simon de Fénétranges. En 1474, Jean de Fénétranges. En 1479, Madeleine, femme de Ferdinand de Neufchâteau et fille de Jean de Fénétranges. En 1480, Jacob de Fénétranges, Simon Guillaume, Renaud et Michel , bâtards. En 1482, Jeanne de Sierk, veuve de Fénétranges. En 1481 , 1482, 1485, Jean de Fénétranges, père de Marguerite et de Madeleine. En 1482, 1494, Jean de Fénétranges, archidiacre de Trèves, frère de Catherine. En 1469, Guillaume de Fénétranges, frère de Jean de Fénétranges , oncle de Marguerite de Fénétranges. En 1478, Simon de Fénétranges. En 1484, Henri d'Haraucourt, seigneur de Fénétranges et de Brandebourg. En 1469 , Béatrix d'Ogeviller, mère de Magdeleine de Fénétranges. En 1469, Barbe de Fénétranges, femme

à Nicolas, comte de Moërs et de Sarverden. En 1495, Marguerite de Fénétranges et de Brandebourg. On peut voir ci après Ogéviller. . Remarques fournies sur la fondation de la collégiale de Saint-Pierre de Fénétranges, l'origine de ses biens et les révolutions arrivées par le luthéranisme à cette fondation. En 1118, le village de Donnelay, la collation de la cure et les dimes de ce lieu avec celles de Lay, la seigneurie de Vintrimont, la collation de la cure et les dimes d'Abaucourt, la collation de la cure de Vintrange et les dimes du même endroit, avec celle de Vallerange et de Lohr, proche d'Insviller, appartenaient à l'abbaye de Neuviller-en-Alsace. En 1461 , Jean et Béatrix, seigneur et dame de Fénétranges, achetèrent et payèrent comptant tous les susdits biens et droits. En 1475, ladite dame Béatrix, veuve pour lors, et avec ses deux gendres, Nicolas, comte de Moërs et Sarverden, et Ferdinand de Neubourg fondèrent la collégiale de Fénétranges, et pour cela donnèrent et abandonnèrent tous les biens et droits cidessus nommés , avec la lettre dudit acquêt en original. • Depuis ladite année 1475jusqu'en 1565, les chanoines de cette collégiale ont joui desdits biens et droits sans aucun trouble, ce qui est vérifié par Wilhelm Enice et Mathis Dreyssen, hauts officiers des seigneurs de Fénétranges. Mais en ladite année 1565, les chanoines de Fénétranges furent chassés par les seigneurs du lieu, qui avaient embrassé le luthéranisme, comme il est vérifié par une requête à ce sujet , présentée à monseigneur de Dompmartin, cooseigneur de Fénétranges, par les chanoines , le 15 juillet de la même année, et par les réponses y faites. En 1560, les chanoines vendirent à réachat, à la cour de Vintrimont, les dimes, d'Abaucourt et la collation de la cure de ce lieu, au duc de Vaudémont, marquis de

Nomeny, pour la somme de 5,000 R. , de laquelle les receveurs dudit marquisat ont toujours depuis payé la rente aux chanoines, tant que le chapitre a subsisté. Les chanoines n'auraient pu vendre lesdits droits et biens , si ils ne leur avaient appartenus et s'ils n'en avaient eu la possession.Car lesdits chanoines n'ont pour cela jamais eu d'autres titres que la bulle d'Alexandre III, la susdite lettre d'acquêt et les lettres de fondation et confirmation de leur collégiale. En 1567, les chanoines qui s'étaient retirés en leur village de Donnelay, la cure dudit Donnelay étant vacante par la mort du sieur Théodoric Fabric, un de leur confrère qu'ils avaient auparavant nommé comme collateur à ladite cure, parcequ'elle avait été incorporée en leur dite collégiale de Fénétranges par l'acte de fondation, nommèrent le sieur Pierre Bigotius. En 1571, le cardinal de Guise assigna le village de Donnelay aux chanoines errans pour y faire leur service et résidence, unit et incorpora de nouveau ladite cure à la collégiale, et érigea même l'église de Donnelay en collégiale (suppresso nomine parochiali), à condition qu'ils y entretiendraient un vicaire qu'ils nommeraient de leur corps, ou un autre prêtre séculier auquel ils donneraient pension raisonnable. Le tout conformément audit acte de fondation, et à ce qui s'était toujours pratiqué avant leur expulsion. En 1572, les hauts officiers de Rhingrasses, qui s'étaient rendus luthériens, leur envoyèrent une déclaration de toutes les rentes et revenus dont jouissaient lesdits chanoines séant audit Donnelay, dans laquelle la seigneurie, les dimes, étangs et autres biens dudit Donnelay sont spécifiés ; ces officiers s'appelaient Jean Valhauset et Théobald Emich. En 1580, le 26 décembre, les chanoines séants à Donnelay, par ordre du cardinal de Guise, légat du pape, renouvelèrent leurs statuts, et déclarèrent comme ils avaient toujours été observés lorsqu'ils résidaient encore à Fénétranges, dans les

quels sont spécifiés une partie de leurs rentes et biens à eux appartenants, où sont dénommés les dimes et les étangs dudit Donnelay, les rentes provenant de la vente des dimes et cure d'Abaucourt, dimes de Vallerange et Vintrange, admodiées en argent ; ce qui se prouve par le bail des dimes de Vallerange. En 1584, le 4 janvier, les biens, rentes et revenus de ladite collégiale de Fénétranges furent divisés entre les seigneurs de Fénétranges, savoir : entre Charles-Philippe de Croy et Diane de Dompmartin, son épouse, catholiques, d'une part; et les comtes Ottho et Friedrich les Rhingraffes, luthériens, d'autre; en cette manière, savoir : Que lesdits Charles-Philippe et Diane son épouse, cèdent et abandonnent auxdits Rhingraffes les droits qu'ils ont à l'église collégiale et autres églises de la seigneurie, avec les cures et dimes des curés des villages de la seigneurie de Fénétranges , et permis auxdits Rhingrasses d'établir des ministres en la place des chanoines et des curés, tant dans la ville que dans les villages, lesquels jouiraient des biens dont jouissaient les ecclésiastiques; à condition que ledit Charles-Philippe demeurerait seul maître du château de Fénétranges, et qu'à l'égard des biens de ladite collégiale, lesdits Rhingraffes demeureraient maitres de ceux qui sont situées en la baronie dudit Fénétranges, et ledit CharlesPhilippe et son épouse maitres de disposer de ceux qui sont en Lorraine. En 1594, ledit Charles-Philippe de Croy présenta requête à Charles, cardinal de Lorraine, alors évêque de Metz, pour pouvoir faire de nouvelles cures et établir de nouveaux curés, où il avait cédé les anciennes églises et les biens curiaux auxdits Rhingraffes pour les ministres luthériens. Il y fit construire de nouvelles églises, mais qu'il devait doter de ses propres biens, et bâtir à ses frais, ce qui fut exécuté ainsi ensuite. En 1602, il envoya trois chanoines qui restaient audit Donnelay en trois de ces

nouvelles cures, savoir : un à Fénétranges, un à Mithers et le troisième à Lohr, et le doyen dudit chapitre, séant audit Donnelay, eut pour sa part la cure dudit Donnelay, et ledit Charles-Philippe distribua ensuite les biens du chapitre entre ces quatre nouveaux curés, auparavant chanoines de Donnelay, comme s'en suit et conformément à la répartition en faite, savoir : Au curé de Donnelay, les grosses et menues dimes, la seigneurie dudit lieu , avcc les dépendances, cy, etc. Au curé de Fénétranges, les dimes du village de Lay. Au curé de Mithers, le gagnage seigneurial de Donnelay. Au curé de Lohr, les dimes de Vallerange, etc., et le reste comme il est plus amplement porté par ce partage, avant le

j# le curé de Donnelay n'avait que la portion congrue. Les choses sont demeurées en cet état, i jusqu'en l'an 1667, que M. le prince de | Vaudémont, étant devenu seigneur de | Fénétranges, fit expédier des lettres pour le rétablissement de ladite collégiale, avec injonction de poursuivre les détenteurs des biens d'icelle, et les contraindre à leur restitution , déclarant nulles toutes | les dispositions ou traités faits au préjudice | dudit chapitre. En 1682 , ledit seigneur prince de Vaudémont, nomma un doyen et deux chanoines, à ladite collégiale. Et en 1685 , les doyens et chanoines, commencèrent à interpeller les détenteurs desdits biens, à les restituer, et en déguerpir ; en sorte que le curé de Lhor, fut obligé d'abandonner ce que le ci-devant partage lui avait donné des biens de la collégiale , et de les rendre à la masse du chapitre ; ceux de Mitters et de Fénétranges firent de même ; mais celui de Donnelay n'ayant voulu abandonner ni rendre au chapitre ce qu'il avait eu dans ledit partage ; il fut condamné par un arrêt du parlement de Metz, du vingtneuf juillet 1694, d'abandonner la sei

gneurie dudit Donnelay au chapitre; par

cet arrêt le partage est cassé et annulé, outre qu'il l'était déjà par les lettres susdites du seigneur prince de Vaudémont , ct par les sentences rendues contre les curés de Lohr et Mitters. Nor.a. Que par cet arrêt le curé de Donnelay, n'a été condamné qu'au déguerpissement de la seigneurie dudit lieu, et droits seigneuriaux; mais qu'il a conservé encore la jouissance et détention des dimes, et autres biens appartenans au chapitre de Fénétranges , mentionnés audit partage. . FERRIERES.—Ferrières, Ferrariae, village du diocèse de Toul, à une lieue de Rosières-aux-Salines , répondant audit Rosières. L'église a pour patron , St. Remi. La paroîsse est composée de quatre villages, savoir : Villé, Coiviller, Tonnois et Ferrières. Ce lieu tire son nom des mines de fer, ferrariae fodinae. Les P. P. Minimes de Metz sont patrons de la cure de Ferrières, en vertu de l'union faite de cette paroisse à leur couvent de Metz, par le pape Clément VII à l'instance du cardinal Charles de Lorraine, légat à latere, le 25 juillet 1604 et confirmée par Paul V en 1605. Décimateurs, les mêmes Minimes pour les deux tiers des grosses et menues dimes, et le curé pour l'autre tiers , les novales et le rapportage. Il y a outre cela quelqu'autre détail pour les dimes et les charges respectives de quatre villages, qu'on peut voir plus au long dans le pouillé du diocèse de Toul, tom. 1 pag. 146, 147. Bailliage de Rosières, cour souveraine de Lorraine. Il y a dans la paroisse de Ferrières, une chapelle de Notre-Dame, fondée par M. de Savigni. Le revenu en est considérable. Voyez le Pouillé. Charges , une messe fêtes et dimanches , et trois autres par semaines. Les pères de Cîteaux étant venus en Lorraine, vers l'an 1176 (1) voulurent

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d'abord s'établir à Ferrières-sous-Chaligni, dans un terrain stérile et pierreux ; mais y ayant commencé un petit monastère, les habitans du lieu ne voulu-. rent pas les y sousfrir, et les contraignirent de chercher une solitude plus tranquille et plus éloignée du monde. Le duc Mathieu I ayant su leur dessein, leur offrit un vallon fort sauvage , nommé alors Amé-leu, ou Amerlieu, et aujourd'hui Clair-lieu, dans les bois de Haye, où ils bâtirent le monastère, qui subsiste encore à présent. Nous ne connaissons aujourd'hui aucun lieu nommé Ferrières-sous-Chaligny; car Ferrières dont nous venons de parler, en est éloigné d'environ trois lieues : ce pourrait être Sexey-aux-Forges, village près Chaligni, sur la Moselie. Ses forges peuvent être désignées sous le nom de Ferrariœ fodinae , ou Ferrariae simplement. En 1176 Rosières n'était ni si grand, ni si renommé qu'il l'est aujourd'hui. Chaligni l'était davantage. On a donc pu dire alors que Ferrières près Rosières était sous Chaligni. FIQUEMONT. —Fiquémont. Hameau à deux lieues de Briey, n'est remarquable que par la maison de Fiquémont, fort connue en Lorraine. Elle portait d'or à trois pals de gueules, abaissés, surmontés d'un loup passant de sable. Une autre maison de Fiquémont , portant les mêmes armes, dont les seigneurs sont seigneurs de Malatour, ou Marletouren-Voivre. Une autre maison de Fiquémont, portant les mêmes armes , dont les ancêtres ont été et sont encore seigneurs de Montier, et de Parroye. FLABAY ou FLABA. — Flabay, prieuré sur la paroisse de Heippe, proche Souilly, au diocèse de Verdun , vers le Nord. On assure que Flaba servit de retraite aux premiers chrétiens du diocèse de Verdun, (1) dans le temps des per

(1) Hist. de Verdun, pages 13, 15, 2o, 21 et 22.

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