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de Lorraine, Barois, et des trois évêchés; Metz, Toul et Verdun. La partie de Bar-le-Duc, que l'on nomme la ville-basse , comprend : 1° le bourg et la neuve ville qui faisaient anciennement deux villes séparées ; 2° le faubourg de Bar-la-ville, en latin, Barri-Villa ; 5° celui de Rue de Véel ou Vaux-deCombles; 4° ceux d'Entre-deux-Ponts , des minimes et des capucins ; auxquels il faut ajouter celui de Marbot, éloigné de la ville de quelques cents pas, situé sur la route de Bar à Saint-Mihiel, et la cense de Popey, qui appartient au chapitre de saint Max. La ville-basse de Bar est bâtie dans une vallée assez étroite , mais très-agréable par l'aspect dee coteaux chargés de vignes. Cette vallée est arrosée par la petite rivière d'Ornain, recommandable par la bonté de son poisson. On a bâti sur cette rivière trois ponts de pierres, composés de plusiéurs arcades, et plusieurs autres plus petits, d'une seule arcade, au nombre de dix , pour la commodité de ses habitans. Le bourg nommé anciennement le vieux bourg de Bar, est situé au pied de la montagne, au sommet de laquelle est le château bâti par le duc Frédéric I". Car - il ne faut pas croire que ce prince en ait été seulement le restaurateur, comme l'ont avancé quelques auteurs; ce qui supposerait la destruction d'un château bâti précédemment à la même place. Il paraît au contraire par les restes d'édifices érigés en premier lieu sur cette montagne, qu'ils étaient du même temps et du même contexte, et qu'il n'y en avait jamais eu d'autres avant cette forteresse. Ceux qui prétendent qu'il subsistait déjà au cinquième siècle, un château avant celui dont nous parlons , ne se fondent que sur ces conséquences tirées du témoignage des écrivains, qui parlant du rappel du roi Childéric dans ses états par son favori Guinemaude ou Véomade, vers l'an 450, disent : Que ce favori allant au-devant de Childéric, fut jusqu'au château de Bar : Apud castrum cui nomen Barrum est; in Barrensi

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custello. D'où ces écrivains concluent qu'il y avait déjà en ce temps-là un château ou forteresse sur la croupe de la montagne de Bar. Mais il est bon d'observer que le moine Aimoin , qui écrivait au X° siècle, peu de temps après la construction du château de Bar, par le duc Frédéric I", lequel était déjà fameux et pouvait passer pour une forteresse de conséquence; a cru, selon toute apparence, qu'il lui, suffisait de désigner la ville dans laquelle le roi Childéric fut reçu avec honneur, par le château qui dès le temps même d'Aimoin rendait cette ville célèbre. Peut-être aussi cet écrivain a-t-il voulu parler d'un autre château, déjà existant au pied de la montagne où est située l'ancienne ville de Bar, nommée aujourd'hui le bourg , et autrefois le vieux bourg de Bar, où se rendit Véomade, pour y recevoir Childéric. Ce château était le même où se réfugia vers l'an 658, au rapport de Vassebourg, une comtesse d'Ardenne avec ses enfans, et où elle resta pendant quatre ou cinq ans, pour se soustraire à la persécution du roi Dagobert , qui avait fait tuer son mari. On convient qu'il ne reste plus de vestiges de cette première antiquité de la ville de Bar, non plus que dans le faubourg de Bar-la-Ville, qui en était une dépendance en ces temps-là ; mais il n'en est pas moins vrai que long-temps avant le duc Frédéric I", il y avait au centre du vieux bourg un édifice considérable , qui servait de demeure d'abord aux gouverneurs du pays ensuite aux comtes de Bar, successeurs Frédéric, qui continuèrent à y faire leur séjour, jusqu'à ce que le château bâti sur la montagne, qui ne fut d'abord qu'une forteresse sans logement commode, fut mis en état d'être habité commodément. Près de cet ancien édifice était un autre bâtiment , que l'on conjecture avoir tenu comme lieu de citadelle au premier, lequel s'appelait Miroualt ou Mirouault. Il en est fait mention dans un titre de la chambre des comptes de Bar, du 14 mars 1455, dans lequel le roi René I" donne à très fonds à son conseiller-secrétaire Henriet de Bauzeis, une place-masure, soulait étre jadis partie du vieux chä

teau, dit Miroualt, séant au bourg de

Bar, près le cours d'eau du moulin, à charge d'y faire bâtir maison; et dans le testament d'un nommé Demengin Housset, bourgeois de Bar, du 29 juillet 1564, par lequel il fonde la chapelle de l'Annonciation dans l'église de Notre — Dame ; pour laquelle fondation il assigne sa maison sise au bourg de Bar, en leu qu'on dit le chdtel de Miroualt. D'où il s'ensuit que si cet ancien édifice et la demeure des comtes de Bar existaient déjà dès le V° siècle, il n'est pas surprenant que les écrivains dont on a parlé, aient employé les termes de castrum ou castellum, en parlant du retour de Childéric et de sa réception au château de Bar. On trouve dans des titres anciens, que ces anciens édifices, ou la place qu'ils occupaient , appartenaient à un seigneur , nommé Jacques de Bar chevalier, châtelain de Mousson, et que les matériaux qni restaient de leurs ruines, furent employés à bâtir les maisons que l'on voit à présent sur ce terrein. On voit encore aujourd'hui sur le frontispice de la plus considérable de ces maisons , d'anciennes armoiries de Bar, d'Angleterre, de Coucy et de Guines, qui*vraisemblablement furent autrefois placées sur la porte du château des comtes de Bar. Le même Jacques de Bar accorda en 1544, à l'hôtel-Dieu de Bar, le droit de tirer un filet d'eau pour l'usage dudit hôtel-Dieu. A peu de distance de cette ancienne maison, au-dessous et de l'autre côte de la rue , était une autre maison, nommée aujourd'hui la maison de la grande cour, que l'on tient par tradition avoir servi d'offices et de cuisines à la première. Il n'y a pas long-temps que l'on voyait encore sur la porte d'entrée de cette maison de semblables armoiries. Dans une autre rue, appelée la rue des écuries, derrière la même maison, il y avait encore dans le siècle dernier de grands bâtimens, qui étaient les greniers à sel et à grains, avec

les écuries dépendantes du château.Ces édifices furent consumés par le feu en 1 652. Tout le terrein qu'occupent l'hôtelDieu, la maison et l'église des Antonistes, les maisons contigues et la ruelle qui les sépare de l'ancien château des comtes de Bar, en était probablement autrefois une dépendance, notamment le terrein sur lequel était bâti l'ancien four bannal du vieux bourg, qui était un ancien fief, mouvant du château de Bar. Quant à l'hôtel-Dieu, qui eomprend la maison de saint Antoine, depuis que ces religieux furent appelés par le duc Robert pour en avoir la direction, il paraît certain qu'il a fait partie de l'ancien domaine des comtes de Bar, qui ont toujours possédé la propriété de ce lieu , comme fondateurs au moins de la partie qui est restée audit hôtel-Dieu par la transaction de 1579. Le plus ançien monument , qui reste dans ce quartier du bourg , est l'église de saint Antoine, du moins le portail et la nef. Elle subsistait déjà en 700 , sous le nom de chapelle Notre-Dame, près de trois siècles avant la construction du châ| teau par le comte Frédéric I", ce qui fait voir, pour le dire en passant, que la religion chrétienne était dès lors établie dans la ville de Bar. De tout ce qui vient d'être dit, il parait certain que cette partie de Bar, qui contenait les anciens édifices, était la vraie ville de Bar, dont parlent Grégoire de Tours , Aimoin et les auteurs qui les ont suivis, en rapportant la réception que les habitans sirent au rci Childéric à son passage. Il suit aussi que l'ancienne ville de Bar n'était point le quartier nommé Bar-la-Ville, Barri-Villa, mais celui que l'on appelle aujourd'hui le bourg, et autrefois le vieux bourg; et que ce ne fut pas Frédéric I" qui lui donna ce nom , dont il semble inutile de rechercher l'étymologie, comme aussi de réfuter ceux qui l'appellent Fanis, Farus, Basiliea ou Bannis, qui n'ont aucun rapport avec le vrai nom de la ville de Bar, qui n'a jamais été autre

que celni qu'elle porte encore ; ou Bair, comme on lit dans des titres du XI° et XII° siècles, en latin Barrum ou Barrum-Ducis , Bar-le-Duc ; nom que cette ville portait déjà dès le temps de Frédé

ric I", comme il paraît par le traité de |

1252, fait entre Henri comtc Luxembourg
et Thiebaut comte de Bar, trisaïeul du duc
Robert, qui commence ainsi : Je, Henri
de Lucembourch et de la Roche, fais
cognissant à tous que comme discors fut
entre moi et ma suer Katherine duchesse
de Lorreigne et marchise, et Ferri son
fils, mon neveu, et Thiebaut comte de
Bar-le-Duc; ce qui insinue que l'addi-
tion faite au nom de Bar vient de ce que
Frédéric I", qui en fut le premier sei-
gneur, était en même temps duc de
la Lorraine Mosellane. -
Ce prince, outre le château, fit envi-
ronner de murs et de fortifications la ville
de Bar. On entrait dans cette enceinte par
trois principales portes, sans compter celle
par où on descendait du château.Cette der-
nière porte était attachée au château du côté
haut de la côte, dite à présent des jésuites,
anciennement la rue de l'Ecole, au bas
de laquelle, à main gauche en descendant,
est la porte Notre-Dame, autrement Téte-
fendue, à l'opposite de laquelle, au bout
de la rue des Juifs, était autrefois la porte
Houdry, qui communiquait au Prey - de-
Dieu, sur lequcl est bâti une partie de la
ville-neuve. Cette porte fut démolie au
XIV° siècle. La troisième porte, qui était
la plus considérable, est celle que l'on
nomme la porte du Bourg, par où l'on va
aux faubourgs d'Entre - deux-Ponts et de
Bar-la-Ville.
Ces trois portes étaient bâties en forme
de tours quarrées, avec leurs guichets et
ponts-levis sur les fossés de la ville. Elles
étaient défendues chacune par une porte
élevée de l'autre côté du fossé. Ces portes
ne subsistent plus, non plus qu'une partie
des anciens murs de la ville et des fossés
qui sont comblés et occupés par des mai-
sons qu'on y a bâties, qui règnent depuis
la porte du bourg jusqu'à celles de la neure

ville et de Notre-Dame, et qui masquent
les murs de la ville qui restent de l'enceinte
particulière du bourg, et les ruines d'une
ancienne tour ronde, appelée la tour
Bouchart, autrement de l'écrevisse. Le
bourg est composé des rues suivantes ; la
Grande-Rue du bourg, à présent la rue
saint Antoine, la rue du Moulin ou la
petite rue du bourg et la rue des écuries,
anciennement du béguinage ou petit cou-
Vent.
L'ancien château des comtes de Bar et
celui de Mirouault, occupaient l'emplace-
ment de la rue saint Antoine, depuis le
pont V ion, aujourd'hui le pont Croquart,
jusqu'à la ruelle du four. Vers le milieu
de cette rue est la maison des sœurs de la
oharité, fondée par madame de Serin-
champ, dame de Renesson et Fremont,
en 1695.
Au-dessous, du même côté, sont l'hô-
tel-Dieu ou l'hôpital saint Denis et la mai-
son des Antonistes. L'hôtel-Dieu a été re-
bâti tout à neuf aux frais de M. d'Alençon,
résident de la chambre des comptes de
§ Le soin de cet hôpital est confié aux
sœurs de saint Charles de Nancy, au nom-
bre de quatre, qui y furent introdnites
en 1716.
La maison des Antonistes qui faisait au-
trefois partie de l'hôtel-Dieu, fut rebâtie
au commencement de ce siècle, dans l'état
de splendeur où elle est aujourd'hui. Leur
église est encore l'ancienne, excepté les
deux chapelles collatérales de saint Anne
et de saint Nicolas. Le portail de cette
église qui était anciennement celle de l'hô-
tel-Dieu, et dédiée à la Sainte-Vierge et
à saint Denis, est très-ancien , et semble
être antérieur au château. Elle existait dès
le VII° siècle.
L'ancienne maison du béguinage était
dans la rue du petit couvent , autrefois
des vieilles béguincs, ou des écuries. On
recevait dans cette maison un certain nom-
bre de femmes veuves ou de filles àgées,
qui devaient visiter et soulager les pauvres
malades. Ces femmes se nommaient bégui-
nes. Dans le seizième siècle, ces béguines

s'étant relâchées de leur institut et s'étant laissées engager dans les erreurs de Calvin, le grand duc Charles donna leur maison aux bourgeois de Bar, pour y mettre les pauvres malades, qui étaient soulagés des revenus attachés à cette maison , et des aumônes que l'on y faisait ; ce qui a duré jusqu'à ce que cette maison fut achetée par Nicolas-François prince de Lorraine, abbé commandataire de l'Ile en Barrois, qui la donna aux rellgieux de cette abbaye pour servir d'hospice, et où il résidait un religieux sous le titre de proviseur, qui était chargé d'acquitter les messes d'ancienne fondation. Cette maison qui est accompagnée d'une petite chapelle, a été rebâtie depuis peu. La maison et le collége des pères jésuites sont situés presque au bas de la côte, par où l'on monte du bourg au château et à la ville haute : cette rue se nomme la rue de l'ancienne école, dont on voit encore la maison au-dessous de celle du collége, enfermée dans le presbytère qui appartient à la ville, et où loge le curé de Bar. Le collége fut fondé par Gilles de Trèves doyen du chapitre de saint Max, sur l'emplacement d'une maison, qui était un fief relevant du château de Bar et se nommait le fief de Fains, que le fondateur du collége avait acquise de René de Florainville baillif de Bar, et qu'il avait fait rebâtir en forme de collége. Il donna pour cette fondation, qui est du 17 avril 1598, une rente de 2,500 francs, à prendre sur les salines de Dieuze, de Château-Salins et de Salone, pour l'entretien de quatre régens et quatre boursiers. Les pères jésuites furent introduits dans le collége de Bar en 1617, par le duc Henri, à la sollicitation des magistrats et des bourgeois, pour y instruire la jeunesse en la place des quatres régens dont on · n'avait pas lieu d'être satisfait. Le fondateur réserva par son testament la direction de ce collége aux doyens de saint Max et de saint Pierre, au président de la chambre des comptes et au plus proche parent mâle dudit fondateur.

La neuve ville a beaucoup plus d'étendue que le bourg. Elle est composée de sept rues, savoir : la grande rue sur les anciens fossés du bourg, la rue sainte Claire, dite autrefois Thiebaut-Chanterel, la rue du four, dite anciennement la rue Emmy, la rue des tanneurs, nommé autrefois Colet-Hous, la rue des Savonnières, la Côte de l'horloge ou des Serruriers, appelée autrefois la rue Brice-Brichet , par laquelle on monte à la ville haute; et la rue saint Jean, par où on monte à la même ville, du chemin de Savonnières et du petitpont. les deux villes-basses de Bar-le-Duc , c'est-à-dire, le bourg et la neuve ville, n'en font plus qu'une à présent depuis la démolition du mur qui les séparait. Elle est composée de cinq faubourgs, savoir : 1° celui d'Entre-deux-Ponts, situé entre le pont Notre-Dame et le pont qui était autrefois bâti sur le fossé de la porte du Bourg ; 2° le faubourg des Minimes, à l'extrémité duquel, en tournant à gauche, est le grand pont-neuf bâti en 1605; 5° le faubourg des Capucins ;4° le faubourg de la rue de Véel ou du-Val-de-Combles , comme il se nommait autrefois, parce qu'il est placé sur le chemin qui conduit à ce village ; 5° le faubourg de Bar-laVille, en latin Barri - Villa, situé de l'autre côté de l'Ornain, à la rive droite, presqne au pied de la montagne sainte Catherine, opposée à celle du château et de la ville-haute. On trouve à la sortie de ce faubourg tirant vers la montagne , quelques maisons de vignerons, qui restent d'un plus grand nombre qui y demeuraient autrefois. Ce quartier est nommé la petite Egypte, du nom de certains coureurs, diseurs de bonne aventure, que l'on appelait Egyptiens ou Bohémiens, qui se retiraient en cet endroit.

La paroisse Notre-Dame a de tout temps été la seule église paroissiale des ville et faubourgs de Bar. Elle est bâtie dans le faubourg de Bar-la-Ville. On ne peut fixer au justc l'époque de la construc

tion de cette église moderne de Notre

Dame, ni de celle qui subsistait avant la cession de la cure à l'abbaye de St.-Mihiel. On conjecture par l'architecture qu'elle a pu être bâtie sous le règne du duc Robert ,

ter cette opinion et renfermer l'ancienne ville de Bar dans le vieux bourg, et dire que Barri-Villa en était une dépendance comme son nom le signifie. On peut

dont on voyait les armoiries, il y a quelques années, au hàut de l'ancien portail sur le petit cimetière.Dierrière cette église,| la croupe de la montagne où il est, si la un peu à côté, il y a une ehapelle assez | ville avait été bâtie de l'autre côté de la spacieuse, érigée en 1649, nommée avec rivière ; ce qui serait encore moins proraison la chapelle des morts, parce que bable, si le duc Frédéric Io n'en eût été les murs en sont faits de têtes et d'ossemens'que le restaurateur, et que cette forteresse de morts, rangés avec symétrie, et joints eut déjà subsisté au temps du passage de à chaux et à sable. Le prieuré de Notre- Childéric.

Dame est à côté de la paroisse dont le | Quant à la forêt de saint Etienne , qui jardin est arrosé par le ruisseau de Nave- avoisinait, dit-on, le château de Bar, il est ton, qui y prend sa source de là va faire assez croyable qu'on donna ce nom à cette moudre le moulin de Couchot. Le prieuré forêt, après que l'église castrale fut bâtie est habité par trois religieux bénédictins et consacrée particulièrement sous l'invoqui y sont envoyés par le prieur de l'ab- cation de ce saint martyr. Il peut se faire baye de Saint - Mihiel, dont l'un a le aussi que l'espace de terrain qui était titre de prieur, et jouit au nom de celui de entre cette forêt et les fortifications exté

ajouter qn'il n'est guère croyable que le ehâteau qui le domine aurait été bâti sur

Saint-Mihiel qu'il représente , des droits
honorifiques attachés à la qualité de curé
primitif.
C'est là tout ce que nous avions à dire
sur le faubourg de Bar-la-Ville, qui
vraisemblablement ne fut jamais l'ancienne
ville de Bar, par où passa Childéric à
son retour.Ajoutons que c'est encore une
erreur de croire qu'il y ait jamais eu un
château bâti ou commencé sur la monta-
gne de sainte Catherine, au pied de la-
quelle était dit-on, situé l'ancien Bar,
qui s'étendait sur la droite de ce faubourg,
en remontant du côté de celui de Marbot.
Ce prétendu château est un être imagi-
naire, dont il ne reste aucun vestige |
mais seulement d'un hermitage dédié à
cette sainte, dont on remarque le terraïn
qu'il occupait.On trouve un vieux registre
de plus de 500 ans, qui marque qu'un
hermite de ce lieu fut condamné pour vol
à étre pendu.
A l'égard de l'étendue que l'on donne
à l'ancien Bar-le-Duc dans cette position,
depuis la montagne sainte Catherine jus-
qu'à la rivière, tirant vers la vallée de
Nayves y compris l'espace sur lequel est
Bar-la-Ville, il faut ce me semble, reje-

| rieures du château, s'appelait Mont-Mé-
lian : mais on ne trouve rien de positif sur
cela.
Le faubourg de Marbot est une espèce
de hameau éloigné d'un quart de lieue du
Pout-neuf, sur la route de Bar à Saint-
Mihiel. Popé ou Popey, est une cense
ancienne très-considérable, située à droite .
de l'Ornain, entre Marbot et Silmont.
Cette cense, qui servait autrefois de lépro-
serie ou maladrerie, fut donnée au chapitre
de saint Maxe en 1454 , par le roi René.
Il y a une chapelle ou petite église très-
ancienne , dont il ne reste plus que le
sanctuaire. Cette léproserie est très-an-
cienne : il en est fait mention dans un titre .
de Thiebaut II comte de Bar, de l'an
1.255, qui parle des maîtres et frères de
la maison des malades de Popey.On trouve
près de cette maison, en allant à Silmont,
des traces d'une chaussée Romaino.
A une lieue et demie de Bar, un peu
plus loin que le village de Ressons, on .
trouve un hermitage bâti au milieu des
bois, dédié à sainte Geneviève. C'était
autrefois un château appartenaut aux
comtes de Bar. Ce château subsistait en-
core au commencement du XIV° siècle,

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