Images de page
PDF

. détruit à la révocâtion de l'édit de Nante. En 1625, les affaires de cet électeur s'étant mal tournées, et l'ayant obligé de se retirer en Hollande, il y vendit Lixheim ét dépendancc, avec les biens de Crauf· fihal qui avaient été compris dans son acquisition, au duc Henri second de Lorraine, par contrat passé à la Haye, le 28' novembre, sur la fin de la même année. En 1624, le duc Henri II, maria Henriette de Lorraine sa nièce, sœur du duc Charles IV à Louis de Guise, baron d'Ancerville, etc., et connu dans la suite sous le nom de Louis de Phalsbourg, prince de Lixheim, parce qu'il jouit desdites terres indépèndantes l'une de l'autre, qui avaient été données en apanage à la princesse Henriette de Phalsbourg. Il possédait encore Sampigni et plusieurs autres seigneuriés en Lörraine. En 1629, les troubles d'Aifemagne s'étant communiqués en Alsace, Louis de Phalsbourg mit sur pied à ses frais, trois mîlle hom3mes d'infanterie et cinq cents chevaux, et alla joindre les troupes de l'empereur Ferdinand II. Il s'emparà des passages et arrêta les rebelles. n reconnaissance de ses services, l'empereur érigea la terre de Lixheim en principauté immédiate du saint empire, et fui en fit expédier la même année le 12 févrièr 1629, un diplôme nommé la bulle d'or. | Ce brave prince ne jouit pas longtemps de sa nouvelle dignité, car il mourut l'année suivante sans laisser aucun enfant. La princesse Henriette se conserva tous ses domaines, et s'attacha en particulier à àgrandir la principauté de Lixheim, èt à y attirer des sujets. Elle fit battre monnaie en la ville de Lixheim en 1'652 et 1655 ; et comme elfe n'y avait ni château, ni hôtel , elle loua pour ce, la maison d'un particulièr; c'est de là que viennnent les pièces d'argent et les sols détaillés si exactement au mémoire envoyé de Senones. Elle épousa en 1644 Dom Carlo Guasco.

Ene épousa ensuite François de Gri

maldi gentilhomme génois, fort riche. (On ne convient pas du mariage avec l'espagnol). Elle mourut sans enfants en 166l , et son second epouxjouit de tous ses biens, et portà le nom de prince de Lixheim, jusqu'à sa mort arrivée en 1695. La principauté de Lixheim passa à Alexandre de Grimaldi, neveu du défunt, par la protection de la France, sous la réserve qu'elle serait réversible à la Lorraine à défaût d'enfants mâles. Alexandré de Grimaldi étant mort en 1702, sans aucùn enfant , la principauté de Lixheim fut réunie à la Lorraine en 1705, et gouvèrnée d'abord comme terre étrangère. · En 1707, elle fut mise sur le pied des autres prévôtés de la Lorraine, à quelques privilèges près , qui lui furent conservés; et fut depuis, mise ad instar des autrès. Jusque là Lixheim avait été soumis poür le spirituel à un vicaire apostolique, comme bâti sur le fond d'une abbaye, où nul évêque n'avait eu de juridiction. ais depuis l'avénement du roi Stanislas en Lorraine, on reconnait à Lixheim l'évêque de Metz, et on y suit les statuts de son diocèse. LOISEY. — Loisey, village du barrois, baffliage de Bar, diocése de Toul, situé entre l'Aire et l'Ormain , à deux lieues de Bar et de Ligni, ayant un château bâti en 1660.La paroisse a pour patron St.Remi. . Il y a sur le finage de la paroisse un ermitage dédié à sainte Geniève-aux-bois. Dans le traité de 1501 , par lequel Henri III , comte de Bar fait hommagelige à Philippe-le-Bel, roi de France, il est dit : et de ce que madame Alix de Nettancourt tient de nous à Gerri et à Loisey . - · Il est'encore pàrlé de Loisey en deux où trois autres endroits du même traité; ce qui fait juger que dès lors cette seigneurie appartenait à pfùsieurs seigneurs. En 1540 , Henri, évêque de Verdun, et Henri, comte de Bar, désirant que

[ocr errors]

leurs villes d'Erize St. Dizier, de Signeulle, de Jaroye et de Loisey, puissent à l'avenir se peupler et s'améliorer, et être mieux gardées et défendues, font entr'eux un appointement, par lequel ils conviennent que les Bans, la justice haute, moyenne et basse, tous les hommes, rentes, profits et revenus, gardes et autres choses, seront communs entr'eux et leurs successeurs , pour moitié, promettant de ne s'accroitre l'un sur l'autre ; que les maires et échevins rendront la justice aux habitants desdits lieux; et s'ils n'étaient d'accord, ils iront quérir conseil à Sampigni et à Bar. Il y aura prison commune à Erize; chaque conduit de ces villes payera deux poyles à pâques, et taille en deniers à la St. Remi, à la volonté des seigneurs, payeront l'ost et la chevauchée quand besoin sera. On connait un autre village du nom de Loisey : Loisy ou Loiser , proche Dieulouart, village du diocès de Metz, et non de celui de Toul, situé sur le bord de la Moselle ; prévôté de Dieulouard, bailliage de Verdun, parlement de Metz, subdélégation de Toul. Loisy est annexe de Charpaigne ou Serpaigne. L'église ou chapelle est dédiée à St. Pierre, et desservie par un vicaire résident. Il y a près de là l'ermitage de saint Firmin, situé l'orient de Charpaigne, et dans l'ancien territoire de cette ville. il appartient aux pères jésuites de Pont-àMousson, à qui il fut donné par Nicolas Pseaume évêque de Verdun. L'ermitage de saint Blaise, dit du converse, dans le même territoire. On tient que cet ermitage était autrefois une maison de templiers. Le duc René donna le 22 avril 1489, ce lieu à frère Gilles de Berlemont, du tiers-ordre de saint François, pour y demeurer avec deux de ses confrères, dont l'un devait être prêtre, l'autre laïc, pour y habiter comme ermites, et non pour y bâtir un couvent.

LONGEAU, ( Le) ruisseau. — Le

ruisseau de Longeau a sa source dans le Verdunois. Il passe à Allamont, Dompierre en Voivre, Brainville et Friaville, villages du bailliage d'Etain, et se joint à l'Iron au-dessus de Conflans en Jarnisy.

L0NGEVILLE-EN - BARROIS. -Longeville, Longavilla, village sur la rivière d'Ornain, diocèse de Toul, office, recette et bailliage de Bar, présidial de Châlons, parlement de Paris. Il y a un maire, qui est reçu comme ses prédécesseurs l'ont toujours été au bailliage de Bar, et reçoit ensuite les autres officiers de cette mairie ; elle était composée, selon un ancien régistre de ce bailliage, en l'an 1606, d'un maire, d'un lieutenant-général, d'un lieutenant particulier , d'un substitut , d'un greffier en chef et d'un greffier comruis; le Maire et ses lieutenants avaient une juridiction très-étendue, et pouvaient condamner à soixanle sols d'amende. Le duc Léopold comprit cette mairie dans son édit de création des offices dans ses états, du dernier août 1698 , pour un maire seulement, et l'augmenta par autre édit du vingt janvier suivant, d'un lieutenant de maire, d'ua substitut, de deux procureurs postulants et de deux sergents, tous à titre de finance.

Cette mairie est en possession d'exercer la police champêtre, et de connaitre de toutes les actions à ce sujet; elle a aussi toujours exercé la police dans le lieu, concurremment et conjointement avec les officiers de la police de Bar. Il y a à cet effet à Longeville, deux commissaires de police, l'un nommé par les habitants de ce village, et l'autre par les commissaires de police de Bar, qui sont obligés d'aller à Longeville le choisir par devant le maire, et le lui faire agréer; ce maine est de plus en possession de faire visiter le ban, quand il lui plait, pour voir s'il y a des retraites pratiquées, ou autres délits commis, et de condamner les déliquants ; on voit même une ordonnanee de cette mairie de 1704, qui fait défense de pratiquer des rctraits. La paroisse a pour patron saint Hilaire.

Saint Gérard, évêque de Toul, reçut ! de la duchesse Beatrix en place de la montagne de Bar, Monplone, Brillon, Fongeville, Resson, Tannoi, Van et le mou-, lin, Courcclles, Basincourt etMalberg(1). Et saint Gérard lui céda les abbayes de saint Diey et de Moyenmoutier, avec des sujets de retenue, et les mines de saint Diey , mais seulement en précaire, et l'usufruit pour la vie seulement de la princesse Beatrix, LONGEVILLE, ou GLANDIERES. — Longeville, abbaye de bénédictins, au diocèse de Metz , de la congrégation réformée de saint Vanne et saint Hidulfe, à une lieue de la ville de saint Avold, est nommée Glandières dans les anciens monuments. Elle a pour patron saint Martin, ct a toujours été possédée en régle par des religieux de l'ordre de saint Benoît, et n'a jamais été donnée en commende. Comme cette abbaye est située sur la grande route de Lorraine en Allemagne : elle a été exposée plus que beaucoup d'autres, à une infinité de révolutions et de pillages , ce qui est cause qu'elle a beaucoup perdu non seulement de ses biens, mais aussi des anciens monuments de son histoire. On lit dans un diplôme donné à ce monastère, par Louis le débonnaire, en 856, qu'il fut fondé en l'honneur de la SainteVierge et de saint Martin, par Bondagisle, père de saint Arnoû, évêque de Metz, et bâti par les bienheureux Digne et Undon. L'église paroissiale de Longeville, est dédiée sous l'invocation de S. Magne. La réforme de la congrégation de saint Vanne, fut introduite à Longeville en 1606, par le R. P. François Thierri, abbé régulier de ce monastère. En 1552, sous le gouvernemant de bastien Tervenu, abbé de Longeville, l'abbaye fut entièrement saccagée et brûlée le ! jour de saint Remi, par les troupes d'Albert | de Brandebourg.

(1) Histoire de Lorr. t 1 pag. 147. preuves.

[blocks in formation]

Galvic, M. de Hontheim dans son histoire de Trèves, le R. P. Vilthem jésuite, en ont parlé et ont proposé sur cela leurs conjectures. On prétend que ce lieu était au voisinage de l'abbaye de saint Hubert . en Ardennes , et qu'on remarque des vestiges de ce nom , dans un lieu nommé Glare, qui est le diminutif du mot Longlare. M. de Gotric (1) cite un diplôme de l'empereur Othon II, daté de Curtis Longlar, in pago osning, in comitatu Gozilonis. Il montre que les Ardennes sont désignées dans l'ancienne langue Allemande, sous le nom d'Osming ou Osding, qui signifie une grande forêt de même qu'Ardenna. Le père Vilthem , cité dans M. de Honthem , dans son histoire de Trèves , croit que le palais de Longolare était situé près le Neufchâteau en Ardennes, et que ce Neufchâteau s'est formé du débris de Longolare. Ce lieu est une paroisse d'une étendue extraordinaire, puisqu'on compte jusqu'à trente villages ou hameaux de sa dépendance : tout cela ne conduit qu'à la vraisemblance , et ne donne que des conjectures. Ce palais de Longolare ou Longoluna, dont on vient de parler, est fort différent du pays de Longane : pagus Longanensis, qui s'étend au-dela et en-deçà du Rhin, et qui tire son nom de la rivière de Longane ou Lohane. On peut consulter sur ce canton ,. M. de Honthem, histoire de Trèves, t. 1, p. 70 et 71. Il y a beaucoup d'apparence que Longolare n'est autre chose que Longliere ou

(1) Gotric, l. 3, p. 589.

Langliere, dans le Luxembourg (1) près Neufchatel, à une bonne lieue au nord de cette ville, qui est situé à quatre bonnes lieues d'Arlon vers l'orient. Le duc Godefroifils de Gathelon, y fonda versl'an 1050, un prieuré qu'il céda en 1055, à l'abbaye de Florence. LONGWIC et le prieuré de MontSaint-Martin. — La ville de Longvic est située sur la petite rivière de Chiers, qui se décharge dans la Meuse, entre Mouson et Sedan. Longwic est placé entre Luxembourg, Thionville et Mont-Médy ; sa situation sur une hauteur, bordée d'un précipice du côté de l'orient et du midi , s'étend vers le couchant dans une campagne très-fertile. Cette place est de figure hexagone (2). Il y a un bastion coupé du côté du précipice, mais il est soutenu par deux demi-lunes, et par deux ravelins. Elle est à trois quarts de lieue d'Arlon ; elle appartenait autrefois au duc de Lorraine et dépendait du bailliage de St.-Mihiel, comme étant du haut Barrois, ou du Barrois non mouvant. Le roi Louis XIV la fit fortifier après la paix de Nimégue , et l'a mise en l'état où l'on la voit aujourd'hui, pour l'opposer à Luxembourg , et servir de barrière à la Champagne, et aux trois évêchés de Metz, Toul et Verdun. Longwic est divisé en haute et basse ville. L'ancienne ville est la basse, la neuve est la haute, qui est régulièrement fortifiée. Tel est son état moderne. M. Mussey (1) ancien curé de Longwic, dans son ouvrage intitulé la Lorraine ancienne et nouvelle, soutient que le nom ancien de Longwic, était Long-castre, et qu'il fut bâti par Alberon , roi des Gaules, qui posséda , dit-il , l'Alsace, l'Ardenne, avec ce qui faisait l'ancien duché de Mosellane et autres terres sur les extrémités des Gaules, vers le Bas-Rhin. Que ce

(1) Histoire de Luxembourg, tome 5, pages 131 et 132. (2) Andifret et Longuerue. (3) Mussey Lorraine ancienne et moderne, p. 5, 24 et 25.

prince pour s'assurer dans ses états, rétablit la ville de Strasbourg brûlée par Attila; qu'ensuite il bâtit le château d'Epinal, de même que celui de Marsal, et fortifia le château de Namur et celui de Castriloque ou Long-castre, qu'il soutient être le même que Longwic ; mais tout cela n'est fondé que sur des histoires fabuleuses ou peu assurées. Nous savons qu'Epinal est beaucoup plus récent que ce prétendu roi Alberon, qui n'est point connu dans les meilleurs historiens, et qui n'exista jamais ; je crois même que le château de Long-castre dont parlent les historiens, est le château de Mons, nommé par les anciens Castrilocus. Le même M. Mussey, nous apprend qu'à une portée de canon de Longwic, on voit une ancienne forteresse, aujourd'hui démolie, qu'on croit avoir été un camp romain, nommé Titelberg, comme qui dirait la montagne de Tite : que dans le terrain qu'occupait cette forteresse sur une hauteur, aujourd'hui en culture , on trouve assez souvent dans la terre, d'anciennes médailles des premiers empereurs, depuis Jules-César , jusqu'à Valentinien: qu'on y remarque des restes de murs, de tours et d'autres édifices très-solides, bâtis de très-grands carreaux de pierres de taille brûlés d'un côté ; ce qui fait conjecturer que cet édifice a été consumé par les flammes. Du côté du midi, est une belle fontaine qui servait à la commodité du camp. Des débris de ce camp ou de cette forteresse, on croit que le château et la ville de Longwic ont été bâtis. Long-temps après, le château fut ruiné par ordre de la France, pendant les dernières guerres de Lorraine, en 1670. Il consistait en une grande place d'armes carrée , très spacieuse, à l'un des côtés de laquelle était un grand puits, et à l'autre côté une grande et belle église, et un nombre de maisons assez considérables, pour loger environ 50 bourgeois nobles ou vivant noblement, en jouissant d'une parfaite franchise.Ce château était soutenu du côté du nord, d'un fort donjon, avec un palais. magnifique, ayant une grande salle avec une

[ocr errors]

chapelle castrale, de vastes écuries, et tous les appartemens convenables pour loger un prince ; les murs et les tours étaient d'une épaisseur étonnante. L'ancienne ville de Longwie (t) était contigue au château, sous la vue du donjon, revêtue de bonnes murailles de pierres de taille, avee plusieurs tours situées à la portée de l'are, l'unedel'autre.Cette ville fut démolie par ordre du roi LouisXIV vers l'an 1670, et ce prince en fit rebâtir une nouvelle à quelque distance de l'ancienne. La ville et le comté de Longwic (2) ont été possédés anciennement par les comtes particuliers indépendans, dont le dernier n'ayant laissé qu'unefille nomméeClémence ou Ermensende, elle l'apporta en mariage à Conrade comte de Luxembourg, qui en eut plusieurs enfans. Mais Mathilde sa fille eut en partage le comté de Longwic, qui était un propre de sa mère. Elle l'apporta en dot à Godefroi comte de Castel , sur la rivière de Blise ou Blewe. Henri arrière petit - sils de Godefroi, ne laissa que des filles, dont l'aînée épousa Renard ou Renaut de Lorraine, l'un des plus jeunes fils de Ferri H, duc de Lorraine. La race de Renaut étant éteinte, le comté de Castel ou Castres passa dans une autre maison. Longwic sur la sin du douzième siècle, était possédé par le duc Ferri II, qui le vendit au mois de septembre 1292 , à Henri comte de Bar, pour la somme de vingthuit mille livres ; c'est ce que dit M. l'abbé de Longuerue dans sa description de la France, à l'égard des comtes de Castres ou Castel. On peut voir la généalogie des comtes de Castres. Histoire de Lorraine, tome II, prélimin. pages xxrr et xxr deuxième édit. Voiei ce quc nous savons cn particulier de la ville de Longwic, depuis qu'elle a été possédée par le duc de Lorraine. Dès l'an 1208, le duc Ferri II et Thiébaut

[ocr errors]
[merged small][ocr errors]

d'accommodement, par lequel il fut arrêté que ces deux princes et leurs sujets auraient paix ensemble , et que le comte de Bar jouirait paisiblement de tout ce qu'il avait au commencement de la guerre ; mais qu'après sa mort, le duc Ferri II entrerait en jouissance des châteaux de Longwic , de Nancy et d'Amance, qui appartenaient audit comte de Bar, et qui avaient été cédés au due Ferri, à cause de son mariage avec Agnès fille du comte. Il paraît donc certain que Longwic ne vint au duc de Lorraine, que par son mariage avec Agnès fille du comté de Bar. En 1214 (1), Agnès de Bar, veuve du duc Ferri II et mère du duc Thiébaut I, céda à son dit fils, tout l'héritage paternel et maternel, à savoir : Amance, Longwic et Stenay , ensemble le douaire que son feu mari lui avait donné. Le sceau représentant eette princesse, est une dame tenant sur le poing un oiseau. Longwic demeura en propre au duc de Lorraine, jusqu'en 1456 ou 1457 (2) qu'il fut engagé au duc de Bourgogne avec d'autres places de Lorraine, pour le paiement de deux cent mille écus, qui avaient été promis audit duc de Bourgogne, pour la rançon du duc René I", qui était en prison entre ses mains. Le duc de Bourgogne tenait encore garnison dans Longwic et dans Ligni en 1444. Le duc Jean , père de Charles II (5), avait prêté une grande somme d'argent au duc de Bar, qui pour assurance du paiement, avait engagé Longwic au duc de Lorraine : celui-ci dissérait tant qu'il pouvait de recevoir le paiement de la somme prêtée, étant bien aise de garder Longwic, qui était à sa bienséance. Le cardinal de Bar usa de subtilité pour lui faire délivrer son argent. Il lui envoya six tonneaux de bon vin de Dijon (4), et dans

(1) Archives de Lorraine, Layette, maria (os etC.

(2) Hist. de Lorraine, t.3.p. 799.

(3) Chronique de Lorr.

Hist. de Lorr.. t. 3, p. v.

(4) D'autres liscnt 12oqueues d'excellent vin.

« PrécédentContinuer »