Images de page
PDF
ePub

tir ce feu céleste dont David étoit transporté en prononçant ces paroles (1) : « Le feu s'allumera » dans ma méditation ». C'est de là que naît dans les ames pieuses, par la consolation du SaintEsprit, l'effusion d'une joie divine; un plaisir sublime que le monde ne peut entendre, par le mépris de celui qui flatte les sens; un inaltérable repos dans la paix de la conscience, et dans la douce espérance de posséder Dieu : nul récit, nulle musique, nul chant ne tient devant ce plaisir : s'il faut pour nous émouvoir, des spectacles, du sang répandu, de l'amour, que peut-on voir de plus beau ni de plus touchant que la mort sanglante de Jésus-Christ et de ses martyrs; que ses conquêtes par toute la terre et le règne de sa vérité dans les cours; que les flèches dont il les perce; et que les chastes soupirs de son Eglise, et des ames qu'il a gagnées, et qui courent après ses parfums ? Il ne faudroit donc que goûter ces douceurs célestes, et cette manne cachée, pour fermer à jamais le théâtre, et faire dire à toute ame, vraiment chrétienne : Les pécheurs, ceux qui aiment le monde, me racontent des fables, des mensonges et des inventions de leur esprit : ou comme lisent les Septante : « ils ale racontent, » ils me proposent des plaisirs ; mais il n'y a rien » là qui ressemble à votre loi (2) » : elle seule remplit les cæurs d'une joie qui, fondée sur la vérité, dure toujours.

Pour ceux qui voudroient de bonne foi qu'on (1) Ps. XXXVIII. 4. - () Ps. cxvm. 84.

réformât à fond la comédie, pour, à l'exemple des sages païens, y ménager à la faveur du plaisir des exemples et des instructions sérieuses pour les rois et pour les peuples; je ne puis blâmer leur intention: mais qu'ils songent qu'après tout, le charme des sens est un mauvais introducteur des sentimens vertueux. Les païens, dont la vertu étoit imparfaite, grossière, mondaine, superficielle, pouvoient l'insinuer par le théâtre : mais il n'a ni l'autorité, ni la dignité, ni l'efficace qu'il faut pour inspirer les vertus convenables à des chrétiens : Dieu renvoie les rois à sa loi, pour y apprendre leurs devoirs : « Qu'ils la lisent tous les jours de leur vie (1) » : qu'ils la méditent nuit et jour, comme un David (2):

Qu'ils s'endorment entre ses bras, et qu'ils s'en» tretiennent avec elle en s'éveillant », comme un Salomon (3) : pour ļes instructions du théâtre, la touche en est trop légère, et il n'y a rien de moins sérieux, puisque l'homme.y fait à la fois un jeu de ses vices et un amusement de la vertu.

(1) Deut. XVII. 19. - (-) Ps. cxyın. 55, 93, 96. — (3) Prov. Vi. 22.

FIN DU TOME TRENTE-SEPTIÈME.

DU TOME TRENTE-SEPTIÈME.

LETTRES DIVERSES.

[ocr errors]

20

LETTRE PREMIÈRE. A S. Vincent de Paul. Sur une mission qui devoit se faire à Metz.

Page 3 II. De M. Bélacier, évêque d'Auguste , à S. Vincent de Paul, Sur la même mission.

5 III. De Bossuet à S. Vincent de Paul. Sur des lettres de la Reine,

au sujet de la mission de Metz, et sur les violences des Protestans
contre une fille catholique.

8
IV. A M. de Monchy. Sur le même sujet.
V. A S. Vincent de Paul. Sur le même sujet.
VI. Au même. Sar le même sujet.

16 VII. Au même. Sur le même sujet.

13 Relat.ox d'un fait mémorable arrivé dans le cours de la mission de

Metz.
VIII. A nne Dame de considération. Sur la mort de son mari. 23
IX. Au maréchal de Bellefonds. Sur sa disgrace.

33 X Au même. Sur le même sujel.

35 XI. Au même. Sur les grâces que Dieu lui a faites.

36 XII. A M. Dirois, docteur de Sorbonne. Sur la traduction italienne,

qu'on vouloit faire à Rome, du livre de l'Exposition. 39 XIII. Au marechal de Bellefonds. Sur les raisons que le prélat a

eues d'accepter l'abbaye de Saint-Lucien, que le Roi lui a donnée, l'usage qu'il se propose de faire de ses revenus; la conversion de M. de Troisville, et les heureuses dispositions de M. le Dauphin.

42 XIV. A M. Dirois. Sur la traduction du livre de l'Exposition, qu'on méditoit de faire à Rome.

46 XV. Au même. Sur le même sujet, et sur plusieurs Oraisons funèbres.

50 XVI. Au même. Sur d'autres traductions du livre de l'Exposition.

55

62

XVII. Au même. Sur le gratis de ses bulles, pour l'abbaye de Saint-Lucien.

Page 53 XVIII. Au maréchal de Bellefonds. Sur M. de Troisville et M. le Dauphin.

54 XIX. Au même. Sur la conversion de la duchesse de la Vallière,

et les ménagemens qu'exigeoit sa foiblesse. XX. Au même. Sur le même sujet.

57 XXI. Au même. Comment une ame peut conserver le repos dans l'agitation des affaires.

59 XXII. Au même. Sur la conduite de Dieu à l'égard de madame

de la Vallière, et sur l'horreur que nous devons avoir de nous

mêmes, en nous considérant à la lumière de la vérité. XXIII. Au même. Sur la résolution de madame de la Vallière, de se faire Carmélite.

65 XXIV. Au même. Sur sa nouvelle disgrâce.

66 XXV. Au même. Sur le même sujet, et sur la persévérance de madame de la Vallière.

68 XXVI. A M. Dirois. Sur les longueurs qu'il éprouvoit à l'égard

de la traduction italienne du livre de l'Exposition, et sur quelques ouvrages imprimés à Rome.

69 XXVII. Au maréchal de Bellefonds. Sur les avantages de la re

traite, la grandeur de l'homme, et le mépris du monde. 71 XXVIJI. A Ferdinand de Furstemberg, eveque et prince de Paderborn. Il loue son génie, son savoir et ses vertus.

73 XXIX. Au maréchal de Bellefonds. Sur la traduction du Nouveau Testament, imprimée à Mons.

75 XXX. Au même. Sur les effets de la puissance miséricordieuse de Dieu, et la droiture du cour.

77 XXXI. A dom Mabillon, religieux Bénédictin. Il lui témoigne la

satisfaction qu'il aura de le posséder à Saint-Germain. XXXII. Au maréchal de Bellefonds. Sur la maladie de son fils. 80 XXXIII. A Louis XIV. Sur les caractères d'une véritable conversion.

82 XXIV. Au même. Sur l'obligation où il étoit de travailler au sou

lagement de son peuple, et sur les moyens d'y réussir. 86 INSTRUCTION donnée à Louis XIV. Quelle est la dévotion d'un Roi.

92 XXXV. A M. Dirois. Sur la traduction italienne de l'Exposi

tion. XXXVI. Extrait d'une lettre de M. de Pontchateau d M. l'évêque

de Castorie. Sur le livre de l'Exposition de la Foi catholique. 99 Ibid. XLI. Au même. Sur un Mémoire de M. de Condom, au sujet de son livre de l'Exposition.

79

98

102

XXXVII. Extrait d'une lettre de M. l'évêque de Castorie à M. de Pontchateau. Sur le même sujet.

Page 103 XXXVIII. Du même à M. de Pontchateau. Sur le même

ourrage.

Ibid. XXXIX. Extrait d'une lettre du même , où il fait l'éloge de M. de

Condom. XL. De M. de Pontchateau à M. de Castorie. Sur M. de Condom.

103 XLII. RÉPONSE de M. de Condom aux observations de M. de Castorie sur le livre de l'Exposition.

104 XLIII. De M. de Castorie à M. de Pontchateau. Sur les raisons qu'il a eues de ne point écrire à M. de Condom.

107 XLIV. Du même à M. de Condom. Il approuve ses raisons pour ne rien changer dans son Exposition.

Ibid. XLV. Au maréchal de Bellefonds. Il lui parle da dessein que l'on avoit eu de le rappeler, et de quelques-uns de ses écrits.

109 XLVI. A M. Dirois. Sur les ouvrages d'Holstenius, l'état des vier

ges au temps de Dioclétien, la morale corrompue, et différentes traductions du livre de l'Exposition.

INC XLVII. A M. de Caslorie. Il lui envoie la traduction latine de son

Exposition, et lui donne de grands éloges et à ses ouvrages. u3 XLVIII. Réponse de M. de Castorie. Il loue le zele de M. de Con

dom, qui l'avoit porté à faire composer une traduction latine

du livre de l'Exposition. XLIX. Au maréchal de Bellefonds. Sur la nécessité de s'oublier

soi-même, l'esprit qu'on prend dans l'Ecriture sainte , et les dispositions de M. le Dauphin.

115 L. A M. le Roi, abbé de Haute-Fontaine. Il l'exhorte à ne point

publier sa réponse à la lettre de M. de Rancé, contre sa Disser

tation sur cerlaines pénitences usitées à la Trappe. 117 LI. Extrait d'une lettre da mardchul uc Bellefonds à Bossuet, sur

les disputes du temps. LII. Au maréchal de Bellefonds. Il lui donne des avis relatifs aux

disputes présentes, et lui fait connoitre ses sentimens sur le fait de Jansenius.

123 LIII. A la révérende mère Abbesse, et aux Religieuses de Port

Royal. Il les exhorte à donner à leur archevêque une marque de leur obéissance, en signant le Formulaire; et leur démontre qu'elles y sont tenues.

126 LIV.

I 22

« PrécédentContinuer »