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le 16* jusqu'aux 32' & 33e degrés au dessus de zéro; le: z3 Juillet, à trois heures après midi, le thermometre est monté à 34s degrés, & s'est soutenu à cette hauteur jusqu'à^ quatre heures. &c demie; le 244u même mois, il est monté au 33e degré vers trois heures; une demi-heure après, le temps s'est obscurci, & il s'est élevé un vent fort, mêlé d'une poussiere épaisse, qui a duré une demi-heure; pendant ce temps, le thermometre a commencé à descendre ; à quatre heures,le vent a cessés il est tombé de la pluie; le thermometre étoit à 3 3 degrés ; le 2 5; & le 2 6 Juillet, le thermometre est monté à ^degrés, &.le 28 à 33 degrés par un vent du Nord, -, .''

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Le 19 Juillet, lc pcre Amiot mît dam un réseau de fortes ficelles, un bloc de glace de figure irréguliere, & il le suspendit à une balance placée en plein air, exposée au vent & à tous les rayons du soleil. '. .,.('' ',

Province de Pe-tektlù

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î8 DE S CRI P Tí ÒN GÉNÉRALE hors de la glaciere depuis deux ou trois jours, car le Pere de V>in^ut ^miot apporte qu'il la fit acheter chez l'un de ceux qui font payés par {'Empereur pour donnergratis deì'eau fraîche à^Doire à tous ceux qui en demandent.Là' glace récemment tirée de la glaciere, fond bien plus difficilement, & on la transporte à Pe-king, d'un endroit à l'autre, même pendant les plus fortes chaleurs de'Tété y sur des'brouettes découvertes,! avec áUílî peu'de"précaïïrío'ri que fi i'oW transi portoit de simples briques ou Hes 'cailloux; elle ne laîfíe d'autre trace après-elle ,r' le íongdú' chemin, que quelques gouttes qu'elle laisse tomber 'paf 'intervalle., Gn est donc

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irnée d'un grand nombre de pairticutes initreuses^ i.qui; Ia «onser*; Vent très-long-temps dans son état de. congélation.' ^. Le Père Ami.ot rapporte, encore,;, que toutes les eaux, soit de puits , soit de riviere , ont- à- Pe-king une qûalité qui doit parpîtrë singuliere'; elles déposent ú'rié' esp'ece ìde tartre dans les vases où elles, fé j ournerrt-,. & dans ceux où on les fait bouillir. Les Chinois appellent cette espece de tartre du nom de kien; il est blanc quand il est déposé par les eaux qui n'ont pas encore subi l'action du feu, & jaunâtre' quarid il est déposé par les eaux cuites : ce kien n'a ni odeur ni saveur, n'est propre à rien. » La premiere » occasion que j'eus de le connoître, dit le Pere Amiot, » me sut présentée par le hasard; je faifois remplir tous » les soirs, d'eau fraîchement tirée du puits, un petit vase » de porcelaine ; ce vase avoit un couvercle que je fermois » toujours exactement, pour empêcher que les insectes ou » la poussiere ne vinssent à salir mon eau. Après quelques

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i°. Si les eaux de la province du Pe-tcheli contiennent beaucoup de nitre, il n'est pas moins certain que l'air qu'on y respire en est abondamment chargé. Voici quelques preuves défait j jqu'on ne révoquera pas en doute: i°. Malgré des alimens peu sains, tel que la chair de la plupart des animaux domestiques, morts de vieillesse ou de maladie, dont le basnpeuple demette pFOVjiniçe se repaît avidement ; malgré la

Province de Pe-ttheti.

í mal-propreté & toutes les incommodités qui résultent? d'un logement bas , humide, resserré* où tous les individus d'une même famille font, pour ainsi dirë, entassés les uns sur les' autres, il ne fe forme point de peste dans le Pc-tcheli, & l'on n'y voit presque aucune de ces maladies épidémiques qui font si communes en Europe. i°. Tous les comestibles se conservent à Pe-king, pendant un temps assez considérable, fans être sujets à la corruption: on y mange des raisins frais jusqu'à la Pentecôte, des poires & des pommes jusqu'à la Saint Jean; les sangliers , les cerfs, les daims, les chevreuils, les lapins, les lievres, les faisans, les canards, les oies, & tout le gibier qu'on apporte de la Tartarie à Pe-king, dès le commencement de l'hiver ; les poissons de toute espece, qu'on y transporte aussi des rivieres du Leaotong, se conservent, sans le secours du sel, dans leur état de congélation pendant deux ou trois mois, quoique chaque jour on les expose au marché, & que chaque jour on les porte du marché dans les maisons particulieres, & des maisons particulieres au marché , jusqu'à leur débit total, qui n'a lieu ordinairement que vers la fin de Mars : il est certain que ces faits annoncent dans l'air une qualité antiputride , qui ne peut être que le résultat de la grande quantité de nitre qu'il contient.

3°. Le nitre n'est pas moins abondant dans la terre qui forme le fol du Pe-tcheli; il suffit de s'éloigner de Pe-king de deux ou trois lieues , n'importe par quel rumb de vent, pour découvrir des champs entiers qui en font couverts. Tous les matins, au lever du soleil, la campagne, dans certains cantons, paroît aussi blanche que si une légere couche de neige commençoit k fondre for fa superficie.

En ramassant avec un simple balai tout ce qui est blanc,
on en tire beaucoup de kien 3 du nitre & du sel. On prétend
que ce sel peut tenir lieu du sel usuel; il est au moins
certain qu'à l'extrémité de la province, vers Siuen-hoa-fou>
les pauvres & la plupart des paysans n'en emploient pas
d'autre. Pour ce qui regarde le kien de terre, on s'en sert
pour laver le linge , comme nous nous servons du savon.
Quoique les terres du Pe - tcheli soient chargées d'une
grande quantité de parties nitreuses , elles ne forment
cependant pas d'arides déserts; on les cultive avec foin,
& un travail opiniâtre les force de devenir fertiles; elles
gelent en hiver jusqu'à trois ou quatre pieds de profondeur,
& elles ne dégelent que vers la fin de Mars, ce qui suffit
pour expliquer comment la gelée tue, aux environs de
Pe-king, des plantes que M. Linnœus a élevées dans la
Suede, qui est de près de vingt degrés plus septentrionale
que ne lest la capitale de l'Empire Chinois.
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ARTICLE II.

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Province de Kiang-nan.

IANG-NAN, qui est la seconde province de l'Empire, est, sans contredit, l'une des plus fertiles, des plus commerçantes, & par conséquent des plus riches de la Chine; elle est bornée au couchant par les provinces de Ho-nan & de Hou-quang, au midi par celles de Tche-kiang & à£.Kiang-Jì.t.z\i levant par le golfe de Nan-king; le reste confine à la province de Chan-tong. Les Empereurs ont tenu long-temps leur Cour dans

Province dt Pe-tcheli.

Province de Kiang-ntn.

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