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Officiers du titre de

DE LA CHINE, 177il s'en trouve encore dans les villes du titre de Ouei, S5SSSSSSS5 qui font enceintes de murs , mais non fortifiées. Les ctim *

Officiers établis dans ces différentes villes font:

Cheou-pei, .. . . . . jo.

Tfien-tjbung. „ . . . 250,.

Cheou-pei > pour la garde
des portes 50;

Total 350^

En additionnant toutes ces quantités , on aura pour nombre total des Officiers, nommés parl'Empereur pour commander la Milice Chinoise. . .7411.

Remarquons que chacun de ces Officiers ,. outre les soldats qui font immédiatement fous ses ordres , entretient encore une foule d'autres hommes, qui composent ce qu'on appelle son Ya-men ou Bureau; que dans chacun de ces Ya-men , il se trouve des Bas-Officiers pour transmettre & faire exécuter les ordres , des Secrétaires & des Scribes pour tenir registre de tout, & des gens de service, toujours prêts à être employés selon le besoin. Le nombre de ces individus est à celui des Officiers dont ils composent le Bureau , au moins comme dix est à un. Multiplions par dix le nombre des Officiers,. & nous aurons. 74," o.

II faut remarquer encore qu'il n'est pas fait mention r dans l'Almanach militaire, de ces Officiers subalternes qu'on appelle à la Chine du nom de Ouai-ouei, & qu'on peut comparer à nos Lieutenans, parce que les Ouai* ouei ne font pas tous nommés par l'Empereur, & que le nombre n'en est pas fixé. Les Ty-tou ont le droit d'élever au premier grade militaire ceux des soldats qui se font 1 *«■ diítingués, ou par quelque belle action., ou parleur été , &c que nous savons d'ailleurs que l'usage étoit ci- ï devant d'annoncer chaque année au Souverain l'état de P'puUTMn u la population de son Empire, nous pouvons supposer que ce dernier dénombrement sut fait la septieme année du regne de Kien-long, c'est-à-dire en 1743. Mais pour nous restreindre toujours aux évaluations les moins fortes, reculons ce dernier dénombrement le plus loin qu'il soit possible, en ne le supposant fait que dans la premiere année du regne de Kien-long, c'est-à-dire en 17.36; voyons ensuite, d'après les états comparés del' Y-toung-che, quelle étoit la population en 1736, & de quelle quantité, elle s'est accrue jusqu'en 1743- . i . -.

Population de la constante exactitude à remplir leurs devoirs. Le nombre

Ckirtt de ces Officiers ne nous étant pas plus connu que celui des soldats qui composent les garnisons des villes, ou qui, d'un bout de l'Empire à l'autre, sont disposés de distance en distance sur toutes les grandes routes, tant pour la sûreté des voyageurs, que pour donner des signaux par le moyen du feu, lorsque la nécessité l'exige; nous les compterons tous in globo, & nous supposerons , suivant notre méthode d'évaluation qui est toujours en moins, que le nombre de tous ces hommes est à celui des Officiers comme cent est à un. Cette évaluation nous donnera le nombre 741,100, qui 3 joint aux quantités précédentes, produira, pour la totalité des Officiers, soldats 5c autres, attachés à la Milice Chinoise (*). . . . . 822,621.

Les gens de guerre font, à la Chine, chefs de famille comme tous les autres individus qui composent la nation; il faut donc multiplier leur nombre par cinq, & nous aurons pour le total des bouches , qui, par le privilége de la Milice, ne font point comprises dans 1 enumération qu'on a faite des contribuables .... 4,113,105.

Ajoutons ce nombre à celui des bouches déjà trouvées 145,545,615.

Nous aurons. . . . . - . . . . 149,658,720.

» II faut encore, dit ici le P. Amiot, plus de cinquante » millions pour compléter les deux cents millions &c plus » que j'ai assignés pour être le nombre des habitans de la » Chine. Où les trouverons-nous? L'Auteur des Recherches

-r ■ — ■•(*) Observons qu'un Lettré Chinois s'est moqué de ce calcul du P. Amiot, en lui assurant qu'au lieu de 811,61.1, il eût dû placer ici au moins 1,000,000.

» philosophiques fur les Egyptiens ô les Chinois (M. Paw} g ■ „■ n — » nous permettra volontiers, fans doute, de les prendre * <*

» parmi ces voleurs qui infefient les grandes routes de L ^
» l'Empire jusqu'aux environs de Canton; parmi ces Tro-
,j glodytes qu'on y trouve en fi grand nombre; parmi ces
M familles errantes qui désertent l'intérieur des terres pour
» aller vivre aux environs des villes- commerçantes,
M l'appât du gain les attire; parmi ces Moines mendians,.
» ces châtrés ô ces esclaves, auxquels nous pouvons join-
» dre encore tous ces aveugles & ces Bon\effes, qu'il con-
» fond fort mal à propos avec ces malheureuses victimes
» que la pauvreté & le libertinage ont livrées à l'infamie
» de la prostitution. Et lì tous ces gens-là ne suffisent
» pas, je leur joindrai cette multitude d'Employés aux
» Douanes, qu'on fait être en très-grand nombre; &
» sur-tout les habitans de ces villes flottantes, qui, sur
» leurs barques ou leurs radeaux, semblent faire une
» nation particuliere au milieu de la nation. Dans tout
» ce que j'ai dit jusqu'à présent, il n'a point été question
» des habitans de la ville de Pe-king, qui font trè^-certai-
nement au nombre de plus de deux millions ; nidesMant-
» cheoux qui vivent parmi les Chinois pour les contenir
» les gouverner; ni des Artisans, ni des Ouvriers en foie , ■
». dont le nombre doit être en proportion, non feule-
'> ment des individus de leur propre pays pour lesquels
» ils travaillent, mais encore de ceux des nations étran-
» geres, qui viennent chaque année charger leurs vaif-
» seaux du fruit de leur industrie; ni de ces petits Com-
» merçans en détail qui inondent toutes les villes & les
» bourgades de l'Empire; ni enfin de ce petit peuple

; 1 = ,» qui, ici comme par-tout ailleurs, & plus encore que ?otdauo*d» u n par tout ailleurs % compoíè ce qu'on appelle le gros » de la nation «.

Observons ici qu'il se trouve un déficit considérable dans
les calculs du P. Amiot, qui, en assignant le nombre des
Contribuables existans dans les differentes provinces de
l'Empire, ne fait aucune mention de la province de Fou-
kien. Cette singuliere omission n'est ni motivée ni réfléchie:
elle ne peut être que l'effet de l'oubli ou de la distrac-
tion. Le nombre des contribuables du Fou-kien, cn 1743,
époque du dénombrement dont nous venons d'exposer
les diverses parties, montoit à 1,5*8,607.

En multipliant par cinq ce nombre de
chefs de famille, nous aurons pour le nom-
bre des bouches du Fou-kíen 7, 643,o35.

Ajoutons ce nombre au total des bouches
déjà trouvées , . . . 149,658,710.

Nous aurons un nouveau total de. . . i57»3OI,755«

Cet état de population étoit celui de Tannée 1743, date de Timpression du Livre Y-toung-tche : mais cette population doit s'être considérablement accrue depuis cette époque, parce qu'on observe qu'elle continue de faire à la Chine des progrès sensibles ; c'est ce que constate le Livre même Y-toung-tche, qui compare les résultats de deux dénombremens, & où il est dit : Dans le dernier dénombrement qui fut fait, le nombre des contribuables de chaque province étoit de tant, il a augmenté de tant. II seroit à désirer que Tannée de ce dernier dénombrement dont on parle, eût été désignée : comme elle ne Ta pas

été,

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