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SB Cet accroissement de population est encore plus sensible EopuUuon^ de u ^ans je $e_tcfiUen% Cette province ne contenoit autrefois

"que cent quarante-quatre mille cent cinquante-quatre familles qui fussent 'inscrites pour le tribut: on en compte aujourd'hui trois millions trente-six mille trois- cent quarante-deux. Cette énorme augmentation ne provient fans doute que du grand nombre de familles qui, lors de l'invafion des- Tartares , se retirerent dans les montagnes de cette province, 8t qui s'y font établies. II en est de même de l'augmentation qui s'est faite dans les provinces de Ckzn-fí &c.de Kan-sou. , où une multitude de familles se résugierent à la même époque. Ces divers accroifle* ) mens ,, dont on a tenu un compte exact pendant plusieurs années , donnerent lieu à une foule de difficultés pour la perception du tribut.; Cës difficultés, jointes à celles qui résultoient du grand nombre des exempts , des pauvres, des Ouvriers ambulans, des gens de rivieres, &c. engagerent enfin l'Empereur Yortg-t<king à abolir le Jinting pour lui substituer le Ty:ting3 c'est-à-dire, à changer la capitation en taille réelle, afin' que les revenus de l'Etar fuílent moins variables, & que leur recouvrement fît d'une maniere plus exacte & moins onéreuse áu

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Nous avons conduit le calcul du P.Aniiòt, íùr la population Chinoise, -à cent cinquante-sept millions trois cent un mille sept cent cinquante^cinq; mais les objets qu'il assigne enfuite pour le reste de son évaluation, pourroient peutêtre laisser encore, dans l'esprit de nos Lecteurs , quelque doute sur la possibilité de porter à deux cents millions le nombre deshabitans de la Chine. Pour justifier Taílèrtion

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de ITiabile Missionnaire, & la metwe à l'abri de tout soupçon f——"S d'exagération, nous allbns/donner un dénombrement plus p<>PulaTMn & **r complet & plus récent, fait dans la vingt-sixieme année du regne de Kien-long, c'est-à-dire, en 1761.Ce tableau de la population de la Chine, d'autant plus authentique qu'il est tiré du Tribunal même des Fermes de l'Empire, a été reçu en France en 1779. Cette Piece est écrite en caracteres Chinois ; mais on y a joint l'explication de ces caracteres par les mots Chinois qui les représentent, & ceux-ci ont été traduits en François à Pe-king même. Voici la copie de cette Piece originale, qu'il faut lire de haut en bas, parce que les lignes Chinoises font verticales. II faut savoir aussi que le ouan des Chinois signifie dix mille. ; *

T C H O N G MIN CHOU.

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