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AVERTISSEMENT

DES ÉDITEURS.

Nous n'essaierons pas

de louer le DISCOURS SUR L'HISTOIRE UNIVERSELLE. Il suffit de dire

que

c'est le chef-d'oeuvre de Bossuet, et qu'on ne peut le comparer qu'avec le traité de la Cité de Dieu, qui est le chef-d'oeuvre de saint Augustin. Des que cet

ouvrage parut, il fut lu avec admiration dans toute l'Europe, et sa réputation s'est soutenue, ou plutôt elle a toujours été en croissant depuis un siècle et demi.

Nous donnons à la fin du volume une Notice qui ne sera pas sans intérêt pour les Bibliographes, et qui a exigé de notre part un travail assez long et assez pénible. Nous y faisons connoître les différentes éditions du DISCOURS SUR L'HISTOIRE UNIVERSELLE; nous y marquons en quoi elles different de la nôtre, et nous y indiquons tous les changemens, toutes les corrections et les additions que l'illustre auteur fit successivement à son ouvrage.

Parmi ces additions, il y en a une très-importante dans la seconde Partie, chap. xxix, où Bossuet prouve que la religion de Jésus-Christ et celle de Moïse ont une origine divine. Ce fragment, trouvé sur une feuille séparée, écrite de la main de l'Evêque de Meaux, fut imprimé pour

BOSSUET. XXXV.

a

la première fois en 1806, dans l'édition stéréotype d'Herhan.

Le même imprimeur publia la même année en deux volumes in-18, une Continuation du DISCOURS SUR L'HISTOIRE UNIVERSELLE, qu'il donna comme l'ouvrage de Bossuet. C'est une table chronologique, qui commence au couronnement de l'empereur Charlemagne, et finit en 1661. Il est vrai que Bossuet avoit rédigé, en tout ou en partie, cet abrégé d'histoire. Les manuscrits qui ont servi à l'impression, et où l'on voit des pages entières et plusieurs corrections de sa main, ne permettent pas d'en douter. Mais il faut avouer aussi que ce n'est qu'un canevas informe, sur lequel le savant prélat se proposoit de travailler quand il en auroit le temps, et qu'il ne l'auroit jamais donné au public dans l'état où il est resté.

Nous n'avons pas osé mettre cette Continuation à la suite du DISCOURS SUR L'HISTOIRE UNIVERSELLE. On nous auroit reproché, avec raison, d'avoir placé un squelette auprès d'un corps plein de vie, de force et de grâce. Voyez l'Hist. de Bossuet, tom.

I,
liv.

IV, n. 21 et 23.

DISCOURS

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