La vie arabe et la société musulmane

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Michel Lévy, frères, 1869 - 590 pages
 

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Page 66 - L'inférieur salue son supérieur en lui baisant la main s'il le rencontre à pied, le genou s'il le trouve à cheval. Les marabouts et les tolbas, les hommes de la religion, à quelque titre qu'ils lui appartiennent, savent concilier la fierté qu'au fond du cœur ils ont pour la sainteté de leur caractère, l'orgueil de leur caste avec leur pieuse humilité. Ils retirent vivement la main, mais ne la dérobent au baiser qu'après que le simple fidèle s'est mis en posture de le donner. Ils se prêtent...
Page 53 - La loi annamite régit toutes les conventions et toutes les contestations civiles et commerciales entre indigènes et Asiatiques...
Page 528 - V, v. 92-93. — 0 croyants ! le vin, les jeux de hasard, les statues et le sort des flèches sont une abomination inventée par Satan, abstenez-vous-en, et vous serez heureux.
Page 20 - Ceux qui accuseront leurs femmes et qui n'auront d'autres témoins à produire qu'eux-mêmes, jureront quatre fois devant Dieu qu'ils disent la vérité, 7.
Page 55 - Il peut, sur sa demande, être admis à jouir des droits de citoyen français ; dans ce cas il est régi par les lois civiles et politiques de la France.
Page 459 - Ce ne sont pas des dieux ; ce n'est que du bois qui est aujourd'hui et se pourrira demain ; ils ne mangent pas, ils ne boivent pas, ils ne parlent pas ; c'est la main de l'homme qui les a taillés dans le bois. Il n'ya qu'un Dieu unique que servent les Grecs et à qui ils rendent hommage ; il a créé le ciel et la terre, les étoiles et la lune, le soleil et l'homme qu'il fait vivre sur la terre. Et ces dieux qu'ont-ils fait? On les a faits euxmêmes. Je ne donnerai pas mon fils aux démons. »...
Page 508 - Ne jouez pas avec les chiens, ils se diraient vos cousins. Cette dignité de manières n'est pas seulement extérieure ; elle provient d'une autre source encore que des préceptes dont ils sont imbus. Quand vous voyez un Arabe de la plus basse classe, de la plus infime position, se présenter avec assurance, la tête haute et le regard fixé dans les yeux de celui qu'il aborde, fût-il sultan, pacha...
Page 509 - ... faveurs. J'aurais loué Dieu : je dois le louer encore, car ma part est la meilleure. Ils ont leur paradis sur cette terre, qui est une auberge où l'homme entre et d'où l'homme disparaît en quelques heures. Moi , le paradis m'attend après ma mort, et le paradis, c'est l'éternité. » Malheureusement pour eux, à cette croyance ferme, invincible, toujours présente, ne se joint pas une pensée de solidarité. Ils ont la foi, non la charité. Ils sont partout, en haut, comme en bas, profondément...
Page 66 - C'est une caresse qui ne se sent pas de la superbe des salutations qu' exigent les puissants de ce monde. Quand un inférieur à cheval aperçoit sur sa route un homme tout à fait considérable , il met pied à terre de loin pour lui embrasser le genou. Deux égaux s'embrassent sur la figure , ou, s'ils ne sont pas amis, se touchent légèrement la main droite, et chacun se baise ensuite l'index. Quand passe un chef, tout le monde se lève et le salue en se croisant les mains sur la poitrine.
Page 510 - Deux causes ont produit cet égoïsme si fatal aux musulmans. La première est la conviction qu'être malheureux sur la terre, c'est être déshérité de Dieu ; c'est sinon avoir mérité son infortune, au moins être hors d'état d'en sortir par soi-même ou par ses semblables. Tous les efforts pour empêcher le bras du malheur de s'appesantir sont de vaines tentatives contre Dieu. Une commisération trop vive est une récrimination contre sa volonté. L'anarchie est venue en aide à ce fatalisme....

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