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I.'' TRIMESTRE de l'année 1824. ( 31 Mars. )

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EXTRAIT du Rapport fait à la Société par la

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Commission chargée de l'examen du Mémoire de
M. Du 'PREUIL, sur l’inoculation du Claveau aux
Troupeaux de Pouy.

SÉANCE DU 27 AOUT 1823.

Le Rapporteur (1), après avoir rendu compte des
résultats avantageux qu'ont eus constamment les
nombreuses clavelisations pratiquées sur les trou-
peaux de M. Du Preuil , pendant les années 1820,
1821, 1822 et 1823, à diverses époques,

dans des

(1) Le Docteur Pigeotte.

;

saisons et sous des températures très différentes , expose les procédés opératoires dont il a fait choix, et indique les précautions qui ont puissamment concouru à en assurer le succès mais il croit devoir appeler particulièrement l'attention de la Société sur quelques observations qui lui paraissent offrir un très-haut degré d'intérêt.

« Les succès, dit-il, obtenus par M. Du Preuil dans les années 1821, 1822 et 1823, où il clavelisa, sans éprouver aucune perte, deux mille deux cent quatre – vingt - dix agneaux, n'offrent rien d'extraordinaire et qui ne soit en rapport avec les résultats des clavelisations pratiquées dans une infinité d'établissemens ruraux sagement dirigés. Ces succès seront toujours obtenus par les cultivateurs qui, sans attendre que la contagion déclarée dans leurs troupeaux ou dans les bergeries voisines les y contraigne, soumettront régulièrement chaque année à la clavelisation le croît de leur troupeau, aussitôt que l'âge des agneaux et l'opportunité de la température le leur permettront. Mais un succès inespéré et qui mérite d'être porté à la connaissance des cultivateurs, pour les engager à mettre toute leur confiance dans la clavelisation, lors même que des circonstances peu favorables semblent s'y opposer, est celui qui a suivi les clavelisations pratiquées pendant l'automne de 1820. La température régnante était froide et pluvieuse ; au nombre des 1700. bêtes qui pouvaient être soumises à l'inoculation se trouvaient 600 brebis portières,

circonstances reconnues de tout temps par les Vétérinaires comme étant les plus contraires au développement de l'éruption claveleuse. Néanmoins son troupeau étant environné de toute part par la contagion , et par conséquent menacé des plus grandes pertes, il se décida à le soumettre à la clavelisation, et l'événement répondit à son attente; car la perte qui suivit cette clavelisation fut en tout de 25 bêtes, dont 21 brebis portières, 2 moutons faibles, 1 bélier fort âgé et une antenoise déjà malade, c'est-à-dire une bête et demie, au lieu de cinq pour cent de perte, ainsi qu'on l'observe le plus ordinairement dans la clavelée accidentelle qui se déclare avec le concours des circonstances les plus favorables à son développement. »

«Ce qu'il est très-important de remarquer, ajoute le Rapporteur, c'est que ces heureux résultats doivent, sans contredit, être attribués aux avantages de la méthode de clavelisation dont M. Du Preuil a fait choix d'après ce principe dont il faut que les vétérinaires et les cultivateurs soient bien pénétrés, savoir que l'inoculation du claveau, indépendamment de la propriété qu'elle a de modifier l'action du virus claveleux sur l'organisation de l'animal qui y est soumis, produit presque constamment une clavelée d'autant plus régulière et plus bénigne que l'éruption se compose d'un plus petit nombre de boutons : car alors l'inflammation qui les accompagne est moins intense. et par conséquent moins susceptible d'occasionner, soit directement, soit par sympa

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