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TROISIÈME RACE.

BRANCHE DES BOURBONS.

RÈGNE DE LOUIS XVI.

TOME V DU RÈGNE.

DU 3 MARS 1781 AU yer JANVIER 1785.

ERRATA.

Pag.

56,

62,

5, n° 1471, à supprimer en entier; V. n° 1513, lig. 17, au lieu de

de porteur, lisez : départeurs.
15, lig: 6, lisez : qui defend la sortie à l'étranger.
44, 19, lisez : ressori au lieu de report.

32, au lieu de bien clos , lisez : non clos.

38, adde , dans l'île de Corse.
76, pre, au lien de en vertu de laquelle, lisez: portant que.
136, n° 1597, à supprimer en entier.
138, lig. 31, lisez : 1516 au lieu de 1316.
169 13, adde : V. pag. 347, n° 1860.
179,

9, au lieu de 3200,00, lisez : 320,000.
204, à la note, addle 3 juillet 1778, 10 juin 1780, 11 juillet 1982,

16 février 1784.
206, lig. 5, adde : V. pag. 349, no 1865.

27, au lieu de grenadins, lisez : Grenadines.
423,

12, au lieu de 30 , lisez : 300.
470, 13, après lettres patentes, lisez : qui accordent aux états de

la Flandre maritime la régie et perception de diffé-
rents droils , et l'autorisation d'emprunter 10,000,000

ren.boursables en 10 ans.
475, 34, après le mot concernant, lisez : les fiefs bursaux dans

la coutume du Grand-Perche.

330,

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L'un des éditeurs du Recueil des anciennes Lois françaises, Athanase-Jean-Léger JOURDAN, docteur en droit et avocat à la Cour royale de Paris , né le 29 juin 1791, à Chalyron, dans l'ancien Nivernois, et issu d'une famille distinguée de cette province, est décédé en Angleterre, à Deal , près Douvres , le 27 août 1826, enlevé par une fièvre aiguë à la science, à sa famille et à ses amis. Un travail assidu avoit donné à son talent une précoce maturité. De bonne heure il s'étoit voué à l'étude du droit qui a rempli sa vie ; il y avoit apporté les qualités qui assurent de solides succès. Son esprit étoit à la fois juste et vif, étendu et méthodique; son caractère élevé, son discours précis; une excellente mémoire lui fournissoit de suite tous les textes des lois romaines et de nos lois. L'histoire et le droit public tant français qu'étranger lui étoient familiers. Une philosophie saine et modérée dirigeoit son instruction. Son commerce privé étoit aussi facile , agréable et modeste , qu'instructif; aussi acquit-il de nombreux et d'illustres amis, dont il ne perdit jamais un seul. Il avoit formé avec de célèbres professeurs une intime liaison qui a produit des fruits précieux, et il correspondoit activement avec les plus savants jurisconsultes de l'Allemagne , de l'Italie, de l’Angleterre, de l'Écosse et de la Belgique.

Déjà les vastes connoissances de Jourdan avoient, dans un âge aussi peu avancé, étendu sa réputation. Plusieurs missions en Angleterre pour étudier sa législation coloniale et celle de ses justices de paix , l'adjonction à une commission composée d'éminens personnages et chargée de préparer un projet d'organisation judiciaire pour nos colonies, témoignent l'estime que son mérite lui avoit acquise. Il avoit même été désigné pour de hautes fonctions dans la magistrature , mais le projet conçu par lui et deux professeurs ses amis, d'un important ouvrage auquel il désiroit se consacrer tout entier, l'avoit empêché d'accepter les fonctions de procureur-général dans les colonies; il avoit en vue un commentaire de tout le Code civil, suivant un plan nouveau, où l'analyse et l'histoire se seroient prêté un mutuel secours (1).

Jourdan a publié : 1° la Relation du Concours ouvert à la faculté de Droit de Paris en 1819, pour la chaire du droit romain, Paris, 1819, in-8°; 2° La Thémis, ou Bibliothèque du Jurisconsulte , avec MM. Blondeau, Demante, Dacaurroy ct Varnkænig, 1819 à 1826, Paris, in-8°; 3° Juris civilis Ecloga, avec MM. Blondeau et Ducaurroy, in-12, Paris, 1822 ; 4° les Tables chronologiques de V. C. Haubold , avec des changements et additions , in-fo , Paris, 1823; 5° le Recueil général des anciennes Lois françaises , depuis l'an 420 jusqu'à la révolution de 1789, dont les huit premiers volumes avec MM. Decrusy et Isambert, et seul les quatre premiers volumes du règne de Louis XVI, 1822 à 1825, Paris, in-8°.

Sa mort laissoit imparfaite la collection des lois du règne de Louis XVI, dont il s'étoit seul chargé. J'ai essayé de compléter cette partie du recueil, aux premiers siècles duquel j'avois précédemment apporté quelque tribut de recherches et de travaux.

Je me fais un plaisir de reconnoitre le concours de M. SAUTAYRA, docteur en droit et avocat à la Cour royale de Paris, élève de Jourdan, à ces deux derniers volumes du règne de Louis XVI. En même temps je sens le besoin de solliciter l'indulgence des lecteurs pour les erreurs et omissions qui ont pu nous échapper. Je profiterai avec reconnoissance des avis que l'on voudra bien me donner, pour rectifier ces erreurs et omissions dans un supplément.

ARMET,
Avocat à la Cour Royale de Paris.

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(1) Thimis, tom. 8, pag. 157.

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