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together with a copy of circular addressed by his Lordship to Her Majesty's Diplomatic and Consular Agents abroad and we hereby require ind direct you to conform vourself in all respects to the views and instructions of Her Majesty's Government as expressed in Lord Clarendon's letter, and in the circular in question.

We further acquaint you that a similar instruction. has been addressed by the French Government to the naval forces of France.

We further require and direct you to take the earliest opportunity, after receipt of this order, of communicating in the most frierdly manner with the officer in command of the French naval forces on your station, with the view of giving the fullest and speediest effect to the intentions of Her Majesty's Government and that of France. Given under our hands the 24th February, 1854. (Signed) J. R. G. Graham.

Hyde Parker.

3.

Circulaire adressée par le gouvernement français à ses
agents diplomatiques et consulaires, en février 1854.

Paris, Février 1854.
Monsieur,

Forcés d'admettre la possibilité d'hostilités entre eux et la Russie, le Gouvernement de Sa Majesté Impériale et celui de Sa Majesté Britannique ont pensé que l'alliance qu'ils ont contractée en vue d'un danger commun devait couvrir tous ceux de leurs intérêts.

que

les conséquences de la guerre pourraient atteindre ou menacer. Quelle que soit l'étendue des ressources dont ils disposent, notamment sur mer, ils ont à tenir compte de l'imprévu. Il peut, si la guerre éclate, se produire, dans des parages où les forces navales de chacun d'eux ne seraient point constamment présentes, des conjonctures où leurs nationaux et leur pavillon de commerce n'auraient pas, au moment nécessaire, tout l'appui indispensable à leur sécurité.

Les deux Gouvernements n'avaient qu'à s'inspirer de

:

la pensée qui préside à leurs rapports actuels pour trouver un moyen de pourvoir à ces éventualités, et ils l'ont vu dans l'adoption concertée d'un système de protection réciproque embrassant ces intérêts disséminés sous toutes les latitudes. Les Agents diplomatiques et commerciaux, ainsi

que

les commandants des forces navales, do chacun des deux pays, sur tous les points du globe, devront donc accorder leur appui aux sujets et au commerce de l'autre, dans toutes les hypothèses où ils seraient menacés

par

l'ennemi commun. En conséquence, Monsieur, vous considérerez, en pareil cas, les båtiments et les sujets Anglais, dans votre ressort, comme ayant le même droit que les bâtiments et les sujets Français à toute l'assistance que comportent vos attributions, et vous donnerez avis de cette prescription aux officiers de Marine de Sa Majesté Impériale qui seraient en position de concourir aux mesures que les circonstances résultant de l'état de guerre vous paraitraient commander. Les Agents et les ofticiers de mer de Sa Majesté Britannique recevront des instructions identiques, et ainsi les sujets et le commerce des deux nations seront autorisés à compter sur la protection réciproque des Consuls et de la Marine des deux Puissances.

Vous comprendrez, Monsieur, que je ne cherche point à déterminer à l'avance tous les cas qui pourront réclamer votre intervention. C'est à votre sagacité de vous diriger dans l'application du principe destiné à vous servir de règle de conduite.

Les deux gouvernements ont tenu beaucoup moins à préciser les circonstances et les formes dans lesquelles cette protection devra s'exercer qu'à bien marquer le caractère qu'elle doit prendre. Mais en donnant au monde ce nouveau témoignage de l'unité de leurs vues et de la sincérité de leur alliance, ils sont persuadés que, pour assurer à cette mesure commune toute l'efficacité désirable, leurs Agents n'ont besoin que de se bien pénetrer de l'esprit de solidarité qui en a inspiré aux deux. Cabinets la pensée. Recevez, etc.

(Signé) Drouyn De Lhuys.

No 2

4. Circulaire adressée par le gouvernement français aux officiers généraux et autres, commandant à la mer, en

février 1854.

Paris, Février 1854.
Messieurs,

Ma dépêche du 18 Février a appelé spécialement votre attention sur les graves complications qu'à fait naître en Europe la question d'Orient. Les négociations entamées pour dénouer pacifiquement le différend qui s'est élevé entre la Russie et la Turquie sont demeurées sans résultat, et tout porte à croire que de nouveaux efforts demeureront impuissants.

L'Angleterre et la France ont résolu de protéger l'Empire Ottoman, et de s'opposer , même par la force, aux projets envahissans de la Russie. Ces deux grandes nations sont intimement unies dans leur politique et se sont mutuellement donné les gages les plus certains de leur alliance. Leurs escadres croisent de concert dans la Mer Noire; elles se prêtent réciproquement le plus loyal concours; les deux Gouvernements, après avoir adopté une politique commune, se sont mis également d'accord sur tous les moyens d'action.

Cette alliance de la France et d'Angleterre ne doit pas se révéler seulement dans les mers d'Europe. Le Gouvernement de Sa Majesté Impériale et celui de la Reine de la Grande Bretagne désirent que la même union, le même accord, règnent sous toutes les latitudes.

Les forces navales de l'Angleterre et de la France doivent donc se prêter un mutuel concours dans toutes les régions même les plus lointaines.

Immédiatement après la réception de ces instructions, vous aurez soin de vous mettre en relation avec les commandants des stations ou des bâtiments de la Grande Bretagne. Vous devrez combiner, de concert avec eux, toutes les mesures qui auraient pour objet de protéger les intérêts, la puissance ou l'honneur du drapeau des deux nations amies. Vous vous prêterez dans ce but une mutuelle assistance, soit que vous deviez attaquer l'ennemi, quand les hostilités auront commencé ou quand la déclaration de guerre aura été faite, soit

que vous trouviez, dès ce moment, dans l'obligation de vous défendre.

VOUS

Vous devrez accorder votre protection aux bâtiments du commerce de la Grande Bretagne au même titre que les bâtiments de guerre de l'Angleterre prêteront aide et protection aux navires marchands de notre nation.

En un mot, les deux Gouvernements de France et d'Angleterre désirant que leurs forces navales armées agissent comme si elles appartenaient à une seule et même nation, je compte que, pour ce qui vous concerne, vous ne perdrez jamais de vue cette règle de conduite, et que vous saurez la pratiquer de manière à cimenter davantage encore, s'il se peut, l'intime union des deux pays.

Tant que les hostilités entre la France et l'Angleterre d'une pari, et la Russie de l'autre, n'auront pas commencé ou que la déclaration de guerre n'aura pas été faile, vous vous dispenserez de prendre l'initiative des mesures agressives, et vous vous tiendrez sur la défen. sive. J'aurai soin, aussitôt que le moment sera venu, de vous transmettre toutes les instructions nécessaires pour l'atlaque. Recevez, etc.

(Signé) Ducos.

LXXI. Traité d'alliance entre la Grande-Bretagne, la France et la Porte Ottomane, signé à Constanti

nople, le 12 mars 1854 *). Sa Majesté l'Empereur des Français et Sa Majesté la Reine du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande ayant été invitées par Sa Majesté Impériale le Sultan à l'aider à repousser l'agression dirigée par Sa Majesté l’Enıpereur de toutes les Russies contre le territoire de la Sublime Porte Ottomane, agression par laquelle l'intégrité de l'empire Ottoman et l'indépendance du trône de Sa Majesté Impériale le Sultan se trouvent

*) Les ratifications ont été échangées à Constantinople, le 8 mai

menacées ; et Leurs dites Majestés étant pleinement persuadées que l'existence de l'empire Ottoman dans ses limites actuelles, est essentielle au maintien de la balance du pouvoir entre les États de l'Europe, et ayant en conséquence consenti à donner à Sa Majesté Impériale le Sultan l'assistance qu'il a demandée dans ce but, il a paru convenable à Leurs dites Majestés et à Sa Majesté Impériale le Sultan de conclure un traité afin de constater' leurs intentions conformément à ce qui précède, et de régler la manière d'après laquelle Leurs dites Majestés prêteront assistance à Sa Majesté Impériale le Sultan.

Dans ce but, leurs dites Majestés et Sa Majesté impériale le Sultan ont nommé pour être leurs plénipotentiaires, savoir:

Sa Majesté l'Empereur des Français, M. le général de division comte Baraguay-d'Hilliers, vice-président du sénat, grand-croix de l'ordre Impérial de la légion d'honneur etc. etc. son ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire près la Porte Ottomane;

Sa Majesté la Reine du Royaume-Uni de la GrandeBretagne et d'Irlande, le très honorable Stratford, vicomte Stratford de Redcliffe, pair du Royaume-Uni, conseiller de Sa Majesté Britannique en son conseil privé, chevalier grand-croix du très honorable ordre du Bain, son ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire près la Porte-Ottomane;

Et Sa Majesté Impériale le Sultan, Mustapha-RechidPacha, son ministre des affaires étrangères;

Lesquels, après s'être réciproquement communiqué leurs pleins pouvoirs, trouvés en bonne et dûe forme, sont convenus des articles suivans :

Art. 1. Sa Majesté l'Empereur des Français et Sa Majesté la Reine du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande, ayani déjà, à la demande de Sa Majesté Imperiale le Sultan, ordonné à de puissantes divisions de leurs forces navales de se rendre à Constantinople et d'étendre au territoire et au pavillon Oliomans la protection que permettraient les circonstances, Leurs dites Majestés se chargent par le présent traité de coopérer encore davantage avec Sa Majesté Impériale le Sultan, pour

la défense du territoire Vitoman en Europe et en Asie contre l'agression Russe, en employant à cette fin tel nombre de leurs troupes de terre qui peut paraitre nécessaire pour atieindre ce but, lesquelles troupes de

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