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S. ANTOINE, PATRIARCHE DES CÉNOBITES.

Tiré de su Vie écrite par S. Athanase, tom. 2, p. 743; vie qui était fort estimée de S. Grégoire de Nazianze, de S. Jérôme, de s. Augustin, de Rufin, de Pallade, etc., S. Jean-Chrysostome en recommande la lecture à toutes sortes de personnes, comme d'un ouvrage rempli de maximes solides et édifiantes, Hom. 8 in Matth. tom. 7, p. 128. Elle contribua beaucoup à la conversion de S. Augustin, ainsi qu'il nous l'apprend lui-même, confess. I. 8, c. 6 et 28. Voyez Tillemont, tom. 7; le P. Hélyot, tom. 1; Stevens, addit. Monast. Anglic. tom. 1; dom Ceillier, et le P. Marin, Vies des Pères des déserts d'Oriert, I. 1, c. 3, tom. 1, p. 34, 118.

L'AN 356.

S. ANTOINE vint au monde l'an 251 de Jésus-Christ. Il naquit au village de Come, près d'Héraclée, dans la Haute-Egypte. Ses parens, qui étaient chrétiens, et encore plus distingués par leur piété que par leurs richesses, prirert un soin tout particulier de son éducation. Ils le gardèrent toujours auprès d'eux, dans la crainte que les mauvais exemples et les discours des personnes vicieuses ne corrompissent son innocence. Antoine, ainsi retenu dans la maison paternelle, ne s'appliqua point à l'étude des belleslettres, et ne sut jamais lire que l'égyptien, qui était la langue de son pays e. Mais il était bien dédommagé du défaut de quelques connaissances, dont il n'est que trop ordinaire d'abuser, par les excellentes dispositions que Dieu avait mises dans son âme. On le vit dès son enfance aimer la sobriété, assister régulièrement aux offices de l'Eglise, et obéir à ses parens avec une ponctualité singulière. La mort les lui ayant enlevés, il devint possesseur d'une fortune considérable, et se trouva chargé du soin de pourvoir à l'éducation d'une seur plus jeune que lui. Il n'était point encore dans sa vingtième année.

a S. Athanase dit (p. 795, A) que S. Antoine n'apprit point les lettres, afin d'éviter plus sûrement les mauvaises compagnies, qu'il n'est pas rare de trouver dans les écoles publiques. Evagre et d'autres auteurs rapportent qu'un phiJosophe ayant marqué sa surprise de ce qu'il pouvait vivre sans le plaisir que , l'on goûte dans la lecture, il répondit que la nature lui servait de livre. (Socrat. 1. 4, c. 23.; Rosweide, Vit. Patr. 1. 6, c. 4; S. Nil, 1. 4, p. 60.) Il paraitrait naturel de conclure de ces passages que S. Antoine ne savait pas lire; et S. Augustin a été de ce sentiment, puisque, selon lui, notre saint n'avait appris l'Écriture sainte qu'en l'entendant lire aux autres. (S. Aug. de Doct. chr. tom. 3, p. 3. ) il nous semble néanmoins assez probable que S. Athanase a voulu simplement marquer que S. Antoine avait négligé l'étude des sciences des Grecs, et de tout ce qu'on appelle belles-lettres. Nous nous fondons sur ce qu'il dit que le saint aimait beaucoup la lecture, soit lorsqu'il était chez son père, soit lorsqu'il vivait seul. (Athan. p. 795, B. p. 97.) si l'on répond que cela signifie qu'il s'agit de la lecture que d'autres lui faisaient, nous demanderons par qui il se faisait lire quand il demeurait seul. Voyez Rosweide, not, in vi!. S. Antonii; Bollandus, 17 januar. p. 119, 64; Tillemont, note 1, p. 686.

Six mois après, Antoine entendit lire dans l'église ces paroles adressées au jeune homme de l'Evangile : Allez, vendez ce que vous avez, donnez-le aux pauvres, et vous aurez un trésor dans le ciel'. Il s'en fit sur-le-champ l'application à lui-même; et il ne fat pas plus tôt retourné à sa maison, qu'il abandonna à ses voisins environ cent quarante arpens d'excellente terre", à condition qu'ils paieraient pour lui et pour sa sœur tous les impôts publics. Il vendit le reste de son bien, et en distribua le prix aux pauvres, ne se réservant que ce qui était nécessaire à sa subsistance et à celle de sa soeur. Quelque temps après, ayant entendu lire dans l'église ces autres paroles : Ne soyez point en peine du lendemain, il se défit encore de ses meubles en faveur des pauvres, et mit sa seur dans un monastère de vierges, où elle devint dans la suite la conductrice d'un grand nombre de personnes de son sexe. Quant à lui, il se retira dans un désert du voisinage, afin d'imiter un saint vieillard qui y vivait en ermite. Là, il partageait son temps entre le travail des mains, la prière et la lecture. Sa ferveur était si grande, que lorsqu'il entendait parler de quelque anachorète, il allait le trouver pour profiter de ses instructions et de ses exemples. Il se fit une règle de pratiquer tout ce que pratiquaient les vrais serviteurs de Dieu; et voilà ce qui le rendit en peu

de

temps un modèle accompli de toutes les vertus..

Le démon, jaloux des progrès qu'Antoine faisait chaque jour dans les voies de la perfection, mit tout en æuvre pour le perdre. Il lui représenta d'abord toutes les bonnes cuvres qu'il eût pu faire dans le monde par le moyen de ses richesses, et les difficultés qu'il aurait à surmonter dans la solitude, artifice qu'il a coutume d'employer quand il veut dégoûter une âme de l'état auquel Dieu l'appelle. Cette première attaque ne lui ayant pas réussi, il tourmenta le saint nuit et jour par des pensées contraires à la pureté. Mais le jeune ermite triompha de cette tentation par une exacte vigilance sur ses sens, par des jeûnes rigoureux, par l'humilité et la prière. Le démon revint encore à la charge; il se servit du piége de la vaine gloire, et prit diverses formes pour séduire ou pour épouvanter Antoine. Ses ruses n'eurent point l'effet qu'il en attendait : toujours il fut vaincu; il fut même forcé d'a. vouer sa défaite. Antoine, averti par le danger qu'il avait couru, redoubla ses austérités. Il ne prenait pour toute nourriture qu'un

· Matth. XIX, 21.

9 Matth. VI, 34. a Le texte dit trois cents aruras. L'arura contenait cent coudérs, c'est-àdire environ la moitié d'un arpent. Voyez le Lexicon de Constantin, et M. Fleury, L. 8, p. 418.

C'est la première fois, selon la plupart des modernes, qu'il est parlé dans l'Histoire Ecclésiastique d'un monastère de filles.

peu de pain et de sel, et ne buvait jamais que de l'eau. Il ne faisait par jour qu'un seul repas, et toujours après le coucher du soleil. Quelquefois il gardait une abstinence totale pendant deux et même pendant quatre jours. Souvent il passait la nuit sans dormir; et le peu de repos qu'il accordait à la nature, il le prenait ou sur une simple natte de jonc, ou sur un cilice, ou sur la terre nue. Enfin il employait tous les moyens propres à châtier son corps, et à le soumettre parfaitement à la loi de l'esprit.

Le désir d'une solitude plus entière porta notre saint à se retirer dans un vieux sépulcre, où un de ses amis lui portait du pain de temps en temps. Dieu perunit encore que le démon vînt l'y attaquer. Il tâcha d'abord de l'effrayer par un horrible fracas. Il le battit même un jour si rudement, qu'il le laissa tout couvert de blessures et à demi mort. Il fut trouvé dans cet état

par

l'ami charitable qui pourvoyait à sa subsistance. A peine eut-il repris ses sens, qu'avant même de se relever, il cria aux démons : « Eh bien ! » me voilà encore prêt à combattre. Non, rien ne sera capable de » me séparer de Jésus-Christ mon Seigneur. » Les esprits de ténèbres acceptent aussitôt le défi. Ils redoublent leurs efforts, poussent des rugissemens épouvantables, et se revêtent des formes les plus hideuses et les plus effrayantes. Cependant Antoine reste inébranlable, parce qu'il met toute sa confiance en Dieu. Un rayon de la lumière céleste descend aussitôt sur lui, et les démons prennent honteusement la fuite. « Où étiez-vous donc, mon Seigneur » et mon Maître s'écria-t-il alors. Que n'étiez-vous ici dès le ö commencement du combat? Hélas ! vous auriez essuyé mes · » larmes, et calmé mes peines. » Une voix lui répondit : « An» toine, j'étais auprès de toi : j'ai été spectateur de tes combats ;

et parce que tu as résisté courageusement à tes ennemis, je te protégerai pendant le reste de ta vie, et je rendrai ton nom cé

lèbre sur la terre. » A ces mots le saint, rempli de consolation et de force, se lève pour témoigner sa reconnaissance à son libé rateur.

Depuis sa retraite, S. Antoine avait demeuré dans des lieux solitaires peu éloignés de sa patrie a; mais, à l'âge de trente-cinq

a S. Antoine mena la vie des Ascètes, tant qu'il resta dans le voisinage de Come så patrie. Mais, au rapport de S. Athanase, il surpassa tous les autres par sa ferveur et par ses austérités. Son éloignement des lieux habités, et le genre de vie qu'il embrassa ensuite dans les déserts d'Arsinoé, etc. le rendirent le père et l'instituteur de la vie monastique et cénobitique.

Les Ascètes étaient ainsi appelés d'un mot grec que les Latins traduisent par exercere, parce qu'ils s'appliquaient d'une manière spéciale aux exercices de la prière et de la mortification. Ils renonçaient aux affaires du monde pour vivre dans la retraite, soit aux environs des villes, soit dans les villes mêmes. Leur origine, sclon S. Athanase, remontait au-delà du temps de S. Antoine. On peut dire même qu'il y avait des Ascètes parmi les anciens Juifs. Tels furent les Nazarécos perpétucis, comme Samson ; les fils des prophètes (S. Hier. ep. 13, ad

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ans, il résolut de s'enfoncer davantage dans le désert. Il passa donc le bras oriental du Nil; puis, s'étant retiré sur le sommet. Paulin. S. Greg. Naz. Carm. 2, ad Virgin. p. 58), et les Thérapeutes dont parle Philon, quoique ces derniers paraissent avoir été des Chrétiens, au moins en partie, comme nous l'assurent Eusébe, Hist. 1.2, c. 17, et S. Jérôme, Catal. vir. Hlustr. Nous trouvons des modèles de la vie ascétique dans celle de S. JeanBaptiste, dans celle des premiers Chrétiens à Jérusalem, et dans celle des disciples de S. Marc à Alexandrie.

Il est souvent parlé des Ascètes dans Origène et dans les autres auteurs ecclésiastiques. Les plus célèbres dont ils fassent mention, sont S. Sérapion, élu évêque d'Antioche sous Commode, S. Hier. Catal. Pierius, prêtre d'Alexandrie, ibid. s. Lucien, martyr, S. Athan, vel alius Synops. Sacr. Scriptor. in fine, p. 204, 7, 2; S. Pierre, martyr en Palestine; Eus. de Mart. Palest. c. 20; s. Pamphile et S. Séleucius, martyrs, ibid. c. 11; S. Justin, martyr, S. Epiph. kær. 46; S. Cyrille de Jérusalem, Synax. Græc. Mss. Colleg, Jesuit. Paris. et Bolland, t. 2, Mart. append. p.748; S. Basile et S. Grégoire de Nazianze, avant qu'ils eussent embrassé l'état proprement monastique ; S. Chrysostome, S. Amphiloque, S. Athanase, S. Martin, S. Jean d'Egypte, s. Sulpice-Sévère, S. Paulin, Héliodore, Népotien, Pinien, Pallad. Laus. c. 84, 121, 122, etc. On appelait quelquefois les Ascétes Abstinens ( Rufin, Hist. l. 2, c. 16 ), Solitaires (S. Epiph. of. 2; S. Cyr. Hier. Cat. 4, 12 et 16 ), Dévots (Ś. Jac. Nisib. or. de Devotis ), Nazaréens ( S. Greg. Naz, or. 20, 32, etc.), enfin Confesseurs, parce que leur vie était une confession perpétuelle de la foi, dont ils pratiquaient les oeuvres avec un zèle vraiment héroïque. ( Du Cange, Glossar. V. Confess.) C'est de là qu'est venu le nom de Confesseur à S. Martin, le premier qui l'ait porté dans les calendriers, et ensuite aux autres saints qui n'étaient pas martyrs. Voy. M. Antonelli, c. 4, p. 134.

Parmi ces Ascètes, il y en avait qui étaient solitaires, et qui menaient une vie purement contemplative; d'autres s'appliquaient aux travaux du ministère ecclésiastique et à l'instruction du peuple. ( Voyez S. Grégoire de Nazianze, or. 23, p. 411; or. 12, p. 191; or. 20, p. 358; S. Basile, ep. 9, ol. 41, ad Maximum, etc.) S. Sérapion, s. Justin, Aristide, Quadrat, Athénagore, Pantène, Clément, Origène, Héraclas, etc. furent du nombre de ces derniers.

Il est clair, par S. Ambroise (Ep. 58 au Sabinum Episc. n. 3, t. 2), que les Ascètes avaient des habits différens de ceux des personnes du monde; et ces habits étaient pauvres, et ordinairement de couleur noire ou brune. ( Synes. ep. 146, p. 282, etc. ) Les uns se consacraient à Dieu par des vœux, et les autres sans voux. S. Jacques de Nisibe, or. 6, de Devotis, p. 203, distingue formellement ces deux sortes d'Ascètes. Tous ceux qui avaient embrassé la vie ascétique vivaient dans une grande pauvreté, et faisaient profession d'une continence perpétuelle. (Orig. 1. 1 contra Cels. n. 6, et l. 7, n. 48; S. Cyril. Hierosol. Catech. 4 et 12; S. Basil. ep. 118; S. Greg. Nazianz. or. 12, p. 191; Carm. 18, p. 218; S. Chrys. de Virginit. etc.) Ils ne mangeaient point de viande, et pratiquaient des jeûnes rigoureux. (Orig. I. contra Cels. p. 264, et Hom. XIX in Jerem. n. 7.) Leurs veilles étaient longues, et leurs autres mortifications fort austères. (Clem. Alex. Þædag. et Strom. l. 3, p. 538; Eus. Hist. I. 5, etc. 3, etc.) Enfin, la ìecture, la prière et le travail faisaient toute leur occupation. (S. Basil. ep. 2 ad Greg. Naz.) Le nombre des Ascètes était très-considérable à Nazianze (S. Greg. Naz. or. 12 ), à Césarée en Cappadoce (idem, or. 20; et S. Basil. ep. 223, aliàs 29), en Arménie (S. Greg. Naz. Curm. 48 ad Hellenium Armenum, et S. Jacob. Nisib. or. 6, de Devotis, p. 202), et surtout en Egypte.

Les Ascetes avaient un rang distingué dans l'Eglise, et étaient places entre le clergé et le peuple. (Voyez S. Denis, de Eccl. Hier. c. 6,1. 3, p. 386; les Constitutions apostoliques, l. 8, c. 13; S. Cyrille de Jérusalem, Cat. 4, n. 24 ; Cat. 12, n. 33, et Cat. 6, n. 23; S. Grégoire de Nazianze, or. 12, etc.) S. Basile, ep. Canon. ud Amphiloch. parle aussi de l'ordre des vierges. L'Eglise dans une des oraisons du Vendredi saint, qui est de la plus haute antiquité, puisqu'on la trouve dans les Sacramentaires de Gélase et de S. Grégoire, prie pro Ostiariis, Confessoribus, Virginibus, Viduis, etc. Ménard croit, conformément au sens du concile IV de Carthage, que les Confesseurs dont il s'agit soat les chantres : mais on peut aussi bien les entendre des Ascètes avec M. Antonelli. Voyez sur les Ascètes, S. Jacques de Nisibe, or. 6, de Devotis, et la dissertation de Ascetis que M. Antonelli à insérée dans son édition des oeuvres de ce Père, depuis la p. 107 jusqu'à la p. 202. Cette édition de S. Jacques de Nisibe parut à Rome en 1756.

d'une montagne, il s'y renferma dans un vieux château, où il vécut dans une telle séparation du monde pendant près de vingt ans, qu'il ne voyait guère que celui qui lui apportait du pain de temps en temps.

Cependant le bruit de sa sainteté attirait auprès de lui un grand nombre de disciples. Il se rendit à la longue au désir qu'ils avaient de vivre sous sa conduite; il descendit donc de sa montagne vers l'an 305, et fonda le monastère de Phaiuma. La dissipation occasionée par cette entreprise fut suivie d'une tentation de désespoir; mais il s'en délivra par des prières ferventes, et par une forte application au travail des mains. Sa nourriture, dans ce nouveau genre de vie, consistait en six onces de pain trempé dans l'eau, et un peu de sel : il y ajoutait de temps en temps quelques dattes. Ce ne fut que dans sa vieillesse qu'il usa d'un peu d'huile. Souvent il passait trois ou quatre jours sans prendre aucune sorte de nourriture. Un cilice lui servait de tunique; il portait par-dessus un manteau fait de peaux de brebis, attaché avec une ceinture. Des austérités aussi rigoureuses ne l'empêchaient pas

de

paraître robuste et content. Son plus grand plaisir était de vaquer dans sa cellule aux exercices de la prière et de la contemplation. Etant à table avec ses frères, il lui arrivait souvent de fondre en larmes, et de sortir sans avoir rien pris, tant était vive l'impression que faisait sur lui la pensée du bonheur des saints, qui n'avaient dans le ciel d'autre occupation que celle de louer Dieu continuellement !. De là ce zèle à recommander à ses disciples de donner au soin de leur corps le moins de temps qu'il serait possible, afin qu'il leur en restât davantage pour louer et adorer les grandeurs divines. Il était pourtant bien éloigné de croire que la perfection consistât dans la seule mortification du corps : persuadé que les meilleures cuvres ne sont rien sans la charité, il s'appliquait à en allumer de plus en plus le feu dans son âme.

Quelles instructions un tel maître ne devait-il pas donner à ses disciples ? Voici quelques-unes des maximes qu'il ne cessait de leur répéter : « Que le souvenir de l'éternité, disait-il, ne sorte jamais de » votre esprit. Pensez tous les matins, que peut-être vous ne vi

a Ce monastère, qui est le premier de S. Antoine, ne fut d'abord composé que de quelques cellules éparses çà et là. Il n'était pas éloigpé de la haute Egypte et de l'Egypte du milieu. Quelquefois il est désigné sous le nom de Monastère près le fleuve; et on le met à pen de distance d'Aphrodite, dans l'Heptanome, ou l'Egypte du milieu. La ville d'Aphrodite, dont il s'agit ici, était la plus basse et la plus ancienne de ce nom. S. Athanase semble placer le même monastère dans la Thébaïde ou haute Egypte, sans doute parce qu'il était voisin des frontières de cette contrée. D'ailleurs, quand on ne divisait l'Egypte qu'en haute et basse, comme plusieurs l'ont fait les frontières de la première avaient beaucoup plus d'étendue.

· S. Athanas. l'it. S. Anton. n. 47, p. 830.

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