Dictionnaire du patois forézien

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Auguste Brun, 1863 - 270 pages
 

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Fréquemment cités

Page 92 - C'estoit une effigie monstrueuse, ridicule, hydeuse, et terrible aux petitz enians, ayant les œilz plus grands que le ventre, et la teste plus grosse que tout le reste du corps, avecques amples, larges et horrificques maschoueres...
Page vi - C'est une étrange destinée que celle du patois , cette belle langue rustique, mère indignement rebutée de nos langues urbaines et civilisées , que ses filles ingrates désavouent , et qu'elles vont persécuter jusque sous le chaume , tant elles craignent, dans l'éclat de leur prospérité usurpée , qu'il ne reste quelque part des traces de leur roture.
Page 92 - ... tant au dessus comme au dessoubs : lesquelles avecques l'engin d'une petite chorde, cachée dedans le baston doré, l'on faisoit l'une contre l'autre terriflquement clicqueler.
Page iv - Rapport sur la nécessité et les moyens d'anéantir les patois et d'universaliser l'usage de la langue française », in Michel de Certeau, Dominique Julia et Jacques Revel, Une politique de la langue.
Page 211 - L'enfant larirette, etc. Delai n'en vint un gros lu, Au de bacon sus soun bras. Par de tsar n'en avans prou, Mais de pan, que farans nous ? Delai n'en vint un gros tchi, Au d'un pan tout entië. Par de pan n'en avans prou, Mais de vin, que farans nous ? Delai n'en vint le renard, Au soun barlet sous la quoua. Par de vin n'en avans prou, Ma dansers, que farans nous? La piôse saute dau lie, En dansant jusqu'au planchî. Par dansers n'en avans prou, De violounaire que farans nous? Delai n'en vint un...
Page 37 - Mornant était encore célèbre vers 1830. Les ouvriers qui se rencontraient faisant leur tour de France se demandaient en signe de ralliement : « As-tu passé par Mornant ? — Oui. — Qu'as-tu vu ? » Si l'interrogé répondait : « J'ai vu Carémi », il était reconnu pour vrai compagnon.
Page 73 - Des étymologiales trop savants ont trouvé l'origine -de -ce mot dans gagate, terme qui en grec, en latin et en espagnol signifie pierre noire, jais, etc. Nous pensons que ce sobriquet a été donné aux Stéphanois à cause de la sonorité et de la volubilité de leur patois qui contraste étrangement avec le parler lent et mesuré des habitants de la plaine.
Page 212 - Delai n'en vint un gros rat, Au soun violu sus le bras. Che me paras dau minau, lo toutcharin ben ïn pot. Dau minau te pararans. La minaude ne pouerot. Delai n'en vint un gros tsat, Qu'emporte lou petit rat. TRADUCTION Le pinson et l'alouette se marièrent tous deux. Quand ils revinrent d'épouser. ils n'eurent rien pour dîner. De là-bas vint un gros loup, avec du lard sous le bras. Pour de viande, nous en avons assez, mais pour du pain, que ferons-nous? De là-bas vint un gros chien, avec un...
Page 98 - ... parce que je l'ai connu intimement. Je l'avais rencontré alors que je débutais timidement, et sa bonhomie si bienveillante, sa cordialité si sincère, m'avaient bien vite familiarisé avec lui; mais lorsque j'entrepris le travail difficile, je puis dire, maintenant, téméraire, d'annoter l'Histoire des ducs de Bourbon et des comtes de Forez de La Mure, dont M. Chantelauze avait été autorisé à publier le manuscrit, dès ce moment je conquis, sans réserves, les sympathies de M. Randin,...
Page 199 - Le nom du héros est légèrement modifié, mais il a la même signification. « Le Gros d'in pion 3 paissait un bœuf; il s'était mis derrière un chou. En mangeant le chou, le bœuf mangea le Gros din pion. Le maître tua le bœuf, et le chat qui passait mangea à son tour...

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