Mémoires de Madame la duchesse dÁbrantés: ou Souvenirs historiques sur Napoléon, la révolution, le directoire, le consulat, lémpire et la restauration, Volume 1

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Page 255 - Sa coiffure, si singulière pour nous aujourd'hui dans les gravures du passage du pont d'Arcole, était alors toute simple parce que ces mêmes muscadins, après lesquels il criait tant, en avaient encore de bien plus longues; mais son teint était si jaune à cette époque, et puis il se soignait si peu, que ses cheveux mal peignés, mal poudrés, lui donnaient un aspect désagréable. Ses petites mains ont aussi subi la métamorphose; alors elles étaient maigres, longues et noires. On sait à...
Page 255 - Napoléon entrant en 1790 dans la cour de l'hôtel de la tranquillité, la traversant d'un pas assez gauche et incertain, ayant un mauvais chapeau rond enfoncé sur ses yeux, et laissant échapper ses deux oreilles de chien mal poudrées, et tombant sur le collet de cette redingote gris de fer , devenue...
Page 284 - Junot; car enfin tu auras douze cents livres de rentes, c'est bien; mais tu ne les as pas. Ton père se porte parbleu bien et te les fera attendre longtemps. Enfin, tu n'as rien, si ce n'est ton épaulette de lieutenant. Quant à Paulette, elle n'en a pas même autant.
Page 254 - Napoléon était laid. Depuis il s'est fait en lui un changement total. Je ne parle pas de l'auréole prestigieuse de sa gloire, je n'entends que le changement physique qui s'est opéré graduellement dans l'espace de sept années. Ainsi tout ce qui en lui était osseux, jaune, maladif même, s'est arrondi, éclairci, embelli. Ses traits, qui étaient presque tous anguleux et pointus, ont pris de la rondeur, parce qu'ils se sont revêtus de chair, dont il y avait presque absence. Son regard et son...
Page 351 - Mais seul, désarmé et proscrit, ta tête eût été sacrée pour moi. Va, cherche en paix un asile où tu puisses revenir à de meilleurs sentiments pour ta patrie. Ma bouche sera fermée sur ton nom et ne s'ouvrira jamais. Repens-toi, et surtout apprécie mes motifs. Je le mérite, car ils sont nobles et généreux. Madame Permon, mes vœux vous suivent ainsi que votre enfant. Vous êtes deux êtres faibles sans nulle défense.
Page 255 - Filles-Saint-Thomas, la traversant d'un pas assez gauche et incertain, ayant un mauvais chapeau rond enfoncé sur ses yeux et laissant échapper ses deux oreilles de chien mal poudrées et tombant sur le collet de cette redingote gris de fer, devenue depuis bannière glorieuse, tout autant pour le moins que le panache blanc de Henri IV; sans gants, parce que, disait-il, c'était une dépense inutile; portant des bottes mal faites, mal cirées, et puis tout cet ensemble maladif résultant de sa maigreur,...
Page 254 - A cette époque de sa vie, Napoléon était laid. Depuis il s'est fait en lui un changement total. Je ne parle pas de l'auréole prestigieuse de sa gloire, je n'entends que le changement physique qui s'est opéré graduellement dans l'espace de sept années. Ainsi tout ce qui en lui était osseux, jaune, maladif même, s'est arrondi, éclairci, embelli. Ses traits, qui étaient presque tous anguleux et pointus, ont pris de la rondeur, parce qu'ils se sont revêtus de chair, dont il y avait presque...
Page 350 - J'en avais presque la certitude morale. Maintenant je le sais positivement. Salicetti, tu le vois, j'aurais pu te rendre le mal que tu m'as fait et, en agissant ainsi, je me serais vengé, tandis que toi, tu m'as fait du mal sans que je t'eusse offensé.
Page 241 - Je reconnais bien ton amitié, mon cher Junot , dans la proposition que tu me fais ; depuis longtemps tu connais aussi celleque je t'ai vouée, et j'espère que tu y comptes. Les hommes peuvent être injustes envers moi, mon cher Junot, mais il suffit d'être innocent : ma conscience est le tribunal où j'évoque ma conduite. Cette conscience est calme quand je l'interroge ; ne fais donc rien , tu me compromettrais. » Junot se tint tranquille, et la captivité du vainqueur de Toulon ne fut pas de...
Page 112 - Je me rappelle que le jour où il endossa l'uniforme il était joyeux comme tous les jeunes gens le sont à pareil jour ; mais il avait dans son habillement une chose qui lui donnait une apparence fort ridicule...

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