Vie de Saint Dominique

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Poussielgue, 1871 - 339 pages
 

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Page 77 - La guerre est l'acte par lequel un peuple résiste à l'injustice au prix de son sang. Partout où il ya injustice, il ya cause légitime de guerre jusqu'à satisfaction. La guerre est donc, après la religion, le premier des offices humains : l'une enseigne le droit , l'autre le défend; l'une est la parole de Dieu, l'autre son bras.
Page xxxvi - La jeunesse libérale et la jeunesse absolutiste, les amis et les ennemis, et cette foule curieuse qu'une grande capitale tient toujours prête pour tout ce qui est nouveau, s'étaient rendus à flots pressés dans la vieille basilique. Je montai en chaire, non sans émotion, mais avec fermeté, et je commençai mon discours, l'œil fixé sur l'archevêque, qui était pour moi, après Dieu, mais avant le public, le premier personnage de cette scène.
Page xliv - Aujourd'hui j'ai terrassé l'ennemi; je ne sens plus l'ombre de la lâcheté humaine et c'est ce qui m'assure du succès encore plus que les facilités que j'ai trouvées. Quand je suis entré au séminaire, il ya quatorze ans, j'ai éprouvé absolument...
Page 125 - Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre les femmes. » Ces paroles, les plus heureuses qu'aucune créature ait entendues, se sont répétées d'âge en âge sur les lèvres des chrétiens et du fond de cette vallée de larmes, ils ne cessent de redire à la mère de leur Sauveur : Je vous salue, Marie... Les hiérarchies du ciel avaient député un de leurs chefs à l'humble fille de David pour lui adresser cette glorieuse salutation ; et maintenant qu'elle est assise au-dessus des anges...
Page 126 - Qui n'a entendu, le soir, dans les églises de campagne, la voix grave des paysans récitant à deux chœurs la Salutation angélique? Qui n'a rencontré des processions de pèlerins roulant dans leurs doigts les grains du rosaire, et charmant la longueur de la route par la répétition alternative du nom de Marie? Toutes les fois qu'une chose arrive à la perpétuité et à l'universalité, elle renferme nécessairement une mystérieuse harmonie avec les besoins et les destinées de l'homme. Le...
Page xiii - Presque tous ces jeunes gens devaient au christianisme leur supériorité naturelle; ils voulurent bien, quoique je n'eusse pas leur foi , me reconnaître comme l'un d'entre eux, et bientôt des réunions intimes ou de longues promenades nous mirent en présence des plus hauts problèmes de la philosophie, de la politique et de la religion. Je négligeai naturellement l'étude du droit positif, entraîné que j'étais par ce mouvement d'intelligence d'un ordre supérieur, et je fus un médiocre étudiant...
Page 250 - Ce qu'ayant fait , ils commencèrent à s'expri« mer en allemand, à la grande surprise des pèle« rins, et pendant quatre autres jours qu'ils furent « ensemble , jusqu'à Orléans, ils s'entretinrent du « Seigneur Jésus. A Orléans , les pèlerins suivirent « la route de Chartres , et laissèrent Dominique et « Bertrand sur celle de Paris, après avoir pris congé « d'eux et s'être recommandés à leurs prières. Le « lendemain , le bienheureux Père dit à Bertrand : « — Frère , voici...
Page 42 - A vingtcinq ans, il l'a remarqué, une âme généreuse ne cherche qu'à donner sa vie. Elle ne demande au Ciel et à la terre qu'une grande cause à servir par un grand dévouement ; l'amour y surabonde avec la force.
Page 47 - Ciel est inaccessible à la violence; la prière le fait descendre jusqu'à nous. Mais, par-dessus tout, Dominique reçoit le don sans lequel les autres ne sont rien, le don d'une immense charité qui le presse nuit et jour de se dévouer au salut de ses frères, et le rend sensible jusqu'aux larmes à toutes leurs afflictions. Enfin Dieu lui envoie, pour l'initier aux mystères de son siècle , un homme de forte trempe , qui devient son ami, son évêque, et, comme nous Vallons voir, son introducteur...
Page xii - J'avais fait ma première communion dès l'année 1814, à l'âge de douze ans ; ce fut ma dernière joie religieuse, et le dernier coup de soleil de l'âme de ma mère sur la mienne. Bientôt les ombres s'épaissirent autour de moi ; une nuit froide m'entoura de toutes parts, et je ne reçus plus de Dieu dans ma conscience aucun signe de vie.

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