Images de page
PDF

les 40 Seas sont destinés pour le bain et non pour être versés sur le corps, de même les 9 Cabs sont destinés pour être versés sur le corps et non pour le bain. Rav Nahman a établi qu' (il faut verser sur le corps) une cruche de 9 Cabs. Rav Dimi étant survenu dit que R. Akiva et R. Jéhuda Ghelostra (Nntobo5: lat.) disaient que l'on a enseigné cela**) seulement pour un malade qui s'est pollué malgré lui-même, mais que pour un malade qui est habitué à se polluer **) il faut 40 Seas. Sur quoi R. Joseph dit : la cruche de R. Nahman est cassée**). Mais Ravin étant survenu dit : que ce cas s'était passé à Uscha dans F. 22.b. le portique de R. Uchaïa, et que l'on vint interroger làdessus Rav Ase qui dit : on n'a enseigné (qu'il faut se baigner) que pour un malade qui est habitué à se polluer, mais un malade qui souffre une pollution, malgré lui est entièrement dispensé (de se baigner). Sur quoi R. Joseph dit : la cruche de Rav Nahman est donc réparée., Puisque tous les Amoraim et les Tanaim sont en dispute sur le bain d' Ezras, voyons un peu comment Ezras l'a institué. Abaï dit qu'Ezras a ordonné, pour un homme ! sain qui est habitué à se polluer, 40 Seas d'eau, et pour un homme qui se pollue malgré lui 9 Cabs. Mais les Amoraim sont venus et se sont partagés d'opinion relativement à un malade : un docteur était d'avis qu'un malade habitué aux pollutions, est comme un homme sain également habitué à se polluer, et qu'un malade qui souffre une pollution malgré lui, est comme un homme sain qui souffre une pollution malgré lui; et un autre docteur était d'avis, qu'un malade habitué à se polluer est comme un homme sain . qui a une pollution malgré lui-même, et qu'un malade qui a souffert une pollution malgré lui, est entièrement dispensé (de se baigner). Rava dit : supposons qu'Ezras ait insti

52) Raschi : qu'il suffit de verser sur le corps d'un pollué 9 Cabs d*eau.

53) Raschi : qui dort habituellement avec sa femme et qui par là est cause de la pollution. *

54) Raschi : c'est-à-dire, le cas d'un malade pollué malgré lui dont parle R. Nathan est impossible.

tué le bain; mais a-t-il aussi ordonné de verser de l'eau sur le corps ? Cependant Mar a dit, qu'Ezras a institué le bain pour les pollués. Rép. : Rava a voulu dire qu'Ezras a institué le bain pour un homme sain qui est habitué à se polluer, consistant en 40 Seas d'eau, et que les rabbins sont venus et ont établi que, pour un homme sain qui a une pollution malgré lui, il faut 9 Cabs, et qu'enfin sont venus les Amoraïm et se sont partagés d'avis relativement à un malade; de sorte que l'un opinait que le malade qui est habitué à se polluer, est comme un homme sain qui est aussi habitué à se polluer, et qu'un malade qui a une pollution malgré lui, est comme un homme sain qui a également une pollution malgré lui; et l'autre opinait, que pour un homme sain qui est habitué à se polluer, il faut 40 Seas tandis que pour un malade habitué à se polluer, et pour un homme sain qui a une pollution malgré lui, il en faut 9 Cabs; mais qu'un malade qui a une pollution malgré lui, est entièrement libre. Rava dit : l'Halaca est qu'un homme sain qui est habitué à se polluer, et un malade qui est également habitué à se polluer, ont besoin de 40 Seas, et qu'un homme sain qui a une pollution malgré lui, a besoin de 9 Cabs; mais que le malade qui a une pollution malgré lui, est entièrement libre. Les rabbins ont appris qu'un pollué sur lequel on verse 9 Cabs d'eau est pur. Dans quel sens ces paroles ont-elles été prononcées ! Dans le sens que cela a lieu pour soi-même, mais lorsqu'il s'agit des autres, il faut 40 Seas**). R. Jéhuda dit qu'il faut 40 Seas dans tous les lieux (cas). R. Johanan et R. Josua, fils de Lévi (d'un côté), et R. Eliéser et R. Jose, fils de Hanina, de l'autre *o) un de cette paire, et un de l'autre disputent sur la Recha de cette tradition qui porte : Dans quel sens ont été prononcées ces paroles ? Dans le sens que cela ait lieu pour soi-même; mais que lorsqu'il s'agit des autres, il faut 40 Seas. L'un dit, que les rabbins n'ont appris cela que d'un malade qui est habitué à se polluer, mais que pour un malade qui a une pollution malgré lui, il faut 9 Cabs, et l'autre dit, que lorsqu'il s'agit des autres, il faut toujours que même le malade qui a une pollution malgré lui, attende jusqu'à ce qu'il ait 40 Seas. De nouveau un d'une paire et l'autre de l'autre disputent sur la Sepha de cette même tradition, car l'un dit que ces paroles de Rav Jéhuda 40 Seas dans tous les lieux n'ont été dites que pour (un bain pris) dans de la terre **) et non dans des vases, et l'autre dit, que même (pour un bain pris) dans des vases. Nous convenons que celui qui dit : même dans des vases s'accorde parfaitement avec ce qu'enseigne R. Jéhuda en disant : 40 Seas dans tous les lieux ; mais celui qui dit : dans de la terre c'est bien, et dans les vases, ce n'est pas bien; quelle conclusion tire-t-il des paroles : dans tous les lieux ? Il en tire la conclusion qui vaut pour des eaux puisées **). Rav Papa, Rav Hunna, fils de Rav Jehochua, et Rava, fils de Samuel, ont mangé du pain ensemble, et Rav Papa leur a dit : permettez que je fasse la bénédiction, car j'ai versé sur moi 9 Cabs d'eau ; mais Rava, fils de Samuel, leur dit : nous avons une tradition qui porte : pour qui ces paroles ont-elles été dites ? Pour celui qui doit remplir son propre devoir, mais pour celui qui doit remplir le devoir des autres, il faut 40 Seas. Permettez-moi donc de bénir moi qui ai versé sur moi 40 Seas. R. Hunna leur dit : mais il vaut mieux me permettre de bénir moi qui n'ai versé sur moi ni 9 Cabs ni 40 Seas *o). Rav Hame avait coutume de se baigner seulement la veille de Pâque pour engager beaucoup d'autres à accomplir leur devoir o°). Mais l'Halaca n'est pas selon luio !).

55) Raschi : lorsque le pollué lui-même veut étudier dans la loi, il doit verser sur son corps 9 Cabs d'eau, mais lorsqu'il veut instruir° les autres, il doit se baigner avec 40 Seas d'eau.

56) Lorsqu'on cite deux à deux les rabbins dans le Talmud comm° dans ce passage, on le fait pour indiquer qu'ils sont partagés d'avo entr'eux sur un même point de doctrine.

•» 57) C'est à-dire : dans de l'eau entourée de terre. 58) C'est-à-dire : que les eaux puisées sont propres à s'y baigner i on les verse dans une fosse au lieu de les verser dans un vase. 59) Raschi : car moi je n'ai pas été pollué comme vous. 60) Raschi : en apprenant de lui les cérémonies de la Pâque01) Raschi : parce qu'il pouvait verser 9 Cabs d'eau sur lui, au

[ocr errors]
[ocr errors]

Celui qui étant en prière se souvient qu'il est pollué, ne cesse pas, mais il abrége (les prières). Lorsqu'il est descendu dans le bain, s'il peut en sortir, puis se couvrir, puis lire le Chema avant que les premiers rayons du soleil paraissent, il sort, il se couvre et lit; autrement il se couvre dans les eaux **) et lit. Mais il ne se couvre pas dans des eaux fétides et dans des eaux qui ont servi à macérer, (et il ne lit pas lorsqu'il a tout près de lui de l'urine)o*) jusqu'à ce qu'il y ait versé de l'eau pure. Et combien doit-il s'éloigner de l'urine et des excrémens ? Quatre coudées.

[ocr errors]

Les rabbins ont appris : celui qui est en prière et se souvient d'être pollué, ne cesse pas, mais il abrége; celui qui lit dans la loi, et se rappelle qu'il est pollué, ne cesse pas pour aller (se baigner), mais il continue à lire en balbutiant"*). R. Meïr dit : il n'est pas permis à un pollué de lire dans la loi plus de trois versetsoo). Une autre Baraïtha porte : celui qui étant en prière, voit des excrémens devant lui marche en avant jusqu'à ce qu'il les ait laissés derrière lui 4 coudées. Mais est-ce qu'il ne nous est pas dit dans la Baraïtha, qu'il doit aller d'un côté ? Rép. : Cela ne constitue pas une contradiction ; car (il doit avancer) lorsque cela lui est possible, et doit aller de côté, lorsqu'il lui est impossible de faire autrement oo). Si celui qui prie trouve des excrémens dans la place (où il prie), Rabba soutient que, quoiqu'il ait péché, cependant sa prière est toujours valable. Mais Rava lui fait cette objection : N'est-il pas dit (Prov. XXI, 27.): le sacrifice (Talm. : la prière) des impies est une abomination ? Puisque dit le même Rava, il a péché malgré qu'il ait prié, sa prière ne peut être qu'une abomination o"). Les rabbins ont appris : si quelqu'un est en prière et que les eaux (l'urine) lui dégouttent sur les genoux, il doit s'interrompre jusqu'à ce que les eaux cessent, et recommencer après sa prière. D'où doit-il recommencer ? Rav Hasda et Rav Hamenuna (se partagent d'avis là-dessus). L'un dit qu'il faut qu'il la reprenne dès le commencement, et l'autre dit, dès l'endroit où il s'est interrompu. Dirons-nous que c'est en cela qu'ils sont partagés d'avis, c'est-à-dire, qu'un docteur pense que s'il s'est arrêté autantF.23.a. qu'il fallait pour finir toute la prière, il doit la reprendre dès le commencement, et l'autre docteur opine (qu'il doit la reprendre) dès l'endroit où il s'est interrompu. Rav Ache dit : il était nécessaire que, dans cette tradition, on distinguât expressément entre le cas s'il s'est arrêté, ou s'il ne s'est pas arrêté **). Mais tout le monde avoue que, s'il s'est arrêté autant qu'il fallait pour l'achever toute entière, il doit la répéter dès le commencement. Ici donc ils sont partagés d'avis sur ce qu'il ne s'est pas arrêté; car un docteur opine que l'homme (dont l'eau dégoutte) est mis, dès le commencement, hors d'état de prier et que, par conséquent, sa prière ne peut être valable oo), et l'autre docteur opine qu'un tel homme est toujours en état de pouvoir prier, et que par conséquent sa prière est valable. Les rabbins ont appris : celui qui est pressé par ses ouvertures*o) ne doit pas prier; et s'il prie, sa prière n'est

lieu de se baigner et que les , paroles de la loi ne contractent pas d'impureté. 62) Bartenora : dans les eaux troublées afin que son coeur ne voie pas les parties honteuses. 63) C'est Maimonides qui propose de faire ici cette addition aux paroles de la Mischna. 61) Raschi : ou en lisant le plus vite possible. 65) Raschi : p. ex. lorsqu'il est dans la Synagogue où il n'est pas permis de lire moins de trois versets. A 66) Raschi : comme p. ex. lorsque les excrémens se trouvent sur les bords d'un fleuve.

67) Il faut donc qu'il la répète. 68) Raschi : Et comme on ne l'a pas fait on peut conclure qu'il ne s'est pas arrêté. 69) Raschi : parce qu'il ne s'est pas préparé à la prière en évacuant comme l'exigeait son devoir. Voy. Préface. 70) C'est-à-dire : par l'envie de faire ses nécessités. Nous tâcherons

« PrécédentContinuer »