Images de page
PDF

d'Ava, fils d'Ahu, dit au nom de notre Maître 2*): que cela a été enseigné relativement aux eaux troublées qui ressemblent à la terre limoneuse et où son coeur ne pourrait jamais voir sa nudité. Les rabbins ont appris : si les eaux sont claires on peut s'y asseoir jusqu'au cou et lire (le Chema), d'autres disent qu'il faut les troubler avant avec les pieds; mais comment pense le premier docteur (qui parle des eaux claires où) le coeur peut voir sa nudité ? Il est d'opinion qu'il est permis que le coeur voie sa nudité. Mais voilà qu'aussi le talon (de celui qui est assis dans l'eau claire) voit sa nudité **). Rép. Même quant à cela il est d'opinion qu'il est perniis que le talon voie sa nudité d'après ce qui est dit dans cette tradition : si son talon voit sa nudité il est permis (de lire le Chema), mais s'il la touche, Avaï dit qu'il est défendu, et Rava que c'est permis, et c'est ainsi que Rav Zavid enseignait (ou expliquait) la controverse en question; mais Rav Hinana, fils de Rav Jca, l'enseignait de cette autre manière, s'il la touche on convient unanimement que c'est défendu; mais s'il la voit, Avaï dit que c'est défendu, et Rava que c'est permis, car la loi n'a pas été donnée aux anges du ministère*"). Mais l'Halaca est que s'il la touche, il est défendu, et s'il la voit il est permis. Rava dit : s'il y a des excrémens dans une lanterne 3 ! ) il est permis de lire le Chema devant eux; mais si l'on voit la nudité à travers quelque chose de transparent il n'est pas permis de lire le Chema devant elle. (Quant aux paroles): S'il y a des excrémens dans une lanterne, etc.

28) 72"5T Rabbi ou Juda le Saint.

29) Tandis qu'une partie du corps ne devrait pas voir la nudité de l'autre selon les rabbins , car il est dit (Deut. XXIII, 15.) : afin qu'il ne voie pas en toi la nudité de la chose.

30) Raschi : qui n'ont pas des parties honteuses, mais aux hommes qui en ont malgré eux.

3l) Ou dans quelque autre chose de transparent selon la règle : Sacra non sunt tractanda in loco sordido aut ubi sordes sunt in conspectu.

La chose dépend de ce qu'ils soient couverts**) (et dans le cas de la lanterne) les excrémens sont couverts. Mais quant aux paroles : si on voit la nudité à travers quelque chose de transparent, etc. la divine miséricorde a dit expressément (Deut. XXIII, 15.) afin qu'il ne voie pas en toi la nudité de la chose. Mais dans ce cas il l'aurait devant et la verrait. Avaï dit : lorsque les excrémens sont en petite quantité **) on peut les anéantir par un crachat (en y crachant). Sur quoi Rava dit que ce crachat doit être épais. Le même Rava dit : si les excrémens se trouvent dans un fossé on y met dessus sa sandale et on lit le Chema. Sur quoi Mar, fils de Ravina, fit cette question : mais que faire si les excrémens s'attachent à la sandale ? Elie seul peut répondre à cette question **). Rav Jéhuda dit : il est défendu de lire le Chema devant le Goi (non-Juif) nu. Mais pourquoi nous apprendil**) cela du Goi, lorsque la même chose vaut aussi pour l'Israélite ? Quant à un Israélite (nu) il est simple qu'il soit défendu, mais quant à un Goi il fallait nous le dire; car autrement tu aurais pu penser, que comme il est écrit d'eux (des non-Juifs) (Ezéch. XXIII, 20.): La chair desquels est comme la chair des ànes, on pourrait les envisager comme un âne ordinaire (ou dans le monde)*o). C'est pourquoi il nous fait entendre expressément qu'eux aussi doivent être appelés nudité; car il est écrit (Gen. IX, 23.): Et ils ne virent point la nudité de leur père * 1). Mischna. Mais il ne doit se couvrir ni dans des eaux fétides, ni dans des eaux l'on a macéré, jusqu'à ce qu'on y ait mêlé de l'eau pure. Et de combien doit-il s'éloigner de l'eau et des excrémens ? De quatre coudées.

32) Raschi : car la loi dit : tu couvriras ce qui sort de toi. Deut. XXIII, 14.

33) Raschi : 55 signifie ici peu.

34) "pon voy. la Préface.

35) NonoN oNn quare docet.

36) Devant lequel il est permis de lire le Chema,

37) C'est-à-dire : de Noë incirconcis.

Ghémara. Et combien d'eau doit-on continuer à y jeter ? Voici comment il faut prendre les paroles de la Mischna : il ne doit pas se couvrir du tout ni avec des eaux fétides, ni avec des eaux où l'on a macéré, et quant à l'urine il doit commencer par y jeter de l'eau et puis lire (le Chema devant elle). Les rabbins ont appris, combien d'eau doit-il y jeter ? Autant qu'il veut; mais R. Zaccaï dit : un quart de Log **). Sur quoi Rav Nahman dit que cette disparité d'avis regarde seulement la fin de la chose**). Mais si c'est au commencement*o) on peut y jeter autant d'eau que l'on veut. Mais Rav Joseph dit que cette disparité d'avis regarde le commencement de la chose, et que quant à la fin, on est d'accord qu'on doit y jeter un quart de Log d'eau. Rav Joseph . dit à son domestique : apporte-moi un quart de Log d'eau selon l'opinion de R. Zaccaï. , Les rabbins ont appris : devant un vase des' tiné aux excrémens, et un pot de chambre destiné à l'u· rine il est défendu de lire le Chema, lors même qu'ils ne contiennent rien, et devant l'urine même *!) jusqu'à ce qu'on y ait versé de l'eau; et combien faut-il qu'on y en verse ? Autant qu'on veut. Mais R. Zaccaï dit : un quart de Log; soit qu'elle se trouve devant, soit qu'elle se trouve derrière le lit. Rabban Siméon, fils de Gamaliel, dit que lorsqu'elle reste derrière le lit, on peut lire le Chema ; mais que, si elle est devant le lit, on ne doit lire le Chema qu'après s'en être éloigné de quatre coudées. R. Siméon, fils d'Eliaser dit, que même dans une maison de cent aunes, on ne peut lire le Chema qu'après en avoir mis dehors l'urine, ou l'avoir placée sous le lit. On fit la question suivante aux rabbins : est-ce que (Rabban Siméon, fils de Gamaliel) a réellement dit que lorsqu'elle reste derrière

38) Voy. Préface.

39) Raschi : Flnoa à la fin, c'est-à-dire, après l'urine, lorsque l'urine précède l'eau. En d'autres termes : R. Zaccaï pense qu'on doit jeter un quart de Log d'eau dans un vase qui contient déjà Purine.

40) Raschi : lorsque l'eau précède l'urine ou qu'elle est jetée dano un vase avant l'urine.

41) Qui se trouve devant ou derrière le lit.

[ocr errors]

le lit on peut lire le Chema tout de suite, et que lorqu'elle est devant le lit, on doit s'en éloigner de quatre coudées, et puis lire le Chema; ou peut-être est-ce plutôt ainsi qu'il a dit : lorsqu'elle reste derrière le lit, on doit s'en éloigner de quatre coudées et puis lire le Chema, et lorsqu'elle est devant le lit on ne doit pas le lire du tout ? Viens et écoute cette Baraitha : R. Siméon, fils d'Eléazar, dit : si elle reste derrière le lit, on peut lire le Chema sans aucune difficulté; mais si elle est devant, on doit s'en éloigner de , quatre coudées. Rabban Siméon, fils de Gamaliel, dit : même dans une maison de cent aunes on ne lit le Chema qu'après en avoir mis dehors l'urine, ou l'avoir placée sous le lit. De cette manière l'objet de notre question *2) se trouve à la vérité simplifié; mais ces deux traditions se contredisent mutuellement**). Si tu voulais faire une transposition **) dans la dernière, tu chercherais en vain une raison qui put l'y justifier. Fais donc une transposition dans la première. Rép. : Mais à qui as-tu entendu dire que chaque maison doit être regardée comme un espace de quatre coudées**)? C'est à R. Siméon, fils d'Eléazar*o). Rav Joseph dit : j'ai fait la question suivante à Rav Hunna : un lit (dont les pieds) ont moins de trois palmes, je sais très-bien qu'il peut être confondu avec le parquet **). Mais que penser (de celui dont les pieds) sont de quatre, de cinq, de six, de sept, de huit et de neuf palmes ? Il lui répondit : je ne saurais le dire; quant à dix palmes la chose est claire (continue Rav Joseph), et je n'en ai pas fait la question. Sur quoi Avaï dit : tu as bien fait de ne

42) Sur l'urine placée devant ou derrière le lit. 43) Car l'une attribue à Siméon, fils d'Eléazar, ce que l'autre rapporte sous le nom de Rabban Siméon, fils de Gamaliel. 44 , C'est-à-dire : transposer les noms des docteurs qui parlent dans chacune de ces traditions. 45) C'est-à-dire, qu'on n'y peut pas lire le Chema lorsqu'il y a de l'urine. 46) Donc il faut faire une transposition dans la dernière, et attribuer à R. Siméon, fils d'Eléazar, ce que Rabban Siméon, fils de Gamalie1, y dit par rapport à une maison de 100 aunes ou coudées. 47) Et qu'il peut servir à bien cacher ce qu'on y met dessous.

· pas en instituer la question, car tout ce qui a dix palmes
constitue une autre jurisdiction **). Rava dit que l' Halaca
est : moins de trois palmes c'est comme si le lit était atta-
ché au parquet, et dix palmes constituent une autre juris-
diction. Quant au cas de trois palmes jusqu'à dix, sur le-
quel Rav Joseph a fait une question à Rav Hunna, et qu'il
ne lui a pas déchiffrée, Rav dit que l'Halaca est selon R.
Siméon, fils d'Eléazar, et Bali lui-même disait avoir en-
tendu dire à Rav Jacob, fils de la fille de Samuel, que
l'Halaca est selon Siméon, fils d'Eléazar; mais Rava dit
qu'elle n'est pas selon R. Siméon, fils d'Eléazar.
Rav Ahaï ayant marié son fils dans la maison de Rav
Isaac, fils de Samuel, fils de Martha, et celui-ci étant monté
sur le lit nuptial, la chose ne put lui réussir. Le père
alla donc derrière lui pour examiner cette affaire, et vit
, que le livre de la loi se trouvait (dans la chambre). Il
dit alors à ceux (de la maison): or, comment donc cela ?
si je n'étais pas venu vous auriez exposé à un grave dan-
ger mon fils! Car la Baraïtha porte : dans une maison où
se trouve le livre de la loi ou les Tephillin il est défendu
d'y accomplir le service du lit *o) jusqu'à ce qu'on les ait
portés dehors, ou mis dans un vase, et ce vase dans un
autre. Avaï dit : on n'a enseigné cela que pour un vase
qui n'est pas fait exprès pour cet usage; mais si c'est dans
un vase (fourreau) qui est destiné à cet usage, même dix

de ces ustensiles doivent être envisagés comme un seul o°).

1.26.a. Rava dit : une enveloppe dans une commode * !) est comme un vase dans un autre vase **).

48) "n"TIN n7UT potestas aliena, seu alterius, phrase qui sert à exprimer cominent une chose passe d'une destination à l'autre en changeant de place ou d'nsage. 49) C'est-à-dire : l'acte nuptial. 50) C'est-à dire : on les multiplie inutilement, car un seul fait au' tant que dix. 51) Nnt272P en Italien Canterano. 52) C'est-à-dire : la commode même ou l'armoire et une enveloppe - quelconque suffisent pour cacher le livre de la loi et les Tephillin autant que le feraient deux vases placés l'un dans I'autre et autant qu'il le faut pour ceux qui accomplissent le service du lit.

« PrécédentContinuer »