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PRoFEssEUR DE LANGUEs ET D'ANTIQUITÉs oRIENTALEs à L'UNIvER-
sITÉ RoYALE DE VARsovIE, MEMBRE DE LA SoCIÉTÉ DEs AMIs DEs
LETTREs ET DEs BEAUx-ARTs DE LA MÉME vILLE, DE LA SocIÉTÉ
ASIATIQUE ET DE LA GÉoGRAPHIQUE DE PARIs, DE L'ATHÉNÉE ITA-
LIEN ET DE PLUSIEURs AUTREs soCIÉTÉs SAVANTEs, ETc.

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Celui dont le mort est étendu en sa présence est dispensé de la lecture du Chema, de la prière !), des Tephillin *) et de tous les préceptes dits dans la loi*). Ceux qui portent le cercueil, ceux qui doivent le relever, et les remplaçans de ceux qui relèvent, ou précèdent le cercueil*) ou le suivent o): or, tous ceux qui précèdant le cercueil sont encore nécessaires (pour le porter) sont dispensés (de lire le Chema) ; mais ceux qui le suivent doivent le lire quand même ils seraient nécessaires (encore une fois). Cependant les uns comme les autres sont exempts de la prière o).

· Lorsqu'on a enseveli le mort et qu'on revient, ceux qui peuvent commencer et finir le Chema avant de parvenir au rang de consolateurs ") doivent le commencer; si non, ils ne doivent pas le commencer. Ceux qui sont placés dans la partie intérieure du rang*) sont dispensés (de le lire) o), mais ceux qui se trouvent dans la partie extérieure y sont obligés !o).

I) Ou Chemona Esre. 2) Voy. sur les Tephillin Sect. 1e pag. 330.377 sqq. Les quatre Sections qu'ils contiennent sont : a Exod. III, 2—10. b. Ib. vs. 11—16. c. Deut. VI, 4-9. o lb. XI, 13-21. Les deux dernières sont les mêmes que dans le Chema. o) Pour la raison déjà connue qu'un précepte chasse l'autre. 4) Raschi : et qui attendent que leur tour vienne de le porter pour Passer ensuite derrière le cercueil. 5) Raschi : parce qu'ils l'ont déjà porté, o) Raschi : parce que la prière est une ordonnance des rabbins. o Mischna contient plusieurs variantes dans le Talmud de Jérusalem o dans la version de Surenhusius. 7) En revenant du cimetière les Juifs ont la coutume de se ran

ger de manière à pouvoir consoler celui qui est en deuil, les uns après les autres.

Les femmes, les domestiques (juifs) et les mineurs sont délivrés de la lecture du Chema et des Tephillin, mais ils sont tenus à la prière, à la Mezuza ! !) et à la bénédiction des mets.

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(On peut déduire des paroles de la Mischna) que si le mort est étendu devant nous, nous sommes dispensés (de lire le Chema), mais que s'il n'est pas étendu devant nous, nous n'en sommes pas dispensés. Sur quoi je peux objecter cette tradition : celui dont le mort est étendu devant lui, mange dans une autre maison, et s'il n'a pas une autre maison, il mange dans la maison de son compagnon, et s'il n'a pas une telle maison, il fait une séparation 12) et mange, et s'il n'a pas de quoi faire une séparation, il tourne le visage d'un autre côté, et mange. Mais il ne peut pas prendre place pour manger, ni manger de la viande ou boire du vin ; il ne fait pas la bénédiction des F !* " mets !*), on ne bénit pas pour lui, on ne le prend pas pour compléter le nombre des convives, il est dispensé de la lecture du Chema, de la prière, des Tephillin et de tous les préceptes qui sont dits dans la loi; mais le samedi il peut prendre place, manger de la viande et boire du vin et bénir et consacrer les mets; on peut bénir pour lui, on peut s'en servir pour compléter le nombre des convives, et il est tenu à tous les préceptes qui sont dits dans la loi. Rabban Siméon, fils de Gamaliel, dit : une fois qu'il est obligé à ceci on peut dire qu'il est obligé à tout. Sur quoi R. Johanan se demande en quoi diffère (Rabban Siméon des autres docteurs) et dit qu'il diffère dans les fonctions du lit 14). Nous apprenons de cette tradition que (l'homme en deuil) est dispensé de la lecture du Chema, de la prière, des Tephillin et de tous les préceptes qui sont dits dans la loi**). Sur quoi R. Papa dit qu'il faut entendre cela de celui qui tourne son visage et qui mange !o). Mais R. Ache dit : qu'aussi long-temps qu'il a sur lui l'obligation d'ensévelir son mort, c'est comme si le mort était étendu toujours devant lui 11); car il est dit (Gen. XXIII, 3 et 4.) : et s'étant levé de devant son mort, etc. afin que j'enterre mon mort de devant moi !*). Aussi long-temps donc qu'on a sur soi le devoir de l'ensévelir, c'est comme si le mort était étendu devant nous. Rép. : Quant à son mort, oui (il est dispensé de lire le Chema), mais quand on n'a sur soi que le devoir de le garder, non (on n'est pas dispensé).

8) De manière qu'ils puissent voir l'aspect de ceux qui sont en deuil. - 9) Parce qu'ils sont censés être occupés à consoler l'affligé. 10) Parce qu'ils sont censés avoir déjà consolé l'affligé. 11) C'est-à-dire : ils doivent avoir à la porte la Mezuza dont nous avons déjà parlé dans la Préface. Les deux sections qu'on y écrit sont précisément les mêmes que celles du Chema tirées du Deutéronome. Les femmes sont ici comparées aux mineurs et aux domestiques, et dans le Talmud de Jérusalem (Berac. 34. b.) sont placées dans la même cathégorie des idiots et des païens. 12) i7x"rTn paries, tabulatum exteriorem locum ab interiore distinguens : ici une séparation propre à cacher au mort celui qui mange ; car autrement, dit Raschi, il aurait l'air de se moquer de lui, en mangeant. 13) 727r2 on appelle ainsi le nombre des convives pour faire la consécration et la bénédiction des mets. Ce nombre doit être de trois convives au moins, dont l'un qui est ordinairement le maître de la maison ou un rabbin fait la consécration et la bénédiction des mets

au nom de tous les autres. Mais lorsqu'ils sont deux seulement chacun prie pour lui-même tout bas. 14) C'est-à-dire : Rabban Siméon est d'avis que comme celui qui est en deuil est obligé à tous les préceptes de la loi le samedi, il doit être aussi obligé à dormir avec sa femme, mais les autres docteurs ne vont pas si loin. 15) Lors même que le mort n'est pas en sa présence, ce qui est autrement selon la Mischna. 16) Et non de celui qui mange dans la maison de son compagnon. 17) Il suit de là que, par l'expression le mort étendu devant lui, la Mischna a voulu dire : aussi long-temps qu'il a sur lui le devoir de le faire enterrer il est libre de tout autre précepte. 18) Abraham dit que son mort est devant lui quoiqu'il en fût éloigné.

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