Œuvres complètes d'ʹElisa Mercœur de Nantes: précédées de mémoires et notices sur la vie de l'auteur, Volume 1

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Veuve Mercœur: Pommeret et Guenot, 1843
 

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Page 15 - Pourquoi tomber déjà, feuille jaune et flétrie? J'aimais ton doux aspect, dans ce triste vallon. Un printemps, un été, furent toute ta vie; Et tu vas sommeiller sur le pâle gazon. Pauvre feuille! il n'est plus le temps où ta verdure Ombrageait le rameau dépouillé maintenant. Si fraîche au mois de mai ! faut-il que la froidure Te laisse...
Page 123 - Camoëns n'ont-ils pas bu la vie Comme un nectar empoisonné? Ce monde, qui semblait rougir de les comprendre , A pourtant eu des pleurs pour en mouiller leur cendre Mais c'est sur leur tombeau que l'on s'est prosterné. Toi qui , vers de jeunes rivages Guidant de l'Espagnol les incertains vaisseaux , Des astres du midi sur de nouvelles plages As vu briller les feux nouveaux , Colomb , de pas hardis tu sus empreindre l'onde...
Page clvii - Timide en ta présence, Ma bouche se referme et n'ose plus s'ouvrir. Bien tendrement la tienne a dit : Je t'aime ! Lorsque ce mot si doux fut prononcé par toi, Méchant, c'est mon secret que ta bouche elle-même, Comme un écho du cœur, t'a révélé pour moi. Tu le connais, et peut-être parjure, Un jour, hélas ! tu le décèleras : Petit ami, je te conjure, Si tu le sais, ne le dis pas.
Page 403 - Dieu ramène dans mon sein Le pâlissant flambeau de ma triste existence ! Que , rendue à ma mère et calmant sa souffrance , Je lui donne mes soins et charme ses vieux ans , Ou prenne dans mon cœur ma part de ses tourmens ! Je n'ose dire encor : Sauvez-moi pour la gloire , Fier objet de mes vœux, ma noble idole!...
Page 205 - J'apercevais déjà sur le front des convives Des reflets passagers de tristesse ou d'espoir... Souriant au départ des heures fugitives, J'attendais que l'aurore inclinât vers le soir. J'ai connu qu'un regret payait l'expérience, Et je n'ai pas voulu l'acheter de mes pleurs. Gardant comme un trésor ma calme insouciance, Dans leur fraîche beauté j'ai su cueillir les fleurs.
Page clxxxv - D'un reflet du bonheur. Mais la fleur se flétrit, elle tombe, et la flamme De ce timide espoir qui brillait dans mon âme Perd son éclat trompeur. Seule, et loin de l'objet que j'idolâtre encore, Le mal du souvenir lentement me dévore: Si je pouvais mourir!
Page 3 - Mais, avant de le voir, interroge ton âme. Silence. . . Écoute-la ! peut-être elle réclame Un juste repentir. Eh bien ! voile tes yeux : si le matin de l'âge Est encor dans ton cœur comme une douce image, Contemple l'avenir. Là, fermant pour jamais sa paupière lassée, Le chrétien en mourant dirige une pensée, Qui monte dans les airs; Et d'élan, et d'amour, tendre et sacré mélange, Déjà sa voix s'unit, comme la voix d'un ange, Aux célestes concerts. Là, s'exhale épuré l'encens...
Page 403 - J'ai peur de la quitter, cette existence amère, Et je viens vous crier : Sauvez-moi pour ma mère, Pour elle qui, sans moi, ployant sous son chagrin, Seule au monde de l'âme, à ceux dont sa misère En cherchant la pitié trouverait le dédain, Irait, dans sa douleur cruelle, Dire : « Ma fille est morte, ah ! donnez-moi du pain ! Du painl je n'en ai plus; pauvre enfant, c'était elle Dont le sort faisait mon destin.
Page clxxxi - C'est le calme des nuits , c'est le repos du cœur. Lorsque celui de ta plaintive amie, Froid et silencieux, ne palpitera plus, Caresse quelquefois, dans ta mélancolie, Le souvenir des jours qui sont déjà perdus. En s'envolant, ma dernière pensée Rêve un calme avenir, et la fille du...
Page 12 - Ne jamais redouter le temps qui nous entraîne, Attendre sans effroi son rappel vers les cieux, Chaque jour détacher un anneau de sa chaîne, Mourir sans exhaler des regrets pour adieux; Supporter sans chagrin l'oubli delà richesse, Deviner au regard...

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