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une durée de 45" et disparaîtra pendant 15", les intervalles de lumière et d'éclipse se succédant régulièrement. Du côté de la mer, il sera visible de l'O. N. O. Į O. à l'E.

N. du compas; son élévation sera de 62 pieds anglais (environ 19 mètres) au-dessus du niveau des hautes mers de syzygies.

En gouvernant d'après ce phare, on évitera l'île Gun et la roche de Saint-Patrick en dehors de l'entrée de Strangford-Loch. Les navigateurs sont, en outre, avertis d'éviter le courant bien connu de la baie de Dundrum.

La tour est circulaire et peinte en blanc; le chapiteau de la galerie est peint en brun.

La variation est 28° 0.

N” 25.

Roches, bancs, dangers, etc.

Nouveaux renseignements sur un banc signalé entre les îles de Tabago et

de la Trinité?

La corvette anglaise le Wasp a fait la reconnaissance du danger situé entre les îles de Tabago et de la Trinité, et celle d'un récif qui se trouve au large de l'extrémité S. O. de Tabago.

Le premier de ces bancs est extrêmement dangereux, car on ne trouve que 14 à 2 i pieds (4", 2 à 6m, 4) sur une grande partie de son étendue, et il est directement sur la route des navires qui se rendent de Tabago à la Trinité, et de ceux qui viennent de Demerara , et doublent l'extrémité S. de Tabago dans leur traversée de retour.

Le sommet du banc est au S. 20° 0. de la pointe Brown

"Voyez Annales maritimes 1844, 2° partie, tome II, page 158, l'annonce de ce danger; le nouveau document rectifie plusieurs des indications qui y étaient données,

ou Crown, à la distance d'environ 2 milles, et au S. 67°0. de la pointe Colombus, sur l'île Tabago, à 3 milles à peu près; pendant la durée du jusant, il existe un courant de 3 milles à l'heure, portant à peu près au N. ^ N. O., et qui est probablement causé par la sortie des eaux de l'Orénoque.

Banc dans le voisinage du banc Rover (cunal de Mozambique). D'après un renseignement communiqué par le capitaine Baker, qui commandait dernièrement la corvette de Sa Majesté britannique le Lily, il paraît qu'outre les bancs connus sous le nom de bancs de Rover, et situés à l'E. des îles Comore, il en existe un troisième de la même étendue

que ceux-ci, et situé à l'o. du banc occidental, à une distance égale à celle dont celui-ci est éloigné du banc oriental, et раг

la même latitude. Les commandants de navires deyront donc veiller avec soin dans ces parages.

Bancs de roches dans le voisinage de l’ile Rodrigue. Le 1er septembre dernier, le navire anglais l'Oxford, de 120 tonneaux, parti de Calcutta le 21 juillet, a touché sur un banc de roches situé au large et dans l'O. de l'île Rodrigue, et il n'a pas tardé à être mis en pièces. Après de vains efforts pour sauver le navire, l'équipage l'a quitté dans les embarcations et a été recueilli par un bâtiment de Greenock, qui l'a déposé à Maurice. Une lettre , qui donne des détails sur ce fâcheux événement, l'attribue à une erreur sur la carte de l'amirauté, et annonce que le bâtiment de Sa Majesté britannique l'Isis, capitaine sir J. Marshall, se dispose à aller reconnaître le récif au large de l'île Rodrigue, sur lequel deux navires se sont perdus à des époques assez rapprochées ; il paraîtrait que ce danger se prolonge à 15 ou

16 milles de Rodrigue, tandis que, sur la carte de l'amirauté, il n'est porté que jusqu'à 5 milles de cette ile.

De plus , d'après un renseignement communiqué par le capitaine Baker, qui commandait dernièrement la corvette le Lily, il existerait, sur le parallèle de Rodrigue et à l'E. de cette île, un récif dangereux près du 67° méridien, à l'E. de Greenwich.

Ces détails suffiront sans doute pour que les nombreux navires qui passent et repassent dans ces parages se tiennent sur leurs gardes, jusqu'à ce qu'on ait eu à ce sujet des renseignements plus complets.

Banc dans le

passage

de Gilolo. (Extrait du journal de la barque l'Athena , se rendant de Sincapour en Chine,

par le passage à l'E. de Gilolo.

24 janvier 1843. Les premières heures de cette journée sont accompagnées d'une brise modérée et de beau temps ; la mer est belle, et nous faisons route le long de la côte orientale de l'île Gazy, à 3 milles environ; suivant la carte, le passage est sain. A 2 heures du soir, la vigie de la vergue de misaine découvrit une roche sous le bossoir du navire; sonde par 10 brasses (18",3), la sonde suivante fut de 5 brasses (9 mètres); viré immédiatement vent arrière; pendant l'évolution, le navire toucha légèrement, mais sans perdre son air, et se trouva presque aussitôt dans les grands fonds. La route suivie le long de l'île était l'E. N. E. à environ 3 milles de terre; quand on commence à découvrir sa pointe N. E., sur laquelle il y a plusieurs arbres remarquables, et qu'on la relève au N.N.O., on n'est pas éloigné du banc, qui est très-dangereux. Je n'eus pas le temps de l'examiner, parce que je m'estimai heureux d'être dans les grands fonds, et je pris le passage entre Gaby et Gazy. Latitude observée, o'o'.

Banc de Dollaburat (parages des Açores) et erreur dans la position as

signée par Torino aux Formigas. Le ministre de la marine du royaume de Portugal a fait récemment publier un avis pour prévenir les navigateurs de la découverte d'un banc sur lequel il n'y a que 11 pieds d'eau (3“,5), et situé à environ 4 milles au S. E. des Formigas, ou de la grande Formiga, dans le voisinage des Açores. Le même avis annonce que le Gouvernement a ordonné une reconnaissance détaillée de ce danger, et que des renseignements plus précis seront donnés lorsqu'elle sera achevée.

Le banc dont il est ici question est évidemment le banc Dollabarat, dont le capitaine Vidal a fixé la position, dans la mission hydrographique qu'il a accomplie sur le bâtiment de Sa Majesté britannique le Styx , et sur lequel Purdy donne les renseignements suivants dans son Atlantic Memoir.

Au S. S. E. des Formigas, il existe un danger qui a été porté sur une carte de l'océan Atlantique , publiée en 1766, mais qui a cessé de l'être sur d'autres, à cause du manque de renseignements positifs à ce sujet. Ce banc a été vu en 1788 par P. Dollabarat, capitaine du navire la Marie-de-Laboure, à son retour de la Martinique à Bayonne. Le 7 mars, à 3 heures du soir, se disposant à doubler les Formigas, à la distance de trois quarts de lieue, cet officier aperçut, au S. E. de son navire, un brisant qui paraissait avoir une étendue d'une lieue du N. au S. Il trouva que ce danger était au S. 40° E. vrai des Formigas, à u lieue .»

Le capitaine Vidal a reconnu qu'il y avait de grandes erreurs dans la position que Tofino assigne aux Formigas relativement à l'île Sainte-Marie , et, dans une lettre écrite à ce sujet à l'hydrographe de l'amirauté, il entre dans des détails que nous ajoutons ici :

«C'est avec regret, dit-il, que je vous annonce que j'ai

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trouvé Tofino considérablement en erreur, dans ses travaux relatifs aux Formigas.

« Il dit, dans son Derrotero, qu'on a débarqué sur ces rochers pour y observer divers points de l'île Sainte-Marie, et que, du milieu du plus grand îlot, Punto-Castelho, de l’ile Sainte-Marie, reste au S. 24° 30' O., et le Pico-Alto, de la même île, au S. 34° 30' (). Il ajoute , qu'ayant observé sur le parallèle, et tout à fait dans le voisinage de cet îlot, il a fixé sa latitude à 37° 17' 10", et que ce résultat mérite toute confiance.

Pour conduire nos opérations hydrographiques aux Formigas, nous avons mouillé le Styx par 37 brasses (environ 68 mètres), et, ayant débarqué sur la grande Formiga avec mon théodolithe, j'ai pris des angles sur nos stations de l'île Sainte

Marie, et j'ai déterminé le relèvement vrai de ces principaux points : j'ai trouvé, d'après nos angles, que Punto-Castelho restait au S. 29° 5' O. de ma station, et Pico-Alto au S. 40° 38' 0.

« Je suis retourné à bord, et, ayant déterminé les relèvements vrais des objets visibles du mouillage du Styx , j'ai pu me convaincre que ces relèvements s'accordaient parfaitement avec ceux pris sur la roche. Le relèvement vrai de Castelho différait de 4° 35' à l'0. de celui de Tofino, et celui de Pico-Alto dillerait de 6° 8' aussi à 1'0. Ces différences avaient lieu sur une distance de 23 milles.

Quoique mes observations faites à bord avec un sextant confirmassent tout à fait celles faites au théodolithe, sur la grande Formiga, je ne pouvais croire à une pareille erreur de la part de Tofino : je débarquai donc de nouveau l'aprèsmidi suivant, et je trouvai cette fois encore S. 29° 2' 0. pour le relèvement de Punto-Castelho, et S. 40° 36' 0. pour celui de Pico-Alto. Tofino est donc en erreur. Une balise a été placée dans la partie S. E. du banc sur lequel reposent les Formigas, el chaque sonde a été placée au moyen des angles pris sur ce signal. Le banc Dollabarat est parfai

((

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