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mais quand il devient bateau de sauvetage il a environ 1 mètre 9

centimètres de long, et il est mis en mouvement au moyen de deux petits avirons fixés sur des pivots. M. Taylor a fait, avec sa nouvelle invention, plusieurs épreuves qui ont parfaitement réussi. Il est allé sur la pointe E. des Black-Rocks et y est resté jusqu'à ce que la marée fit flotter son appareil, et alors il est revenu à l'aviron jusqu'au-dessous de Bathstreet.Unindividu ayant été signalé sur les roches, plusieurs bateaux sortirent de Leith pour venir à son secours, au moment où les roches étaient presque couvertes, mais M. Taylor refusa leur assistance et regagna bravement le rivage; ce qui prouve la confiance qu'il a dans le mérite de son invention.

Expériences faites , en Angleterre, sur l'emploi des boulets cylindriques

pour

l'artillerie navale.

(Nautical Magazine.) On a fait dernièrement, dans les environs de Liverpool, l'essai de boulets de forme cylindrique, et il paraît, d'après les résultats de ces expériences, que, dans un grand nombre de cas, cette forme est bien préférable à la forme sphérique. Un boulet cylindrique a moins d'évent; la force explosive de la poudre paraît agir sur lui avec plus d'efficacité et avec une moindre perte de puissance. Par l'emploi de boulets cylindriques, un canon d'un calibre donne peut porter une plus grande charge métallique; ce qui fait supposer qu'il sera possible d'apporter une grande réduction dans le poids des bouches à feu. Cette invention aura une grande importance dans l'artillerie navale et dans celle des batteries permanentes, mais elle n'offrirait aucun avantage pour les pièces de campagne, car avec celles-ci le tir à ricochet est plus souvent employé que le tir de plein fouet ; et le

prémier serait impraticable avec des cylindres pour boulets. Il n'y a pas longtemps qu'on a proposé à l’amirauté de faire

tirer simultanément deux canons placés à l'avant et à l'arrière du bâtiment, et dont les boulets seraient réunis par une chaîne; on pourrait, par ce moyen, balayer tout le pont d'un bâtiment ennemi. L'application qu'on a récemment faite du galvanisme, pour mettre le feu aux canons, faciliterait beaucoup l'emploi de ces boulets jumeaux qu'on pourrait également employer avec les pièces de campagne, et dont les effets destructeurs seraient incalculables.

N° 27.

Iles el dangers récemment découverts par le baleinier anglais le Wa

terwitch, capitaine Francis John-King, dans une traversée du canal Saint-Georges à l'île Crown et aux côtes de la Nouvelle-Guinée.

(Nautical Magazine, janvier 1844.) Bancs Legelis. — Ces bancs, vus le 25 septembre 1842, à bord de la barque le Waterwitch, restent dans l'O. N. 0. + 0. de l'île de Man, à la distance de 36 milles, et le cap N. 0. de la Nouvelle-Bretagne en reste au S.S.O. à la distance de 30 milles. Ce sont deux bancs gisant N. et S., séparés par un canal de 200 yards (180 mètres) de large, dans lequel le navire passa vers cinq heures et demie du matin, et où il ne trouva pas fond. Par plusieurs observations ei deux bonnes montres au moyen desquelles on avait , trois jours auparavant, trouvé pour la longitude du

сар

Saint-Georges, 152° 56' à l'E. de Greenwich ( 150° 36' à l'E. de Paris), on a fixé ainsi qu'il suit la position de ces bancs : latitude 3°, 50'S., longitude 151° 50' à l'E. de Greenwich ( 1490,30' à l’E. de Paris); ils sont presque à fleur d'eau et ne peuvent être vus que lorsqu'on en est tout près , parce que la mer est souvent très-trouble.

A 6' 30m du matin, faisant route au 0. S. du compas, on aperçut, du haut du mât, un bas-fond à environ un demimille de l'avant du navire; ayant loffé tout et masqué la

grande voile, je fis mettre une embarcation à la mer, et m'étant rendu sur le point signalé, avec un compas, unc ligne et un plomb de sonde, je trouvai que ce récif, sur lequel je descendis, asséchait à basse mer et s'étendait de l'E. à l'O sur une longueur d'un mille et demi ; que devant sa pointe N. le fond augmentait de 10 à 15 et 25 brasses anglaises ( 18", 3 à 27", 4 et 46"), à 200 ou 300 yards du récif, et qu'en se dirigeant vers le N. E. on ne trouvait plus fond. Ce danger ne me parut pas être formé de corail, mais il me sembla être le produit d'une éruption volcanique. Je le nommai Récif - d’Elisabeth , et, par de bonnes observations, je le plaçai par 3° 58' de latitude S., et 151° 30' 15" de longitude à l’E. de Greenwich (1 49°9'51" à l'E. de Paris), cette longitude étant rapportée à celles du cap Saint-Georges et de l'île Goodman. Je vis un autre récif ayant une étendue de 5 milles du S. O. à l'E.S. E., et dont la forme était celle d'un fer à cheval; la mer y brise avec violence dans le mauvais temps : je l'appelai récif Coop-to-do-Choose et estimai qu'il était par 4° 13' 30" de latitude S. et 151° 24' de longitude à l’E. de Greenwich (149° 4' à l'E. de Paris). J'aperçus encore un autre danger sur lequel la mer ne brisait que faiblement, et qui paraissait un plateau n'ayant qu'un mille et demi de circonférence; ce banc forme, avec un autre qui en est à environ 3 milles, dans l'O. 1 S. O., un long récif dont les petits fonds s'étendent dans le S. O. 10. Je donnai à ces récifs les noms de Father-and-Son (le père et le fils), et trouvai qu'ils étaient placés par 3°55' 30" de latitude S. et 151°, 10' de longitude à l'E. de Greenwich (148°50 à l'E. de Paris):

Je découvris aussi deux bancs de sable élevés d'environ 3 pieds au-dessus du niveau de la mer; ils paraissaient très-blancs et l'on n'y voyait aucun arbre ni aucun buisson; par un temps clair, ils peuvent être aperçus, du mât d'un navire, à une distance de 15 milles; je trouvai , par lestime , que le banc de l'E. était situé par 4° 32' de latitude Se

et 151° 15' de longitude à l'E. de Greenwich ( 148° 55' à l'E. de Paris), et que l'autre, qui reste dans l'O. S.O. 0. du premier, était par 4° 33' 30" de latitude S. et 151° 10' de longitude à l'E. de Greenwich (148°,50' à l'E. de Paris); je leur donnai les noms de bancs Est et Ouest de Horton. Il paraît y avoir passage entre tous ces récifs ; je ne ressentis pas de courant, et ne trouvai qu’une marée apparaissant régulièrement toutes les vingt-quatre heures; le jusant semblait porter à l'O. avec un peu plus de force que le flot, qui courait au N. E. avec une vitesse d'un noud et demi

par

heurel Le 1er octobre, je découvris une île que de bonnes observations placèrent par 4° 15' de latitude S. et 149° 16' 30" de longitude à l'E. de Greenwich (146° 56'6" à l'E. de Paris). Cette île est ronde, en pain de sucre, et a environ 3 milles de circonférence; elle est entourée d'un récif qui, du côté de l'E., s'étend à 3 milles, et forme un excellent port pour de petits navires, dans lequel conduit un passage de 2 milles de large qui s'ouvre au N. E. Cette île est bien peuplée, et les naturels se montrèrent très-obligeants envers les hommes de nos canots, et firent des échanges avec eux pour des cocos et des ignames. Il y a une source bouillante sur une plage de sable au côté S. E. de l'île, et une autre au côté S.O., de laquelle, de temps à autre, de l'eau bouillante s'élançait à plus de 20 pieds d'élévation. J'appelai cette île du nom de Son Excellence sir George Gipps. La variation y était dei 2°13'E., etjen'y trouvai point de courant 2.

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Quelques-uns de ces dangers, les bancs Horton, le récif Coop-to-do-Choose, le récif Elisabeth, se trouvent dans le voisinage et même sur la route de d'Entrecasteaux; ils ne sont mentionués ni sur sa carte, ni dans sa relation; mais ce navigateur a trouvé dans ces parages de très-forts courants, portant au S. et à l'O., et dont l'existence peut expliquer les différences qu'on trouve entre sa route et celle du capitaine anglais. (Note du traducteur.)

2 D'Entrecasteaux a passé à 31 milles sculement de cette ile, il aurait dû l'apercevoir, à moins que l'ile portée sur sa carle, sous le nom de l'île du Nord, et qui forme le point le plus N. du groupe qu'il a appelé les îles Françaises, no soit l'île en question, dans la position de laquelle il faudrait supposer une erreur d'une douzaine de milles en latitude. ( Nole du traducteur.)

Faisant route au 0. S. O., avec une brise fraîche, à 10 heures et demie du matin , la vigie du mât signala de forts brisants de l'avant, restant S. E. et N. O. A 10 heures 40 minutes, on en signala d'autres par le bossoir de dessous le vent; gouverné pour passer entre les deux récifs. J'ai pris la liberté d'appeler ces deux dangers des noms de sa très - gracieuse Majesté la reine Victoria et du prince Albert. Au moyen de plusieurs observations et de deux bonnes montres, j'ai placé le récif Victoria par 4° 17' de latitude S. et 148° 10' de longitude à l'E. de Greenwich (145° 50' à l'E. de Paris ). Le récif du prince Albert est par 3° 58' de latitude S. eti 47°58' de longitude à l'E. de Greenwich ( 145° 38' à l'E. de Paris), les longitudes ayant été rapportées à celle du cap SaintGeorge. Ces récifs sont très-dangereux pour les navires qui se rendent dans l'Ouest en passant par le canal Saint-George, parce qu'ils se trouvent sur la route des bâtiments qui gouvernent de manière à passer au S. du banc Shelburne , et du récif sur lequel le Sydney s'est perdu en 1806.

Le 6, nous avons reconnu une île ronde d'environ 2 milles de circonférence, et entourée d'un récif s'avançant au S. E. , vers l'île Longue, et sur lequel le Lady-Blackwood a touché en 1840, en cherchant à passer entre les deux îles. J'ai appelé la première île Antédiluvian; elle est inhabitée. Par de bonnes observations , je l'ai placée par 5° 45' de latitude S. et 146° 50' de longitude à l'E.de Greenwich (144° 30' à l’E. de Paris). Les îles et les récifs désignés ci-dessus ne sont portés ni sur les cartes d'Horsburgh et de Norie, ni sur aucune de celles qui étaient à bord du Waterwitch, ou que j'ai eues depuis à ma disposition.

1 Il y a évidemment erreur dans la latitude de cette île , car elle se trouverait ainsi à 5 ou 6 milles seulement de la côte de la Nouvelle-Guinée , et dans leS.O. de l'ile Longue .Selon toute probabilité, l'île vue dans cette circonstance par le capitaine duWaterwitch est l'île Couronne, signalée par Dampier et revue par d'Urville, qui a passé entre elle et l'île Longue. Suivant le navigateur français, sa pointe E. est par 5° 7* 25” de latitude š. et 144°39'0 de longitude à l'E. de Paris.(Note du traducteur.)

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