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d'autres animaux particuliers à l'Inde devraient naturellement s'y trouver ; c'est que l'écriture hiéroglyphique s'est conservée, et a été employée en Egypte plus que partout ailleurs, et que les figures des astérismes remontent aux siècles 'où cette écri'ture était en usage, et qu'elles en font partie, c'est que le zodiaque indien imprimé dans les Transactions philosophiques, offre le poisson oxyrinque üni au capricorné, et que ce poisson est un pois, son du Nil, honoré d'un culte special dans les temples de l'Egypte. Enfin, il est une dernière considération, c'est qu'il est une époque, dans la suite des siècles qui nous ont précédés, où le zodiaque, tel que nous l'avons , donne une correspondance en grande partie complète avec l'état du ciel et celui de la terre, et cela en Egypte.

Il est vrai qu'il faut remonter bien au-delà des 'époques chronologiques qui nous sont connues. Mais, outre que nous avons fait voir pár l'explication des anciens poèmes, qu'on s'est étrangement mépris en fait de chronologie ; et qu'il nous est difficile de remonter bien loin pour établir des dates sûrés, nous répéteróns ici que dans un monde éternel on ne doit jamais être embarrassé par l'antiquité des époques. Laissons ces scrupules à ceux qui croient que la divinité a limite la durée de cette immense machine qu'elle remplit d'elle-même, à cinq ou six mille tours d'une très-petite planète. Dans l'Univers-Dieu, dans l'Univers éternel, tel que Pline et les plus savans philosophes l'ont conçu : on ne compte point de date. Le temps n'y est

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pas divisé; il marche en niasse comme la Nature, qui ne connaît ni passé ni avenir, et dans laquelle tout est présent. Les durées sont proportionnées aux masses, et l'éternité y correspond à l'immensité. Il serait même possible qu'en faisant partir la division primitive du capricorne placé au solstice d'été, il y eût déjà plusieurs périodes de vingt-cinq mille ans d'achevées; car nous n'osons répondre que celle-ci soit la première, et que nous ne soyons qu'au huitième mois ou au huitième signe de la grande période de vingt-cinq mille ans, qui date du capricorne. Néanmoins nous le présumons, quant à l'origine du zodiaque; car il n'est guère vraisemblable que les sciences se conservent dans un même pays pendant un si long espace de temps. Tout change dans la Nature: les arts et les sciences, comme le soleil, promènent leur lumière autour du globe durant l'immensité des siècles. Tel pays qui jouissait de leur lumière bienfaisante passa ensuite dans la nuit de l'ignorance et de la barbarie Ce sont ces réflexions qui nous ont faitreculer, seulement de quatorze à quinze mille ans avant notre siècle, l'invention, non pas de l'astronomie, mais celle des figures hiéroglyphiques tracées dans le zodiaque que les Grecs ont reçu des Egyptiens et des Chaldéens, et que nous avons encore aujourd'hui.

Quant aux autres figures ou aux constellations extrazodiacales, nous convenons qu'il en est plusieurs qui sont des siècles postérieurs, et dont l'origine ne remonte pas à une si haute antiquité. Nous en parlerons dans le traité suivant, et nous rappellerons les diverses fables qu'on a pu faire dessus, ainsi que sur les signes du zodiaque, et dans lesquelles on leur attribue une origine historique , qui n'est autre chose que le résultat des diverses fictions qui ont été faites dessus par difierens poètes.

FIN DO MÉMOIRE SUR L'ORIGINE DES CONSTELLATIONS.

DE LA SPHÈRE

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DE SES PARTIES.

TABLEAU HISTORIQUE, EXPLICATIF ET NOMINATIF DES SIGNES DU ZODIAQUE ET DES AUTRES CONSTELLATIONS, PRÉCÉDÉ D*UN TRAITÉ DE LA SPHÈRE ET DES DIVISIONS DU ZODIAQUE.

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