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La brillante du cœur du lion se nomme, chez les Arabes et chez les Chaldéens,. calb-eleced ', halbelasit, calb-elasid, calb-elesit, calb-alezet, sur les globes. D'autres l'appellent calbolr-asadi \ Les habitans du royaume de Fez, de Maroc, et les tables alphonsines la désignent sous les noms de kalbellessed et kalbelasid 3, comme ils appellent la brillante de la queue du lion, nebolessed et nebolassid. C'est celle que d'autres appellent deneb-elasit, deneb-el-eced , deneb-alecid, alazet4 dhanbolosadi , alcsil, nebolasit, denebola 5, alcaia \

Ulugbeigh1 nomme celle qui est à l'extrémité du nez du lion , minchir-al-asad; la plus septentrionale des deux étoiles de la tête, râs-al-asad, alshema/i; la plus australe, ràs-al-asad algjenûbi; les trois du cou , ahgjeb'ha. Celle du cœur , régulus, se nomme melichi, kalb-al-asad; la précédente des deux qui sont sur les reins , duhz-al-asad; la suivante, min-al-zubra ; la plus boréale des cuisses, nim-alzubra. Celle de l'extrémité de la queue s'appelle serpha. Hors la figure, on trouve au nord, entre la queue du lion et l'ourse, des nébuleuses appelées daphira-ral azad.

AgjeVha forme la dixième station de la lune 8. Melichi ou kalb-al-asad, la huitième.

Min,alrzubra est aussi une station de la lune.

Alfragan 9 appelle la neuvième station altaref; la

* -1 Caesar, p. 64.—2Bay., tab. a6. Stoffl., c. ly,.-—3 Cses , c. 5, p. 64. — 4 Riqciol., p. 1^7. — s Cses., p. 64. Uay., t. a6. — 6|Iyd(', p. 36-37- — 7 Ulugb-, p. 74-78.— s Hyde, p. 36-37"— 9 Alfrag., c. Vt, p. i-Q.

huitième ahobrach; la onzième, algubtd, près des deux étoiles brillantes qui suivent régulas, et qu'on nomme alcutarem. La douzième est asampha, près la queue du lion.

On donnait aux étoiles informes qui sont connues sous le nom de la chevelure de Bérénice, le nom âHalhanel lac, citerne. La sixième des informes est appelée daphîra-al-asad; les deux suivantes al— daphira. D'autres lisent cissim et ghûl n'estèrent, rosa canina.

Il semble qu'Aratus et Hipparque peignent le lion couchéu tel qu'il est dans le monument de Mithra. Il regarde le couchant; il est placé sur la tête de l'hydre, et il s'étend jusqu'au milieu de cette constellation 3. Il a, au-dessus, la chevelure de Bérénice, ou celles des filles qui périrent à Lesbos 4.

Columelle place au 17 des calendes de février le commencement du coucher du lion accompagné du souffle du vent d'Afrique et de l'auster, avec indication des pluies 5.

Le calendrier des Fastes 6 marque au 8 des calendes de février le coucher du cœur du lion , le lendemain de celui de la lyre. Columelle le fixe au 6, et il y attache l'indication du milieu de l'hiver7. Il place 6 au 10 des calendes de mars le coucher total du lion accompagné du souffle des vents de nord connus sous le nom d'ornithies , lesquels durent trente jours. Alors arrive l'hirondelle.

1Hyde. ibid.—2 Arat. Hipp., 1.1, c. 7. —3 Hygin., 1. 3.— 4 Germ., c. 11. — 5 Colum., 1. 11, c. 1, p. 420. — 6 Ovid. Fast, 1. 1, v. 655. ~ ' Colum., ibid. — » P. 4a3.

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Le même Columelle 1 fixe au 30 des calendes d'août le passage du soleil au lion, accompagné du souffle du vent favonius; au 9 de ces mêmes calendes le lever de regulus avec indication de tempête ; aux calendes mêmes les vents étésiens. Il marque, la veille des nones d'août, le lever du milieu du lion avec indication de tempête.

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SIXIÈME SIGNE, . ,

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. VIERGE.

Hésiode fait de cette vierge la fille de Jupiter et de Thémis. Aratus la fait fille d'Ascréus et de l'Aurore 2. Elle vivait dans l'âge d'or où elle se fit remarquer par sa justice; ce qui lui en fit donner le nom, ainsi que ceux de Thémis et de Dicé 3. Quoiqu'immortelle, elle vécut sur la terre parmi les hommes tant qu'ils furent vertueux 4. Lorsque les hommes se furent pervertis , et que la vertu fut bannie de la terre, elle ne voulut plus habiter parmi eux, et elle se retira sur les montagnes. Mais la guerre et les autres maux qui prennent leur source dans la perversité humaine, ayant fait sur la terre

1 Colum., ibid. — 2 Hygin., 1. 2, c. a6. — 3 Erath., c. g, 4 Arat., Y. Ii3-i33.

de nouveaux ravages, elle quitta absolument la terre et les hommes, qui lui étaient devenus odieux1, et elle s'envola aux cieux où elle brille aujourd'hui. Avant cette époque les hommes vivaient heureux, dit Nigidius , parce qu'ils étaient justes; car sans justice, point de bonheur. C'est en y rappelant sans cesse les hommes.^ra'elle les fixait dans la fé-r licite Alors aucun peuple ne songeait à troubler le repos de ses voisins. On n'exposait point sa vie sur les mers pour satisfaire l'avidité mercantile. L'homme vieillissait paisiblement dans ses champs qu'il cultivait; mais lorsque cette race vertueuse fut morte, ceux qui vinrent après aimèrent à amasser; l'amour de l'or succéda à celui de la vertu et de l'heureuse médiocrité. Alors la justice étant bannie de leur société, et l'espèce humaine s'étant absolument dégradée, la déesse Thémis ne put rester plus long-temps parmi eux, et elle s'envola dans la région des astres 5 où règne un ordre éternel. Elle y prit le nom d'Astrée % et ne voulut plus avoir de commerce avec personne 6.

On lui donne encore d'autres noms, tels que ceux de Cérès, parce qu'elle porte l'épi; d'Isis, d'Atergatis. Quelques-uns la nomment la fortune, et la peignent sans tête6; sans doute parce que cette partie est fort peu lumineuse7. .

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1 Theon., p. 119. — s German., c. 8. — 8 Ôvid. Met* 1. h v. i5.o. Hyg.^ 1. 2, c. 36. Arat, v. 1^4. Germ.. c. 8.—4 Orph. Poet. Graec, p. — 5 Thepn, p, ^j». — ? ljirathost., c 9. — 'Hyg., 1. a, c. 26. Germ., c. 8. ,' « . .', t J( ,k

Elle est principalement connue sous le nom d'Erigone, fille d'Icare, placé lui-même à côté d'elle dans la constellation du bouvier 1. Nous remettons à raconter son histoire à l'article de ce dernier.

D'autres auteurs2 la font fille d'Apollon, de ses amours avec Chrysothémis. On lui donna le nom de Parthenos, parcequ'elle mourut très-jeune et vierge. Apollon la plaça aux cieux.

Théon3 la fait fille d'Astrée et du jour, suivantles uns, et d'Asopus, suivant d'autres. Dans cette dernière tradition, elle prend le nom de Thespia, à qui Apollon accorda trois prérogatives. d'abord de donner son nom à Thespies en Béotie; 2° à la vierge céleste; 3° le talent de la divination.

On distingue dans la constellation de la vierge principalement deux étoiles. L'une est de première grandeur et très-brillante. Elle se nomme l'épi 4, nom sous lequel la constellation entière est quelquefois désignée comme chez les Perses. C'est la

i - o brillante de la main droite de la vierge d'autres disent de la main gauche 6. L'épi que la vierge porte est un symbole de l'agriculture, dit Théon7, , et un monument de la considération dont elle jouissait chez les anciens. Ce même auteur ajoute qu'il n'est point de constellation sur laquelle on ait L'té autant de fables, et il est en cela d'accord

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