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savoir les serres, chelœ 1, dont nous avons parlé à l'article de la balance.

On remarque surtout une étoile rouge de première grandeur placée au cœur du scorpion, connue sous le nom (Vantards 2; c'est une des quatre étoiles royales. On l'appelle en arabe kalbel-acrab, kal-al-acrab 3, colbolacrabi, ou simplement calb 4; elle a pris d'elle deux autres petites étoiles appelées al-nayat, prœcordia. On lui donne aussi le nom dUalcantub 6 et de vespertilio 6.

Les Chaldéens nomment alascha 7, leschat, leschaton, schomlek, moslek, lesaih et lessaa-el-aakrab, une étoile de l'aiguillon du scorpion 8. Peutêtre est-ce celle qu'Hésychius désigne sous le nom de lêsos 9; mais, comme il la dit très-brillante, peut-être est-ce la brillante du cœur du scorpion, antarès ou antartés 10.

Ulugbeigh 11 parle de trois étoiles brillantes du front, nommées iclil-al-gjeWha. La plus australe est gjeb'ha-al-acrab ou le front; celle de l'aiguillon est shaula f hors de la constellation sont des nébuleuses qui suivent l'aiguillon. C1'est tali-al-shaula.

Iclil-al-gjeVha, ou la couronne du front, fixe la dix-septième station de la lune12, celle du cœur est la dix-huitième, et al-shaula\a dix-neuvième.

1 Virgil. Georg., 1. i. German., c. 6. Bay., p. 29. — 2 Ptol. Hyd., p. 3i.— SUlugb., p. 86-90. Cses., c. 8, p. 83.— 4 Uyd., p. 40-41. —5 Ricciol., p. 217. — « P. ia8.— ' Alph. tab., p. 210. — 8 Ricciol., p. ia5 Bay., tab. 29. Caesius, p. 83. — 9 Hes. Les.— 1°Scal., p. 437. Hipp., L 1, c. 3.—" Ulugb., p. 86-90. — 12 Hyde Comm., p. 40-41.

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ET DE SES PARTIES.Ce signe est le domicile de la planète de Mars, et le siège de ce même Dieu dans la distribution des douze grands Dieux entre les signes. Il est affecté à l'élément de l'eau.

Le scorpion est placé sous les pieds d'Ophiucus et près de l'animal que perce le centaure, c'est-àdire , du loup. Il se couche la tête la première et se lève droit '; il a près de lui le renard et Ophiucus à droite, dit Firmicus 2, et à sa gauche le cynocéphale et l'autel; c'est-à-dire, que ces constellations font, à son égard, la fonction de paranatellons à droite et à gauche. Le renard est une des étoiles voisines de la seconde du timon du chariot, comme nous l'avons dit à l'article du taureau.

Columelle/ fixe aux ides de mars le commencement du coucher du scorpion qu'il appelle nepa; il marque tempête ce jour-là. Il fixe au 17 des calendes d'avril, ainsi qu'Ovide 4, le coucher total avec annonce de froid; il marque aux calendes d'avril6 un coucher du matin, avec indication de tempête. Ovide le marque aussi, et un coucher cosmique au3 des nones \ Columelle, ainsi qu'Ovide, marque, la veille des nones de mai, le coucher de la moitié du scorpion 7, avec indication de tempête. Columelle 8 fixe au 13 des calendes de novembre le passage du soleil au scorpion; au 7 des ides le lever d'Antarès, avec annonce de tempête,

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1 Hyg-, 1- 3, c. a5 .— 2 Firm., 1. 8, c. 26. — 3 Columell., 1. n, c. 2, p. 424. — 4 Fast., 1. 3, v. 712. — scolum., ibid., p. 125.—oCalend. Fast., 1.4, y. 164.—T Colum. ibid., p. 426. Ovid. Fast. 1. 4, v. 4»7-— 8 P. 432-433-434.

Tome ix. lfi

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de froid, dli souffle du vuluu-ne et de petites pluiés. Il inarque aux ides de décembre le lever ïôtal du scorpiôn le matin, aVéd annonce de

NEUVIÈME SIGNE.

SAGITTAIRE. j.'

Le grand nombre des auteurs ont appelé ce signe le centaure, et y ont peint en effet un monstre de cette forme '. Autrefois on n'y figurait qu'un arc, un carquois2 ou une main arme% d'un trait, et on l'appelait I'ré/ic ou le signe de Tare. Ceux qui se refusent à y voir un centaure disent que jamais les centaures ne firent usage de flècbes *; d'autres ajoutent que le sagittaire est debout, et n'a que deux pieds. Cependant l'homme du sagittaire a des pieds de cheval et une queue de satyre; ce qui l'assimile aux centaures \

Quelques auteurs l'appellent Crotus 5, fils tl'Éuphémê, nourrice des Muses : il habitait sur le mont Hélicon où il vivait dans l'intimité avec elles, et se livrait aux exercices de la chasse. Ses talens lui acquirent beaucoup de réputation, il réunissait la

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finesse de l'esprit à la rapidité de la course. Pour rendre cette double idée, Jupiter, en le plaçant aux < ieu\, lui donna les pieds du cheval, dont il avait fait beaucoup d'usage, et lui mit en main la flèche qui peint en même temps la vitesse et la pénétration. Il y ajouta la queue des satyres, parce qu'il se plaisait autant, dit Hygin, dans le commerce des Muses que Bacchus dans celui des satyres. On le fait petit-fils de l'Océan 1 ; c'est lui qui battait la mesure quand les Muses dansaient ou chantaient. C'est là ce qui lui mérita les honneurs du ciel. Son goût et ses talens se sont perpétués parmi les hommes, ainsi que son amour pour la navigation. Il est observé, non-seulement par ceux qui vivent sur la terre , mais encore par ceux qui voguent sur les mers. Son vaisseau en est la preuve, dit Eratosthène2; ceci explique ce que dit Firmicus3 qu'à la droite du sagittaire se lèvelenavire Argo, et à sa gauche un chien.

Hygin * le fait fils de Pan et d'Euphémê, et frère de lait des Muses.

On lui donne plusieurs noms, dont voici les principaux.

Les Arabes l'appellent, alkus, elkusu , elkausu6, kaus , al-râmi c. el-kaus 7, elkuschu, alkawso *.^«* Les Hébreux ', kescheth, ceset ou chesit.

* Germ., c. 28. — 8 Erat., t. 28. — 3 Firm., 1. 8, c. 27. -m * Hyg. Fab. 224. — 5 Connu. Alfrag., p. 108. Scalig., p. 437. Bay., t, 3o. — « Hyd., p. 41. Ricc, p. 127. — ' Caes., p. 84. — 8 Kirk., t. 2, part. 2, p. 108. — 9Epiph. adv. Hseres.

Les Syriens, kestho, les Perses, kaman, les Turcs, yat*1.

Les Indiens, vismasp, Tare, en pelhvi1, dhanoiissou en brame s.

Les Grecs, toxotès, toxeuter, foxon, aemma* réter toxou , hippotès.

Les Latins, arcitenens, amis, sagittarius, telum, semivir, sagittœ thessalicce 6, centaurus, taurus, croton, crotus, Chiron, phillyrides, pharetra, eques7.

Ulugbeigh 8 distingue plusieurs étoiles dans le sagittaire, etil leur donne différens noms. Il appelle celle du trait, min-al-naâim-alwarida.

Celle de l'épaule gauche et la précédente, mina l-naiâm-alsadira.

Celle de l'œil, ain-al-râmi. Celle de l'épaule, min-al-naâim-al-sadira.

Celle de la gauche du trait, urkâb-al-râmi. Celle du genou, rucha-al-rami.

La première étoile, celle de la pointe du trait, s'appelle aussi zugi-al-nushdba.

Alnaim, est une des stations de la lune, la vingtième; la vingt-unième est albendach, et la vingtdeuxième s'appelle fortuna decollentis, près l'étoile appelée orien par les Arabes 9. ...

On donne le nom de dalmiain à quelques étoiles de l'extrémité boréale de l'arc du sagittaire 10.

1 Hyd. Comm. ad Uiugb,, p. tti.—* Anquetil.— 5 Le Gen. til. —- 4 Hesychius. — 5 Arat., v. 3oi-3o5. Nonn., 1. 4, a5i. Hipp., 1. i, c. 3. — 6 Bay., tab. 3o. — 7 Cas., c. 9, pt 84. — 8 Ulugbeigh., p. 90 — 9 Alfrag., c. »!, p. 110.—10 Hyd. Nat. ad Mahamed. Tizin. lab., p. 87.

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