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DIXIEME SIGNE.

• .- .CAPRICORNE.

Le capricorne ressemble à Egypan *. Sa partie intérieure est un poisson, et la partie antérieure est

1 Stoffl., c. 14. Bay., t. 3o. — 2 Colum., 1. n, c. 2, p. /ta3.—• s P. 434-— 4 Theon., p. i38. —• 5 Colum., ibid.— 6 German., c. ay. Hyg., 1.3, c. 39. . .

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le corps du bouc ou du caper. Il mérita d'être mis aux cieux, parce qu'il avait été nourri avec Jimiter par la chèvre, sa mère, qui y est également placée. Sa tête est armée de cornes -.

Epiménide dit que Jupiter et ce bouc furent nourris sur Flda. On se rappellera que la naissance du Dieu de la lumière, Jupiter, comme celle de Bacchuset de Christ, se faisait au solstice driver2, lieu que le capricorne a long-temps occupé.

Il partit avec ce Dieu pour combattre les Titans, et il leur inspira cette terreur qu'on nomme panique, embouchant la conque marine dont il avait fait la découverte 3. Jupiter, en reconnaissance, le plaça aux cieux. C'est cette découverte de la conque, dit-on, qui lui fit donner une queue de poisson; quelques-uns disent que c'est parce qu'il avait lancé, contre les ennemis des Dieux, des coquilles au lieu de pierres 4. D'autres cherchent l'origine de cette forme empruntée du poisson dans les pluies de cette saison; symbole répété dans le verseau et les poissons, signes humides 5.

Il y a une autre tradition sacrée sur ce signe. Les prêtres égyptiens et des poètes après eux racontent que plusieurs Dieux s'étant réunis en Egypte, Typhon, leur ennemi cruel, survint tout-à-coup, et que, saisis d'effroi, les Dieux cherchèrent leur salut dans la fuite et dans un changement subit de forme. Mercure se métamorphosa en ibis, Apollon

1 Erah, c 27. — 2 Macrob. Sat., I. 1, c. 18» — 3 Erat.,.ibid. -— * Hyg,, 1. 2, c. 23. Theon., p. ï^fi. —5 Tsid., I. 3,,o. 47;

en grue, Diane en chat. Ils ajoutent que c'est même là l'origine du culte que les Egyptiens rendent aux animaux qu'ils regardent comme des images des Dieux. Dans le même temps, Pan se précipita dans le fleuve. La partie postérieure de son corps se changea en poisson, et la partie supérieure en bouc. Sous cette forme monstrueuse, il échappa à Typhon. Jupiter, charmé de sa ruse, plaça aux cieux sa forme nouvelle1.

Germanicus raconte cette fable avec plus de détails et il nous dit, d'aprèsNigidius % que, dans le temps que Python ou Typhon habitait une caverne du Taurus, Jupiter assembla les Dieux pour aviser aux moyens de résister à leur ennemi commun; que ceux-ci ne voulurent point quitter la terre, et d'un autre côté, ne se sentant point en état de résister à Typhon, ils prirent le parti de se métamorphoser en divers animaux, poissons ou bestiaux. Les Dieux sous cette forme furent absolument niéconnus de leur ennemi. C'est là, dit-on, l'origine du respect qu'ont encore aujourd'hui les Egyptiens pour ces animaux. Python , trouvant le champ libre, régna tyranniquement, fier de la frayeur qu'il avait inspirée aux Dieux. Mais ceux-ci, au bout de dix-huit jours, délibérèrent sur les moyens de le détruire. Ces dix-huit jours sont devenus tous les ans des jours de fêtes, dont on a perpétué le souvepir en Egypte. Apollon , armé de la foudre, tua le monstre dans le temple d'Apis, à Memphis, où se faisait l'inauguration des rois d'Egypte.

'Hve , 1. 2, c. ïq Thcon., p. i36 — " Germanie, c. »7

.

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Après que les Dieux eurent puni Typhon, ils placèrent aux cieux l'image de Pan ou d'Egypan qui avait pris la forme de chèvre 1, et ils lui élevèrent un superbe temple à Panople.

On donne à cette constellation différensnoms."

Les Arabes la nomment gjedi, les Hébreux gedi, gadi, algedi, alcantarus2, asasel, alcantarus, algediy algedio

Les Syriens et Chaldéens, gadio *.

Les Perses, huzghâle.

Les Turcs, ughlàk 5.

Les Indiens, nahj en pelhvi % et marcaram en langue brame

Les Grecs, aigoceros*, aihalpes, icthyoeis % cyaneus 10.

Les Romains caper, hircus, capricomus, Hesperiœ tyrannies undee ia, neptunia proies 13, pelagi procella, imbrifer, gelidus 11, œquoris hircus, Pan, jEgypan; signum hiemale, januale, altéra solispor-* ta, Vestœ sidmiS.

Ulubeigh appelle la plus boréale des trois de la corne suivante minsad al-dâbih; la plus australe est appelée de même, ou simplement dâhih, mactans ou fortuna mactantis '6. C'est la vingt-deuxième

1 Theon., p. i36. — 8 Kirk. OEdip., t. 2, part, a, p. 198. Ricciol., p. ia5-ia6.Bay., t. 3i. Stoffl., p. 81. Comm. Alfrag., p. 108. — 3 Cses., c. 10, p. 89.— 4 Ricciol., p. 127.— 5 Hyd. Comm., p. 42. — 6 Anquetil. — 7 Gentil. — 8 Hipp., 1. i, c. a.

9Nonn.,l. i, y. 260; 1. a,y. 65o. —10 Arat., v. 292-702.

11 Horac, 1. 2, od. 14. — 12 Bay., t. 3i. — 13 German., c. 1. —14 Cses., c. 10, p, 89. — I5 Ulugb., p. 94-98. —

— 16 Hyde,p.4a.

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Quelques auteurs ont prétendu tirer la forme et le nom du verseau, des pluies qu'il occasionnait à son lever. On a vu nos conjectures à cet égard dans

1 Seld., Synt. i.— 2 Colum., 1. ir, G. a, p. 4a8. —3 Colum., I. U, ç, a, p. 434. —4 Quint. Smyrn.,-1.7, v. 3oo.—s Hesyck.

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