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les pierres que jetaientDeucalionse changeaient en hommes; et celles que jetait Pyrrha se changeaient en femmes. Ainsi fut réparée l'espèce humaine.

Euhuhls prétend, lui, que l'homme du verseau est l'ancien roi des Athéniens , Cécrops; car, avant la découverte du vin, on faisait des libations aux Dieux avec de l'eau , et Cécrops régnait avant que le vin fût connu des mortels.

D'anciens auteurs ont dit qu'il était Aristée ', fils d'Apollon et de Cyrène, dont ce Dieu obtint les faveurs sur le mont Orphée. Aristée passe pour avoir été instruit dans toutes les sciences et dans tous les arts, et avoir fait usage de ses connaissances pour le bonheur des hommes. Son nom même semble indiquer son caractère bienfaisant. Les influences malignes de la canicule ayant corrompu les fruits et donné naissance à des maladies contagieuses parmi les hommes, Aristée obtint des Dieux, et surtout de Neptune, d'arrêter les effets désastreux du lever de cette étoile, en obtenant des vents frais qui en corrigeassent les ardeurs brûlantes. En conséquence, les Dieux ordonnèrent qu'au lever de la canicule, touslesans, les vents soufflassent pendant quarante jours , chassassent par leur souffle salutaire les exhalaisons pestilentielles qui corrompaient l'air. Ce sont les vents étésiens qui tous les ans soufflent à cette époque. Aristée lui-même fut placé par les Dieux au nombre des signes célestes.

L'origine de cette fiction est aisée à apercevoir quand on sait que tous les ans au solstice d'été, au

1 Germ., c. a6 . » .

lever de Sirius, le verseau montait le soir. Alors soufflaient les vents étésiens que l'on attribuait au signe qui montait le soir, et à son influence fraîche et humide, comme on attribuait les ardeurs du jour à l'étoile qui le matin s'unissait au soleil. C'est par une raison semblable que les Egyptiens disaient du verseau, que, d'un coup de son pied, il faisait sortir les eaux du Nil hors du lit du fleuve ', qui se déborde effectivement à cette même époque solsticiale. Par la même raison aussi on lui attribuait l'espèce de déluge qui couvrait alors toutes les terres de l'Egypte. De là vint le nom de Deucalion, qui lui fut donné, ainsi que la fable sacrée faite sous ce nom, comme on a pu le voir dans la dissertation sur les apocatastases.

Dans la fable de Ganymède, on sait que celui des douze grands Dieux que l'on peignait sous la forme d'un jeune homme qui tient une coupe, fut censé être celui qui versait à boire aux autres. Comme il ne monte jamais sur l'horizon sans être précédé de l'aigle céleste, on dit qu'il avait été enlevé aux ciel par un aigle. Voilà en peu de mots l'origine des principales fictions faites sur ce signe.

Hygin le fait fils d'Assaracus 3; ailleurs il est fils d'Ericthonius ou du cocher 5.

On lui donne différens noms. Les Arabes l'appellent sakibal-mâ*, delu,aldelu5, idrudurus6, elkausu, elkaus.

1 Theon., p. i36.— > Hyg., Fab. 224.— > P. 271. — * Hyd. Comm. adUlugb., p. 42-45.—5 Bay., t. 3a.—6 Ricciol., p. 126. Stoff., p. 81.

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Les Hébreux, deW.
Les Syriens, daulo.
Les Perses, dûl.
Les Turcs, kûgha.

Tous ces noms désignent une urne et une cruche 2.

Les Egyptiens, monius \

Les Indiens le nomment delow dolen pelhvi 4, coumbum en brame 5.

Les Grecs, hydrochoos 6, calpê7.

Les Latins, aquarius et amphora, situla, urna 8, fusor aquœ, fundens latices 9, tyramus aquœ, pyxis, cotylè 10, amms aquariil\ juvenis regens aquam 12, Hermidonè 15, Junonis astrum, Idœus, Jovis cynœdus, catamitus, pincerna, hydridurus, hydrochoos '*.

Les Arabes y peignent un mulet portant deux seaux15.

On distingue plusieurs parties: l'urne ou le vase du verseau, calpê1*; le courant d'eau, effusio aquœ17$ enfin vestis, ou son manteau, ephatis 18, mantile. L'étoile de la jambe s'appelle scheat19. ■ Ulugbeigh M appelle la plus brillante des deux qui sont à l'épaule droite, sad al-melik; celles de l'épaule gauche, sad al-siud, les trois de la main

1 Kirk. OEdip , t. a, part, a, p. 199.—2 Hyd. ibid.—3 Cses., c. 11, p. 91. * Anquetil. — 5 Gentil. — fi Hipp., 1. 1, c. 3. Procl., c. 6. — ' Germ., p. 7. — 8 Ausonius. — 9 German., c. 36. — 10 Stoff., p. 14. — 11 Mani!., ]. 1. — 12 Ovid. Fast., 1. 1, 65a. — 13 Vitr., 1. 9, c. 6.— 14 Caesius, p. 92. —13 Seal., p. 440.—•«Hipp., 1. 2, c. 22.—" Arat., v. 393-399.—18 Hip., ibid. — « Bay., tab. 32. — 20 Ulugb., p. 98-104.

gauche, sad bula; celles de la droite, sad alachbijà; celle de l'extrémité de l'eau, qui est dans la bouche du poisson austral, al-diphda al-amûal, phâm al-hût al-genub.

Sad al-melik signifie la fortune du roi1 ; sad ulsiud, la fortune des fortunes; c'est la vingt-quatrième station de la lune. Sad bula ou fortmia deglutieniù) est la vingt-troisième station. On compte auprès quelques étoiles appelées aluna. ..

Sàd alachbija, fortwna tentoriorum , est la vingtcinquième station.

L'étoile de la bouche du poisson austral est diphda auwal, première grenouille , Quphem al-hût gjenubi, bouche du poisson austral.

Bula est composé de deux étoiles, dont Tune obscure, et l'autre brillante. Celle-ci, par son éclat, semble engloutir et absorber l'autre. Elle se lève dans la nuit du second mois canâm, et se couche à la fin du mois ab. , .,

Aquarius étend sa main gauche jusqu'au dos du capricorne 2; de la droite, il touche presque la crinière du Pégase. Il regarde le levant, et descend sous les flots à reculons. L'eau de son fleuve se termine au poisson solitaire ou unique, connu sous le nom de poisson austral. Il se couche et se lève la tête la première.

Vers la trentième partie d'Aquarius, se lèvent, avec le signe même, la faulx, le loup, le lièvre, le petit aquarius et l'autel, suivant Firmicuss.

i Hyd., p. 42-43. — 2 Hyg., 1. 3, c. 28. Theon., p. i36

3 Fini»., 1. 8, c. 3g. :..vy. ■

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